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Coin Intempéries au Japon

Randonnées dans la neige et sport dans les montagnes japonaises

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Le ministère de l’Intérieur japonais a compilé des documents pour expliquer les dangers et précautions pour les personnes qui essaient de profiter de la neige. Ce document résume ces informations.

Ce document vient à la suite d’un fait divers. En octobre 2019, un alpiniste japonais a transgressé les interdictions d’ascension du mont Fuji. Il a tenté l’escalader bien que le mont Fuji soit dans la neige. Cet homme utilisait la caméra de son téléphone, qu’il tenait à la main, lorsqu’il s’est mis à glisser puis à chuter. Les secours avaient cherché cet homme pendant plusieurs jours. Son corps a finalement été retrouvé mort, à 800 m en dessous du sommet.

Cet homme n’est hélas pas le seul à faire ce genre de tentative, et, bien que la presse en parle peu, fait partie des 300 à 350 personnes qui, au Japon, décèdent en montagne chaque année.

Les types d’accidents en montagne lorsqu’il y a de la neige

La plupart des accidents en montagne sont liés à un manque de vigilance, de préparation et de connaissances.

Le gouvernement japonais les catégorise comme suit :

  • Manque de préparation physique, et manque de préparation et matériel en cas de conditions météorologiques extrêmes. Ce manque de préparation débouche sur une grande partie des accidents.
  • Chutes, glissements, collision avec des personnes et des arbres en snow-board. Ceux-ci peuvent entrainer ecchymoses, fractures, voire des décès.
  • Manque de planification. De nombreux marcheurs ou skieurs partent à l’aventure sans vérifier les chemins, et sans respecter les régions interdites. Ils se disent que s’il y a un problème, ils pourront appeler, mais en montagne, cela n’est pas toujours vrai.
  • Manque d’expérience, mauvaise évaluation des capacités physiques et manque d’entraînement.

Les secours en montagne

Le coût des secours en montagne va dépendre du nombre d’heures, de jours, de l’étendue de la surface à scanner, et du mode de secours utilisé.

En général, les assurances pour randonneurs et skieurs ne couvrent ces frais qu’à hauteur de 3 millions de yens maximum. Cela dépend bien sûr du type de contrat auquel nous souscrivons. Ces assurances coûtent environ 4000 yens par personne par an. Ces assurances peuvent être également souscrites auprès d’un groupe d’alpinisme et la couverture sera au plus de 3,3 millions de yens.

En montagne, au Japon, un hélicoptère de sauvetage est affrété par la police, les pompiers, l’armée ou des sociétés privées. De manière générale, le coût d’utilisation de ces hélicoptères se monte à 465 000 yens/h. Si les secouristes savent où rechercher la personne, le coût oscillera entre 500 et 800 000 yens. Cependant, s’ils ne savent pas où chercher, le coût du sauvetage grimpera vite.

Le coût des secours

Il faut savoir que les sauvetages en montagne, même par des institutions publiques, peuvent être payants ou gratuits selon les conditions dans lesquelles le sauvetage doit avoir lieu. La gratuité se détermine en fonction du calendrier de l’hélicoptère et de la situation sur le site de l’accident. La personne qui appelle les secours ne peut spécifier le type d’hélicoptère à utiliser.

Il est à noter que, normalement, le coût d’utilisation des hélicoptères des services publics est couvert des impôts locaux des résidents. Cela signifie que lorsque les secours ne concernent pas des personnes locales, ils sont, dans beaucoup de cas, à la charge des personnes secourues.

De plus, il peut arriver qu’il faille faire intervenir des organismes privés de sauvetage. Les coûts du sauvetage risquent alors d’augmenter d’autant et devront comprendre le matériel, les assurances, le coût des transports, les repas, etc.

Pour éviter d’avoir à payer ce genre de frais, il est important de remplir et déposer une feuille de route qui explique le chemin que l’on prévoit de parcourir. Sans des informations précises, les secouristes n’ont pas d’autre choix que de balayer la région de manière très large. Plus la région est large, plus les frais risquent d’augmenter.

Ci-dessous les informations et recommandations du gouvernement japonais pour éviter de transformer ses vacances d’hiver en un calvaire financier.

Lorsque l’on se perd dans une montagne enneigée

Il arrive de se perdre en montagne lorsqu’on essaie d’explorer en dehors des chemins balisés, mais aussi lorsque le chemin est mal indiqué. Ne pas sortir des chemins balisés.

  • Si la visibilité diminue, ne pas chercher à se déplacer plus. Attendre que le temps s’améliore.
  • S’il est possible d’utiliser son téléphone ou un émetteur radio, commencer par appeler le 110, et demander de l’aide. Le numéro 110 est le numéro de la police, qui a un entraînement pour ce genre de situation. Donner le plus d’informations possibles sur la location et l’état physique dans lequel on se trouve.

NdT : si vous ne parlez pas japonais, donnez à la police les langues dans lesquelles vous savez parler. La police nationale peut contacter des interprètes au téléphone, et ceux-ci pourront traduire ce que vous avez besoin de dire.

  • Lorsque l’arrivée des secours risque de prendre du temps, essayer de préserver la batterie de son téléphone le plus longtemps possible. Éteindre le téléphone ou limiter la géolocalisation des applis, etc. dont on n’a pas besoin. Avec le froid, un téléphone peut s’arrêter complètement. Aussi, le garder contre son corps, au chaud… dans la mesure du possible. Ce lien explique comment sauver l’énergie de son téléphone : Smartphones au Japon, avant et pendant des coupures électriques.
  • S’il faut rester dans un endroit en attendant les secours, attacher un linge ou autre objet à un arbre pour signaler sa location, et au besoin, se faire un igloo pour se protéger du froid. Un カイロ peut permettre de se réchauffer un peu. Surtout, ne pas se déplacer sans instructions, car les secours auront du mal à vous retrouver.

Avant de grimper ou de partir sur les pistes ou les chemins de randonnées.

Se préparer aux loisirs dans les montagnes enneigées.

C’est parce que l’on reconnait que la montagne et les sports d’hiver sont dangereux que l’on peut mieux s’y préparer et en profiter pleinement. Le gouvernement japonais recommande à tous ceux qui souhaitent pratiquer un sport montagneux en hiver de suivre les consignes suivantes.

  • Ne pas prendre les chemins interdits et respecter les dates de fermeture des sentiers de randonnées. L’accès au Mont Fuji ferme en hiver. Les dates d’ouverture des chemins d’ascension du mont dépendent généralement de l’évolution de la météo (et de la COVID). En général, une partie des chemins ouvrent dans la première semaine de juillet et toutes les autres environ 10 jours plus tard. Les chemins d’ascension du mont ferment ensuite à partir du début du mois de septembre. Une fois qu’il y a de la neige au sommet, l’ascension est complètement interdite.
  • Ne pas commencer par des exercices soudains. Le corps a besoin de s’habituer à l’exercice. Outre les étirements, on recommande aux personnes qui ne sont pas au meilleur de leur condition physique de ne pas se forcer à faire une ascension ou des sports d’hiver. Considérer le repos en priorité.
  • Vérifier la météo avant de partir. Même si le temps paraît magnifique, il peut être très différent au sommet. Si le temps semble tourner à l’orage, à la pluie/neige pendant l’ascension, ne pas essayer de continuer.
  • Se renseigner et parler avec des personnes qui vivent sur place, pour connaître les prévisions et obtenir des conseils.
  • Ne pas surestimer ses capacités à ski ou en snow-board. La montagne japonaise est abrupte et les risques d’accidents sont déjà importants. Ne prendre que les routes que l’on sait pouvoir utiliser avec le niveau que l’on a, et faire attention autour de soi, pour ne blesser personne.

Prévoir les risques

  • Même en étant prudent, il y a toujours un risque d’avalanche en montagne. Il est donc important de connaître le fonctionnement des avalanches et comment se mettre en sécurité (un document sera traduit à cet effet). Éviter de se mettre dans des endroits susceptibles d’avalanche, surtout quand la neige est fraîche. Amener avec soi une balise ビーコン(émetteur d’ondes radio) pour le cas où l’on se trouverait sous la neige.
  • En cas d’accident, difficultés, etc., il est dangereux d’agir seul. La montagne sous la neige est dangereuse, donc se déplacer en groupe et aider les autres en groupe.
  • Prévoir un émetteur radio ou un téléphone portable, ainsi que des batteries chargées, en prévision des situations d’urgence.
  • Se procurer les informations concernant la zone montagneuse que l’on prévoit de traverser et suivre les consignes.

La feuille de route

Le gouvernement japonais et Le Japan Mountaineering and Sport Climbing Association demandent à tous de remplir une feuille de route et de la déposer au bas des montagnes que l’on prévoit d’escalader, ou sur lesquelles on fera des sports d’hiver. Ces documents sont recommandés quelle que soit la saison.

Cette information est indispensable pour la sécurité des personnes qui se déplacent dans les montagnes de taille importante. Nous recommandons donc de le lire avant de partir.

Les feuilles de route pour les déplacements en montagne.

Autres précautions importantes

Les personnes qui souhaitent escalader un volcan, ont besoin de vérifier les informations et niveaux d’alerte ci-dessous.
http://www.data.jma.go.jp/svd/vois/data/tokyo/STOCK/activity_info/map_0.html

Si vous prévoyez de faire une randonnée, vous pouvez enregistrer votre itinéraire ici.
https://www.mt-compass.com/

Source : Japan Meteorological Agency, la Japan Mountaineering and Sport Climbing Association.

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