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Successions – Un étranger peut-il avoir sa sépulture au Japon ?

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Question : « Si un étranger décède au Japon, peut-il se faire enterrer ou incinérer au Japon ? En théorie, enterrer, non… incinérer, oui… mais… »

(Sources – 墓地研究会, plusieurs entrepreneur de pompes funèbres sur Tokyo et Fukuoka, Ambassade de France, et sites comparatifs de pompes funèbres en japonais et en français.)

Nous abordons un sujet grave, dont il faut, hélas, connaitre le contenu. Infos Locales au Japon commence donc par souhaiter à chacun de nous une longue vie en pleine santé, avec beaucoup de bonheur et de tout ce dont nous pourrions souhaiter.

Si nous décédons au Japon, pouvons-nous nous faire enterrer ou incinérer au Japon ? En théorie, enterrer, non… incinérer, oui… mais…

Connaitre les procédures en cas de décès (et en informer les époux si besoin).

Les procédures.

  • Pour la France, les services diplomatiques présentent un dossier qui décrit les démarches à entreprendre vis à vis de la France.

Infos Locales au Japon a publié une liste séparée pour les démarches et procédures au Japon, car cela concerne tous les cas de figures pour tous les étrangers qui ont une famille au Japon.

Si la personne décédée et/ou sa famille souhaitent que le corps rentre dans son pays d’origine, il faudra dans ce cas, en France,

  • trouver un entrepreneur de pompes funèbres
  • remplir des autorisations d’inhumation
  • trouver une concession et passer contrats etc.

Si la personne décédée souhaite que son corps reste au Japon, il faut que la famille ou son représentant au Japon fasse les démarches nécessaire comme pour tout japonais, avec cependant quelques informations à donner au consulat.

Incinération ou enterrement ?

Ce sont les seuls choix en termes de procédure, mais ils ont une conséquence sur le lieu de la sépulture finale.

Enterrement.

Si le souhait explicite (voire, de par la religion) du défunt est un enterrement, la seule solution possible est l’embaumement (エンバーミング), puis l’envoi du corps au pays natal.

  • Coûts de l’embaumement : environ 150,000 à 250,000 yens
  • Cercueil et transport jusqu’à Narita : 500,000 yens
  • Billet d’avion : 2,000 à 5,000 euros = environ 260,000 a 660,000 yens

Ces chiffres sont pour 2018. Mais cela peut changer d’une région à l’autre, et en fonction de la période de l’année.

Il est possible (voire recommandé) de souscrire à une assurance rapatriement, pour limiter les frais pour la famille du défunt. Je lis souvent dans les journaux japonais que si vous avez une assurance vie, vous pouvez aussi prévoir que le versement en cas de décès couvre ces frais.

En général, les pompes funèbres locales prennent en charge la paperasserie. Il faut néanmoins retenir qu’il faudra obtenir au moins pour faire toutes ces démarches :

  • le passeport du défunt,
  • le certificat de décès japonais, traduit en français,
  • le certificat d’embaumement.

Incinération au Japon.

Si le défunt souhaitait être incinéré au Japon :

  • informer le consulat ou l’ambassade du décès, et lui faire parvenir un certificat décès en japonais, traduit en français.
  • Faire la demande, au consulat ou à l’ambassade d’une autorisation d’incinération. Il faut savoir que l’obtention du certificat peut prendre du temps. Tant que le défunt n’est pas incinéré, il faut préserver son corps dans de la dry ice, ce qui entraine un cout journalier d’environ 8,000 yens par 10kg par jour. Lorsque le défunt n’a souscrit à aucune assurance pour couvrir ces frais, certaines familles abandonnent et demandent à ce que le corps soit rapatrié après embaumement.

Exemple de coûts à Fukuoka en 2018.

  • Incinération seule 120,000 yens.
  • Avec veille et cérémonie et incineration, à partir de 210,000 yens.
  • Sans veille, juste une cérémonie, avec incineration, environ 300,000 yens.
  • Présence d’un prêtre à partir de 35,000 yens (en fonction du nombre de cérémonies auxquelles il doit participer).

Il existe des sites de comparaison des coûts funéraires.

Sépulture au Japon.

Le lieu de sépulture est quelque chose dont nous avons tous besoin de parler avec nos familles locales, si nous souhaitons que notre corps reste au Japon.

Les caveaux familiaux sont souvent associés à des temples. Cela veut dire qu’il faut demander aux temples s’ils acceptent une personne d’une religion différente pour ne pas la séparer de la famille.

Si le défunt ne souhaitait pas, ou si, du fait de sa religion, il ne peut pas être placé avec le reste de la famille, il faut donc orienter l’urne funéraire vers un autre cimetière, et les règles peuvent varier d’un endroit à l’autre.

De manière générale, si le défunt ne peut être placé avec sa propre famille, il peut être mis dans une sépulture partagée avec d’autres personnes, ou s’il a prévu différemment, dans une sépulture achetée pour lui.

Concessions et successions.

Il semblerait que de manière générale, il est préférable de prévoir sa sépulture de son vivant.

Certains sites parlent du fait que la concession est déductible de la partie imposable de la succession. Sont aussi exonérés d’impôts les pierres tombales et autres objets religieux nécessaires à la sépulture, etc… En revanche, si la concession est achetée par prêt, le coût du prêt est considéré et pourrait empêcher la déduction fiscale au moment de la succession.

Ces points sont à vérifier localement, et régulièrement.


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