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2021-03-18 Q&R au Premier ministre Suga et aux experts

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Conférence de presse du Premier Ministre Suga après sa décision de lever l’état d’urgence le 21 mars au soir. Cette partie traduit les questions de la presse et les réponses du Premier ministre et du Dr. Omi. Le discours a déjà été traduit dans ce document : 2021-03-18 Premier ministre Suga (levée de l’état d’urgence). Ce Q&R répond à plusieurs questions dont celles sur les JO, les impôts dans le futur et les mesures pour le futur.

Infos Locales au Japon omet volontairement les questions qui ne sont pas directement liées à la gestion de la COVID et de ses conséquences.

Questions de la presse

Question 1

Q : Monsieur le Premier Ministre, je souhaite vous poser les questions suivantes. Vous aviez donné l’exemple de l’accélération et des freins concernant les mesures contre le coronavirus. Néanmoins, certains se plaignent que les décisions d’arrêter la campagne Go To et d’émettre la deuxième déclaration de l’état d’urgence arrivaient trop tard.

Ensuite, si, dans le futur, le virus se propage après la levée, pourrez-vous, en tant que Premier ministre, appuyer avec discernement et avec flexibilité sur l’accélérateur ou les freins ? Prévoyez-vous d’assumer votre responsabilité si vous ne le pouvez pas et si la situation se dégrade ?

Ensuite, je pense que vous avez accumulé de nombreuses expériences, et de formations jusqu’à présent. Comment, plus précisément, prévoyez-vous de les utiliser, dans le futur, pour les mesures contre les infections ? Ce sont mes questions.

Le gouvernement pourra-t-il agir vite si la situation se dégrade après la levée de l’état d’urgence ?

Premier Ministre Suga

D’abord, depuis que j’ai été nommé Premier ministre en septembre, j’ai jusqu’à ce jour, œuvre avec une forte détermination pour protéger la vie et les moyens de subsistance de toute la population. Je prends quotidiennement connaissance de la situation infectieuse, et tout en prenant conseil auprès des experts, j’ai aussi examiné les conséquences des mesures, y compris sur les moyens de subsistance et les modes de vie de la population.

C’est dans ce cadre que j’ai défini des mesures et pris les décisions nécessaires telles que la suspension de la campagne Go To et la déclaration de l’état d’urgence. La prévention des infections qui se base sur la déclaration de l’état d’urgence concentrait les efforts autour de la réduction des horaires d’ouverture des établissements de restauration. C’est ce que l’on appelle des mesures ciblées, qui ont permis, par exemple, de faire baisser le nombre de nouveaux cas d’infection de plus de 80%. Je pense que l’efficacité en a été clairement prouvée. En revanche, je prends au sérieux le fait qu’alors que le virus se propageait rapidement, nous avons manqué d’hôtels pour les cas bénins et de lits d’hôpitaux pour les patients COVID, etc.

Je souhaite construire sur les expériences acquises jusqu’à présent. C’est pourquoi, en même temps que cette levée de la déclaration, nous allons mettre en œuvre les mesures globales qui se basent sur les 5 piliers dont je parlais, pour aussi empêcher la reprise de la propagation du virus. Je souhaite que le gouvernement et les gouvernements locaux collaborent pour étouffer le plus tôt possible toute propagation des infections.

Question 2

Q : Je souhaiterais poser une question à monsieur le Premier Ministre et au Dr. Omi.

Dr. Omi, lors d’une conférence de presse, il y a deux semaines, vous avez dit qu’il fallait appliquer avec attention, pendant ces deux semaines, les mesures de prévention et le renforcement du système pour éviter un rebond. Néanmoins, le nombre de nouveaux cas d’infection vient encore une fois de commencer à augmenter. Pensez-vous que ces deux semaines ont permis des mesures de prévention et un renforcement suffisant du système ?

Ensuite, ma question à monsieur le Premier Ministre est la suivante. Pourrait-il y avoir une troisième déclaration de l’état d’urgence si le virus se propage de nouveau, et dans ce cas, quelles seront les conséquences sur la tenue des Jeux Olympiques, symboles de la victoire sur le coronavirus ? Le Président des États-Unis Joe Biden cherche à un retour à une normalisation de la vie sociale pour le 4 juillet, date de leur Jour de l’Indépendance. Monsieur le Premier Ministre, quel est votre objectif pour revenir à une normalisation ? Merci.

Pourrait-il y avoir une troisième déclaration de l’état d’urgence ?

Premier Ministre Suga

Je réponds d’abord, si vous le voulez bien.

D’abord, nous avons prolongé la déclaration de deux semaines. Cela a eu pour résultat de faire passer, entre autres, le nombre de nouveaux patients infectés et le niveau de tension concernant les lits d’hôpitaux sous les critères pour une levée de l’état d’urgence. Je me suis basé sur ce genre de critères objectifs, et j’ai pris la décision de cette levée en consultant l’avis des experts également.

En outre, pour éviter une reprise de la propagation du virus, je prévois de passer à la mise en pratique des 5 mesures globales dont j’ai parlé tout à l’heure.

Quoi qu’il en soit, pour ne pas avoir à de nouveau déclarer un état d’urgence, je pense qu’il est de mon devoir de m’assurer du bon fonctionnement de solutions comme ces 5 mesures.

Ensuite, il a été pointé que les vaccinations sont efficaces pour empêcher l’apparition des symptômes et leur aggravation. Je pense que cela est extrêmement important si nous voulons vraiment empêcher la propagation du virus.

Parce que nous contrôlerons ainsi chaque propagation du virus de cette manière, le président du CIO (Comité international olympique), M. Bach, a proposé aux comités d’organisation du monde entier d’organiser les Jeux olympiques et les préparatifs sont en cours. Le fait est que les préparatifs avancent bien, maintenant. Je souhaite soutenir fermement la tenue d’un tel événement.

Ce prolongement de l’état d’urgence de deux semaines a-t-il vraiment été utile ?

Dr. Omi

Je réponds à votre question de savoir si nous avons eu suffisamment de temps pour nous préparer en deux semaines.

Sur ce point, il y avait, à mon avis, plusieurs raisons de prolonger la déclaration de deux semaines. La plus importante était que nous souhaitions prendre ces deux semaines pour préparer des mesures de prévention des rebonds. Nous avions besoin que l’État et les gouvernements locaux préparent diverses mesures à mettre en place.

Nous avions parlé des 7 points d’action.

Bien entendu, les réductions des horaires concernant les repas sont évidemment importantes et devront continuer. Néanmoins, si nous devions résumer le tout, comme le Premier ministre vient de le dire, ces mesures ont pour but d’éviter de jouer aux prolongations comme cela a été le cas jusqu’à présent. Les mesures pour éviter de jouer les prolongations doivent fonctionner comme un disjoncteur. J’ai déjà expliqué qu’il s’agit de faire un monitoring efficace, de faire des enquêtes en profondeur, et de conduire des tests réguliers de dépistage des souches mutantes dans les établissements pour personnes âgées.

Bien sûr, il est vrai que les préparatifs ne sont pas terminés, mais, au moins, plusieurs préfectures ont déjà lancé des campagnes de tests de monitoring. Ensuite, nous préparons également des mesures pour faire des tests de dépistage poussés pour identifier clairement les sources d’infection. Il y a aussi les tests de dépistage du personnel dans les établissements pour personnes âgées. Dans ce sens, même si on ne peut pas dire que nous sommes parfaitement prêts, je pense que l’on peut dire que la préparation dont j’avais parlé est en cours, et je souhaite qu’elle accélère.

Question 3

Je souhaite poser ma question à monsieur le Premier Ministre. Ma question porte sur les vaccinations.

Le Président des États-Unis, M. Biden, a expliqué que si les vaccinations avancent, son pays pourrait se libérer de la contrainte du virus d’ici le 4 juillet. La période de diffusion des vaccins est un des facteurs qui influencent directement la reprise économique de chaque pays.

Monsieur le Premier Ministre, prévoyez-vous d’accélérer le processus de vaccination ? Par exemple, actuellement, seuls les médecins et les infirmiers peuvent inoculer le vaccin. Au contraire, aux États-Unis, les étudiants en médecine peuvent également les faire. Prévoyez-vous d’assouplir ce genre de réglementations ? Qu’en pensez-vous ?

Le processus de vaccination peut-il être accéléré ?

Premier Ministre Suga

D’abord, il a été souligné que ce vaccin est efficace pour empêcher l’apparition des symptômes et pour en prévenir l’aggravation. Je pense vraiment qu’il s’agit d’une clé du contrôle des infections. Le gouvernement souhaite que l’on fournisse le plus rapidement possible, et à toute la population, un vaccin sûr et efficace. Nous sommes en train de faire tout notre possible pour sécuriser l’approvisionnement en vaccins, et pour apporter des aides aux gouvernements locaux, y compris des aides financières. Ensuite, nous prévoyons de sécuriser 100 millions de doses d’ici mi-juin.

De plus, pour répondre à votre question concernant qui devrait faire les inoculations, seuls les médecins et infirmiers peuvent vacciner afin garantir que les vaccinations se passent en toute sécurité. L’autre jour, j’ai rencontré moi-même le président de l’Association des médecins, et il m’a assuré sa coopération totale.

Nous souhaitons faire tout ce que nous pouvons pour anticiper les différentes situations et faciliter le bon déroulement de la campagne de vaccinations à grande échelle.

Sur les inoculations du vaccin, je laisse la parole au Dr. Omi dont c’est l’expertise.

Dr. Omi

Effectivement, cette fois, il s’agit d’un outil indispensable pour contenir ce nouveau coronavirus. Même s’il y a une diversité d’obstacles, l’État fait tout son possible pour aider, et j’espère qu’il arrivera à faire tout son possible pour agir de manière flexible et toucher le plus grand nombre de personnes le plus rapidement possible.

Question 4

Q : Je pose cette question à monsieur le Premier Ministre.

Ma question concerne les appels aux jeunes générations concernant le contrôle des infections. Monsieur le Premier Ministre, tout à l’heure, pendant le Comité directeur de la Chambre des Conseillers de la Diète, vous avez répondu que vous aviez consulté des experts sur la façon de faire passer aux plus jeunes les messages sur le contrôle des infections.

Monsieur le Premier Ministre, jusqu’à présent, pendant vos conférences de presse, etc., vous avez déjà appelé les jeunes générations à coopérer aux mesures de prévention des infections. Je pense qu’il faut reconnaitre que cela ne les a pas suffisamment atteints. C’est une réalité.

Quelles sont, à votre avis, les raisons pour lesquelles les jeunes n’entendent pas votre message ? Je comprends que vous prévoyez des publicités commerciales à partir de maintenant. Dans ce cas, plutôt qu’une simple diffusion d’information, sous quelle forme prévoyez-vous une communication qui touche les jeunes ?

Pourquoi les jeunes ne suivent-ils pas les recommandations pour la prévention ?

Premier Ministre Suga

D’abord, environ 60% des cas d’infection que l’on ne peut pas expliquer touchent des jeunes. Dans ce cas, l’État se doit de faire quelque chose, et de leur faire comprendre qu’il s’agit d’un problème lié à des choses comme la nourriture et la boisson. C’est pourquoi il me semble qu’il y un manque absolu de publicités sur les réseaux sociaux et les autres outils que les jeunes utilisent. En outre, je pense personnellement que l’on n’a pas envoyé assez de messages aux jeunes générations. Je souhaite m’assurer que ces informations leur sont effectivement communiquées.

Question 5

Au sein du LDP (Parti Libéral Démocrate), certains pensent que si la déclaration de l’état d’urgence est complètement levée, monsieur le Premier Ministre Suga pourrait librement dissoudre la Chambre des représentants et ne pas attendre jusqu’à cet automne pour cela. Aujourd’hui, le responsable politique du LDP, M. Shimomura, a fait une nouvelle fois référence à la possibilité d’élections générales après votre visite du premier ministre aux États-Unis le mois prochain.

En revanche, d’autres personnes craignent fortement une quatrième vague et disent que cela ne serait vraiment pas le moment de tenir des élections. Pouvez-vous nous dire, monsieur le Premier Ministre, si vous la levée de la déclaration de l’état d’urgence est liée à une dissolution et des élections générales ?

Ensuite, je voudrais également vous demander si le statut vaccinal, qui a été mentionné précédemment, sera l’un des facteurs de décision en cas de dissolution future.

Y aura-t-il des élections anticipées ?

Premier Ministre Suga

D’abord, pour ce qui est des vaccins, cela concerne avant tout la vie de la population, et pour protéger la santé de tous, il faut qu’ils parviennent à tous au plus tôt. Ensuite, à mon avis, mon rôle est de m’assurer que les mesures contre ce nouveau coronavirus nous permettent de le contenir. Comme je l’ai dit précédemment, il m’appartient de gérer le problème des souches mutantes, des examens dans les établissements pour personnes âgées en appliquant les 5 points que j’ai mentionnés.

Aussi, je ne pense vraiment pas à ce genre de dissolution après ma visite officielle aux États-Unis. En revanche, mon mandat se terminera en septembre, quoi qu’il arrive. Je pense sincèrement que ma responsabilité est avant tout de nous assurer que nous contenions ce virus.

Question 6

Q : Merci pour cette conférence. Merci de travailler sans relâche pour lutter contre ce coronavirus tous les jours.

J’étais sur le terrain pendant l’épidémie de SRAS (Syndrome Respiratoire Aigu Sévère) en 2003. À l’époque, j’avais enquêté sur le terrain pour couvrir les difficultés d’équilibrer une vie économique en même temps que le virus.

Ainsi, on pourrait par exemple distribuer à la population de l’argent sous forme électronique avec une date limite d’utilisation, sans qu’elle l’épargne. D’autant plus que de nombreux magasins coopèrent afin de prévenir ce coronavirus. Indépendamment de la durée, on pourrait attribuer des points pour l’utilisation de ces services.

En d’autres termes, ce serait en quelque sorte un appel à la population et aux jeunes pour qu’ils coopèrent, en échange de points de prévention du coronavirus. Dans ce cas, que cela se fasse par Go To Eat, Go To Travel, ou pour d’autres choses importantes, je pense que l’on pourrait redresser l’économie et motiver les jeunes. Il s’agirait de distribuer de la monnaie électronique et l’équivalent d’éco-points que l’on appellerait points pour les mesures préventives contre le coronavirus.

Ensuite, Dr. Omi, en 2003, j’avais suggéré l’idée d’un bateau hôpital au Japon. Le bateau hôpital. Lorsqu’une infection surviendrait dans l’un des pays, ce navire-hôpital partirait la soigner. Par ailleurs, pensez-vous que le Japon va développer des médicaments pour la gestion de crise, et ces vaccins que l’on considère pouvoir sauver le monde ? C’est quelque chose que l’on ne peut pas faire si on n’y met pas un budget de plusieurs milliers de milliards de yens. Merci de répondre à ces deux questions.

Distribuer des aides sous forme de monnaie électronique

Premier Ministre Suga

D’abord sur le point de la monnaie électronique, je vous remercie pour la proposition de cette idée. Nous n’y avions pas pensé, et c’est à réfléchir.

Journaliste

Merci.

Prévoir un navire-hôpital

Dr. Omi

Vous me demandez ce que je pense si, par exemple, lorsque le nombre de patients augmenterait rapidement, et s’il y avait une tension concernant les lits d’hôpitaux, il serait alors possible de concevoir l’utilisation d’un navire-hôpital.

Dans les faits, à l’heure actuelle, le Ministère de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales est en train de définir les rôle entre les hôpitaux, et comment utiliser les lits d’hôpitaux existants. Il s’est agi d’une forte demande des gouvernements locaux, et il est en train de planifier cela en ce moment même. Je pense que c’est une question de temps pour qu’ils le terminent.

Aussi, je ne pense pas que le Ministère de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales réfléchisse à un navire-hôpital. Il a été question de préfabriqués si on devait construire un établissement temporaire, je pense que cela mérite également d’être pris en considération. Néanmoins, dans l’ordre des priorités actuelles, il me semble qu’il est temps de concentrer tous nos efforts sur la manière de concevoir et d’utiliser de manière flexible les lits d’hôpitaux existants au Japon.

Question 7

Q : Je souhaite poser ma question à monsieur le Premier Ministre. Récemment, la loi sur les mesures spéciales a été modifiée et on y a inclus un nouveau mécanisme de mesures prioritaires pour la prévention des pandémies. Certaines personnes pensent qu’il faudrait en appliquer une partie immédiatement à Tokyo. Monsieur le Premier ministre, prévoyez-vous d’utiliser ce mécanisme dans le futur ? Si tel est le cas, dans quel cas ?

À quoi servent les “mesures de prévention des pandémies” ?

Premier Ministre Suga

D’abord en ce qui concerne l’application des « mesures de prévention des pandémies». L’idée est de faire en sorte d’appliquer les mesures de prévention des pandémies de manière flexible, lorsque le virus se propage d’abord dans une zone spécifique d’une préfecture puis à toute la préfecture. Ces mesures s’appliqueront sur la zone spécifique. Nous avons défini un mécanisme qui nous permet cela. Il s’agit d’un mécanisme que l’on pourra appliquer avec flexibilité, en fonction de telles situations infectieuses, et opérant un suivi, et en consultant les experts. Nous l’avons créé, et je pense que c’est un outil de suivi de la situation qui permet vraiment de prévenir le virus.

Quoi qu’il en soit, il ne s’agit pas de quelque chose à décider à l’heure actuelle, mais que l’on appliquera si cela devient nécessaire, et conformément au concept initial, ce qui est naturel.

Le besoin de revoir tous les critères de décisions

Dr. Omi

À propos de ces « mesures de prévention des pandémies », en fait, ce qui était très dommage, c’est qu’une des raisons pour lesquelles il a fallu déclarer un état d’urgence pour la deuxième fois, c’est parce qu’en gros, le « disjoncteur » ne marchait pas. Aussi, pour moi, le plus important est que l’État et les gouvernements locaux partagent leur compréhension du type de situation qui pourrait par exemple avoir besoin d’un coup de marteau ou de fermer le disjoncteur.

En ce sens, nous devons simplement avoir des critères solides et objectifs. Nous, les experts, collaborons également avec le gouvernement et d’autres responsables régionaux pour définir un peu plus précisément des situations qui justifieraient de frapper un coup de marteau en fonction des indicateurs définis jusqu’à présent pour les stades 3 et 4. Nous souhaiterions commencer cette préparation dès la semaine à venir. Avec les experts.

Ensuite, l’autre point, c’est que ce que nous faisons maintenant est particulièrement important. Je pense qu’à l’avenir, on va continuer à avoir des cycles de réduction des horaires lorsque le virus se propage en raison des repas. Néanmoins, à l’heure actuelle, les clusters de ce virus dans le Grand Tokyo se sont diversifiés. À partir de maintenant, il va y avoir des tests de dépistage pour le monitoring, et pour approfondir les recherches. Il se pourrait que des clusters proviennent d’autres clusters. Si les résultats de ces tests de dépistage montrent une nouvelle source d’infection, il se pourrait qu’il faille mettre partiellement en œuvre les mesures de prévention des pandémies pour aussi agir dessus et pas seulement sur les situations dans lesquelles on mange ou boit.

Question 8

Q : Ma question porte sur les mesures économiques. Depuis l’an dernier, je comprends que le gouvernement poursuit les dépenses et mesures économiques pour gérer le nouveau coronavirus.

Les pays du monde occidental envisagent d’augmenter les impôts des grandes entreprises dont l’état finances est profitable, par exemple, afin de financer les mesures financières économiques à grande échelle. Sera-t-il nécessaire d’augmenter, aussi au Japon, les impôts en raison de ce genre de mesures économiques ?

D’autre part, il me semble que vous, monsieur le Premier Ministre aviez dit autrefois qu’il ne serait pas nécessaire d’augmenter la TVA dans les 10 ans à venir. Votre façon de penser a-t-elle changé ?

Y aura-t-il une augmentation des impôts, comme c’est le cas en Occident ?

Premier Ministre Suga

D’abord, il y a une différence entre le Japon et l’étranger. À l’étranger, il y a eu plusieurs lockdowns et autres mesures similaires contre le nouveau coronavirus. Au Japon, vous connaissez les mesures que nous avons prises. Ensuite, le Japon vient de définir un plan de mesures économiques d’une ampleur de 74 trillions de yens, et de voter un troisième amendement budgétaire pour le mettre en œuvre. Celui-ci va rentrer dans le budget du prochain exercice fiscal, d’autant plus que notre priorité est de prendre des mesures contre ce coronavirus. La lutte pour étouffer ce virus requiert un financement suffisant.

Par exemple, actuellement, le gouvernement met en place des aides qui prennent plusieurs formes, pour les personnes dont la situation est devenue difficile en conséquence du nouveau coronavirus, les familles et individus en situation de précarité, et pour les travailleurs non salariés. Il est vrai que le budget du gouvernement est extrêmement limité pour une mobilisation financière aussi drastique. Néanmoins, maintenant, le gouvernement doit d’abord faire tout son possible pour contenir le nouveau coronavirus, et c’est à mon avis le plus important. Après tout, il me semble qu’il faut se dire que c’est un financement qui correspond à la situation économique actuelle, et qu’il a pour but de mettre tous les moyens à disposition pour survivre pendant que l’on lutte contre ce coronavirus.

En outre, c’est efficace. Le taux de chômage au Japon est maintenu tant bien que mal à 2,9% en dépit de ce coronavirus, ce qui est le plus bas de tous les pays développés à économie de marché (PDEM). Il me semble que cela montre aussi des résultats positifs.

Question 9

Q : Je souhaite poser cette question au Dr. Omi. J’ai entendu tout à l’heure que les experts envisageaient de revoir les normes actuelles de stade 3 et 4 à compter de la semaine prochaine. Peut-on comprendre que cela va signifier qu’il y aura des normes d’application des mesures de prévention des pandémies ? Merci.

Que veut dire revoir les normes actuelles des stades 3 et 4 ?

Dr. Omi

Il s’agit de travailler sur plusieurs casse-têtes qui touchent à un problème particulièrement important. Ce ne sera pas quelque chose que nous allons décider en 1 jour ou 2. Je pense que nous aurons besoin de consulter et dialoguer avec beaucoup de monde.

En gros, ce que j’ai dit, c’est que le raisonnement en termes de « stades » est un concept de l’an dernier. Nous avons pu voir qu’il n’est pas parfait, et il faut réfléchir pour le futur. Il faut vraiment revoir, entre autres, ce fameux « disjoncteur », et aussi quand appliquer les « mesures de prévention des pandémies ». Cependant, ce n’est pas tout.

Dans la pratique, cette fois, après avoir expérimenté pour la première fois plusieurs de ces critères, nous avons compris qu’il fallait un peu ajuster les indicateurs chiffrés, qu’il serait nécessaire d’ajouter d’autres critères, ou que certains points nécessitaient une décision conjointe de l’État et des gouvernements locaux. Il n’était pas toujours possible de prendre des décisions rapidement.

Il s’agit donc de réfléchir à ce que nous pouvons faire pour éviter ce problème, et savoir si nous devons lancer les « mesures de prévention des pandémies » ou pas n’est qu’une partie du problème. C’est l’ensemble que nous devons revoir à partir de ce que notre expérience actuelle. S’il y a des choses à changer, il faudra faire des corrections ou des ajouts. C’est ce que cela signifie.

Question 10

Q : Je souhaite poser ma question à monsieur le Premier Ministre. Il s’agit d’une question sur le nombre de cas de suicide que l’Agence Nationale de Police a confirmé l’autre jour.

Pour l’an dernier, en 2020, le nombre de suicides avait augmenté de 912 cas pour la première fois depuis 2009. Parmi ces cas, le problème est que le nombre de cas de suicide parmi les femmes a augmenté de 935 personnes. Alors que celui des hommes a diminué, le suicide des femmes augmente considérablement. La répartition par tranche d’âge montre que le nombre de cas de suicide parmi les jeunes entre 10 et 30 ans a augmenté de 522 personnes, ce qui veut dire que plus de la moitié de ces cas sont des jeunes. Parmi eux, on remarque que la situation est plus grave pour environ 500 cas de suicide parmi les élèves du primaire et du secondaire. Parmi ceux-ci, il y avait 138 lycéennes, ce qui représente environ le double de l’an dernier.

Monsieur le Premier Ministre, dans votre discours du 18 janvier 2021 concernant la politique du gouvernement, vous avez dit que vous souhaitiez rétablir l’espoir et le sentiment de sécurité de la population. Dans ce cas, comment percevez-vous cette situation, et quelles sont les mesures que vous envisagez pour les femmes et les jeunes qui se trouvent dans cette situation actuellement ?

Comment gérer l’augmentation des cas de suicide parmi les femmes et les jeunes

Premier Ministre Suga

Je pense que dans le contexte de la propagation du coronavirus, ne pas avoir de lieu de vie et de surcroit ne pas avoir de travail pose de nombreux problèmes. Il y a des aides pour soutenir les gens dans ce genre de situation, y compris pour les travailleurs non salariés, et il y a, dans tout le pays, des associations non affiliées au gouvernement, qui sont composées de volontaires, des OBNL, qui offrent par exemple des services de consultation pour les personnes qui ont des pensées suicidaires.

Je souhaite que le gouvernement soutienne ces personnes, en aidant les bureaux de consultation pour lutter contre la solitude, l’isolement et les pensées suicidaires. Il y a un service particulièrement adapté aux jeunes, qui est un centre de consultation sur les réseaux sociaux. Sur cette question, le gouvernement va mener des campagnes de prévention tout en apportant des aides. En tout cas, nous travaillons en ce moment sur des contre-mesures pour adresser le suicide comme étant un problème majeur, tout en utilisant toutes les solutions possibles.

Source : le discours écouté en direct. Il est possible de l’écouter ici.

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