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2020-12-03 Osaka – Annonce d’un état d’urgence médicale

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Cette conférence fait suite à la conférence de monitoring d’Osaka. Pendant la conférence, le gouverneur Yoshimura explique et demande à chacun d’aider à contenir le virus jusqu’au 15 décembre 2020.

Gouverneur Yoshimura

Déclaration d’urgence médicale

Nous commençons par mon discours. Je déclare un « état d’urgence pour le système médical ». Le signal d’alerte passe au rouge selon le modèle d’analyse d’Osaka. Le taux d’occupation des lits a atteint un seuil particulièrement difficile à gérer. Un taux d’occupation de 70% est un critère de déclaration. Nous n’y sommes pas encore arrivés. Cependant, le système médical est vraiment en difficulté. On pourrait penser que la progression du virus (le pic) est dépassé en termes de nombre de nouveaux cas. Cependant, ce n’est que plus tard qu’il y aura des cas plus graves.

C’est pourquoi nous devons nous s’attendre à ce qu’à partir de maintenant, le nombre d’aggravations des cas augmente. Nous en sommes certains. C’est pour cela que nous avons déterminé que nous sommes dans une situation équivalente à un taux d’occupation des lits de 70%.

Nous avons décidé de mettre ce signe rouge pour les médecins qui se trouvent sur le terrain aux premières loges et qui travaillent continuellement dans des conditions aussi difficiles.

Appel à éviter les sorties inutiles et non urgentes

Je demande donc à l’ensemble de la population de la préfecture d’éviter tout déplacement inutile et non urgent à compter d’aujourd’hui jusqu’au 15 décembre 2020. Cela représente 2 petites semaines, pendant lesquelles je demande à chacun d’éviter de sortir dans la mesure du possible.

Osaka a lancé une alerte rouge. Nous espérons pouvoir limiter le nombre de cas graves pendant ces deux semaines. Nous sommes conscients que ce nombre ne va pas baisser de manière rapide. Cependant, si nous ne limitons pas le nombre de cas positifs sur toute la préfecture, nous n’arriverons pas à faire baisser le nombre de cas graves.

Pendant que nous étions en train d’évaluer les conditions de tension sur le système médical, certains se sont demandés s’il était vraiment utile d’en arriver là, mais en ce qui concerne les sorties, il nous semble important de demander de les éviter dans la mesure du possible.

Dans le futur, si le virus continue à se propager encore plus, le nombre de cas plus grave augmentera et nous risquons d’arriver au stade 4 du niveau infectieux selon les normes de l’État. Dans ce cas, il y a un risque très élevé que l’on ait besoin de déclarer un état d’urgence général. C’est pour éviter cette situation qu’Osaka a lancé cette alerte rouge. Nous espérons arriver à contenir tant bien que mal le virus à ce stade, et à préserver des vies. Nous vous demandons donc de ralentir les activités jusqu’au 15 décembre.

Statistiques du 4 décembre

Avant de terminer, aujourd’hui, nous enregistrons 386 nouveaux cas. Nous avons effectué 4675 examens de dépistage. Le taux de positivité était de 8,3%. 136 sont dans un état grave, auxquels nous venons de rajouter 5 nouveaux cas.

Questions de la presse

Pourquoi une demande de s’abstenir de sortir si possible ?

Q : Au départ nous nous attendions à des mesures moins fortes qu’une demande de limiter les sorties. Pouvez-vous expliquer pourquoi ? Ensuite, vous avez utilisé le terme « dans la mesure du possible », associé à un état d’urgence. Pouvez-vous expliquer ce que vous voulez dire ?

D’abord, je me suis bien entendu reposé sur les critères pour décider du niveau d’alerte rouge. Toutefois, si on se base sur nos connaissances accumulées jusqu’à présent, et sur la situation infectieuse, à moins de contenir cette propagation et le nombre de nouveaux cas, il ne sera pas possible de limiter le nombre d’aggravations des cas, car les aggravations arrivent plus tard. C’est pour cela que nous avons déterminé qu’il faut limiter les mouvements jusqu’au 15 décembre.

Je pense même maintenant que les déplacements à l’intérieur de la préfecture ne font ni baisser ni augmenter de manière dramatique le nombre de cas. Les réductions d’horaires pour les quartiers de divertissement de Kita-ku et Chuo-ku continuent bien entendu, mais en plus de cela, nous demandons à l’ensemble de la population de la préfecture d’éviter de sortir si ce n’est ni urgent ni utile.

En quoi cela diffère-t-il d’une déclaration d’urgence générale ?

Pour répondre à votre deuxième question, nous demandons quelque chose d’un peu différent par rapport à la déclaration de l’état d’urgence.

Pendant une déclaration de l’état d’urgence, on demande aux gens d’éviter de sortir sauf pour ce qui est important de faire pour le maintien de la vie. Les entreprises sont aussi limitées dans ce qu’elles peuvent faire, et seules celles qui soutiennent la vie peuvent travailler. C’est ce qui s’est passé pendant la déclaration de l’état d’urgence en avril.

Dans la situation présente, je pense que nous sommes à 1 ou 2 étapes avant ce stade. Cependant, pour éviter que nous en arrivions à ce genre de situation, nous demandons à chacun d’éviter, dans la mesure du possible de sortir quand cela n’est ni nécessaire ni urgent.

Quand je dis « dans la mesure du possible », cela veut dire « il faut se demander si la sortie est nécessaire ». Selon les gens et les entreprises, c’est une décision qui peut varier. Dans ce cas, il n’y a pas de modèle qui signifie « dans tel cas, on peut, et dans d’autres on ne peut pas » comme cela serait le cas pendant une déclaration générale de l’état d’urgence.

Je laisse chaque personne de la préfecture décider d’elle-même ce qu’il convient de faire. Néanmoins, dans la mesure du possible, pour chaque activité, il convient de se demander si on peut attendre pour faire une sortie ou pas, et si c’est vraiment urgent. C’est pour cela que nous ajoutons l’expression « dans la mesure du possible ».

Cela veut-il dire que la situation n’est pas encore grave ?

Q : Jusqu’à présent, nous avons reçu une demande ferme de ne pas sortir associé à une déclaration de l’état d’urgence. Voulez-vous dire que nous ne sommes pas encore dans une situation aussi dramatique ?

Je pense que c’est un des aspects. Ensuite, Osaka d’un point de vue des ressources, si je déclare une urgence générale et affiche le drapeau rouge, il est évident que cela va avoir des conséquences sur le monde socio-économique. Je souhaite bien entendu soutenir tout cela, mais du point de vue des ressources de la préfecture, cela sera difficile à soutenir financièrement. Je vous le dis franchement. Nous ne sommes pas encore au stade d’une déclaration générale de l’état d’urgence.

C’est pourquoi… Je pense qu’il y aura des gens qui sortiront pour manger et aller boire, et je ne leur dis pas de ne pas le faire. Toutefois, s’ils le peuvent, quand ils réfléchissent à la situation actuelle, je souhaite qu’ils évitent un peu de sortir. Je demande à chacun, pour l’ensemble de la population, de limiter un peu ces sorties.

De cette manière, nous devrions pouvoir limiter la taille du pic d’infections. Ensuite, selon moi, une des principales raisons pour cette décision tient à l’existence de difficultés pour le système médical. En particulier, le nombre de patients dans un état grave est particulièrement important. Il est largement supérieur à celui de Tokyo. La définition des normes est différente entre Osaka et Tokyo, mais il n’y a aucun doute qu’il y en a plus. On ne peut pas vraiment comparer parce que la façon de calculer est différente. Néanmoins, quand on regarde l’occupation des lits, le système hospitalier est sans aucun doute sous pression.

Les médecins et infirmiers sur le terrain et aux premières loges doivent travailler dans des conditions vraiment difficiles. Quand on pense à leur situation, il semble évident que c’est le moment de passer au stade rouge.

Il n’est pas demandé de restreindre la fréquentation des écoles. Qu’en est-il des garderies et jardins d’enfants ?

NdT : Pendant la séance de monitoring d’Osaka, les experts ont expliqué qu’ils ne demandaient pas de diviser les cours ou de les faire à domicile. En revanche, ils demandent d’éviter les activités à haut risque telles que l’apprentissage de certains instruments de musique, etc.

Q : À l’étranger, de nombreux pays ont décidé de restreindre la fréquentation des écoles. Ne prévoyez-vous pas de faire quelque chose de similaire pour les jardins d’enfants et services de jour ?

Il faut séparer cela. Nous avons accumulé des connaissances sur ce sujet des enfants en bas âge. Les enfants du primaire et début de secondaire, de moins de 8 ans environ, pour ces élèves, le risque n’est pas nul (1), mais nous n’enregistrons aucune aggravation et aucun décès. Ensuite, les clusters se sont propagés dans les écoles après que des parents aient été infectés.

Dans la plupart des cas, les enfants se font infecter par leurs parents. Donc, sur cette base, nous ne considérons pas qu’il faille interrompre le processus éducatif et de garderie.

Concernant le nouveau coronavirus, au début, moi aussi je doutais de cela. Maintenant, nous avons accumulé beaucoup de preuves et connaissances, et nous savons que c’est ce genre de virus. Donc il n’y a pas à arrêter ce genre d’activité.

Que signifie la déclaration de l’état d’urgence médicale

Q : Que signifie la déclaration de l’état d’urgence médicale, de manière plus précise ? Pouvez-vous expliquer la différence concernant l’alerte rouge ?

L’alerte signifie que nous souhaitons garantir la continuité des soins. C’est le contenu principal de mon message. Ensuite, si vous me demandez pourquoi j’ai pris cette décision… Cette fois, j’ai pris ma décision parce que le système de soins est en situation d’urgence, et il faut le faire savoir.

Nous avons défini une alerte rouge selon le modèle de la préfecture d’Osaka. Cela n’a pas changé le type d’urgence. Ce stade a ce type de caractéristiques, et il faut le faire savoir à la population de la préfecture.

Les cas s’aggravent bien plus tard

Ensuite, si on me demande si nous sommes sur une progression explosive de cas, les avis divergent. Selon les experts, et ce sont les experts d’Osaka qui le disent, nous sommes dans une situation qui ne permet pas de faire des erreurs, mais ils évaluent que nous avons assez bien limité la propagation du virus. Pour ma part, je fais la même évaluation.

Ce que nous ne savons pas, c’est si la courbe est horizontale ou risque d’augmenter de nouveau. Et même si elle pourrait redescendre.

Dans tous les cas, nous n’avons aucun doute que le nombre de cas graves va augmenter à partir de maintenant. Par expérience, le nombre de personnes hospitalisées après que le nombre de nouveaux cas ait atteint un pic a tendance à continuer à augmenter pendant deux semaines. Dans ce cas, les lits pour les personnes dans un état grave seront particulièrement pleins. C’est ce qui met le système médical en situation d’urgence.

Plutôt qu’une propagation explosive des cas en ce moment, c’est surtout une situation d’urgence pour le système médical de soins.

Ensuite, comme nous définissons une alerte rouge sur le modèle d’Osaka, nous allons allumer la ville en rouge à partir de 20:00, pour faire savoir à la population que nous sommes en alerte rouge. Nous remercions chaque habitant pour leur participation à l’effort.

Personne ne souhaite allumer l’alerte rouge, y compris moi. Néanmoins, si on pense à la situation d’urgence médicale, il faut afficher une alerte rouge. Il faut le faire pour le personnel médical qui nous aide et pour lequel ce n’est pas facile. C’est une façon aussi de montrer que nous les remercions.

Je souhaite arriver d’une manière ou l’autre à contenir cette poussée de cas. Merci à tous pour votre participation à cet effort.

Pourquoi demander d’éviter de sortir si le risque de contamination est faible quand on sort ?

Q : Ma question concerne le terme « éviter de sortir ». Jusqu’à présent, vous nous avez répété que le risque d’infection quand on sort est faible. Donc, comment doit-on comprendre la demande d’éviter de sortir dans ce cadre ?

Même aujourd’hui, le déplacement en soi ne présente pas de risque de propager le virus. Le risque de contagion est surtout lié au comportement une fois arrivé à destination. Cela n’a toujours pas changé. Par exemple, si on va dans un parc où personne ne se trouve, on n’est pas en contact avec les gens, et le virus ne se propagera pas. Je ne pense pas que le virus se propage beaucoup juste en raison du déplacement.

Le problème est que les déplacements sont associés à des comportements. Si on va manger dehors, on rencontre plus de gens. Si on se rend sur son lieu de travail, on se trouve avec des gens à un moment ou l’autre. C’est pendant ces comportements qu’il faut faire attention.

Les gens ont besoin d’aller au travail ou étudier, et pour cela on peut sortir. Cependant, si on peut faire en sorte de ne pas sortir, par exemple pour des repas de fête, etc., je le demande avec regret, mais je souhaite que les gens limitent les occasions d’avoir des contacts physiques.

Plutôt que la sortie, c’est un problème de comportement à destination

Q : Vous mentionnez qu’il faut limiter les sorties et réfléchir à son comportement quand on arrive quelque part.

Dans le cas où on sort. Mon message est que si on sort, on est naturellement susceptible de rencontrer des gens (être près d’eux). Dans la situation présente, nous demandons, dans la mesure du possible, de limiter les sorties inutiles et non urgentes.

Les gens ont des obligations, et nous ne les forçons pas à les annuler puisque ce n’est pas une déclaration générale de l’état d’urgence. Cependant, dans ce cas, ils rencontrent d’autres personnes. Aussi je leur demande d’appliquer toutes les mesures de prévention.

Une chance jusqu’au 15 décembre, pour éviter des conséquences socio-économiques

Q : Il me semblait que quand on demandait de s’abstenir de sortir, on demandait de ne pas se rendre dans certains endroits. Comment le comprendre ?

(NdT : le journaliste était difficile à comprendre, et le gouverneur aussi a peiné pour comprendre la question)

Comme vous le savez, certains patients sont dans un état grave. Les hôpitaux sont surchargés de travail en ce qui concerne les hospitalisations. Le système médical est en situation difficile. C’est pendant que nous pouvons encore faire quelque chose qu’il faut éviter de créer une situation dans laquelle on ne pourra plus les aider.

Ensuite, si jamais le virus continue à se propager de manière importante, l’économie risque d’en souffrir énormément. Il faut éviter d’aller au delà de cette déclaration de l’état d’urgence médicale, et faire ce que nous pouvons. Nous nous sommes donnés jusqu’au 15 décembre pour contenir ce virus. Après cette date, (si nous n’y arrivons pas) il se peut que les conséquences sur notre société soit inévitables. Je souhaite faire le plus rapidement possible pour les limiter.

Les primes de coopération seront-elles toujours les mêmes pour ces 4 jours supplémentaires ?

Q : Vous aviez décidé d’augmenter le montant de la prime de coopération à 500 000 yens. Peut-on espérer qu’elle continuera ?

Cette prime concerne les établissements de restauration des quartiers de divertissements qui ont reçu une demande d’interruption du travail. Cela est lié aux interruptions de travail. Cette mesure commence à montrer des résultats positifs. Nous avions demandé la coopération de Kita-ku et Chûo-ku. Nous avions au départ demandé une interruption de 15 jours jusqu’au 11 décembre. La préfecture verse d’une prime de base de 30 000 yens par jour. La ville d’Osaka a décidé d’y ajouter 20 000 yens.

En réunion, nous en avons parlé, et avons décidé d’étendre la date jusqu’au 15 décembre. J’ai demandé une prolongation de ces mesures pour 4 jours. Les règles de base restent, mais la date de fin des mesures passe au 15 décembre. J’en ai parlé avec le maire Matsue (d’Osaka). C’est donc quelque chose qui se fera surement.

Pourquoi le nombre de cas continue-t-il à augmenter ?

Q : dans une question précédente, vous avez dit que l’on arrivait à contenir la propagation explosive du nombre de cas. En même temps, aujourd’hui, nous avons plus de 300 cas. Je pense que cette tendance continue. À quoi attribuez-vous les principales raisons de la continuation de cette situation ?

Je pense que ce sont les occasions de rencontres. Le virus se propage pendant toutes sortes de rencontres. Si on catégorise celles-ci,

  • Le nombre de personnes infectées vivant dans la ville d’Osaka est au moins deux fois plus que celui des gens qui n’y vivent pas. Donc je pense que le centre-ville d’Osaka est une région où le virus peut se propager facilement. C’est un problème d’encombrement.
  • Ensuite, à l’origine, la ville d’Osaka est assez petite. Les habitants de la préfecture se rendent en ville dans la journée, y déjeune puis rentrent. Je pense que c’est un comportement que l’on voit beaucoup. Cela peut donc être un facteur.
  • Le centre d’Osaka se caractérise par les quartiers de divertissement. Les gens s’y rassemblent beaucoup. Et c’est dans ce genre d’endroit que le virus se propage.

Aussi, dans la situation présente, nous demandons à l’ensemble de la population d’éviter les rencontres en présentiel. Sinon, nous risquons d’avoir plus que 300, et comme à un moment nous en avions eu 490 cas. Il me semble que nous n’en avions pas eu 500. C’est vraiment une possibilité dans le futur. Donc, si nous réduisons les occasions de rencontrer des gens, nous restons dans la tranche des 300 cas. Du point de vue des fournitures de soins, ce nombre est élevé, et il faut faire notre possible pour que cela ne monte pas plus haut. La progression à la hausse s’est un peu atténuée, mais avec la demande d’aujourd’hui, j’espère accélérer la tendance à la baisse.

Nous parlons du futur, et nous ne savons vraiment pas ce qui va se passer. Cependant, si nous obtenons la coopération de la population, je pense que nous pourrions nous en sortir.

Que doivent faire les universités et les entreprises ?

Q : Je souhaite vérifier deux choses avec vous. Pour faire suite aux demandes d’aujourd’hui, que va-t-il se passer pour les universités et les entreprises ? Que veut dire s’abstenir de sortir si ce n’est ni urgent ni nécessaire quand on est étudiant ou travailleur ? Demandez-vous aussi de faire les cours en ligne, et du télétravail, etc. ?

Comme je l’ai écrit, les entreprises qui peuvent faire du télétravail sont invitées à le faire dans la mesure du possible. Pour les universités, nous avons demandé d’éviter les sorties inutiles et non urgentes. Dans ces endroits, le virus se propage surtout dans les dortoirs et lors d’activités parascolaires. Donc je demande d’y appliquer systématiquement les mesures de prévention du virus.

Pour les études, je laisse la décision aux universités.

Pourquoi ne pas élargir la zone de demandes de fermetures temporaires ?

Q : La préfecture demande de réduire les horaires de travail dans les quartiers de Kita Ku et Chûo ku. Cette fois, la date de fin a été prolongée, mais la zone concernée n’a pas changé. Comment avez-vous décidé de ne pas étendre les régions concernées ?

Les quartiers de Kita Ku et Chûo ku sont des quartiers centres de divertissements. Ces quartiers représentent la moitié des 50 000 établissements d’Osaka, soit 25 000 magasins. La moitié des établissements se rassemblent dans deux districts. Nous mettons l’accent sur ce point, et sur le fait que le virus s’y propage. C’est pour cela que nous prenons cette décision.

Q : Une question en relation avec cela. Il y a des primes de coopération pour les quartiers de Kita ku et de Chûo ku. Si ces entreprises réduisent leurs horaires, elles reçoivent de l’argent. Cette fois, comme on demande aux personnes de ne pas sortir de chez soi si cela n’est ni utile ni nécessaire, ne faudrait-il pas aussi verser une prime de coopération aux établissements de restauration hors de ces deux quartiers de divertissement ?

Comme je l’ai dit tout à l’heure, Kita ku et Chûo ku sont des quartiers de divertissement. Le virus s’y propage plus facilement quand ces établissements sont ouverts. Quand on regarde l’ensemble d’Osaka, il ne fait aucun doute que Kita ku et Chûo ku sont différents. C’est pourquoi nous y avons demandé des restrictions d’horaires, jusqu’au 15 décembre.

Pour les autres régions, je pense qu’il y a des conséquences pour toutes les régions en dehors de ces deux quartiers, mais Osaka ne peut pas financièrement apporter une aide financière à tous. C’est une décision que l’on ne peut pas prendre et c’est pour cela que nous demandons à chacun de participer à l’effort jusqu’au 15 décembre.

Le timing pour cette déclaration de l’état d’urgence médicale

Q : Concernant le timing pour prendre cette décision aujourd’hui, pouvez-vous nous expliquer ce qui vous y a poussé ? Pensez-vous que c’est le bon moment, ou que vous auriez dû la prendre plus tôt ?

Le modèle de suivi du virus fixe depuis le début un taux d’occupation des lits à 70%. Une fois que l’on dépasse les 70%, il faut l’appliquer. De ce point de vue, nous agissons avant d’y être. C’est parce que nous avons décidé qu’il fallait agir avant. Les explications, je viens de vous les donner. L’utilisation des lits a augmenté, depuis quelques jours, de 10% ou plus par jour. En seulement 3-4 jours, nous avons eu une augmentation de 10%

Ensuite, le nombre de nouveaux cas positifs est dans les tranches hautes de plus 300 cas. De plus, cette fois-ci, même si nous arrivons en reverser la courbe, le nombre de cas graves va augmenter avec un décalage. Nous le savons par expérience, et il faut donc s’attendre à une augmentation avec le même taux.

Par ailleurs, selon les documents que j’ai reçus concernant les cas en état grave, les médecins, infirmiers et le personnel hospitalier fait vraiment tout son possible pour sauver des vies dans des conditions vraiment difficiles. Quand je réfléchis à la tension sur le système de soins, je pense qu’il est temps de marquer un arrêt, même s’il y a une activité économique.

C’est la base de ce qu’il faut penser.

Ensuite, en moi, hier, je me souviens d’avoir constaté que nous avons atteint le troisième plus grand nombre de cas. La courbe ne monte pas brusquement, mais comme il est élevé, cela va prendre du temps pour la faire redescendre. Donc, quand j’ai réfléchi au système de soins, s’il faut faire tomber les chiffres jusqu’à un certain niveau, il faut agir rapidement, afin de limiter les conséquences socio-économiques. C’est comme cela que j’ai pris ma décision. Après, c’est pendant les discussions d’hier soir que j’ai consolidé ma façon de penser.

Je ne peux pas prendre seul cette décision. Je dois obtenir l’avis des experts et d’autres membres du comité.

En mars, il n’était pas question de limiter les libertés individuelles, et pourtant, aujourd’hui…

Q : Vous avez parlé de s’abstenir dans la mesure du possible. On ne peut pas forcer les gens à ne pas suivre ces instructions s’ils ne le peuvent pas. Ce que vous voulez donc dire c’est qu’il faut s’abstenir de sortir en fonction de sa situation, je suppose. Selon les mesures qui se basent sur l’article 24-9 de la loi spéciale, y compris concernant les abstentions de sortir de chez soi, au mois de mars, Osaka avait demandé aux gens d’éviter de s’abstenir tout déplacement de et vers la préfecture. Vous aviez dit à un moment, que dans un contexte sans déclaration de l’état d’urgence, il fallait limiter le plus possible les restrictions de déplacement, et que vous aviez pris les mesures qui étaient de votre compétence et que c’était pour cela que vous les limitiez pour la préfecture de Hyogo seulement. À l’époque, vous aviez dit qu’il ne fallait pas demander aux gens de limiter leurs sorties à ce qui est utile ou nécessaire avant de déclarer un état d’urgence. Pourtant, cette fois, vous dites que nous ne sommes pas au stade d’une déclaration de l’état d’urgence générale. Je trouve que cela n’est pas cohérent. Pouvez-vous expliquer de nouveau ?

Dans le cadre de la loi spéciale, article 24-9, les éléments qui y mènent s’y accumulent. La déclaration de l’état d’urgence se fait dans le cadre de l’article 24-9. Toutefois, en ce qui concerne la limitation de la liberté individuelle, je ne fais que demander de limiter, si possible, les sorties, et les personnes ne sont pas obligées de suivre ces recommandations si elles ne sont pas d’accord. Donc il s’agit d’une demande qui respecte les limites de la loi spéciale, article 24,9.

Que veut dire « effondrement du système médical

Q : Concernant l’effondrement du système médical, le 24 novembre, lors de la dernière séance du comité de lutte contre le nouveau coronavirus, il y a eu des questions sur ce que voulait dire « effondrement du système médical ». Vous avez dit qu’il s’agissait d’un environnement où les gens qui devraient recevoir un traitement approprié ne le peuvent pas. En d’autres termes, vous aviez cité l’exemple des queues dans les établissements médicaux en Europe. Il y a une grande différence entre les gens qui font la queue pour un traitement et recevoir un traitement approprié, et cela montre vraiment que les gens attendent un traitement. Je pense qu’il ne faut pas d’ambigüité concernant cette définition. Donc je pose la question encore une fois. Si les gens ne peuvent plus recevoir de traitement, même si les patients ne font pas la queue dans les hôpitaux, pourrons-nous parler d’effondrement du système ? Doit-on comprendre que pour le moment nous ne sommes pas encore dans cette situation ?

Me posez-vous la question de la définition de l’effondrement du système de soins ?

S’il existe une définition, il suffit de la voir, mais comme nous n’en avons pas, je vous demande de définir ce terme.

J’ai compris.

Ce que je considère « effondrement du système médical », à mon sens, arrive quand une personne devrait, « normalement, recevoir un traitement auquel elle a droit, pour sauver sa vie, et elle ne peut pas le recevoir ». En temps normal, ce traitement sauverait sa vie, mais quand elle ne peut pas recevoir ce traitement, on ne peut pas sauver sa vie. Par exemple en Europe, les gens font la queue devant les services d’urgence, mais ne peuvent pas recevoir de traitement, et des personnes finissent par décéder. C’est ma compréhension de ce qui se passe quand le système de soins s’effondre.

Concernant l’effondrement du système de soins, les avis sont partagés. Je ne pense pas que cela soit l’endroit pour en parler.

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