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2020-11-09 Recommandations urgentes du comité des experts

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Cette article reprend la conférence de presse du comité des experts concernant leurs recommandations urgentes (ce n’est pas une déclaration d’urgence OUF). Ces recommandations ont été officiellement acceptées par le gouvernement. Le même jour, avant cette conférence, le ministre Nishimura de la reconstruction économique a présenté d’autres explications, dont la façon d’aérer les pièces. Les questions et réponses de la presse seront publiées séparément.

Un résumé viendra après cette traduction.

Introduction du Dr. Omi

Mon nom est Omi. Merci de vous être réunis en urgence. Aujourd’hui, en tant que comité des experts nous avons fait une synthèse de recommandations à appliquer en urgence en considération de la situation infectieuse actuelle. Nous faisons cette annonce en urgence.

Aujourd’hui, le Dr. Wakita est avec nous. Comme il y a des contraintes horaires, je rentre dans le vif du sujet.

Un comité consultatif va donner des informations complémentaires. Pour le moment, la situation infectieuse montre que la courbe est en train de remonter progressivement. C’est une constatation sans équivoque. Dans ce contexte, nous avons décidé de faire des recommandations d’urgence pour un renforcement immédiat des mesures.

Discours

Pourquoi des recommandations urgentes ?

À l’heure actuelle, l’activité économique reprend progressivement. Dans ce contexte, si nous ne mettons pas en place des mesures appropriées de prévention du virus, les facteurs qui entraînent une propagation du virus (hausse de la courbe) vont se multiplier, et risquent de surpasser les efforts des équipes de lutte contre le virus, qui sont facteurs de baisse de la courbe. Les gouvernements locaux, les hokenjos, les institutions médicales s’accrochent en ce moment, et les équipes de lutte contre les clusters sont des facteurs qui font baisser la courbe.

Ces derniers temps, le nombre de clusters et le besoin de s’en occuper a augmenté. Dans ce contexte, les facteurs qui font baisser la courbe doivent être renforcés en urgence. Si nous ne le faisons pas, la courbe des cas pourrait augmenter de manière très rapide. Pour le moment, la courbe monte progressivement, mais cela pourrait déboucher sur une propagation extrêmement brusque et rapide. Ce risque est élevé.

Dans la société, la population, les établissements de soins sur le terrain, les hokenjos et les entreprises ont fait beaucoup d’efforts de toutes sortes. Les modes de traitement se sont plutôt standardisés, le taux de mortalité et d’aggravation des cas ont pu être maintenus à un niveau relativement bas, fort heureusement. Mais pour ne pas rajouter de charge supplémentaire au système de soins, il faut se dépêcher de contenir le virus en orientant la courbe des infections vers la baisse au plus tôt.

Nos recommandations en urgence sont, cette fois-ci, pour permettre à la fois de maintenir une activité économique et de lutter contre le virus. Il s’agit de 5 actions précises que nous avons identifiées et devons demander à la population, aux gouvernements locaux et à l’État d’agir dans ce sens.  

Il y a 5 choses à faire.

Les 5 actions demandées par le comité des experts

1ère action : Prise en charge encore plus poussée des clusters

Contexte

Il faut des mesures de lutte contre les clusters plus avancées que ce que nous avons fait jusqu’à présent. Jusqu’à présent, les différents intervenants ont fait beaucoup d’efforts. Le nombre de clusters a été contenu jusqu’à un certain niveau. Mais comme le virus se propage progressivement, nous avons maintenant besoin de mesures plus avancées, et c’est essentiel.

Le contexte est lié au fait que le nombre de clusters augmente. Parmi ceux-ci, nous avons identifié qu’il y en a qui sont difficiles à détecter rapidement. Ils sont globalement difficiles à trouver. Il y a aussi une augmentation progressive des clusters difficiles à contenir. C’est ce que nos analyses ont révélé.

Selon nos analyses, les clusters rentrent dans plusieurs catégories.

  • La première correspond aux clusters qui sont difficiles à détecter rapidement. De manière générale, on a du mal à les trouver rapidement. Dans le système en place jusqu’à présent, la réalité est qu’ils sont difficiles à trouver. Plus précisément, il s’agit de deux groupes.
    1. Une partie concerne ceux qui se trouvent dans une partie de la communauté étrangère.
    2. Ceux-ci sont difficiles à trouver. Ensuite, les participants à des activités parascolaires des étudiants universitaires. Il ne s’agit d’ailleurs pas seulement des étudiants universitaires. Les clusters parmi toute une population de jeunes sont difficiles à trouver rapidement.
Clusters difficiles à identifier

Dans le cas des clusters d’étrangers, il faut savoir qu’il y a la difficulté de la langue. En outre, pour consulter, ils ont du mal à accéder au même niveau d’accès aux soins que les japonais. C’est une réalité. Je ne suis pas en train de parler de manière discriminatoire. Au contraire, nous pensons qu’il faut aider ces personnes. Il s’agit de l’opposé d’une discrimination. Nous souhaitons aider ce groupe de personnes. Notre analyse montre que les clusters en ce qui les concerne sont difficiles à trouver à cause de problèmes de langues et de manque d’accès aux soins.

Dans le deuxième cas des activités parascolaires des étudiants universitaires, ce qui ressort, c’est que les jeunes générations n’ont pas de symptômes ou ont des symptômes bénins, ce qui les rend difficilement détectables. C’est une catégorie.

Clusters difficiles à contenir

Une autre catégorie de cluster est celle des clusters difficiles à contenir. Il s’agit de cluster de personnes qui ne se connaissent pas (non identifiables) et nombreuses. Il est difficile de trouver les cas contacts. Cela les rend donc difficiles à contenir. Nous avons beaucoup parlé, débattu sur ces clusters. Par exemple, ceux que l’on trouve dans les restaurants avec service de contact.

Nous sommes en train de parler de la première action. À savoir, des mesures plus avancées concernant les clusters. Je viens de décrire l’environnement ou les causes qui expliquent pourquoi il faut s’en préoccuper.

Donc quelles sont les actions précises ?
  1. Il faut appliquer des mesures adaptées et efficaces aux caractéristiques de chaque cluster.
Mesures pour les restaurants avec un service de contact

Pour ce qui est des restaurants avec un service de contact, lors de la conférence de presse qui a suivi notre 13ème réunion du 29 octobre, à laquelle le Dr. Imamura avait participé, nous avons expliqué les mesures proposées par le groupe de travail. Nous avons besoin de construire un réseau sur la base d’une relation de confiance. Il faut un système qui permette de consulter immédiatement dès que l’on ne se sent pas bien. Il faut pouvoir faire des examens dès que possible. Nous avons besoin de construire de tels systèmes.

Il ne faut pas construire cela seulement dans les villes mais aussi en province, y compris dans les quartiers de divertissements. Ces systèmes doivent être adaptés et efficaces. Des propositions ont été faites, et le groupe de travail en a parlé. Il est important de les mettre en application au plus tôt.

Mesures pour la communauté étrangère

Nous recevons des rapports montrant que le virus se propage progressivement parmi la communauté étrangère.

Il s’agit d’aider cette communauté. Comme je l’ai dit, il est essentiel de les aider. Il faut leur envoyer et transmettre de l’information en plusieurs langues et en japonais facile. Il faut leur faire passer des messages. Ils ont besoin d’un centre de consultation à caractère multidimensionnel. Pour cela, il faudra bien entendu demander l’aide de chaque ambassade. Nous devons utiliser le réseau et l’expérience de cette communauté. Par exemple, on pourrait utiliser les NPO, les associations internationales, les NGOs, etc. Ces NPOs existent déjà mais leur taille est trop petite. Nous recommandons au gouvernement de travailler avec ce genre d’organisations.

Mesures pour les établissements d’enseignement supérieur

Ensuite à propos des établissements d’enseignements supérieurs, tels que les universités et écoles de formation professionnelle.

Dans les universités, le suivi des cours présente très peu de risques d’attraper le virus. Les clusters apparaissent surtout dans le « after five », si on peut dire. On ne dirait pas vraiment après 5 heures, n’est-ce pas ? Ils apparaissent plutôt après les cours, pendant les pots, la vie en dortoir, les activités parascolaires etc. Il y en a qui attrapent le virus aussi pendant leur travail à temps partiel, probablement.

Il est particulièrement important de garantir aux étudiants toutes les opportunités d’apprentissage. Mais il faut aussi s’assurer que l’on peut aussi empêcher des contaminations tout en maintenant les opportunités d’apprentissage. Pour cela, les gouvernements locaux doivent coopérer avec les centres de consultation de santé pour les étudiants qui se trouvent sur les campus universitaires ou scolaires.

Par cette méthode, ils devraient pouvoir promouvoir la sensibilisation concernant la prévention des infections, et partager rapidement des informations en cas de clusters. En outre, il est nécessaire de mettre en place des solutions qui débouchent rapidement sur des consultations médicales et des examens lorsque cela devient nécessaire.

Mesures sur le lieu de travail

Là encore, concernant le travail, ce n’est pas autant sur le lieu de travail mais en relation avec les sorties après le travail. Le travail de bureau présente comparativement moins de risques. Mais ce sont après des sorties pour boire ensemble, l’utilisation des salles de repos tels que les fumoirs etc. que l’on trouve des clusters. À partir de maintenant, les entreprises et les médecins du travail ont besoin de coopérer, et de mettre en place des mesures encore plus importantes de prévention du virus.

Notamment, si une personne ne se sent pas bien, ils doivent faire en sorte qu’elle reste chez elle (se repose). Les entrepreneurs ont besoin de créer ce genre de cadre. De même, la coopération immédiate avec les hokenjos dès que l’on suppose qu’il y a un cluster est indispensable.

(2) Trouver les clusters difficiles à détecter

Pour trouver « les clusters difficiles à trouver rapidement », nous avons besoin d’un mécanisme pour détecter leur apparition même si la cause n’est pas claire. Nous devons agir dès que quelque chose qui sort de l’habitude se produit. En fait, nous parlons de quelque chose qui s’appelle 異常事象検知サーベイランス. Ce principe est recommandé à l’étranger et se dit en anglais, « Event-based surveillance (EBS) ». En français, cela se dit Surveillance basée sur les événements (SBE). Il s’agit de remonter les informations sur les maladies. Si quelque chose semble différent, même si on ne sait pas ce dont il s’agit, il faut partager cette information et se préparer.

Pour cela, les gouvernements locaux vont utiliser les comités conseils pour la lutte contre le nouveau coronavirus qui se trouvent déjà dans chaque préfecture et grande ville. Ils ne demanderont pas seulement des informations sur les traitements. Ils demanderont s’il y a des éléments inhabituels.

Les établissements pour personnes âgées et institutions médicales etc. participeront et informeront aussi sur toute anomalie. Ils se prépareront mentalement et si quelque chose de sérieux est en court, ils pourront agir. En outre, nous recommandons d’utiliser les systèmes d’information pour les absents et les infections, ainsi que les solutions et outils etc. d’analyse des données sur les réseaux sociaux.

Naturellement, dans les écoles / universités, il va falloir utiliser le système d’information sur les infections et informer par les réseaux sociaux. Cette distribution et ce partage pourront se faire par SNS.

(3) Améliorer le partage de l’information entre les offices gouvernementaux

Jusqu’à présent nous avons mentionné à répétition qu’il fallait installer un mécanisme plus rapide de partage des informations entre les gouvernements locaux et avec l’État concernant. Nous n’avons pas encore résolu ce problème.

  • (1) la date d’apparition des personnes infectées,
  • (2) les dernières informations sur la situation en matière d’apparition de clusters, et
  • (3) de exemples de bonnes contre-mesures de cluster. Il est nécessaire dire ce qui a marché et ce qui ne marche pas.

Action 2 – Diffusion d’informations avec la possibilité d’un dialogue

Contexte

Jusqu’à présent, nous avons multiplié les déclarations avec le message que les lieux de type « Trois F » et le fait de parler fort augmentaient le risque infectieux. Depuis le mois de mars environ, nous le répétant sans cesse. La plupart des gens en ont entendu parlé. En outre, nous avons présenté des recommandations au gouvernement concernant, entre autres, les « 5 situations » qui augmentent le risque d’infection, et « comment profiter d’un repas en limitant le risque infectieux ». Toutefois, lorsqu’on observe la progression du virus, il se peut que notre message n’ait pas été suffisamment clair et n’ait pas induit un changement de comportement des gens.

Actions précises

Montrer comment faire
  1. Il est nécessaire de faire passer les messages concernant par exemple les « 5 situations » qui augmentent le risque d’infection, et « comment profiter d’un repas en limitant le risque infectieux ». Je prends un exemple, et pour cela je remets mon masque.

Par exemple, pendant un repas avec d’autres personnes, on peut enlever le masque pendant que l’on mange et le remettre pendant que l’on parle. Quand je fais une conférence, en temps normal j’enlève mon masque. Mais quand je mange avec d’autres personnes. Je suis droitier et je tiens mes baguettes de la main droite. Quand je parle avec quelqu’un en face de moi, et en fait, c’est mieux si ces personnes sont en diagonale de moi à droite ou à gauche, mais si j’ai quelqu’un en face de moi, je garde mon masque pendant que je parle.

Mais comme nous sommes à table, il faut manger. Aussi, mes baguettes sont dans la main droite. Aussi, je peux enlever mon masque par l’oreillette de gauche.

Il ne faut pas que je touche l’extérieur du masque. Et j’amène les baguettes à ma bouche. Je mange. Pendant ce temps, je ne parle pas, n’est-ce pas.

comment-manger avec un masque-2

Dès que j’ai avalé, je remets le masque. Ce n’est en fait qu’un seul exemple. Le gouverneur de Kanagawa recommande plusieurs mesures de ce type. Je ne pense pas qu’il faille s’appliquer seulement à cet exemple. Mais cela peut être une chose que je ferais quand je mange. Enlever le masque de la main gauche. Si on est gaucher, enlever le masque de la main droite, mettre dans la bouche rapidement, sans parler. Une fois que la nourriture rentre dans la gorge, remettre l’oreillette sur l’oreille. Puis se remettre à parler. C’est un des exemples.

Intéresser les jeunes générations

En particulier, il faut transmettre ces messages d’une manière qui intéresse les jeunes et les participants aux soirées / pots, y compris les repas de de fêtes de fin d’année et du nouvel an. Même si nous disons beaucoup de choses, le message a vraiment du mal à passer. Ou, même si le message passe, les gens ne s’approprient pas le message. Il se peut que les gens aient l’impression que les experts parlent comme les politiciens ou leurs parents. Et du coup, ils pensent « il dit tout le temps la même chose ». Cela n’empêche-t-il pas un changement des comportements ? Il faut vraiment encore un peu arranger la façon dont nous faisons.

Pour cela, on peut aussi publier des vidéos en ligne et les communiquer par les réseaux sociaux. Beaucoup de personnes ne passent plus par les kiosques à journaux. Beaucoup de gens ne regardent plus la TV et ne lisent plus le journal. Nous avons besoin de transmettre l’information d’une manière qui intéressera ces personnes. C’est une chose que nous demandons avec insistance au gouvernement.

Connaitre son public
  1. Nous avons aussi besoin d’envoyer ces messages en tenant compte des sentiments et en comprenant les récipients, et vérifier leur efficacité et leurs conséquences. Le message ne doit pas donner le sentiment que cela vient du haut vers le bas avec autorité. Le mot « il faut » était efficace à l’apparition de ce virus. Mais progressivement, alors que la situation dure, même si on demande de manière hiérarchique, les gens ne se sentent pas concernés. C’est une opinion partagée par beaucoup, et qui rentre dans le domaine de la « risk communication ». Donc, nous avons aussi besoin d’envoyer ces messages en tenant compte des sentiments et en comprenant les récipients, et vérifier leur efficacité et leurs conséquences.

C’est ce que nous voulons dire quand nous titrons cette action : « Diffusion d’informations avec la possibilité d’un dialogue ». Nous demandons avec insistance que le gouvernement mette en place ce mode de diffusion de l’information.

En fait, le gouvernement a des professionnels de la « risk-communication ». Nous encourageons le gouvernement à travailler avec ces personnes, qui ont déjà commencé à plancher sur le sujet, pour trouver la bonne façon de transmettre le message. C’était l’action 2.

Action 3 – Mise en œuvre fiable de mesures de prévention des infections dans les magasins et les lieux de travail

Contexte

Les clusters continuent à apparaître sur le lieu de travail, malgré l’existence de directives spécifiques à chaque industrie (ce que le gouvernement français appelle protocole sanitaire).

Il apparait encore des clusters dans de succursales, des restaurants etc. Tout le monde le sait. Cela ne se passe pas seulement dans les villes mais aussi en zone rurale. Et nous savons qu’ils se propagent dans les environs.

Actions précises

  1. Les entreprises ont besoin d’évaluer où se trouvent les « 5 situations » qui augmentent les risques d’infection dans leur magasin ou lieu de travail etc. Nous connaissons tous ces 5 situations. Les entreprises ont besoin de regarder en détail quels sont les lieux qui y correspondent. Il ne suffit pas de prendre des directives. Il faut regarder sur le terrain ce que cela signifie.

Dans quel endroit, dans quelle situation ? Où se trouvent les endroits où les gens se reposent? Où se trouve les fumoirs ? Ou les « after 5 » ?

Elles doivent réfléchir plus avant sur la façon de s’organiser. Pendant ce processus, il sera important de coordonner les efforts avec les quartiers commerçants et les gouvernements locaux.

En outre, il va falloir encore plus améliorer l’efficacité des directives spécifiques à chaque industrie en se basant sur les expériences et les nouvelles connaissances.

  1. Le deuxième point a été abordé par le ministre Nishimura pendant sa conférence de presse. C’est aussi une demande du gouverneur de Hokkaido. À Hokkaido, il fait froid, et il est difficile d’aérer. La question est de savoir comment faire. En été etc., c’est facile. Mais en hiver, on ferme les fenêtres. L’aération est vraiment insuffisante. Et comme il fait froid, tout le monde souhaite rester à l’intérieur. Mais dans ce cas, comment empêcher que les gens se contaminent mutuellement ?

Sur ce point, nous pensons qu’il faut des indicateurs précis. Par exemple, dans les restaurants, on peut vérifier la composition du CO2. Cela permet de savoir quand aérer. Et dès que le niveau remonte, il fait froid dehors, mais on peut remplacer l’air. Il n’est pas nécessaire d’ouvrir en grand. Et on monte un peu la température dans ce cas. Il y a à mon avis beaucoup de façons de faire.

Là aussi, nous allons insister pour que le gouvernement consulte toutes sortes d’experts dans ce sens.

Action 4 – Renforcement des mesures concernant la reprise des déplacements internationaux

Contexte

Les échanges internationaux reprenant progressivement, il faut que les mesures de prévention dans chaque région soient en synchronisation avec les mesures aux frontières. C’est normal.

En outre, il faut pouvoir parler plusieurs langues pour le suivi sanitaire par les hokenjos (centres de santé publique) une fois que les étrangers rentrent dans le pays. Cela est extrêmement difficile à faire de manière individuelle dans chaque hokenjo. Pour les petits hokenjos, si c’est en anglais, cela pourrait encore passer. Mais si ce sont des langues qui ne sont pas beaucoup utilisées, il est assez difficile de les traduire.

Lorsque le nombre de personnes à suivre va augmenter, cela va représenter une charge administrative particulièrement lourde, et cela risque d’entraver la bonne marche des services sanitaires de chaque hokenjo.

En outre, si le nombre de personnes de cas importés augmente, le nombre de lits nécessaires augmentera.

Actions précises

Pour ce qui est des actions, nous avons écrit trois mesures principales.

  1. Pour coordonner les mesures aux frontières et les mesures régionales contre le virus, l’État doit
    • ① organiser et publier rapidement les informations concernant le nombre de personnes qui effectuent une quatorzaine par pays / région, le nombre de personnes testées, et le nombre de personnes qui se sont trouvées être positives. Ces informations doivent être proprement compilées et triées systématiquement et publiées. Je suppose que ces informations existent déjà. Il est particulièrement important de les compiler, et de les publier.
    • ② fournir rapidement les informations de la quarantaine aux gouvernements locaux. Les gouvernements locaux ont besoin de savoir ce qui se passe dans leur province, et il peut arriver que des étrangers aillent à l’étranger, et il est important de connaître ces informations.
  2. L’État doit envisager dès maintenant un mécanisme qui puisse aider les gouvernements locaux à suivre l’état de santé des étrangers qui arrivent au Japon. C’est quelque chose que les gouvernements locaux ne peuvent pas faire seuls. L’État doit mettre rapidement en place une aide. De même, il est essentiel de fournir, en plusieurs langues, les informations de base concernant le suivi de la santé pendant le passage à la quarantaine.
  3. En outre, il est nécessaire de renforcer l’aide aux établissements médicaux qui acceptent des ressortissants étrangers.

Action 5 : Promouvoir l’analyse génétique pour vérifier l’efficacité des mesures contre le virus

Contexte

L’examen de la séquence génique du virus est efficace pour rechercher l’origine de l’infection dans les régions où on ne voit plus de signes de propagation du virus. De nombreux cas d’infection sont inexpliqués dans certaines régions. En outre, récemment, on trouve des clusters parmi les communautés étrangères dans de nombreuses préfectures. On a pu confirmer qu’une partie était liée à des déplacements dans le pays. Mais pour beaucoup d’autres, on ne connait pas l’origine.

Actions détaillées

  • L’examen de la séquence génique d’un virus est efficace non seulement pour clarifier l’origine des clusters mais aussi pour vérifier l’efficacité des mesures contre le virus.
  • Pour cette raison, nous recommandons ① d’envoyer régulièrement les échantillons à l’Institut National des Maladies Infectieuses 国立感染症研究所 par le biais des centres régionaux de recherche en santé publique. Autrement, il faudrait que ② l’analyse des séquences géniques devraient être analysées par centres régionaux de recherche en santé publique avant de partager les résultats à l’Institut National des Maladies Infectieuses. En plus de cela, ③ les centres devraient partager à ce moment-là les informations épidémiologiques recueillies sur le terrain. Si on ne le fait pas, il sera difficile de faire quelque chose.

Pour terminer

Pour terminer, naturellement, si on n’agit pas sur ces 5 points, même si le virus semble se propager lentement, il risque soudain de croître extrêmement rapidement. Je pense que cela est très possible. En plus de ces 5 actions, le comité des experts recommande les points suivants :

  • Répartir les vacances de fin et début d’année dans le temps
  • Promouvoir les voyages en petits groupes
  • Renforcer le fonctionnement des hokenjos et du système de fourniture de soins médicaux.

Aujourd’hui, il s’agit de recommandations urgentes et donc nous n’avons pas développé ce point. Mais ces actions sont évidemment normales. Il est essentiel qu’elles soient encore plus promues.

Enfin, pour terminer.

  • Même si on met en œuvre ces 5 actions, si l’État ou un gouvernement local évalue que le stade 3, tel qu’il a été défini et annoncé pendant la 5ème réunion du comité des experts (le 7 août 2020), est dépassé, il sera nécessaire de prendre des mesures fortes qui nécessitent certaines restrictions sur les activités socio-économique. Pour le moment, nous ne le faisons pas encore. C’est pour éviter une telle situation que nous avons besoin que la population dans son entier applique ces mesures, y compris toutes les mesures que je viens d’expliquer, et le risk-communication.

Il s’agissait d’explications rapides qui représentent le contenu de nos recommandations urgentes.

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