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Comme toujours, Infos Locales au Japon et Infos Kyushu mettent ces documents à titre d’information. Nous pouvons avoir mal compris ou traduit l’information, ou celle-ci peut avoir évolué depuis l’écriture de cet article. Nous mettons également à jour nos articles si la situation le demande, mais cela peut parfois prendre du temps. Nous encourageons donc chacun à vérifier les informations à la source, et de se tenir régulièrement informés par NHK Japon ou NHK World.

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…lorsqu’on vit ou voyage à l’étranger, c’est important parce que… (lire la suite)

 

2020-11-12 Comité des experts et ministre de la reconstruction – Part 1

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Cette conférence du comité des experts était LOOOOONGUE (1:45). Mais elle est particulièrement intéressante et importante pour la communauté étrangère. Infos Locales au Japon a beaucoup hésité mais parce que les thèmes abordés sont variés, se permet de diviser la traduction en deux parties.

Dans cette partie, il est question de la situation infectieuse au Japon, de ce que cela signifie pour nous dans un futur proche. Par exemple, y aura-t-il une déclaration de l’état d’urgence, des restrictions et quand ? Que va-t-il se passer avec les événements ? Quels ont été les conclusions des études faites au stadium de Yokohama ? Comment les régions du nord du Japon pourront-elles aérer cet hiver ? Qu’est-ce que la risk-communication et que cherche à faire le gouvernement japonais ? Que souhaite faire le gouvernement concernant l’information aux ressortissants étrangers, etc.

La partie 2 explique les résultats du groupe de travail sur la discrimination et les préjudices, y compris sur la discrimination envers les étrangers, comment le gouvernement est appelé à agir, et pourquoi c’est important. Elle contient également les questions de la presse, qui ouvrent la porte sur d’autres informations concernant notre communauté.

Ministre Nishimura

Je souhaite présenter la situation concernant les discussions au comité des experts (12 novembre 2020). Le Dr. Omi présentera les détails ensuite.

Situation infectieuse

Pour commencer, la situation infectieuse actuelle. En date d’hier nous avons confirmé 1535 nouveaux cas. Ce nombre de cas se rapproche du pic du mois d’août. Nous entrons dans le premier hiver avec ce virus. Le gouvernement et les experts partagent un fort sentiment de crise face à cette augmentation. 

Aussi, avec cela, pour que nous ne soyons pas confrontés à une explosion de cas, il faut renforcer les mesures au stade actuel. Nous sommes tous d’accords sur ce point. 

Je pense que les experts vont l’expliquer après, mais en tant que gouvernement, j’ai aussi mentionné ce point. 

Ces derniers temps, le nombre de cas augmente particulièrement en raison de repas et au travail. Ce que je dis est maintenant habituel, mais il faut éviter les « Trois F », aérer, porter un masque. Les personnes qui ne se sentent pas bien ne doivent pas se rendre sur le lieu de travail, ou participer. Toutes ces mesures font partie des mesures pour créer un nouveau quotidien. C’est le plus important. 

À propos des capteurs de CO2 et des autres nouvelles mesures de prévention

En plus de cela, dans les endroits qui réunissent les gens autour d’un repas, je recommande d’utiliser le capteur de CO2 que j’ai présenté l’autre jour pour vérifier le niveau de CO2 et savoir si l’aération se fait bien. Ensuite, nous cherchons de nouveaux moyens d’utiliser les panneaux en acrylique. Comme c’est sur un lieu de repas, nous nous demandons ce que nous pourrions faire. 

Ensuite, le Dr. Omi a parlé de l’utilisation des masques et « Faceshields ». Naturellement, il faut enlever le masque quand on mange, mais quand on parle, il faut le remettre. Cela devient peu pratique, mais c’est un moyen de limiter la propagation du virus. 

Si nous arrivons à une explosion du nombre de cas, nous ne pourrons plus faire de repas avec d’autres personnes. Donc j’appelle tout le monde à accepter que cela soit un peu gênant, de façon à empêcher une propagation du virus. 

Après cela, la simulation sur le super-ordinateur Fugaku a montré que le fait de s’asseoir en diagonale des autres (pas en face à face) diminue de 1/5 le risque d’infection. Nous encourageons ces actions. Nous aimerions intégrer ces informations dans les directives de la profession et les renforcer. 

Dans un futur proche, nous allons réunir les experts pour débattre sur la façon de tenir ces repas tout en prévenant la propagation du virus.

Sur le lieu de travail

Concernant le lieu de travail, comme je viens de le dire, nous avons un nombre important de cas où des personnes qui ne se sentaient pas bien sont allées au travail et ont contaminé les gens autour d’elles. Si on ne se sent pas bien, il ne faut pas se rendre au travail, il faut se faire examiner par un docteur. 

Le mois de novembre est le mois du télétravail. Je demande à tous de mettre en pratique le télétravail pendant cet hiver. Le nouveau quotidien signifie de faire beaucoup de choses différentes en ligne. Nous demandons à tous de s’y mettre systématiquement. 

De même, je recommande d’utiliser un capteur des niveaux de CO2.

En outre, et c’est une des situations présentées par le comité des experts, il faut faire attention lorsqu’on se déplace dans d’autres pièces etc. Quand on travaille, on est sur le qui-vive, mais dès qu’on change de pièce pour aller dans une salle de repos, un vestiaire ou un fumoir, dès qu’on enlève le masque pour parler, fumer ou manger, on risque de se faire infecter. Nous avons des cas de ce style. Nous demandons à tous d’être très prudents. 

C’est ce que je souhaite faire concernant la lutte contre les clusters.

Les clusters de résidents étrangers

Ensuite, nous avons débattu sur les clusters de ressortissants étrangers. Ce n’est pas la faute des étrangers. N’importe qui peut se faire infecter. C’est une des caractéristiques de ce virus. Nous demandons à tous de cesser d’avoir des préjudices et de discriminer. Ce sont des choses qui ne doivent pas exister. 

Mais il faut aussi être conscients qu’avec le problème de la langue, les informations n’ont pas été bien communiquées. C’est le mur de la langue. 

Aujourd’hui j’ai montré ce document.

La difficulté de communiquer

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Vocabulaire associé :

  • 特徴 – caractéristiques
  • 規模 – ordre de grandeur
  • 学校・教育施設 – école, établissement d’enseignement
  • 職場 – lieu de travail
  • 同居 – vie en commun
  • 寮 – dortoir
  • 接待を伴う飲食店 – restaurant avec service de contact
  • 医療・福祉施設 – établissement médical ou de services social
  • スポーツクラブ – club de sport
  • パーティー partys
  • 名 – personnes
  • 名以上 – plus de xxx personnes

Aujourd’hui j’ai montré ce document. On voit qu’il y a de nombreuses infections dans les dortoirs, partys, écoles, travail, et restaurants avec service de contact. On en voit dans de nombreux endroits.

Sur la page du ministère de l’intérieur, nous affichons les informations de prévention du virus dans 17 langues. On peut les télécharger pour les transmettre à tous. Je souhaite travailler avec les ambassades encore plus sur ce point. 

Il est un fait que les informations ne sont pas transmises à la communauté étrangère. Les étrangers ont du mal à consulter, et à trouver un endroit où se faire examiner. Il n’y a pas de traducteurs. Ils ne comprennent pas la langue. Il va falloir construire une relation de confiance entre eux et le gouvernement en utilisant des personnes clés, les ambassades, et utiliser les réseaux sociaux pour informer les étrangers. 

Le « one stop center » pour les étrangers

De cette manière, s’il se passe quelque chose, les étrangers pourront consulter dans un « one stop center ». Il y a un « one stop center pour les étrangers » dans chaque préfecture. Et en passant par eux, ils pourront parler avec les hokenjos en utilisant plusieurs langues pour communiquer. Cela leur permettra aussi de se présenter dans un établissement médical. Je souhaite mettre en place ce système. 

Je ne donne pas tous les détails ici, mais nous utiliserons les réseaux sociaux, les écoles, les organisations d’accueil, les entreprises, les stages techniques etc. pour nous assurer que l’information leur arrive dans plusieurs langues. 

En outre, il existe des services d’interprètes multilingues. Je prévois de demander à ce qu’ils soient accessible aux guichets dans les organismes publics, dans les hokenjos, les établissements médicaux. 

De même, nous allons analyser la séquence génétique du virus. Pour cela, les services de quarantaine vont coopérer avec chaque centres d’immigration dans les aéroports etc, de façon à ce que nous recevions des échantillons d’infection. Cela nous permettra de savoir si les infections sur le plan national sont corrélées ou pas. Nous devrions déjà faire ces vérifications. De même nous demanderons aux préfectures d’envoyer leurs échantillons. Nous prévoyons aussi d’analyser cela. Ce sont des informations particulièrement importantes pour détecter les routes d’infection.

Gérer les événements de la communauté étrangère

En fait, aujourd’hui, j’ai reçu une explication du hokenjo de Tokyo Kita ku. Il va bientôt y avoir un événement important parmi les népalais. Il s’agit d’une fête nationale. Les gens ont l’habitude de se réunir à beaucoup. Aussi, nous sommes en train travailler avec l’ambassade pour le gérer en népalais. 

Ce n’est qu’un exemple. Nous allons faire des choses similaires avec les fêtes importantes de chaque pays.

Il y a des fêtes nationales particulières à toutes les saisons. C’est une occasion pour ces communautés de se réunir. Pendant ces célébrations, il semblerait que ce soit une occasion pour réunir beaucoup de monde à un repas. Nous allons travailler avec les ambassades pour transmettre les informations et mettre en place des mesures de prévention du virus. 

Événements

Aujourd’hui, nous avons parlé d’un autre thème important. Il s’agit de la tenue des événements. En voyant la situation infectieuse actuelle, jusqu’au mois de février, pour le moment, les événements qui n’impliquent pas que les gens lèvent la voix pourront accueillir jusqu’à 100% de leur capacité de participants. 

Ceux qui impliquent que lève la voix ne pourront accueillir des participants que jusqu’à 50% de la capacité du lieu de tenue.

Nous continuons à limiter la taille d’occupation des lieux pour les événements. Le comité des experts a donné son accord sur ce point.

Nous avons débattu sur trois points supplémentaires. 

Les chorales

Le premier concerne les chorales. Le second porte sur les cinémas, s’ils permettent d’y manger, et enfin, le jour de l’an et d’autres fêtes. En ce qui concerne les chorales, nous avons fait des simulations et cela a servi de base pour les discussions. 

Quand on porte un masque, il est nécessaire de conserver un espace d’environ 1 mètre devant et derrière soi et 50 cm à droite et à gauche de soi. Si on n’en porte pas, il faut au minimum 2 mètres devant et derrière soi et 1 mètre à droite et à gauche de soi. C’est ce que la simulation montre. 

Bien entendu, même dans ce cas, il faut continuer les mesures de prévention. Si une personne ne se sent pas bien, il ne faut pas qu’elle participe. Il faut s’assurer de bien aérer. Tout cela est évident. 

Les cinémas et la nourriture

Dans les cinémas, il s’agit de savoir si on peut permettre aux gens de manger, par exemple des hot-dogs ou du pop-corn. Nous avons pris des mesures réelles. Nous l’avons fait avec des appareils de mesure de l’oxygène. 

Si on garde son masque en dehors du moment où on mange, et si on ne parle pas pendant qu’on mange, on peut remplir la salle complètement. 

Le 初詣 hatsumôde (première visite au temple)

Pour ce qui est du jour de l’an. Il y a des conditions concernant les mesures de prévention. Il faut

  • empêcher toute congestion, s’assurer qu’il y a une distance suffisante entre les gens.
  • Bien entendu, appeler les gens à visiter les temples de manière dispersée à la fin de l’année aussi.
  • Indiquer clairement le chemin de déplacement, pour éviter les « Trois F ». 
  • Ne pas manger ou boire en marchant. Encourager les plats à emporter. Ne pas parler fort. 
  • Éviter les « Trois F » avant et après avoir visité le temple. 

C’est la même chose que ce qui a été fait au stadium de Yokohama. Il faut que les gens se déplacent vers d’autres gares pour se séparer des autres groupes. Il est nécessaire d’informer sur l’état de congestion et appeler les gens à faire attention. 

  • En outre, encourager à installer et utiliser l’application COCOA ainsi que les applications régionales d’alerte de chaque région. 

Les gens vont surement avoir besoin d’attendre pendant leur visite au temple. C’est un bon moment pour informer les gens correctement, et demander aux gens d’installer l’application COCOA. 

J’ai expliqué toutes ces choses, et le comité des experts a donné son accord sur les mesures concernant les chorales, les cinémas et la visite aux temples. 

Vers un changement des directives / protocoles sanitaires

Chaque directive va être modifiée par les institutions concernées, et nous demanderons donc à tous de s’y conformer. 

En revanche, pendant les délibérations, nous avons eu besoin de parler du cas d’une propagation du virus. Aussi, ces mesures sont valables jusqu’au mois de février en principe. Naturellement, elles pourraient changer en fonction de la situation. 

De notre côté, nous faisons ces simulations, mesures etc. pour apporter des preuves scientifiques afin d’empêcher la propagation du virus tout en continuant l’activité économique. Mais, bien entendu, la situation infectieuse est prioritaire, et si la propagation s’intensifie, naturellement, nous devrons changer tout cela. 

Le troisième point concerne le groupe de travail sur la protection de la vie privée, et la lutte contre le préjudice et la discrimination. Le président Nakayama en charge du groupe présentera ses conclusions. 

Analyse des données au stadium de Yokohama

Auparavant, je souhaite présenter les analyses faites au stade de baseball de Yokohama. 

Nous avons encouragé les gens à installer l’application COCOA. En moyenne, 16% des terminaux au Japon on installé cette application. Sur place, près de la moitié des gens l’ont installé (environ 44% de nouvelles installations parmi les participants).

Ensuite, le taux de déplacement vers les restaurants après l’événement a été d’environ 15% le soir et un grand 20% dans la journée. 

Pour ce qui est de l’aération, il y a eu un taux de concentration un peu élevé dans les couloirs et les toilettes. Cependant, cela n’a pas continué longtemps. Nous avions mesuré la concentration de CO2 dans l’air. Mais le niveau d’aération est bon.

Dans les vestiaires des joueurs et dans la salle des employés temporaires, la concentration de CO2 a légèrement augmenté. Mais là aussi, cela n’a pas duré longtemps. Cela montre que l’environnment n’est pas si mal. En outre, les balises n’ont pas pu vérifier d’informations les informations sur l’encombrement. Nous ne savons pas si les informations sont suffisantes. Nous faisons des recherches. 

En conclusion, nous souhaitons prendre des décisions à partir de tests qui utilisent ce genre de techniques et données. C’est essentiel pour à la fois permettre une activité socio-économique et la prévention.

Mesures prévues concernant la discrimination et la protection de la vie privée

Les experts vont en parler ensuite, je pense. Le gouvernement a décidé de utiliser sa page, va permettre des consultations via les réseaux sociaux, ou faire connaître les niveaux de responsabilité quand les gens ont des comportements préjudiciables. Nous allons définir comment les informations doivent être publiées. Les équipes des hokenjos ont beaucoup de difficultés. Nous souhaitons uniformiser le format et le synthétiser. Ensuite, pour tout ce qui nous a été recommandé, nous souhaitons définir une politique ciblée. 

Nous acceptons toutes ces recommandations et allons construire dessus. Je m’arrête ici.

Dr Omi – Explication des experts

Bonjour, merci pour cette explication.

Aujourd’hui, nous avons tenu un comité des experts. Je vais expliquer rapidement ce qui a été dit hier. Ensuite, nous avons dans le comité des experts les membres suivants, monsieur Nakayama et madame Shika. Ils sont venus tout les deux pour nous parler des problèmes de discrimination et de préjudice, et de la diffusion d’information qui permet le dialogue. Ils nous expliqueront ce que c’est après mon intervention rapide. 

Aujourd’hui, l’ordre du jour était le suivant :

  • 1. Situation infectieuse
  • 2. Les recommandations urgentes données au gouvernement, dont
    • la recommandation, par les experts au gouvernement de transmettre une information qui permet le dialogue,
    • et les explications du gouvernement aux experts sur les mesures d’aide aux ressortissants étrangers résidents et les mesures dans les régions froides.
  • 3. La façon de tenir des événements
  • 4. Les recommandations des experts au gouvernement :
    • avec un rapport du groupe de travail sur le préjudice, la discrimination et la protection de la vie privée. 
  • 5. Des propositions de révision de la loi sur les vaccinations.

Nous avons mis en rouge les points les plus importants.

Situation actuelle du point de vue des experts

Je commence par la situation actuelle en matière d’infection.

Nous avons parlé de cela en comité consultatif, et tout le monde a entendu ce qui s’est dit sur la situation infectieuse en ce moment. 

Ce qui est beaucoup plus important, c’est que si nous ne faisons rien, si nous n’appliquons pas suffisamment les 5 actions dont nous avons parlé, il faudra mettre en place des mesures qui limiteront beaucoup plus l’activité économique. 

Naturellement, nous voulons éviter cela à tout prix. La plupart des gens ne souhaitent pas que l’on redéclare un état d’urgence. Nous sommes en ce moment à un stade particulièrement important pour éviter cela. Ce sont les conclusions du comité consultatif d’hier. Aujourd’hui pendant le comité des experts, personne ne la contesté, ce qui est particulièrement rare. Nous avons un consensus avec une majorité absolue. 

L’autre jour, nous avons parlé de recommandations urgentes en tant que comité des experts. Le lendemain, le gouvernement a tenu une réunion de ses quartiers généraux de lutte contre le virus, et a réfléchi à la façon dont il pourrait répondre à nos recommandations. Aujourd’hui, nous avons reçu une réponse écrite.

Les mesures concernant les recommandations urgentes

Les détails seront probablement précisés par le ministre de la reconstruction, je pense. Aujourd’hui, nous en prenons 3 parmi toutes les solutions énoncées. 

Tout à l’heure, M. Ishikawa va expliquer cela en tant que comité des experts : la risk-communication. Sur le thème de la transmission d’information avec un dialogue, le message sur les risques ne semble pas avoir été compris autant que l’on croyait, et la question est de savoir ce qu’il faut faire.

Le ministre Nishimura l’a expliqué, le gouvernement a fait des propositions concernant les résidents étrangers au Japon. Sur ce point, il y a déjà des NPO qui font cela. Il existe des organisations qui le font. Le Dr. Maeda du hokenjo de Kita-ku nous en a présenté un. De fait, la question est de savoir ce qui se fait sur le terrain, et le gouvernement doit ensuite prendre des mesures. 

Ensuite, concernant les mesures dans les régions où il fait froid, le gouverneur de Hokkaido a demandé il y a une semaine au ministre Nishimura comment faire pour l’aération. À Hokkaido il fait froid, et si on aère, on gèle. Donc comment faire. L’autre jour, quand nous avons parlé des 5 actions l’autre jour nous avons demandé au gouvernement de donner des directives au plus tôt. Aujourd’hui, il nous en a proposé. Le comité des experts a également pensé que cela devrait aller. 

Après, pour la tenue des événements, le ministre Nishimura vient de nous l’expliquer. Sur ce point, je dirais un point seulement tout à l’heure. Il s’agit d’une information qui peut servir. 

Ensuite, nous avons parlé de la discrimination. Le président Nakayama et vice-président Muto du groupe de travail vont nous expliquer cela. 

Lors de nos recommandations urgentes, le comité des experts a demandé au gouvernement de réfléchir à comment faire pour agir immédiatement. L’autre jour, le gouvernement a donné son accord. 

Trois points en cours d’application

Dans ce cadre, en réponse à nos recommandations en matière d’actions pour la communauté étrangère, le gouvernement est déjà en train de mettre en application 3 points. C’est ce que le ministre Nishimura a expliqué et je ne reviens pas dessus. 

Nous arrivons donc au sujet de la communication qui permet un dialogue. Monsieur Ishikawa va le présenter plus précisément incessamment. 

Pour l’hiver, nous avons exprimé des recommandations sur l’aération. Nous avons discuté également sur les points suivants et nous sommes mis d’accord sur un certain nombres de mesures.  

IMPORTANT : Cet hiver, comment aérer

En hiver dans les endroits où il fait vraiment froid, 

1. appliquer les mesures de base :
  • – port du masque (pour ne pas transmettre le virus)
  • – distance physique entre soi et les autres (environ 1 mètre)
  • – se baser sur les « 5 situations » et la « façon de participer à un repas tout en faisant baisser le risque d’infection ».
  • – éviter les « Trois F », et ne pas parler fort.
2. Même s’il fait très froid, aérer.
  • – Ventilation constante par ventilation mécanique (forcer la ventilation avec du matériel installé depuis juillet 2003).
  • – Les lieux qui ne sont pas équipés de ventilateurs doivent garder les fenêtres constamment ouvertes tout en s’assurant que la température ne tombe pas trop. Ouvrir la fenêtre juste un peu, et s’assurer que la pièce reste à une température d’au moins 18 degrés !). En outre, s’il y a des pièces adjacentes, on peut aérer en 2 étapes, et on peut aussi considérer un purificateur d’air avec filtre HEPA. Par exemple, on peut aérer la pièce dans laquelle on n’est pas en ouvrant en grand les fenêtres, et n’ouvrir que d’une fente la fenêtre dans laquelle on est.
  • –  Lorsque cela est possible dans les restaurants etc., on peut installer un capteur CO2 afin de mesurer la concentration de dioxyde de carbone, et s’assurer d’une bonne aération qui la fait baisser en dessous de 1000 ppm. (1000ppm correspond à un ordre d’idée quand on utilise un ventilateur ou ouvre les fenêtres. Sur ce point, l’État est en train d’étudier une aide financière.
3. Maintenir le niveau d’humidité (au moins à 40%)
  • – Aérer tout en humidifiant. (On peut utiliser un humidificateur ou faire sêcher sa lessive à l’intérieur).
  • – Dépoussiérer fréquemment.

Si nous trouvons d’autres preuves utiles, nous mettrons ce document à jour. Mais au moins, avec ces mesures, le gouvernement a décidé la marche à suivre. 

À partir de maintenant, Monsieur Ishikawa va nous parler de Risk Communication. Il fait partie du comité des experts. 

Risk-communication

Je suis en charge, au comité des experts, de réfléchir sur le plan de communication. Ici, on voit les 5 situation, mais nous nous demandons si ces informations ne sont pas encore bien intégrées. 

Par exemple, nous pensons que les particuliers savent ce que veut dire « éviter les Trois F », « ne pas parler fort », et savent assez bien le faire. Nous n’avons pas pu le confirmer par une enquête. Nous aurions besoin de vérifier jusqu’à où les gens le comprennent. Mais, en dépit du fait que les gens appliquent les règles, il continue à y avoir des clusters. 

C’est quand nous nous sommes posés la question que nous avons identifié les 5 situations. Donc, si nous nous assurons que les gens sont vigilants à ces 5 situations, il se peut que nous arrivions à contenir la propagation du virus. 

Donc la question est de savoir jusqu’à combien de personnes on va pouvoir faire appliquer ces recommandations. C’est ici le but de notre communication.

Cette fois, parmi les 5 situations, le plus grand problème concerne les repas. Les gens enlèvent leur masque, mangent… Manger n’est pas un problème en soi, mais ensuite il parle. 

Le fait de manger présente plusieurs risques, c’est ce que nous avons montré. À partir de là, il s’agit d’un problème de savoir se comporter. Il suffit que chacun s’y essaie et si nous le faisons tous, nous pouvons prévenir le virus. Donc, la façon d’envoyer l’information est particulièrement importante. 

Repenser la façon de transmettre l’information

Comme nous sommes tous des professionnels de l’information (dans la pièce), nous n’avons pas de le dire, mais il ne suffit pas de transmettre l’information pour que les gens l’acceptent. Il faut d’abord intéresser les gens pour transmettre l’information. 

Par exemple, il faut écrire un article, mettre un titre, et titiller la curiosité des gens puis vendre le contenu. C’est la structure dont je parle. Naturellement, nous parlons de mesures contre le nouveau coronavirus, et les gens sont déjà intéressés. Mais comme il y a déjà beaucoup d’informations, il faut donc se demander comment faire pour s’assurer que les gens vont se concentrer sur ces 5 situations et la façon de manger tout en empêchant la propagation du virus. Nous devons trouver comment faire comprendre ces informations lorsque nous les communiquons. 

Un plan en 3 étapes

Les étapes sont « susciter l’intérêt », « approfondir la compréhension », et une fois que les gens ont compris, « appliquer cette compréhension à son quotidien », ce qui revient à un changement de comportement. Il y a plusieurs phases. 

Dans la transmission de l’information jusqu’à présent, la façon de présenter la communication n’a pas été suffisante pour induire un comportement. Cela fait partie d’un défi que j’ai à résoudre. C’est le premier.

Ensuite, le deuxième défi concerne les personnes qui utilisent les médias classiques dans leur quotidien et les personnes qui s’informent à partir de leur téléphone mobile. Par exemple, certains n’utilisent que les réseaux sociaux pour accéder aux informations. Ils ne semblent pas avoir beaucoup de contact avec les mass médias. Dans ce cas, le gouvernement peut transmettre des informations et on pourrait se dire que celles-ci leur arrivent mais ce n’est pas le cas. Et on peut donc imaginer que les clusters se créent à partir de ce genre de personnes. Aussi, nous devons penser à la façon de communiquer les informations. C’est donc notre deuxième défi. 

Ce dont je viens de parler concerne la façon de communiquer pour amener les gens à changer de comportement. J’ai aussi parlé des moyens de communication. Ce sont deux points que le gouvernement a aussi besoin d’étudier. 

Dr. Omi – Étude sur la nourriture dans les cinémas

Le ministre a parlé des événements tout à l’heure mais j’aimerais ajouter un point intéressant concernant les analyses lié au niveau d’oxygène. 

Une personne mange du pop-corn. Nous avons regardé s’il y a des projections quand la personne mange ou pas. Si on parle des conclusions, le fait de manger n’entraîne pas de projections de gouttelette. Le fait de manger n’entraîne pas d’envoi de miettes. Ce qui veut dire que pendant qu’on mange, ne pas porter de masque ne semble pas avoir de conséquences.

  • Même si vous mangez beaucoup de pop-corn à la fois, il y a des cas où des gouttelettes sont observées et des cas où elles ne sont pas observées, ce qui revient à rire aux éclats sans manger ni boire et sans masque.
  • Dans la plage observée, la consommation de pop-corn n’a pas montré de tendance à augmenter la fréquence des gouttelettes ou à se disperser plus loin.

Il n’y a pas d’effet clair de l’acte de manger et de boire sur la dispersion des gouttelettes, et cela peut être attribué à l’effet de ne pas porter de masque en mangeant et en buvant. Quand on mange, on n’a pas d’autre choix qu’enlever le masque pour porter à la bouche. 

Porter un masque est assez gênant quand on mange. Mais ce que l’on sait ainsi c’est que le fait de manger en soi est à l’origine de progression. Aucune projection ne s’envole pendant qu’on mange, mais il y en a quand on parle. C’est ce que nous avons confirmé. C’est une chose que l’on pouvait imaginer, mais la recherche supporte cette hypothèse. 

Donc, cette information peut être utile.

Présentation du groupe de travail sur les discriminations et préjudice

Maintenant, Mesdames Wakayama et Muto ont travaillé de manière intense pour compléter un rapport en peu de temps et permettre à tous les membres du comité d’en discuter. Nous l’avons accepté à l’unanimité. 
(Interruption. Le ministre Nishimura devant partir en réunion, une partie des questions de la presse sont posées avant le rapport sur la discrimination.)

Questions au ministre Nishimura 

Arrivons-nous au stade de la déclaration de l’état d’urgence ?

Q : Je souhaite poser une question au ministre concernant la situation infectieuse actuelle. Aujourd’hui à Hokkaido, plus de 200 personnes, à Tokyo près de 400 personnes ont été confirmées nouvellement infectées. Le total pour l’ensemble du pays a dépassé tous les chiffres obtenus jusqu’à présent, ou s’en approche très probablement. En particulier, on sent que la progression a pris de la vitesse depuis le début du mois de novembre. Face à la situation, pensez-vous toujours que nous ne sommes pas encore à un stade de déclaration de l’état d’urgence ? Ensuite, en introduction de la réunion du comité des experts, vous avez dit que si la situation infectieuse continuait, il faudrait prendre des mesures plus sévères. Aviez-vous en tête une déclaration de l’état d’urgence, ou sinon de quoi s’agit-il ?

Situation actuelle

Pour répondre à la première question sur la situation actuelle, le comité des experts en a discuté et les experts ont partagé cette opinion, le virus était arrivé à un niveau assez stable au mois de septembre, mais a repris du terrain progressivement. Et maintenant la croissance est forte. Donc les experts ont partagé avec moi un fort sentiment de danger. On pourrait parler de beaucoup de facteurs, et ils ont été analysés. Je ne les répète pas. 

À ce niveau, si nous ne renforçons pas correctement les mesures de prévention, et si la propagation continuait à ce rythme, il faudra prendre des mesures plus strictes. 
Les mesures plus strictes sont celles qui ont été mentionnées durant le conseil, à savoir : « En cas de propagation soudaine ou de stress sur le système médical, nous recommandons de fortes mesures qui limitent l’activité économique ».

Aujourd’hui aussi, des personnes du milieu médical ont participé à la réunion, dont des personnes qui travaillent dans des hôpitaux à Tokyo, dans la préfecture de Aichi (Nagoya). J’ai aussi échangé en conversations privées avec elles, pendant lesquelles j’ai posé des questions sur la situation. De même, l’autre jour, j’ai également visité le site clinique du National Center for Global Health and Medicine.

À partir de quand doit-on considérer des mesures plus sévères

Pour le moment, on n’a pas l’impression qu’il y a une tension concernant les lits d’hospitalisation. Cependant, si le nombre de personnes infectées continue à ce rythme, nous risquons d’avoir dans 3 semaines un nombre important de personnes en état grave. En outre, il y aura parmi elles des personnes dans la 50aine, et même dans la 40aine, puisqu’on m’a annoncé que même les personnes dans la 40aine avaient une tendance à subir de graves symptômes. 

Si ce niveau de nombre de cas continue, les lits seront très pleins et le système médical sera sous tension. On peut s’y attendre. Nous ne sommes pas au stade où il faut faire quelque chose en toute urgence, telles qu’une déclaration de l’état d’urgence. Mais si le nombre augmente, il faudra cibler l’application de l’article 24-9 de la loi. Les différentes organisations gouvernementales devront faire quelque chose, et si même ces mesures ne suffisent pas, il faudra penser à des mesures encore plus fortes. 

Mais pour le moment, selon les niveaux d’infection déterminés par le comité des experts, plusieurs préfectures peuvent classées niveaux 3. Il s’agit d’une situation qui nous oblige à intervenir immédiatement. Je ne pense pas qu’il y ait des préfectures qui arrivent au stade 4. Si jamais on arrive à un niveau 4, il faudra prévoir qu’il y aura une déclaration de l’état d’urgence. Je ne pense pas que cela soit la situation actuelle. Mais il faut vraiment se sentir en crise et être particulièrement vigilant. Il faut y porter la vigilance la plus absolue. 

C’est pour cela que nous parlons de renforcement des directives, des mesures. Et c’est pourquoi, en même temps, nous demandons à la population de revoir encore une fois les mesures de prévention de base sur les lieux de repas, de travail etc. Tout le monde met naturellement un masque. Les gens le comprennent bien. Mais il faut aller plus loin. Lors des repas, s’asseoir en diagonale, c’est embêtant mais porter un masque ou un face-shield que l’on enlève pour manger mais remet pour parler. 
Ce genre d’ajustements supplémentaires est nécessaire.

Peut-on parler de troisième vague ?

Q : Pendant le comité des experts, certains semblent dire que le fait de reconnaître qu’il y a une troisième vague sera le plus gros problème de risk-communication. Comment le prenez-vous. Ma deuxième question concerne l’aide aux ressortissants étrangers. Les membres auraient parlé de la prise en charge à coût réduit des tests de dépistage. Pouvez-vous nous expliquer le type d’aide dont il s’agit ?

En réponse à la première question, que veut dire première vague ou deuxième vague ? Le gouvernement n’a pas de préoccupation particulière sur ce point. Il n’y a pas de règle particulière concernant ce point. Parmi les experts, les opinions peuvent être différentes. En revanche, ce qui est clair, c’est que nous avons une courbe qui laisse penser qu’elle s’oriente vers une grande vague comparable à celles de mars, avril et mai, et de juillet/août. Les indicateurs sont presque au plus haut, en tout cas, pendant un temps court. Nous ne pouvons pas nier que nous sommes dans cette situation. Aussi nous devons agir avec un fort sentiment de crise. 

C’est pour ne pas arriver à une grande pandémie, que nous avons discuté aujourd’hui en comité des experts. Nous devons surveiller et être capables d’agir au plus vite pour renforcer les mesures. 

Dans ce cadre, les étrangers ont des problèmes de langues. Parmi eux, certains ont des habitudes différentes. Mais malgré tout, il faut leur demander de prendre des mesures contre le nouveau coronavirus. Sur ce point, on m’a donné plusieurs opinions. Je souhaite faire quelque chose en commençant par ce qui est possible. Ensuite, nous allons créer une équipe avec tous les ministères concernés, afin de penser à d’autres mesures. 

Je souhaite agir en me servant des conseils que j’ai reçus aujourd’hui. 

Pourtant si on disait qu’il y a troisième vague, les gens ne seraient-ils pas plus motivés ?

Q : Ma question est en relation avec la troisième vague de cas. En fait, aujourd’hui 12 novembre, le secrétaire d’État a fait à peu près les mêmes commentaires en disant qu’il n’y avait pas de définition. Mais sur Yahoo! Topics, et Twitter, il y a une tendance à la hausse. Ce qui veut dire que bien que le gouvernement n’utilise pas ce vocable, la population se sent particulièrement inquiète. Je souhaite vraiment que vous, monsieur le ministre, vérifiez les commentaires sur les réseaux sociaux. En d’autres termes, plus qu’une déclaration de l’état d’urgence, les gens semblent dire qu’ils ont besoin que le gouvernement partage son avis sur une troisième vague d’épidémie. Pour la population, cela semble être important pour affecter le comportement pour lutter contre le virus. Ne pensez-vous pas qu’il faut s’orienter vers cela ?

C’est exactement ce que je viens de dire. Nous avons vécu une grande vague d’épidémie en mars/avril/mai. Nous avons aussi connu une grande vague d’épidémie en juillet/août. une grande vague de cette envergure est en train d’arriver… approche progressivement. 
Je l’ai dit et montre que nous considérons cela dangereux. En revanche, si vous me demandez de mettre un nombre. 

Pour moi, la première vague est arrivée de Wuhan en janvier / février. Il s’agit d’une source d’infection que nous avons étudié. Ensuite, la deuxième vague serait celle qui est venue en mars/avril/mai depuis l’Europe. C’est comme cela que nous avons classés cette épidémie jusqu’à présent. Si vous nous demandez quel numéro, tout dépend de la façon de compter.

Mais dans tous les cas, je demande à la population de comprendre qu’en avril mai nous avons connu une grande épidémie, et en juillet/août, il y a eu une autre grande vague. Enfin, nous nous orientons vers une nouvelle grande vague. Le numéro n’a pas d’importance. Ce qui compte c’est de savoir que nous approchons d’une grande vague d’épidémie. Et il faut qu’en prévision de l’hiver, la population dans son entier ressente avec nous ce danger, et continue à appliquer les mesures de prévention que nous leur demandons. De notre part, nous allons renforcer les mesures. Ce qui a été discuté aujourd’hui sera mis en place. 

Je demande à tous de s’organiser et implémenter ce nouveau lot de mesures de prévention. Nous sommes surs que nous nous orientons vers une nouvelles grande vague. C’est ce qui nous est montré, et ce que nous comprenons. Il ne faut pas s’attacher au numéro. Il faut que nous combinions nos forces pour empêcher que cela devienne une grande vague. 

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