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2020-10-29 – Comité des experts

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Introduction du Dr. Omi

Le 29 octobre, le comité des experts du gouvernement japonais ont tenu leur 13ème comité. Je souhaite expliquer rapidement le contenu des discussions.

Aujourd’hui, je vais parler essentiellement de 3 thèmes principaux :

  • la situation infectieuse actuelle, comment faire à partir de maintenant,
  • le docteur Imamura préside le groupe de travail sur les quartiers de divertissement. Le groupe a présenté un document de synthèse sur lequel nous avons débattu et donné notre accord. Ce document sera donc présenté.
  • Et nous parlerons du système de tests de dépistage. Et plus particulièrement, nous avons débattu sur les tests pour la catégorie des « 2b » dont vous vous souvenez sans doute. Il s’agit d’une révision liée à la deuxième vague, si on considère que la deuxième vague était en juillet.

L’ordre du jour pour le comité était :

  1. la situation infectieuse,
  2. la reprise des déplacements internationaux,
  3. les conclusions du groupe de travail sur les quartiers de divertissement des grandes villes,
  4. l’analyse des effets des mesures prises jusqu’à présent,
  5. le système de dépistage,
  6. d’autres sujets variés.

Nous parlons aujourd’hui des points 1, 3, et 5.

L’analyse des effets des mesures est assez technique. Il y aura un briefing technique plus tard, et tout cela sera donc expliqué ultérieurement.

Les deux types de clusters

Hier, pendant le comité consultatif, nous avons confirmé que le virus reprenait un peu du terrain dans certaines régions. Dans d’autres régions, le nombre de cas diminue. Mais nous reconnaissons qu’il faut quand même s’en inquiéter.

Dans cette situation, le conseil consultatif a discuté le besoin de renforcer le travail des équipes de lutte contre les clusters.

Durant le comité consultatif, nous avons pointé que les clusters apparaissaient un peu partout. Au début, c’était surtout dans certains établissements. Maintenant, on les trouve dans des situations très variées. Tout le monde doit se souvenir que la COVID-19 crée des clusters et se répand par clusters. C’est ainsi que ce virus se propage. Cette situation continue. Ce qui est essentiel, c’est que nous arrivions à contenir le virus pendant l’hiver.

Nous savons qu’il y a des clusters qui sont faciles à contenir et d’autres qui ne le sont pas. Même si certains clusters apparaissent, il y a ceux pour lesquels nous pouvons agir rapidement, ce qui fait qu’aucun des cas contacts ne contaminent d’autres personnes. Malheureusement, il y a aussi des clusters dont les cas contacts contaminent d’autres personnes. Il y a donc ceux sont difficiles à contenir et ceux qui ne le sont pas.

Pourquoi certains clusters sont-ils difficiles à contenir ?

Si nous analysons les résultats des mois passés, les clusters difficiles à contenir ont certaines caractéristiques. Nous avons identifié trois raisons principales.

  • On n’arrive pas à identifier les cas contacts (ce qui se passe dans les quartiers de divertissement). Il y a des personnes infectées mais on ne sait pas les trouver. Nous nous souvenons tous de ce qui s’est passé à Tokyo. La protection des informations personnelles nous a empêché de savoir où certaines personnes étaient allées et ce qu’elles avaient fait. Dans ce cas, on ne pouvait rien vérifier, et il était trop tard pour agir.
  • Une partie des établissements n’avaient pas l’habitude de gérer les clusters, et les établissements des services sociaux prenaient du temps à réagir. Naturellement, il s’agissait d’une nouvelle expérience. Lorsque la désinfection prenait du retard, le virus se répandait dans les hôpitaux. Il y a aussi eu des cas similaires dans les établissements pour personnes âgées.
  • Certains clusters sont difficiles à identifier (par exemple parmi les jeunes et une partie de la communauté étrangère).

Ce dernier point a été discuté pour la première fois pendant le comité consultatif.

Il y a un nombre important de clusters parmi la communauté étrangère. Concernant ceux-ci, je souhaite le demander la coopération de la presse, présente ici. La discrimination envers les étrangers est une chose particulièrement mauvaise. En outre, les étrangers vivent avec des japonais. Ils ont besoin d’avoir accès aux mêmes soins et traitements que nous. Il faut les considérer comme des personnes de notre communauté. Je demande à tous de ne pas véhiculer de fausses informations disant que ce sont les étrangers qui sont en cause. Les gens sont infectés quelle que soit leur nationalité.

À présent, les clusters apparaissent dans toutes les préfectures, dans tous types de logements, y compris ceux dans lesquels les étrangers vivent en communauté.

Un autre exemple est celui de Hokkaido au mois de mars. Les jeunes personnes infectées avaient des symptômes légers ou étaient asymptomatiques. On avait du mal à les détecter.

Donc ce que nous savons, c’est que certains clusters sont difficiles à identifier, ce qui les rend difficile à contenir.

Dans ce cas, que faire ?

Le comité des experts a fait 5 propositions au gouvernement pour remédier à la situation.

1. Deviser des mesures qui se basent sur le rapport du groupe de travail sur la prévention de la propagation du virus dans les quartiers de divertissement des grandes villes.

Le Dr. Imamura parlera ensuite de ce point. Par exemple, en créant un environnement qui facilite les consultations et les tests de dépistage pour les employés et les clients. Il y a déjà des mesures en place, je suppose, mais il faut vraiment faire cela.

2. Renforcer les moyens des systèmes de suivi (monitoring).

Le monitoring sert à identifier les cas, et le faire rapidement, ce qui est essentiel. Ils sont en charge de trouver le nombre de cas exact et remonter l’information. En outre, ils ont pour rôle d’identifier ce qui se passe et n’est pas normal par rapport à l’habitude. Même si rien n’a pu être prouvé, il est particulièrement important de pouvoir partager ce genre d’informations. Et ce sera encore plus important pendant cet hiver.

Pour expliquer cela, je change de sujet. L’OMS (Organisation Mondiale de la Santé) a créé un Règlement Sanitaire International (RSI) en 2005. Il a plusieurs fonctions. Parmi elles, comme je l’ai expliqué pour le monitoring, le RSI a pour fonction d’identifier les changements, les états qui ne sont pas normaux. Par exemple, il identifie que :

  • il y a soudain beaucoup de gens qui ont de la fièvre.
  • le nombre de patients atteints d’une maladie a soudain augmenté.

Même si on ne connait pas la raison, il faut faire remonter cette information à l’OMS.

Nous pensons à quelque chose de similaire. Par exemple, le suivi des événements, c’est aussi dans ce cadre. Nous allons devoir en parler avec le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales. Quoi qu’il en soit, si quoi que ce soit semble sortir de l’habitude dans une communauté ou un quartier de divertissement, il faut remonter l’information immédiatement.

3. Fournir des informations aux personnes qui n’en ont pas encore reçu jusqu’à présent

Il s’agit par exemple de la communauté étrangère. Il y a le problème de la langue. Et il y a le problème d’accès aux soins médicaux. Ils ne savent pas qui contacter quand il y a un problème.

Le Japon fait partie de la communauté internationale. Toutes sortes de personnes y viennent, et y vivent. Il faut aussi donner des informations sur les infections à ces personnes.

Par exemple, l’autre jour, nous avons présenté les 5 situations dans lesquelles le risque de contamination augmentait. Il ne suffit pas que seuls les japonais lisent cela. Il faut que le gouvernement donne aussi à ces ressortissants étrangers ces informations. Nous l’avons demandé avec force. Le gouvernement a répondu positivement.

4. Aider les hokenjos et les établissements de soins médicaux

C’est évident, puisque cela rendre dans le suivi des clusters.

5. Rassembler et partager avec les gouvernements locaux les meilleures solutions pour lutter contre les clusters

Aujourd’hui, le gouverneur Hirai aussi a accueilli cette proposition avec intérêt. Pendant ces 6 derniers mois, chaque région, municipalité et autre gouvernement locaux a accumulé un grand nombre de connaissances sur la lutte contre les clusters. Il y a des choses qui ont marché et d’autres qui pourraient être améliorées.

Il s’agit donc de créer une liste des « meilleures pratiques », qui dit ce qu’il vaut mieux faire. Si les gouvernements locaux ont ces informations, il vaut mieux qu’ils les transmettent aux autres préfectures etc. C’est une occasion. Donc il faut récupérer les informations et les partager. C’est particulièrement important.

L’État a répondu positivement à ces recommandations.

Je termine ici pour ce qui concerne la situation infectieuse. Le point suivi concerne le groupe de travail concernant les quartiers de divertissement. Je laisse la parole au docteur Imamura.

Conclusions du groupe de travail sur les quartiers de divertissement des grandes villes

Je souhaite parler des quartiers de divertissement dans les grandes villes. Nous avons fait des enquêtes épidémiques et écouté les gens sur le terrain. Il y a eu beaucoup d’échanges avec beaucoup de personnes concernées. Nous avons pu compiler et dessiner un cadre et une orientation général pour le futur. J’ai présenté ces points pendant le comité des experts.

Nous avons beaucoup détail ces informations. Je souhaite présenter une partie d’entre elles.

Comment se propage le virus depuis les quartiers de divertissement

Aujourd’hui, le sujet principal concerne les points suivants. Après avoir infecté des gens de les quartiers de divertissement, le virus s’est propagé dans d’autres endroits.

Par exemple, dans les classes d’âge. Le virus s’est propagé à la classe des personnes d’un âge adulte ou âgées. Au début, ce sont principalement de jeunes personnes qui se sont faites infecter. Les symptômes apparaissent particulièrement rarement chez ces personnes. Ne s’en rendant pas compte, elles ont transmis le virus. C’est ce que l’on appelle le premier niveau d’infection.

À partir de là, c’est dans leur quotidien, à la maison, au travail, etc. que le virus s’est propagé.

Actuellement, beaucoup des personnes qui travaillent dans les quartiers de divertissement travaillent aussi dans la journée. Lorsqu’ils rentrent sur le lieu de travail ou chez eux, le virus commence à se répandre dans n’importe quel endroit, et se propage dans les hôpitaux ou institutions médicales. Et c’est à ce moment que les tranches d’âges des cas concernés augmentent. Ce qui rend plus facile l’apparition de cas graves.

Il y a aussi le problème de la propagation aux régions de province. Les personnes infectées se déplacent depuis un quartier de divertissement vers une autre région limitrophe. Par exemple, à Tokyo, il y a plusieurs petits quartiers de divertissements. Le virus a plus de chances de se propager dans ces endroits. Et il peut arriver aussi qu’il se propage dans la région. Ensuite, les personnes infectées se déplacent encore plus loin. En ce moment, les gens se déplacent un peu partout dans le pays, et ils augmentent le risque d’infecter des régions en province.

Donc, nous avons pu confirmer que les quartiers de divertissement des grandes villes pouvaient entraîner un risque plus important de propagation ailleurs également.

5 axes pour définir quoi faire

Pour mettre en place des mesures, nous pensons qu’il est important de définir une orientation globale de la stratégie. Le gouvernement exprime ce qu’il souhaite. Ensuite, il faut adapter les mesures à ces objectifs sur le terrain. À ce moment, il est particulièrement important de partager ces lignes directrices.

Dans ce sens, nous avons défini 5 axes.

  1. les entreprises, employés et associations d’aides etc. Ils ne peuvent pas dégager du temps pour discuter sur le terrain.
  2. Il faut enseigner les mesures de prévention en détail tout en construisant une relation de confiance. Le but est de créer un quartier dans lequel on se sent en sécurité.
  3. Il s’agit de mettre en oeuvre des mesures tout en tenant compte suffisamment des problèmes de discrimination et de préjudice.
  4. En détectant au plus tôt les signes d’une propagation du virus, on peut mettre en oeuvre les mesures rapidement.
  5. Fournir un soutien suffisant aux centres de santé qui jouent un rôle important dans les efforts énumérés ci-dessus.

Ces 5 axes sont particulièrement importants. Nous allons définir les mesures futures autour de ceux-ci.

Définir des phases pour définir des mesures

En outre, nous avons défini des phases :

  1. la phase où tout est normal,
  2. celle où il faut intervenir de manière préventive,

Ces deux phases nous ont permis de définir un paquets de mesures. Si on regarde le flux de base, on considère que d’abord tout se passe bien. C’est une période que l’on utilise pour construire une relation de confiance et où on partage des informations. À cette phase, on informe et recommande de consulter un hôpital. À ce stade, on organise le système de consultation et de dépistage.

Le nombre de nouveaux cas d’infection, ou des besoins en examens épidémiologiques, etc. sont autant d’occasions de détecter au plus tôt les cas. Par exemple, on surveille les informations des hokenjos. Les institutions médicales regardent comment cela se passe. Ensuite, en fonction des consultations, on peut évaluer qu’il y a peut-être quelque chose.

Le dépistage à un stade précoce

Dans tous les cas de figure, quand on découvre des cas à un stade précoce, il faut faire des efforts pour les examens. Mais faire des examens, ne signifie pas que les contaminations de groupe sont contenues.

Par exemple, dans un hôpital, on peut gérer un cluster facilement, comme un groupe de personnes. Mais dans les quartiers de divertissements, les gens sont nombreux à entrer et sortir. Et ces personnes bougent rapidement.

Dans cette situation, si on doit faire des examens, il faut les faire sur une grande échelle. Du coup, la charge de travail du système de dépistage est brusquement plus importante que la normale. Aussi, si on ne renforce pas le système de dépistage des hokenjos, on n’arrive pas à trouver tous les cas.

Il faut recevoir de l’aide de quelqu’un, ou en d’autres termes, il faut du personnel.

C’est pour cette raison qu’il faut équiper les hokenjos avec une aide suffisante pendant la période où il n’y a pas de problèmes.

Comme je l’ai expliqué, dans la phase de dépistage précoce des cas, il faut faire des tests. À ce moment, il faut définir des dates butoirs, quelles personnes tester, et dans certains cas, élargir encore plus la portée des tests. Il faut donc prendre des décisions rapides et avoir de la flexibilité.

Ensuite, une fois que le nombre de cas augmente, il y a le problème de les accueillir dans un établissement médical ou un hôtel etc.

Le défi de l’augmentation des cas

Ce point est important surtout en province. Si le nombre de cas augmente depuis un quartier de divertissement en province, les établissements médicaux ne sont pas assez nombreux. C’est une chose à laquelle il convient de penser.

Ensuite, si le niveau de propagation du virus empire, que se passe-t-il ? Dans la mesure du possible, nous souhaitons contenir les clusters à la plus petite taille possible. Mais si on ne peut pas l’empêcher, il faut mettre en place des mesures ciblées dont on connait les effets.

À ce moment aussi, il ne s’agit pas d’appliquer ces mesures à tout le monde. Si c’est possible, il faut choisir le « timing » dont je parlais tout à l’heure, et la durée, comment choisir les personnes à tester. L’objectif est de chercher à limiter le nombre de personnes à tester, étant donné les conséquences. Il peut aussi être souhaitable de choisir les professions à tester. Il s’agit de définir des mesures ciblées dans ce contexte.

Les mesures à mettre en oeuvre

Concernant les mesures dans le futur, les points à retenir sont :

  • Partager les informations concernant la prévention du virus et construire une relation de confiance.
    • une équipe de risk-communication va être constituée dans le groupe de travail, et recevra leur aide. Un accord sera passé avec les groupes locaux dans ce sens.
    • une « force d’intervention pour un urbanisme rassurant » va être créée et gérée par les groupes et services publics régionaux. Elle sera chargée des dialogues avec les gens sur le terrain.
    • il est prévu d’ouvrir des séminaires et symposiums réguliers pour les employés et entreprises de chaque région (le gouvernement créera fournira le matériel nécessaire).
  • Créer un environnement qui ne favorise pas la propagation du virus
    • Établissement de « points de consultation et examens » concernant le quotidien. Il s’agira d’endroits que les employés et usagers pourront facilement consulter. Les horaires auront besoin d’être ajustés. Par exemple, mettre ce genre de centre au milieu du quartier de divertissement n’est pas nécessairement une bonne idée. Si la relation entre les employés et leurs entreprises n’est pas très forte, ceux-ci auront du mal à se rendre dans un endroit que tout le monde peut voir. Plus on se trouve en province et plus cela devient difficile. Il faut donc un système de test approprié à la région.
  • Aide des hokenjos
    • Création d’un schéma de distribution de l’aide de personnel de santé publique. À Shinjuku, la situation était devenue très tendue. Il est possible d’utiliser les informations obtenues grâce à de telles expériences. Il nous semble extrêmement d’augmenter le partage de ce genre d’expériences. L’État va créer une liste des ressources humaines, les gouvernements vont créer à nouveau un plan pour employer des intermittents.
    • En période de propagation du virus, le personnel spécialisé sera envoyé en renfort rapidement. L’État enverra du personnel pour diriger et ajuster marche des opérations. Il s’agit d’envoyer du personnel rapidement dès que l’on a une propagation.
  • Dépistage précoce et action rapide
    • Il s’agit d’effectuer des tests PCR ciblés et systématiques. Comme je le disais précédemment, il s’agit d’agir rapidement et selon un schéma défini.
    • Ensuite, il faut définir des régions et industries qui feront l’objet de mesures complètes de réduction des horaires ou de fermetures temporaires.

Il faut aussi se souvenir de faire attention aux problèmes de rumeurs etc. dans chaque région concernée. Nous ne pouvons pas complétement les éviter, mais il faut les limiter au possible. Les gens travaillent et vivent ensemble. Chacun soutien l’économie et il ne faut pas commencer des rumeurs destructives.

Si jamais il y a des rumeurs tous les jours, il faut un support parce qu’il est très difficile de revenir à la normale.

1. Mesures à mettre en place en temps normal

Les acteurs économiques sont les entreprises, les employés et les usagers. Ceux-ci interagissent avec les services publiques et les hokenjos.

Il faut construire une relation de confiance. Pour cela,

  • Créer dans chaque gouvernement local une force d’intervention pour un urbanisme rassurant.
  • S’associer étroitement avec des personnes clés, des associations de quartier et des NPO.
  • S’associer avec les associations de quartiers de commerçants et les associations de restaurateurs.
  • Fournir une aide aux gouvernements locaux en envoyant des spécialistes en risk communication.

Pour partager les informations, on peut

  • Utiliser les réseaux sociaux et groupes de conversation. L’utilisation des moyens de communication proches de chacun est plus utile. Si les relations entre les entreprises et leurs employés ne sont pas très bonnes, il faudra parler avec les employés. Cela signifie qu’il faut prévoir la façon de communiquer.
  • Fournir les informations en classant le degré d’intérêt du commerçant et le type d’industrie,
  • Organiser de sessions d’étude et d’ateliers réguliers
  • Faire connaître de manière proactive l’existence de mesures de soutien du quotidien (pour les entreprises et les employés), etc.
  • Systématiser l’application des mesures de prévention des infections approfondies par les utilisateurs.

Par exemple, lorsqu’on met des directives en place, les protocoles portent sur l’utilisation des établissements. Mais les mesures de prévention que chacun doivent appliquer sont assez difficiles à continuer. Même pour le personnel, c’est difficile.

Lorsque le temps passe, les gens s’habituent et se relâchent. Donc, il faut les rappeler régulièrement. C’est important. Il va falloir mettre l’accent sur ces échanges. C’est pour cela que nous parlons de séminaires et symposiums réguliers.

Et enfin, il faut équiper les hokenjos au quotidien.

2. Le système de consultation

Lorsqu’on formalisera le système de consultation, il sera plus facile de poser des questions et de se faire examiner. Nous devons le faire.

3. Comment faire quand on découvre des cas rapidement

Ensuite il y a les détections précoces. Il s’agit d’une intervention précoce. Dans ce cas, il faudra faire des tests de dépistages ciblés et systématiques au bon moment. Aussi, le travail augmente dramatiquement. Cela est normal puisqu’on fait en très peu de temps un nombre important d’examens sur une large échelle. Il faut donc fournir une aide consistante aux hokenjos pendant cette période. C’est essentiel.

À ce niveau, si on ne peut pas éviter un certain niveau de propagation, il faudra prendre des mesures. Mais dans ce cas, il faudra des solutions ciblées dans la mesure du possible. Dans ce cas, il faudra toutes sortes d’aides. Nous voulons absolument éviter des situations où un manque de coopération à un moment donné débouche sur une catastrophe ensuite. Il faut faire comprendre aux gens les mérites à appliquer ces mesures.

J’ai expliqué l’idée d’ensemble. Le gouvernement applique ces mesures pour toutes les grandes villes. Cependant, à l’heure actuelle, il y a aussi de plus en plus de cas dans les villes de province.

Il y a beaucoup de petits quartiers de divertissement dans les villes de province. On y trouve aussi des clusters. Le plan que ce groupe de travail propose mentionne les grandes villes, mais beaucoup de ce que nous avons mis peut s’appliquer aux petites villes.

Le gouvernement élargira les aides complémentaires pour la partie qui nécessite un engagement maximal. Il est aussi possible de partager les expériences et le matériel. Nous pensons donc aussi aider les régions.

Je viens de parler de la première étape. Cette étape a pu être planifiée. À partir de ce point, l’État et les régions vont devoir travailler ensemble pour le plan 2, ce qui devrait permettre de définir des mesures efficaces sur le terrain.

Dr. Omi – Le système de dépistage

Tous se souviennent probablement de nos explications du mois de juillet sur le système de tests PCR. Je vais donc me concentrer sur ce qui change depuis cette explication.

NdTr : la conférence du 16 juillet 2020 expliquait comment les experts décidaient qui doit être testé. Il a défini plusieurs catégories. Les catégories 1 et 2a correspondaient à des personnes qui étaient infectées ou potentiellement infectées, et pour lesquelles il était justifié de faire les tests. Pour ces catégories, l’État prend en charge les coûts. La catégorie 2b correspond aux autres personnes qui souhaitent se faire tester même si elles n’ont pas de symptômes ou de risque majeur d’être infectées.

Reformulation des règles concernant la catégorie 2-b pour les tests de dépistage.

Nous parlons de la Catégorie 2-b. (Personnes à faible risque. Il s’agit de personnes sans symptômes, que l’on évalue avant les examens comme ayant peu de risque d’être infectées.)

Bien que pour ces personnes, les recommandations de tests ne les concernent pas, si elles doivent passer des tests pour des circonstances individuelles dans le cadre de leurs activités socio-économiques, il est important qu’elles comprennent le contenu de l’inspection et les points à garder à l’esprit.

Nous continuerons de discuter des idées et des stratégies de base pour les tests de dépistage basés sur les connaissances et les technologies nouvellement acquises.

Le point qui change est le suivant. Avant, nous expliquions maladroitement ce point et les gens pensaient qu’il était possible de se faire tester. C’est pour cela que nous avons changé la formulation.

Les points importants concernant la catégorie 2-b

Jusqu’à présent nous n’avions pas de résumé des points importants concernant cette catégorie. Aussi, nous avons écrit le résumé suivant.

En ce qui concerne le large éventail de tests pour ②b, qui présente un risque d’infection et une probabilité pré-test faibles, il convient de noter qu’il existe les problèmes suivants.

  1. Même si le test est négatif, il peut devenir positif après les tests de dépistage, donc faire ce test ne peut pas amener une tranquillité d’esprit absolue.
  2. Un certain nombre de résultats se sont trouvé être de faux positifs et de faux négatifs. (NdTr: Les tests peuvent dire que l’on est positif, alors qu’on ne l’est pas en réalité. Le taux de fiabilité n’est pas garanti à 100%. Selon les conférences précédentes, il était évalué à 70%).
  3. Il est extrêmement difficile d’effectuer des dépistages simultanées et fréquentes sur une large région. Cela coût cher également.
  4. La mise en oeuvre de ces tests de dépistage pèse lourd sur la gestion des établissements médicaux et centres de santé.
  5. À l’échelle internationale, il n’y a aucune preuve que des tests étendus à toutes les personnes asymptomatiques permettent de limiter la progression du virus.

Par conséquent, si une personne ne rentre pas dans la liste des personnes à tester, et si elle a besoin de se faire tester pour des raisons socio-économiques spéciales, elle doit comprendre le contenu et les points à retenir avant de faire le test. C’est important.

Avantages et inconvénients de faire des tests de dépistage pour la catégorie 2b asymptomatique

Les avantages de ces examens.
  • les personnes qui ne pensaient pas être positives prennent conscience qu’elles le sont, et cela permet, en prenant les mesures de prévention nécessaires, d’empêcher d’infecter d’autres personnes.
  • Cela permet de répondre aux personnes qui souhaitent savoir quel exactement leur état de santé.
  • Cela « rassure » les personnes qui sont inquiètes. Si elles testent négatif, il y a peu de risques qu’elles soient infectées à ce moment précis. Nous avons mis le mot « rassure » entre guillemets pour cela.
  • En présentant un résultat de test négatif à un moment donné pour un voyage à l’étranger ou pour participer à des activités, on s’attend à ce que la personne puisse participer à l’activité socio-économique. Nous avons beaucoup débattu sur ce sujet aujourd’hui. On souhaite continuer l’activité économique tout en luttant contre le virus. Du coup, comme les personnes ont une activité socio-économique, on a ajouté ce point.
Les inconvénients

Les personnes qui sont 2b se sentiront peut-être plus rassurées, mais on a pu constater que cela n’apporte rien d’un point de vue du contrôle de la propagation du virus.

  • Le test de personnes asymptomatiques qui avaient déjà un risque faible d’infection ou dont on savait avant le tests que le risque était faible ont très peu de chances d’être positifs. Même si on fait un grand nombre de tests sont effectués, peu de gens seront positifs.

Nous avons donc ajouté des citations de thèses au document initial sur ce sujet.

Selon certains rapports, alors que l’attente à la maison au moment de l’apparition réduit le nombre de reproductions efficaces d’environ 30%, même si 5% de la population est testée chaque semaine pour isoler les individus positifs, le nombre de reproductions efficaces ne diminuera que de 2%.

(Kucharski AJ et al, Lancet Inf. Dis. 2020)

Selon certains rapports, les tests hebdomadaires des populations fortement exposées, telles que le personnel médical, réduisent les infections de cette population de 25 à 33%. En revanche, lorsqu’on teste un large échantillon dans la population générale, il est peu probable que cela réduise le nombre de cas plus que l’on pourrait le faire en recherchant les cas contacts et en isolant en conséquence.

(Grassly N et al, MRC Center for Global Infectious Disease Analysis, 2020)

Préoccupations liées à la catégorie 2b

Dans le cas des catégories 2b, le gouvernement n’impose pas de faire un test de dépistage en vertu de la loi sur le contrôle des maladies infectieuses. Cependant, les entreprises privées et les personnes qui doivent voyager à l’étranger ou participer à certaines activités peuvent demander un test si elles ont des raisons particulières pour le faire.

Jusqu’à présent, on n’acceptait les tests que pour ces deux types de raisons. Mais, naturellement, avec chaque reprise d’activité socio-économique, ou en fonction de la situation économique, on peut considérer autoriser d’autres personnes à le faire. Si la raison est logique, nous l’accepterons.

Par ailleurs, les établissements qui font ces tests doivent fournir les informations nécessaires sur la façon de faire ces examens, les coûts etc. Il est important que les personnes qui se font tester comprennent et acceptent les points importants et le contenu de ces tests.

Ce que cela signifie que la population souhaite avoir beaucoup d’information concernant les établissements qui effectuent des tests pour les personnes 2b. Par exemple, elles souhaitent connaître le coût, ou quels sont les tests de contrôles de qualité. Elles souhaitent savoir comment ces établissements ont reçu une certification de contrôle de qualité etc.

Pour la population, ces informations sont importantes, et nous demandons aux établissements de les fournir.

Le gouvernement a défini des critères pour le paiement individuel de ces examens de type 2b.

Infos Locales au Japon résume le contenu pour une meilleure compréhension.

Coût des tests PCR pour les personnes asymptomatiques qui ont besoin de faire un test pour une activité socio-économique ou un voyage international

Situation actuelle

○ Le gouvernement a comparé les coûts pour les tests PCR avec ceux des autres pays. Le Japon n’offre pas ces tests à un prix excessivement plus cher, mais le coût n’est pas le moins cher non plus. Le coût des tests est particulièrement plus élevé en ville.

○ Les raisons principales pour les différences de coût entre pays sont : (1) lorsqu’il faut ou ne faut pas une prescription médicale, (2) le nombre de tests commandés, (3) l’emplacement.

PaysTest / un établissement médicalTest / un laboratoire direct
États-Unis22 600 ~
26 300円
10 400 ~
13 100円
Grande Bretagne20 300 ~
34 000円
16 900 ~
19 700円
Allemagne18 600 ~
31 000円
9 300 ~
19100円
FranceNon payantNon payant
Japon20 600 ~
40 000円
2 000 ~
20 000円
Taux de change d’octobre 2020. Certains états des États-Unis font les tests gratuitement.

○ La sensibilité des tests PCR a ses limites, et certains peuvent tester négatif ou positif. Il a été pointé qu’il faut que les tests faits sans médecins débouchent aussi sur un accès aux hokenjos et aux établissements médicaux. Le gouvernement doit transmettre ce message.

○ Les utilisateurs doivent choisir les établissements en fonction du contenu du test, du prix, et doivent comprendre ce qui se passera s’ils testent positif. Il est important qu’ils fassent leurs examens après avoir eu ces informations.

À partir de maintenant

○ Les utilisateurs doivent pouvoir choisir. Donc les informations sur les centres de tests devront être mieux proposées, et seront mises en accès libre. Cela servira à créer un environnement de test acceptable avec un prix et une qualité raisonnables.

(1) Pour que les utilisateurs aient accès aux informations nécessaires, les établissements :

– les centres de tests doivent fournir les informations qui permettent à l’utilisateur de choisir,

– les utilisateurs doivent accepter les conditions fixées sur la page du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales.

Les informations à donner seront, par exemple :

  • afficher en ligne le prix des tests, et ce que contient le service (analyse des résultats, envoi des échantillons etc.)
  • Conditions d’utilisation des tests. Par exemple, une explication de ce qui se passe si une personne teste positif, et où consulter (centre de consultation ou établissement médical).

(2) Le gouvernement va rassembler et publier ces informations sur une page dédiée à cet effet. Elle est en accès libre et les laboratoires etc. doivent s’engager à ne pas faire de publicité mensongère.

(Dates d’implémentation)

Le gouvernement prévoit cette mise en place pour novembre 2020.

Liste des informations à donner aux utilisateurs

Il y a pour le moment 12 points principaux à faire figurer sur les pages web des établissements qui font les tests PCR pour les voyageurs et entreprises. Parmi eux,

  • quelles informations seront demandées à l’utilisateur
  • le coût par examen,
  • les services fournis,
  • le type d’établissement de tests (médical, centre sanitaire ou autre),
  • un médecin fait-il un diagnostic, et s’il n’y en a pas, quelles sont les mesures en cas de test positif,
  • l’établissement fournit-il des certificats pour des voyages à l’étranger,
  • le type de test (PCR ou antigène),
  • la façon de faire le test (salivaire, dans la gorge, dans le nez),
  • la durée d’attente des résultats,
  • l’expérience (nombre de personnes testées jusqu’à présent,
  • d’autres sujets tels que des informations sur la manière dont le degré de précision est gérées, la conformité aux Directives de dépistage des agents pathogènes pour la COVID-19, la façon dont les échantillons sont prélevés, gardés, envoyés etc.,
  • S’assurer que les informations sur les conditions sont faciles à comprendre.

Ce à quoi doivent consentir les utilisateurs

Les utilisateurs doivent accepter les conditions suivantes :

  1. Que faire si on teste positif après un test sans passer devant un médecin. Où aller, toujours téléphoner avant d’y aller etc. Il se peut que les personnes aient besoin de refaire des tests ensuite.
  2. Si une personne teste positif, le médecin a l’obligation de le reporter au gouvernement.
  3. Il peut y avoir des faux positifs et des faux négatifs
  4. Les résultats ne donnent que des résultats à un moment donné. Même si on est négatif, on peut être en incubation, et tester positif ou développer la maladie plus tard.
  5. Les tests d’anticorps ne peuvent pas servir à définir que l’on a le virus à un moment donné.

Le comité des experts a donc tous donné notre accord sur ces points. Parallèlement, nous allons aussi revoir la catégorie 2a. Elle est particulièrement importante. Comme beaucoup de choses on changé, nous devons avoir une discussion en profondeur. Nous ferons ensuite une proposition au gouvernement après avoir modifié le document concernant ce sujet.

Q & R de la presse

Q : Le comité a débattu sur les déplacements internationaux. Pouvez-vous nous dire, en tant qu’experts, quels sont les points à surveiller alors qu’on reprend les déplacements internationaux ? Qu’avez-vous demandé au gouvernement ? Ensuite, si les directives concernant la catégorie 2b ont été modifiées, est-ce parce qu’il y a eu une augmentation des lieux de dépistage ? Je suppose que vous avez fait des changements parce que vous aviez identifié des problèmes. Pouvez-vous en parler ? Finalement, le Dr. Imamura parle de définir un schéma pour aider à sauver des vies. Que prévoyez-vous de proposer et que va-t-il se passer en détail quand vous appliquerez le schéma concernant les quartiers de divertissement ?

Déplacements internationaux

Nous avons parlé de beaucoup de choses concernant les mesures aux frontières. Nous avons pu constater que les mesures aux frontières doivent faire partie des discussions concernant les mesures dans chaque région. Ce qui est particulièrement important, c’est d’évaluer le niveau d’infection dans les pays étrangers.

Il ne s’agit pas de juste accepter ce que dit le pays avec lequel on échange. Il faut que l’on ait des informations précises sur le terrain. Les ambassades font ce travail. L’évaluation et le suivi de ces informations est essentiel.

Ensuite, pour faire le tri, une fois qu’ils entrent dans le pays, les étrangers vont se disperser dans chaque région. De ce point de vue, chaque gouvernement local et préfectoral va devoir être en mesure de diffuser des informations sur l’état infectieux au Japon , sur ce qui augmente le risque d’infection (les 5 situations), où aller consulter si on s’est fait infecter. Il y a le problème de la langue. Si chaque province doit le faire individuellement, il va y avoir un problème de ressources.

Pour cela, il va falloir établir un centre « one-stop » d’appel pour toutes ces questions. Naturellement, il va falloir être en relation avec des étrangers. et nous avons donc suggérer cela.

Ensuite, nous avons parlé de partage d’informations. Sur ce point, en ce qui concerne les étrangers, si nous avons dû faire une déclaration de l’état d’urgence à l’époque, c’est parce que nous avons réagi trop tard. Dès qu’on ouvre le pays à l’extérieur, il est particulièrement important de préserver un équilibre.

Dans un des prochains comités, par nécessairement les deux prochains, parce que nous ne pouvons pas faire de promesse, mais il va falloir demander non seulement au ministère de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales, mais aussi au ministère des Affaires Étrangères de participer et nous dire ce qui se passe à l’étranger. Nous avons besoin de savoir d’un point de vue épidémiologique le nombre de cas, quel est le taux de positivité etc. Il nous faut ce genre d’information pour chaque pays. Nous devons considérer ces informations avec celles sur le plan national. Il faut que cela soit un paquet.

Si nous ne travaillons que sur un des sujet, la prévention de la propagation du virus ne marchera pas. Le gouvernement doit analyser ces données et nous les présenter pour une discussion. Ensuite, nous en parlerons de manière globale. Le gouvernement a dit qu’il le ferait.

Pourquoi s’être concentrés sur la catégorie 2b ?

Si on divise les problèmes, il y a d’abord les attentes des gens qui sont dans cette catégorie. Ils souhaitent être rassurés ou avoir des activités socio-économiques. Tous les membres du comité des experts comprennent bien ce sentiment.

En même temps, il y a le problème de la qualité des tests. Il s’agit de savoir si les coûts sont adaptés, et quoi faire quand des personnes sont diagnostiquées infectées. Les médecins doivent intervenir, naturellement. Mais la question est de savoir comment gérer la situation quand un établissement privé trouve le virus.

Il y avait besoin de rentrer dans une discussion sur les détails. La catégorie 2a est importante.

Mais la catégorie 2b fait l’objet d’un intérêt de la part de la population. Le comité des experts à évalué qu’il fallait faire un point.

Concernant le schéma d’actions dans les quartiers de divertissement

Il me semble que vous demandiez ce que nous pensions de manière précise concernant les schémas.

Il y a déjà des responsables de chaque gouvernement local dans le groupe de travail. Parce que les délégués de ces grandes villes sont dans le groupe, nous avons déjà pu être témoins en temps réel des discussions et résultats. Nous avons pu recevoir leurs informations, et nous avons pu choisir la direction à prendre parce que nous les avions. Nous avons appliqué des mesures sur le terrain tout en restant en contact avec les responsables du gouvernement.

Par exemple, il n’est pas facile de créer une force d’intervention. Mais parce que l’État a une ligne directrice, cela devient plus facile. Notre première étape va être d’avancer dans ce sens.

Personnellement, je suis à Tokyo, et je suis déjà en relation avec le CDC de Tokyo, et suis responsable pour Tokyo. J’irai moi-même sur le terrain.

En plus de cela, il y a une équipe de risk communication dans le groupe. Par exemple, on pouvait voir la liste de toutes les personnes concernées sur la page. C’est une information du passé. Maintenant on peut envoyer des informations de manière ciblées. Chaque région a accès à ses informations. Nous transmettons l’information en fonction de l’âge et d’autres critères aux personnes concernées. Nous informons de manière différente.

Il faut rendre les informations beaucoup plus accessibles à chacun. C’est la direction que nous prenons. Si nous envoyons toutes les informations sans distinction, les gens ne les regardent pas. Donc, nous analysons quelles informations pour quelles personnes et comment cela va influencer la situation. C’est ce que je souhaite commencer. Et si on le fait correctement, on peut penser que cela pourra aussi s’appliquer en province.

Ensuite, en cas de début de clusters, nous interviendrons de manière appropriée.

Par ailleurs, je ne pense pas que les enquêtes sur le terrain sont suffisamment opérationnelle. Il y a un besoin de parler encore un peu avec chaque type de profession. Je prévois de les écouter à nouveau.

Hokkaido – Quelles mesures mettre en oeuvre ?

Q : Le virus se propage à Hokkaido en ce moment. Pensez-vous qu’il faille dès maintenant mettre en oeuvre les mesures dont vous parlez ? Qu’est-ce qui selon vous est important dans la situation présente ? Ensuite, comme il fait froid à Hokkaido, le ministre Nishimura a expliqué qu’il voulait envoyer des experts pour étudier la façon d’aérer. Qu’en est-il ?

À Hokkaido, par exemple à Suzukino, il y a de nombreux cas en ce moment, et je pense que le virus se propage déjà ailleurs.

Un spécialiste de Hokkaido s’est joint au groupe de travail pendant la réunion de l’autre jour. Nous lui avons demandé où en était la situation. Il a répondu qu’il y avait des interventions précoces dans certains endroits. Comme les informations sur les expériences à Shinjuku lui ont été transmises, il sait ce qui a été fait, quel support il peut demander, comment les gens sur place ont répondu, comment on a placé du personnel. Il possède déjà ces informations.

Néanmoins, en tant que gouvernement et en tant que personnes ayant cette expérience, je cherche à leur donner d’autres informations. La prochaine étape va être d’intervenir en priorité sur les cas existants.

Nous allons échanger avec Sapporo et évaluer ce qu’ils font en ce moment. Le nombre de tests de dépistage a augmenté, et cela va entraîner plus de cas positifs. La question est de savoir combien. Comme nous n’avons pas cette information, je souhaite commencer par cet échange d’informations.

Le problème de la ventilation dans les régions où il fait froid

Il fait froid à Hokkaido, et dans le nord du pays. Cela pose un problème pour la ventilation. Le ministre Nishimura considère demander à un expert. J’en ai aussi parlé avec le ministre.

En tant qu’experts, nous avons écoutons les intentions du Premier ministre, du gouverneur de Hokkaido, des autres gouverneurs.

Mais ce qui est particulièrement important, c’est qu’il faut passer l’hiver. Le problème est que pendant l’hiver, le virus risque d’infecter beaucoup plus. Nous ne savons pas encore si cela tient vraiment au virus ou pas. Nous en discutons mais n’avons pas encore de réponse.

Mais ce que je peux dire c’est que pendant l’hiver, les gens se trouvent autour du radiateur, plus longtemps, dans des endroits étroits. Si on dit « aérez », un air froid rentre brusquement. La question est de savoir comment gérer cette réalité.

Comme c’est très important pour passer cet hiver, le Premier Ministre et le gouverneur de Hokkaido ont émis une opinion. En tant qu’experts nous nous dépêchons de rassembler des documents et des connaissances pour en discuter. Nous ne savons pas encore qui va aller sur place. Mais le comité des experts va se dépêcher de faire des recommandations après avoir trouver des informations.

Précisions sur les objectifs des tests pour la catégorie 2b

Q : Vous écrivez qu’il n’y a pas de recommandations pour que les gens de la catégorie 2b passent les examens de dépistage et en même temps, vous dites que l’on peut s’attendre à ce qu’ils puissent avoir une activité socio-économique quand ils passent le test. Cela semble un peu contradictoire.

C’est exactement ce dont il s’agit. Les gens dans la plus grande majorité n’ont pas besoin de passer un test quand ils sont dans la catégorie 2b. Cela ne sert à rien. Il vaut mieux, comme le présente le Dr. Imamura, passer des tests systématiques dans des lieux comme les quartiers de divertissement.

Je suis en train de faire une comparaison facile à comprendre. Je dis donc que même si on fait passer des tests de dépistage à toute la population, cela ne changera rien. En revanche, il est vrai qu’il faut une activité économique. De ce point de vue, les personnes éligibles pour ces tests 2b en ont surtout besoin pour travailler dans les industries, ou pour voyager. Pour ces personnes, cela est nécessaire. Dans ce cas, il faut le faire correctement.

Toutefois, et c’est pour cela que j’avais mis une parenthèse, il peut y avoir d’autres cas qui justifient que l’on fasse un test de dépistage. Et c’est pour cela que nous parlons de possibilité que cela correspond à des attentes. C’est notre rôle en tant qu’experts, que nous soyons experts en maladies infectieuses ou en économie. L’économie est importante, et il faut prévoir toutes les activités. Nous allons en discuter à partir de maintenant.

De ce point de vue, je pense que nous avons un certain équilibre. Nous sommes tous d’accord sur ce point, dans la situation présente.


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