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2020-10-23 – Comité des experts et ministre de la reconstruction

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Le 23 octobre 2020, le ministre de la reconstruction économique et le comité des experts ont tenu une conférence de presse pour présenter les résultats des dernières études concernant la formation des clusters, les risques lors de repas à plusieurs, la gestion des fêtes de fin d’année etc.

Ministre de la reconstruction économique

Aujourd’hui, nous avons tenu une réunion avec le comité des experts. J’ai parlé du contenu dans une conférence de presse précédente (non traduite car le contenu est ici aussi). Nous avons reçu deux recommandations de leur part. Le Dr. Omi va expliquer cela en détail, je pense.

Premièrement, nous avons identifiés 5 cas qui entraînent une augmentation du risque de se faire infecter. Les experts nous proposent une stratégie pour limiter le risque d’infection lorsque nous mangeons, tout en continuant à prendre plaisir au repas.

La deuxième recommandation concerne les fêtes de fin d’année.

Nous allons pouvoir écouter les explications concernant la première recommandation. Les experts nous demande de diffuser ces informations en les présentant de manière facile pour que toute la population les comprennent bien. Nous prévoyons d’utiliser plusieurs médias pour pouvoir y répondre.

Concernant les recommandations sur les vacances de fin d’année, je prévois d’expliquer en détail au Ministre d’État à la fonction publique et au Département des affaires civiles pour action. Pour ce qui est des groupes économiques, nous avons déjà demandé de mettre en application le nouveau système. Je souhaite également demander la coopération des groupes d’industrie économique. Nous ajusterons nos calendriers dès la semaine prochaine. Je vais également informer chaque groupe commercial sur ce sujet. Je prévois également d’informer et demander, la semaine prochaine, l’aide des autres ministères.

Pour ce qui est des voyages de petites tailles, et à dates dispersées, l’Agence Nationale du Tourisme de réfléchit déjà à des mesures et en a déjà mis en place. Il va falloir qu’elle continue encore dans ce sens.

Les experts ont donné leur accord pour des événements dans le Tôkyô Dôme. Ils ont pointés plusieurs choses qui seront retransmises au ministère de l’économie et aux entreprises. Ceux-ci devront appliquer ce qui leur est demandé pour tenir les événements.

Dr. Omi

Aujourd’hui, les thèmes abordés pendant le comité des experts étaient :

  • la situation infectieuse,
  • les résultats concernant les rapports des équipes de lutte contre les clusters dans chaque région,
  • la façon de gérer les fêtes de fin d’année,
  • les mesures pour introduire et s’habituer aux nouvelles technologies,
  • et d’autres points.

Nous n’avons malheureusement pas beaucoup de temps aujourd’hui, donc nous allons nous concentrer sur les deux recommandations du comité.

Nous allons parler de 5 situations qui entraîne une augmentation du risque d’infection, et la façon de manger ensemble en diminuant les risques d’infection.

Préambule

Environ 6 mois ont passé depuis la fin de la déclaration de l’état d’urgence. Afin de surmonter l’hiver, nous avons besoin d’évaluer les politiques mises en place jusqu’à présent.

Nous pensons que le risque d’attrapper le nouveau coronavirus est très limité lorsqu’on marche dehors, ou lorsqu’on est dans un transport en commun suffisamment aéré. Étant donné que la transmission de cette maladie infectieuse se fait principalement par le biais de cluster, il est essentiel de supprimer fermement la chaîne de clusters en préparation pour cet hiver.

Lors d’une réunion de notre comité le 25 septembre, nous avons présenté 7 situations qui augmentent facilement le risque de transmettre le virus. Depuis, nous avons avancé dans la collection et l’analyse des informations fournies par les équipes de lutte contre les clusters dans chaque préfecture. Cette fois, nous avons regroupé “5 situations” typiques.

En outre, de nombreux clusters semblent se former pendant les repas avec de l’alcool. Aussi nous avons compilé “comment s’organiser pour limiter le risque d’infection tout en passant un bon moment en mangeant”.

Mieux informer la population

Nous demandons au gouvernement de faire largement savoir à la population et aux acteurs sociaux-économiques quelles sont ces “5 situations qui augmentent le risque d’infection” et “comment s’organiser pour limiter le risque d’infection tout en passant un bon moment en mangeant”.

Le ministre en a déjà parlé, et en fait, il y a déjà plusieurs moyens, comme par exemple les pages web des ministères de l’intérieur, de la santé, du travail et des affaires sociales, du comité des experts etc. Mais il y a encore des informations qui ne sont pas encore diffusées largement. De nombreuses personnes ne lisent pas les journaux. Tous ne regardent pas la télévision.

Donc, il faut en tenir compte et diffuser encore plus largement les messages pour que les gens prennent conscience. C’est essentiel, et nous demandons au gouvernement de diffuser dans un langage facile à comprendre ces messages.

Les 5 situations qui augmentent le risque d’infection

Ces 5 images représentent les endroits dans lesquels les gens se font infecter.

IMG - 5 situations qui augmentent le risque d'infection
5 situations qui augmentent le risque d’infection

Ces derniers temps, ces points sont devenus particulièrement importants et les cas d’infections se sont multipliés dans ces situations.

①Les rassemblements avec boissons alcoolisées

  • Avec l’alcool, les gens se sentent plus détendus, leur niveau de vigilance diminue, leur audition devient moins précise et ils lèvent plus facilement la voix.
  • Plus particulièrement, le risque d’infection augmente quand plusieurs adultes se tiennent pendant longtemps dans les endroits particulièrement étroits, y compris les couloirs. C’est quelque chose que nous avons pu confirmer progressivement.
  • Le risque augmente aussi lorsque les gens partagent les mêmes verres et les baguettes. Ce genre de cas nous a été reporté.

Ce sont donc ces situations où on échange autour d’un verre d’alcool qui augmentent le risque.

② Les repas avec plusieurs personnes et / ou pendant une longue durée

  • Les repas qui durent longtemps, les repas avec un service de contact, et les boissons alcoolisées du soir augmentent le risque d’infection en comparaison avec un repas pris rapidement. Ce sont des choses que nous suspectons depuis longtemps, et on nous signale beaucoup ces cas.
  • Le risque d’infection augmentent lorsqu’il y a plusieurs personnes, par exemple plus de 5 personnes. C’est parce qu’il faut parler plus fort, ce qui entraîne des projections de gouttelettes. Il faut donc faire attention.

③ Les conversations sans masques

  • Lorsque les gens parlent sans masques et à proche distance, le risque de transmettre le virus par gouttelettes ou micro-gouttelettes augmente.
  • Parmi les exemples d’infection sans masque, on a pu constater que c’est ce qui se passe dans les karaokes dans lesquels on se rend l’après-midi.
  • Il faut également être prudents lorsqu’on se déplace et se trouve dans une voiture ou dans un bus quand on ne porte pas de masque.

④ La vie commune dans des espaces étroits

Ce sont des situations que l’on trouve un peu partout.

  • La vie en commun dans des espaces étroits met ensemble les personnes dans des endroits fermés pendant de longues durées. Cela entraine un risque plus élevé de se faire infecter.
  • Il y a récemment plusieurs cas de contagion probablement liées à des dortoirs ou des parties communes comme les toilettes.

⑤ Le changement de lieu

Jusqu’à présent, nous ne l’avions pas beaucoup évoqué. Mais après avoir enquêté auprès des équipes dans chaque région, les préfectures nous ont montré que lorsque les gens change d’endroit, le risque de se faire contaminer pourrait augmenter. Par exemple, quand on travaille à un bureau, l’espace est préservé entre les gens. Les gens portent un masque.

  • Mais lorsqu’on prend une pause au travail, on se déplace vers un autre espace. Mais en faisant cela, le risque d’infection augmente avec le fait que l’on se détend pendant le changement d’environnement et relâche son niveau de vigilance. Nous n’en parlions pas beaucoup jusqu’à présent mais maintenant, c’est quelque chose que nous savons.
  • Les experts ont pu confirmer des cas d’infection das les salles de repos, les fumoirs, les vestiaires. Dans le cas des fumoirs, en fait, on ne peut pas fumer sans masque. En plus, ce sont des pièces étroites.

Bref, dans tous ces endroits dans lesquels on se détend un peu.

Ensuite, le ministre de la reconstruction l’a souvent mentionné. On reporte très peu de cas dans les clubs de sport. Les gens portent un masque pendant les exercices et gardent une distance.

Ce tableau ne représente pas toutes les situations. Mais ce sont les situations les plus typiques des endroits où se forment les clusters.

On ne peut pas donner ici tous les cas parce que c’est un dossier large de 20cm. Donc, il faut comprendre que ce tableau montre ce qui se passe dans le principe.

Le gouvernement doit utiliser ce tableau et le présenter, pas seulement dans les journaux mais aussi dans de nombreuses autres media.

Comment prendre plaisir à des occasions sociales tout en limitant le risque d’infection

Je présente donc, comme promis des moyens de prendre plaisir aux occasions sociales tout en limitant le risque d’infection.

Plus particulièrement, tous savent maintenant que le risque d’infection augmente quand on boit de l’alcool. Mais comment faire pour manger ensemble, boire de l’alcool tout en limitant le risque de contagion, et tout en y prenant du plaisir ?

Chacun de nous doivent garder en tête les informations suivantes. Il y a ce que les usagers et les établissements peuvent faire.

Ce que peuvent faire les usagers

  • S’ils doivent boire de l’alcool, les utilisateurs doivent, dans la mesure du possible :
  1. le faire, dans la mesure du possible, en petit comité et pendant une durée courte.
  2. se réunir avec les personnes qu’ils rencontrent habituellement. C’est important. Si ce sont des gens avec lesquels ils sont d’habitude, c’est acceptable. S’ils sont en famille, par exemple. Si ils vont boire quelque part, et s’ils y retrouvent d’autres groupes, le risque de contamination augmente.
  3. éviter de boire tard dans la nuit et boire en quantité raisonnable.
  • Ne pas partager les baguettes et les verres / tasses. Chacun doit utiliser pour soi ces ustensiles. Il n’est pas nécessaire d’emmener ses baguettes etc. Les restaurants vont les fournir.
  • La façon de s’asseoir est particulièrement importante. S’asseoir en diagonale. Nous avons progressivement pu confirmer que le risque de contagion diminuait si les gens s’assoient en diagonale au lieu de face à face. Éviter, dans la mesures du possible, de s’asseoir côte à côte ou face à face parce que le risque est plus élevé.
  • Pendant les conversations, porter un masque dans la mesure du possible. Ces derniers temps, on parle de face shields et mouth shields. On peut supposer qu’ils ont un peu d’effet. Mais à la base, les recherches sont en cours. Hier, pendant le conseil consultatif, et ce matin, nous en avons discuté. Si on se base sur des rapports déjà publiés, les mouth shields et face shields sont moins efficaces.

    ※1 À l’origine, les face shields sont, à la base, construits pour être utilisés en même temps que les masques et servent à protéger les yeux des gouttelettes. Les mouth shields ont été partiellement utilisés dans certaines industries jusqu’à présent.

    ※2 Pour le moment, il n’y a pas assez de données pour prouver que les face shields et les mouth shields sont efficaces pour prévenir des infections par le nouveau coronavirus. Lorsque nous aurons plus de données, nous pourront dire si cela est efficace ou pas.
  • S’organiser pour que l’aération soit suffisante, et n’aller que dans des établissements qui respectent les directives de prévention. Sur ce point, il faut rajouter quelque chose concernant les employés d’établissements. Nous avons pu confirmer un cas où certains employés ont été confirmés infectés dans certains établissements. Ceux-ci s’étaient conformés aux directives, les fenêtres avaient été ouvertes pour aérer, la distance entre les clients de l’établissement avait été préservée. Grâce à cela, il n’y a pas eu de cas d’infection parmi les clients (plus de 100 personnes).
  • Ne pas se joindre aux autres lorsqu’on ne se sent pas bien.

Ce que peuvent faire les établissements

Du point de vue des établissements,

  • Naturellement, nous leur demandons de suivre les directives de leur profession. Et il faut rappelé le cas d’infection d’employés qui n’ont pas infecté les clients. Par exemple, les employés doivent porter un masque, ce qui est naturel. Il faut installer un panneau en acrylique de manière efficace. Ces panneaux sont subventionnés par le gouvernement. Donc, si on souhaite le faire, c’est possible. Ensuite, il faut non seulement aérer mais bien positionner les ventilateurs. S’ils sont mal installés, le virus se propage. Il faut bien évaluer cela et s’assurer que le virus est poussé vers l’extérieur.
  • Ensuite, il faut afficher et faire savoir aux utilisateurs tous ces points, et les encourager à télécharger l’application de traçage des cas contacts (COCOA).

En dehors de cela, nous le répétons toujours : il faut laver les mains, porter un masque, ne pas lever la voix, etc. Et cela ne change pas, mais chacun doit le faire à partir de maintenant si ce n’est pas encore le cas.

Aujourd’hui, nous nous sommes concentrés sur ce qui concerne la consommation de boissons alcoolisées.

Nous trouvons des clusters à tous moments. Mais ce que j’explique à travers ces 5 situations sont les principales raisons.

Recommandations des experts concernant les fêtes de fin d’année

Le deuxième sujet sur lequel nous avons fait des recommandations au gouvernement concerne les fêtes de fin d’année.

On peut s’attendre à ce que de nombreuses personnes partent en vacances pendant les fêtes de fin d’année. Pour les Japonais, les fêtes de fin d’année et du nouvel an sont importantes. Pour éviter que ces déplacements soient à l’origine d’une propagation du virus, nous souhaitons proposer les points suivants.

  1. Le gouvernement a besoin, pour les fêtes de fin d’année 2020, de disperser la prise de jours de congés qui est trop concentrée. Nous parlons ici des 1, 2 et 3 janvier. Pour cela, nous lui demandons de faire en sorte que les employés soient encouragés à prendre des congés plus longs, avant et après ces jours. Bien sûr je ne l’ai pas précisé, mais les hôpitaux, les institutions pour personnes âgées sont des services essentiels. Si on demande à tous de prendre des congés, cela va poser des problèmes.
  1. Ce que nous venons de préciser dans ce paragraphe 1 signifie qu’il faut réformer la façon de travailler. En d’autres termes, il lui faut prendre la direction et créer un nouveau style de travail avec un nouveau modèle. Il s’agit d’une réforme du travail, mais il faut qu’il accélère encore plus la vitesse.
  1. Nous demandons au gouvernement d’appeler les organisations économiques, les gouvernements locaux et même la fonction publique à prendre des vacances de manière dispersée.
  1. Le gouvernement va devoir coopérer avec les industries privées afin de promouvoir les voyages en petits groupes et de manière dispersée, par exemple. C’est quelque chose que le comité des experts répète toujours. Cela doit inclure chaque type d’industrie concernée par la campagne “Go To”, intervenir aussi dans la façon de faire, et le gouvernement doit faire en sorte de disperser les flux de personnes pendant la période de fin d’année et de nouvel an.
  1. En outre, parce que le nouvel an donne plus d’occasions de boire et de faire des repas à plusieurs, le gouvernement doit informer l’ensemble de la population et des acteurs socio-économiques sur les recommandations du comité des experts. Il doit largement diffuser les “5 situations qui engendrent un risque plus élevé de contagion” et les “moyens pour prendre plaisir aux occasions sociales tout en limitant le risque d’infection”.

Ministre de la reconstruction économique

Halloween

IMG - Situations propices aux clusters
Situations propices aux clusters

Je souhaite ajouter une explication concernant Halloween.

Il y a actuellement 5 situations propices à l’apparition de clusters.

Ce qui est le plus mentionné, c’est :

  • la consommation d’alcool,
  • une présence sur une longue durée,
  • un grand nombre de personnes,
  • des gens qui parlent fort,
  • auquel il faut ajouter le non-port du masque. Comme il s’agit des repas, on ne met pas de masques.

Les masques jouent le rôle le plus important, à mon avis. En plus de cela, les risques existent dans la vie communautaire, comme par exemple dans les dortoirs, et dans les déplacements. Ces derniers temps, on a aussi beaucoup de cas d’infection dans les bus. Il y a aussi beaucoup de cas de gens qui n’ouvrent pas les fenêtres, enlèvent le masque et parlent ou mangent dans la voiture ou dans le bus. Dans les bus, on peut en plus être ensemble pendant de longues durées.

Je souhaite présenter des vidéos sous plusieurs formats pour expliquer tout cela.

IMG - Halloween au Japon
Halloween au Japon

Ces photos montrent Halloween de l’an dernier (à Shibuya). Les gens se rassemblent et sont nombreux. Cette année, le maire de Shibuya a appelé les différents districts à la vigilance.

Aujourd’hui, nous avons de nouveau appelé les participants à :

  • renoncer à se rendre aux fêtes costumées qui se trouvent dans des endroits étroits ou dans lesquelles il n’y a pas de mesures suffisantes de prévention du virus.
  • suivre avec précision les mesures appropriées de prévention du virus (préserver une distance suffisante entre soi et les autres, se désinfecter les mains, porter un masque, se retenir de crier etc.)
  • se retenir de participer à des soirées déguisées si on y bois de l’alcool, et ne pas boire d’alcool dans la rue. L’alcool font monter l’excitation, et nous devons demander d’éviter d’en prendre.
  • en revanche, il est possible de considérer faire une partie en ligne avec la famille. Ce sera un nouveau type d’Halloween.

Dans les régions, les gens se déguisent en monstres. Si les gens appliquent les gestes barrières, portent un masque, ne crient pas, cela peut devenir une fête à laquelle beaucoup prennent plaisir.

C’est vrai que le risque est moindre dehors. Mais si on enlève le masque en parlant, et on a l’exemple de la Maison Blanche pour le prouver, et si on fait des accolades, parle de près, chante etc., il y a des risques. Il faut vraiment faire attention. Le gouvernement va prévenir les gens de plusieurs façons.

Évaluations technologiques

J’en avais parlé auparavant. Le 7 et 8 novembre, nous allons procéder à des tests grandeur nature au dôme de Tôkyô. Nous utiliserons des balises et des caméras pour cela. Ensuite, les experts nous ont demandé, et donc nous allons recueillir des données comparatives sur la concentration en carbone dioxide CO2.

Pour observer l’environnement, nous mettrons des appareils de mesures. Quand le CO2 augmente dans un endroit, cela signifie que l’environnement n’est pas sain. Aussi, les experts se demandent s’il ne serait pas possible de vérifier ces informations pendant le test pratique.

Ensuite, le Dr. Omi a également demandé des données similaires sur l’après événements. Par exemple, les gens vont manger après des victoires ou des défaites, et il nous faut donc guider et prévenir les gens autour du site, mesurer le niveau d’encombrement à l’entrée du métro. Par exemple, nous allons les encourager à utiliser les gares connexes. Il faudra faire en sorte que même après l’événement, les gens ne se trouvent pas dans une situation de “Trois F”.

Nous allons vérifier jusqu’où ces techniques vont permettre de faire tomber le risque de contamination.

Infection à Hokkaido

Ensuite, aujourd’hui, je saisis l’occasion pour parler du niveau infectieux à Hokkaido. Hier, il y a eu 40 nouveaux cas. La veille, 22, le jour d’avant 31 cas. Comme je l’avais expliqué l’autre jour, le nombre de cas tourne en moyenne à 30 personnes par jour. Aujourd’hui (23 octobre), il y en a 51, ce qui donnent le plus grand nombre jusqu’à présent. Parmi ces cas, 38 se trouvent à Sapporo, et 13 personnes se trouvent infectées à la campagne.

J’en ai discuté aujourd’hui avec le gouverneur Suzuki. Il y a à présent un cluster à Kushiro. Il va falloir s’en occuper, mais surtout, les personnes infectées dans les quartiers de divertissements de Sapporo transmettent le virus un peu partout en se déplaçant depuis Suzukino. Aussi, il a été décidé de créer des centres de test PCR dans deux endroits à Suzukino. Cette information m’a été donnée aujourd’hui pendant la conversation avec le gouverneur. Jusqu’à présent, Sapporo avait appelé les gens et fait des tests PCR.

Mais, comme je l’ai déjà expliqué précédemment, selon le groupe de travail concernant les 5 grands quartiers de divertissements, le nombre de tests à Sapporo en comparaison avec le nombre d’établissements est un peu insuffisant. Aussi, j’ai demandé à ce que les tests soient plus systématiques là-bas.

Le gouverneur a répondu que pendant l’été, les équipes tournaient dans les établissements et surveillaient la situation, et qu’il va de nouveau le faire.

Il y a pour le moment 2 personnes en état grave dans la préfecture, et il y a suffisamment de lits pour le moment.

Dans tous les cas, la plupart des cas touchent des personnes plus jeunes. Mais encore une fois, le virus se transmet par le lieu de travail et par la famille. Il faut préserver les personnes âgées et/ou handicapées. Nous allons continuer à travailler ensemble sur ce point.

Q et R de la presse

Les vacances jusqu’au 11 janvier ?

Q : Vous avez reçu les recommandations concernant les congés de fin d’année. Il avait été question de vacances jusqu’au 11 janvier. Faut-il le comprendre de la même manière cette fois, ou faut-il le comprendre autrement ?

Le 3 janvier est un dimanche. Nous serions dans une année normale, les activités reprendraient à partir de lundi. Cela ferait que les gens iraient visiter les temples (Hatsumôde) de manière concentrée sur les 3 premiers jours de l’année. Les vacances aussi démarrent en fin d’année avec seulement 3 jours. Donc on peut s’attendre à ce que les gens se regroupent tous au même endroit en même temps.

Le comité des experts recommande une dispersion dans le temps, mais en 3 jours, ce serait impraticable.

Donc le comité des experts a suggéré une période qui commence le 25 décembre, et se termine le 11 janvier. Il s’agit de répartir les vacances, et d’éviter les 3 premiers jours de la nouvelle année pour se rendre aux temples.

En ce moment, nous sommes en train de faire des simulations pour voir ce qui se passerait au nouvel an. Par exemple, nous mesurons combien de gouttelettes se transmettent si les gens mangent en marchant. Cela devrait nous donner des pointeurs pour savoir comment faire pendant le hatsumôde. De la même manière, nous faisons cela dans les cinémas, dans le cas où nous pourrions servir de la nourriture. Je prévois de demander une réunion des experts une fois que nous aurons ces informations, probablement au début du mois de novembre.

Indépendamment de cela, le risque de contagion est particulièrement si les gens se précipitent aux temples pendant les 3 premiers jours du Hatsumôde.

S’il faut en tenir compte, on peut considérer des congés jusqu’au 11 janvier. Toutefois, ce n’est pas possible pour toutes les professions. Simplement, la base de toutes les mesures sera de prendre des vacances de manière non groupée.

Les gens souhaitent principalement se reposer pendant les fêtes de fin d’année, et il faut qu’ils se reposent. Ensuite, il faut combiner des congés de fin et de début d’année. Ceux qui peuvent prendre des vacances, ils auront de grandes vacances. Pour les autres, il faudra qu’ils adaptent les horaires pour que tous ne partent pas en même temps.

Je souhaite implémenter chaque mesure pour répondre aux recommandations du comité des experts de “faire des voyages de petits groupes avec des horaires dispersées”.

La propagation s’est elle intensifiée ?

Q : Une question sur la progression des cas. Certains disent que le virus progresse légèrement. Quel est votre impression en tant qu’expert ?

Hier, il a été question de légère augmentation. pendant le comité consultatif. C’est également l’opinion des experts. Beaucoup d’entre nous se trouvent dans ces deux comités.

Bien entendu, cela dépend des préfectures, mais dans l’ensemble, nous ne pouvons pas dire que la tendance générale est à la baisse dans les zones urbaines.

Ensuite, le nombre de reproductions effectives (nombre moyen de personnes infectées par une seule personne) est un critère de spécialistes, et son calcul n’est pas simple. Mais ce nombre tourne autour de 1, il augmente par moment. Mais dans la situation actuelle, nous ne sommes pas au stade de croissance explosive. Le ministre l’a expliqué, le système médical n’est pas sous tension.  Si nous devions mettre un numéro de stade, une partie peut être considérée niveau 3. Nous ne sommes pas arrivés au point où il faut prendre des mesures parce que nous sommes au stade 3.

Aujourd’hui, notre consensus est que l’équilibre pourrait basculer vers une propagation. Ce serait bien si cela basculait vers le bas, mais il y a une possibilité que cela monte. Il faut donc rester vigilants.

Ensuite, il y a la question de quoi faire pour éviter que cela monte ou pour faire baisser le nombre de cas.

Je l’ai déjà expliqué par le passé. Les facteurs qui font monter le nombre de cas sont liés à la reprise des activités socio-économique. Nous souhaitons faire ce que nous pouvons pour vivre avec le nouveau coronavirus tout en ayant une vie sociale.

C’est bien pour cela que, cette fois, nous n’avons jamais dit « ne fêtez pas les fêtes de fin d’année ». Au contraire, nous souhaitons que tous puissent en profiter.

Comment éviter que la courbe du nombre de nouveaux cas tire vers le haut ?

Mais dans ce contexte, il y a des facteurs qui tirent le nombre de cas vers le haut. Et donc, que faire dans ce cas ?

Dans les zones urbaines, le nombre de cas (en volume) est important. Nous devons donc faire limiter ce volume d’une façon ou une autre. Dans ce cas, qu’est-ce que l’on peut faire ?

Aujourd’hui nous avons abordé les thèmes des clusters et de la consommation d’alcool. Nous avons appris pendant ces derniers mois que ceux-ci- entraînent des risques d’infection particulièrement élevés. Au début du nouveau coronavirus, c’est-à-dire en février, mars, pendant la déclaration de l’état d’urgence, nous n’avions pas de certitude que cela jouait dans 80% des cas. Mais maintenant, nous avons appris beaucoup de choses.

Nous ne disons pas qu’il ne faut pas boire. Nous demandons à chacun de bien comprendre les 5 situations qui peuvent être dangereuses, et d’être vigilants. En fait, si nous le disons, c’est justement une condition pour permettre à la vie socio-économique de devenir encore plus dynamique.

Un autre point important, et que nous avons pu vérifier suffisamment. Cette maladie se transmet par le biais de clusters. Si une personne se fait infecter par hasard, et si elle est la seule personne contagieuse dans un cluster, la maladie peut disparaître. Parce que nous avons pu le vérifier. Même s’il y 5 personnes infectées, une seule personne en infecte d’autres. Nous le savons, et chacun de nous doit en être conscient et rester vigilant tout en vivant sa vie le plus normalement possible. Et j’avais décrit les 7 situations qui pouvaient mener à un risque. C’est un message à destination de la population pour qu’elle se comporte en conséquence.

C’est un message pour l’ensemble de la population.

La gestion de la situation si le nombre de cas augmente

Un autre point important, c’est l’administration gouvernementale, les services sanitaires, les institutions médicales. La question est de savoir comment trouver rapidement les clusters, et comment intervenir. C’est particulièrement important. De fait, nous avons écouté les rapports des équipes de lutte contre les clusters et le ministre Nishimura y a participé. Moi aussi j’y ai participé en partie. Nous l’avons fait pour savoir comment nous allions pouvoir trouver rapidement les clusters et agir. C’est un point que nous avons tous en commun. Pourquoi ? Simplement parce que cette maladie se transmet par le biais de clusters.

Il y a plein de facteurs, et nous avons aussi parlé des tests. Si on fait des examens, on trouve rapidement les patients zéro. Ensuite, il faut trouver rapidement les cas contacts. Les cas contacts font aussi des tests de dépistage, et il faut faire en sorte de ne pas transmettre le virus dans la mesure du possible. C’est un sujet clé. Nous devons être excellents sur ce point, car c’est essentiel.

Et en plus de cela, il faut faire encore un peu plus. Nous ne parlons pas de lancer une déclaration de l’état d’urgence. Ce n’est pas une discussion pour demander aux gens de rester chez eux. Il est possible de faire des choses tout en vivant normalement. Nous disons clairement que les gens ne se font pas contaminer juste en marchant.

Les personnes âgées, dans la force de l’âge, les jeunes et moins jeunes doivent tous le comprendre. S’ils le comprennent, nous pourrons commencer une nouvelle façon de vivre. C’est essentiel. Et même ainsi, il faut comprendre que nous ne pourrons pas nécessairement éviter d’être infectés.

Mais lorsque le virus se propage, la vitesse de propagation augmente. Ce ne sera pas une progression lente et hésitante. Il s’agira d’une augmentation très abrupte. C’est la caractéristique de cette maladie infectieuse. Une fois qu’elle atteint un certain seuil, elle augmente de manière particulièrement violente. C’est à ce moment qu’il faut prendre des mesures fortes (de contrainte). En d’autres termes, c’est à ce moment que l’on doit contrôler le flux des personnes, lancer un “stay home”, demander aux magasins de fermer, etc. Et dans ce cas, l’économie en prend un coup.

C’est pour cela que nous expliquons ces 5 situations et comment s’organiser pour éviter que cela nous arrive, tout en prenant plaisir à sortir. Ensuite, le gouvernement et les régions ont mis en place un système de dépistage complet. Si malgré tout le nombre de cas augmente fortement, nous interviendrons conformément à chaque stade. C’est ce que nous ne souhaitons pas avoir à faire.

C’est dans ce sens que je vous ai présenté aujourd’hui les 5 situations et comment éviter de se faire infecter tout en profitant des sorties. Ce sont des facteurs pour faire baisser la courbe du nombre de cas.

Ajout du ministre Nishimura

D’un point de vue du gouvernement, il est essentiel de trouver les cas positifs le plus tôt possible. Dans ce cadre, en cas du moindre doute, il faut se reposer et passer un examen rapidement. Je le demande à tous.

Ensuite, les hokenjos sont au centre de la recherche des cas contacts. C’est une situation très difficile et avec le gouvernement qui les aide pour que cela ne soit pas un poids trop lourd à porter, ils cherchent les cas contacts.

Pour alléger leur charge de travail, nous mettons à disposition l’application COCOA (de traçage des cas contacts). Les cas contacts peuvent recevoir une alerte par l’application, et s’ils en reçoivent, ils peuvent passer des tests de dépistage. C’est le deuxième point.

Le troisième point concerne la mise en place de tests de dépistage systématiques quand on a trouvé des cas. C’est ce dont parle le Dr. Omi quand il parle de batterie de tests complets. Nous souhaitons faire des tests de dépistage sur les personnes à risques qui sont en relation, y compris celles qui n’ont pas de symptômes, ou les personnes qui se trouvent dans la même zone géographique et qui ont des contacts qui pourraient entraîner des infections dans les hôpitaux et autres institutions médicales. Je pense qu’il est important de faire ces tests de manière concentrée.

De cette manière, même si nous trouvons un cluster, cela ne débouche pas sur une chaîne de clusters.

Aujourd’hui, le gouverneur Suzuki a dit qu’il étudierait plus en profondeur la situation à Kushiro. Il a expliqué qu’il avait mis une grosse équipe en marche et des mesures sont en cours. Au besoin, afin d’éviter les infections à l’intérieur, il faudra faire des tests PCR sur un grand nombre de personnes. Dans tous les cas, quand il y a des cas dans un quartier de divertissement, ce qui est important c’est de faire des tests systématiques.

Ce sont ces mesures prises dans chaque région qui empêchent qu’un cluster soit à l’origine d’un autre cluster.

Si les mesures contre les clusters ne sont pas suffisantes, un cas infecté contamine un cas (deuxième niveau de contamination), lequel contamine une autre personne (troisième niveau de contamination). C’est comme cela que le nombre de cas croît de manière abrupte. Dès qu’on trouve une petite vague de cas, il faut faire des tests de dépistage systématiques. C’est ce qu’il faut faire pour contenir le virus sur une petite région. Et c’est ce que je souhaite mettre en place.

À propos de la réforme de la façon de travailler

Q : Une question sur comment gérer les congés des fonctionnaires pour les fêtes de fin d’année.

La réforme des vacances d’hiver fait partie de la réforme pour une nouvelle façon de travailler. Nous demandons déjà de disperser les dates de prise de congés et de voyager en groupe. Donc, pour les fêtes de fin d’année, c’est logique de continuer dans ce sens. Et cela pourrait servir de modèle. Nous demanderons aux responsables de chaque division, aux secrétariat des parlementaires, aux ressources humaines de s’organiser pour chaque département et ministère.

À propos de la situation à Hokkaido

Q : Vous avez parlé de Hokkaido et de la croissance du nombre de cas. Pouvez-vous préciser et quelles seront les mesures.

À Hokkaido, les personnes infectées sont majoritairement jeunes. Nous avons aussi discuté avec les experts à Hokkaido. Il y a plusieurs façons de faire. Aucune n’a prouvé être parfaite. En comparaison avec les autres régions, où le nombre de cas est en train de baisser, à Hokkaido, il a tendance à monter.

Ce qui s’y passe est lié d’abord au fait qu’une grande partie des cas infectée sont jeunes. Ensuite, il se pourrait que les cas viennent de personnes qui ont voyagé depuis le Honshû (Tokyo et les grandes villes) et infecté des gens. Après, nous étions très inquiets sur le point suivant.

Les clusters s’étaient multipliés énormément en mars, et il avait déclaré l’état d’urgence le 19 mars. À l’époque, le virus avait essentiellement touché les jeunes en ville. Mais ceux-ci n’avaient pas ou que peu de symptômes. Et ils ne s’en rendaient pas compte (et avaient transmis le virus à la campagne). Cela aurait été particulièrement embêtant qu’il y ait une chaine de clusters. Mais cette fois, nous savons qu’il n’y en a pas. C’est quelque chose que nous avons pu confirmer.

Nous faisons des examens. Le gouverneur et la préfecture sont très sérieux pour faire ces tests, et nous arrivons à contrôler le virus à peu près.

En revanche, j’ai parlé du pire des cas, parce que cela fait partie de la gestion des crises. Il faut penser au pire des cas et s’y préparer. La division des stades de progression du virus sert à cela.

Néanmoins, pour le moment les lits d’hôpitaux à Hokkaido ne sont pas tous pris. Les mesures du gouverneur et de tous visent à faire baisser le nombre de cas, et nous pensons qu’ils y arriveront.

Le 11 janvier est-il une date butoir ?

Q : La date du 11 janvier sera-t-elle une date officielle pour la fin des vacances de fin-début d’année et comment faut-il la comprendre ?

Je prévois de faire un point sur cette question. Par exemple, on peut envisager de prévoir des vacances jusqu’au 11 janvier compris. Donc comme le 3 est un dimanche, organiser une dispersion des jours de congés. En temps normal, on commencerait à travailler le 4. Mais cette fois-ci, les gens pourraient prendre des congés à d’autres dates dans cette période. C’est l’image que j’ai en ce tête.


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