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Comme toujours, Infos Locales au Japon et Infos Kyushu mettent ces documents à titre d’information. Nous pouvons avoir mal compris ou traduit l’information, ou celle-ci peut avoir évolué depuis l’écriture de cet article. Nous mettons également à jour nos articles si la situation le demande, mais cela peut parfois prendre du temps. Nous encourageons donc chacun à vérifier les informations à la source, et de se tenir régulièrement informés par NHK Japon ou NHK World.

En cas d’urgence COVID

En cas d’urgence non-COVID

IMG - Numéros de téléphone en cas d'urgence
Numéros de téléphone en cas d’urgence (non COVID). Ce document contient aussi les informations pour contacter une ambassade etc. en urgence.

Pourquoi s’inscrire au Consulat ?

IMG - Ambassade & consulats

…lorsqu’on vit ou voyage à l’étranger, c’est important parce que… (lire la suite)

 

Q&R – Cas COVID-19 parmi la communauté francophone au Japon

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Infos Locales au Japon commence à recevoir des messages de personnes confirmées infectées dans notre communauté francophone au Japon. Certaines sont hospitalisées, d’autres en établissement d’hébergement.

Par ailleurs, hier, 10 janvier, les services de quarantaine ont détecté une nouvelle variante du virus. Il s’agit d’une famille de 4 personnes qui descendait d’un vol en provenance du Brésil. La nationalité n’est pas précisée. Cette variante serait un composé des variantes du Royaume-Uni et d’Afrique du Sud. Les experts sont en train d’analyser la dangerosité de la variante, sa contagiosité et la réaction potentielle aux médicaments. Il faudra aussi voir ce qui se passera pour les vaccins en cours de développement.

Avec l’apparition de nouveaux cas, beaucoup envoient des messages et commentaires et questions en MP, dans le groupe ou sur la page FB de Infos Locales au Japon.

Ceux-ci sont importants et ce sont des bonnes questions. Infos Locales au Japon pense qu’il est temps d’en partager le contenu et d’y répondre, en utilisant les informations que les gouvernements japonais et français ont fournies jusqu’à présent. Cet article sera mis à jour s’il le faut.

Comme c’est important, Infos Locales au Japon souhaite ajouter ici un petit avertissement.

Infos Locales au Japon n’est pas médecin. Pendant la rédaction de cet article, Infos Locales au Japon s’est référée à tous les documents déjà traduits jusqu’à présent, et aux conférences de presse écoutées en direct (pas toujours traduites faute de temps).
En cas de questions sur ce qui est écrit ci-dessous, merci de vous souvenir que ces informations sont indicatives, et qu’il peut y avoir des inexactitudes dans les réponses ou des évolutions telles de la situation que les réponses ne sont plus exactes.
Infos Locales cherche juste à aider chacun à prendre des décisions un peu plus ou mieux informées. Toutefois, nous recommandons de poser la question aux hokenjos qui s’occupent ou s’occuperont de vous pour vérifier qu’il n’y a pas d’erreurs. L’article sera mis à jour en cas d’erreur ou s’il n’est pas complet.

Lorsqu’on teste positif pour la COVID-19

Q : Comment les services sanitaires décident-ils de nous hospitaliser, ou de nous mettre en hôtel ou à la maison ?

Tokyo, par exemple, a actuellement pour stratégie de mettre en observation dans un établissement d’hébergement les étrangers asymptomatiques qui peuvent parler japonais ou anglais. Les étrangers qui ne parlent ni anglais ni japonais sont hospitalisés systématiquement. Cela peut arriver chez les francophones, donc.

Cependant, il y a un manque flagrant d’infirmiers et de médecins pour s’occuper de patients COVID-19. Aussi, la préfecture a décidé d’ouvrir une annexe d’hôpital pour qu’ils soient tous suivis dans un endroit unique et avoir suffisamment d’aide s’il le faut.

La décision de laisser les gens à la maison dépend du nombre de professionnels de santé disponible dans chaque région et de l’équipement.

Il faut des équipes pour suivre les personnes asymptomatiques et les cas bénins 24 heures sur 24. Cela comprend du personnel de Hokenjos, des médecins, des infirmiers et un service d’urgence à proximité.

Il faut savoir que le nombre d’ambulances dans chaque grande ville est aussi limité. Par exemple, à Fukuoka, il n’y en a que 7 pour une population de 1,5 millions d’habitants. Si une ambulance doit transporter des personnes infectées, il faut ensuite la désinfecter et elle devient inutilisable pour un temps assez long. Il faut aussi mettre le personnel ambulancier en observation, sans compter qu’il faut ensuite trouver un hôpital qui puisse accueillir les cas gravement malades. Le gouvernement souhaite donc que les gens se rendent dans les établissements d’hébergement dans la mesure du possible.

Si on ne trouve aucune solution pour s’occuper d’une personne handicapée, ou d’un animal à domicile, les hokenjos peuvent réfléchir à une solution à domicile. Leur problème est alors de s’assurer que les personnes qui sont malades ne contaminent pas les personnes non infectées. C’est apparemment un énorme casse-tête, mentionné par plusieurs gouverneurs et associations médicales, en conférence de presse.

Les personnes asymptomatiques peuvent-elles rester chez elles pour l’observation ?

Q : Nous avons été diagnostiqués positifs pour la COVID-19, et sommes asymptomatiques. Dans notre foyer, tout le monde est positif. Les services sanitaires (hokenjos) nous demandent de nous rendre dans un établissement d’hébergement ou à l’hôpital. Pouvons-nous demander à rester chez nous ?

Sur ce point, la réponse va dépendre de l’endroit où on se trouve, et de l’état du système de soins de la préfecture. De plus, dans le cas des étrangers, les médecins et services sanitaires ont besoin de choisir une stratégie en fonction de la langue, la culture, l’état de santé, la distance jusqu’à un hôpital spécialisé dans le traitement de la COVID-19.

Du point de vue médical, en cas d’infection, les médecins ont besoin de vérifier que le cas ne risque pas de s’aggraver. Selon les explications du gouvernement, certains cas se sont aggravés en l’espace de 3 ou 4 heures, et il y a eu des décès en moins d’une journée après l’apparition des symptômes.

Le 8 janvier, la presse a malheureusement annoncé le décès d’un tel cas en observation à domicile à Yokohama. Ce n’était pas le premier, et cela ne sera probablement pas le dernier, mais nous souhaitons tous l’éviter.

Il faut donc que les services d’urgence COVID-19 ne soient pas trop loin pour agir s’il le faut.

Donc, si on se trouve à la campagne, et si le logement est situé trop loin d’un hôpital spécialisé, les services sanitaires ou les médecins insisteront pour une mise en observation dans un hôtel ou un hôpital.

Ensuite, dans des régions comme à Osaka et à Hokkaido, les gouvernements locaux ont dû faire appel aux services médicaux des JSDF (Japan Self Defense Force) pour venir en aide aux médecins qui se battent contre la COVID sur place. Pour ces régions, il est donc encore plus important de coopérer en suivant leurs recommandations dans la mesure du possible.

Q : Je suis jeune et sans antécédent médical. Pourquoi faut-il que je sois hospitalisé ou à l’hôtel.

Malheureusement, les experts et les médecins ont annoncé des cas d’aggravation chez de jeunes personnes sans antécédent médical. De plus, même sans aggravation, certains patients souffrent de séquelles de symptômes même bénins. Les médecins souhaitent identifier rapidement et adresser ces patients au plus tôt pour minimiser les séquelles.

Interactions avec les services sanitaires

Q : Pourquoi les hokenjos demandent-ils qui j’ai rencontré ? C’est ma vie privée après tout

Oui, c’est vrai. Cependant, les hokenjos ont besoin de retrouver toutes les personnes infectées qui auraient pu vous contaminer ou que vous auriez pu contaminer dans votre quotidien. Il ne s’agit pas de juger les gens.

Les services sanitaires (hokenjos) ont besoin de ces informations pour trouver les personnes qui pourraient tomber gravement malades si elles sont infectées. Que l’on soit à l’origine de leur infection ou qu’elles nous aient infectées, ou que l’on ait été infecté en touchant quelque chose, nous ne savons pas qui peut être malade, et nous ne savons pas qui pourrait tomber gravement malade.

Le travail des hokenjos est de protéger notre vie. Notre coopération pourrait sauver la vie de plusieurs personnes, connues et inconnues de nous. Il est donc important de coopérer.

Aides psychologiques et pratiques

Q : Je ne souhaite pas me faire hospitaliser parce que je n’ai personne pour s’occuper de mon chien, de mes enfants, etc.

Les ambassades, des organisations comme l’OLES Japon, les conseillers consulaires et Infos Locales au Japon sont prêts à aider pour trouver des solutions pratiques s’il le faut. N’hésitez pas à poser des questions.

Pour les Français, merci de contacter l’ambassade, pour qu’elle réponde rapidement et aide au besoin :

  • Courriel : urgence.tokyo-amba@diplomatie.gouv.fr.
  • Le téléphone est 03-5798-6000.

Les ambassades travaillent aussi avec le réseau associatif s’il le faut, et devraient alors pouvoir aider pour la coordination des efforts.

À cette occasion, Infos Locales au Japon rappelle qu’il est important de s’inscrire sur les listes consulaires de son pays. Quand on est (très) malade, le consulat peut contacter la famille ou les personnes de notre choix s’il le faut. Cela peut être utile si les médecins ont besoin de connaitre l’historique médical alors qu’on est inconscient ou dans l’incapacité de parler.

S’inscrire sur les listes consulaires, c’est, quelque part, mettre toutes les chances de son côté pour un traitement sans erreur.

Q : Je n’ai personne pour m’aider, et j’ai peur. Je ne parle pas assez japonais et je ne sais pas comment faire.

Pour le support émotionnel, nous recommandons de vérifier aussi cet article qui donne des pistes pour un support consistant. Des initiatives d’aide psychologique sont en cours de préparation également. Infos Locales au Japon les rajoutera au document quand elles se concrétiseront.

Les ambassades, des organisations comme l’OLES Japon (pour les familles franco-étrangères), les conseillers consulaires et Infos Locales au Japon sont prêts à aider pour trouver des solutions pratiques s’il le faut. N’hésitez pas à poser des questions.

Pour les Français, merci de contacter l’ambassade, pour qu’elle réponde rapidement et aide au besoin :

  • Courriel : urgence.tokyo-amba@diplomatie.gouv.fr.
  • Le téléphone est 03-5798-6000.

Infos Locales au Japon essaie d’être présent une grande partie de la journée, et peut aider à trouver un peu de calme en répondant, dans la mesure du possible, aux questions de manière logique.

Q : J’ai peur du brimades ou des discriminations que cela entraînera

De manière générale, les gens mal informés réagissent par peur de l’inconnu. Le gouvernement en est très conscient et redouble d’efforts pour surmonter cela.

Par précaution, Infos Locales au Japon souhaite néanmoins recommander à chacun de ne pas diffuser d’informations personnelles sur les cas d’infection autour de soi. De même, les personnes qui sont infectées ou cas contact ont probablement intérêt à n’informer que les personnes qui ont besoin de le savoir.

Les hokenjos peuvent et doivent contacter les cas contacts potentiels dont ils ont connaissance. Si vous avez peur des conséquences, informez-en les hokenjos. Ils se chargeront de l’information.

Lorsque l’appli COCOA annonce que l’on est cas contact, ou lorsqu’on pourrait être cas contact

Q : Dois-je me faire tester ?

La COVID-19 fait partie des maladies contagieuses dont on n’a pas de traitement sûr, et qui sont extrêmement contagieuse. Dans cette liste, il y a d’autres maladies, comme la tuberculose. On a besoin de se faire tester pour s’assurer que l’on ne risque pas de tomber malade, mais aussi parce qu’il faut éviter de contaminer d’autres personnes tant qu’on est contagieux.

La loi japonaise sur les mesures spéciales spécifie ce qu’il faut faire dans le cas des maladies de ce type.

Même si elle n’est pas encore contraignante par des sanctions, elle stipule que les « patients COVID-19 » doivent se faire hospitaliser, et être sous traitement contrôlé. Normalement, les tests de dépistage rentrent aussi dans le cadre de cette loi (Infos Locales au Japon n’a pas vérifié tous les textes, mais c’est ce qu’il en découle).

Si vous avez reçu un message de COCOA ou pensez être cas contact, contactez votre médecin habituel, le hokenjo le plus près de chez vous ou un des centres de consultation avec interprète pour savoir comment faire.

Q : Je ne souhaite pas prendre de congés. J’ai peur de me faire renvoyer de mon travail

La loi sur les mesures spéciales contient un certain nombre de paragraphes pour la préservation des moyens de subsistance et de vie des personnes infectées. Une entreprise n’a pas le droit de renvoyer un patient infecté par la COVID-19. Le gouvernement demande aussi aux entreprises de permettre la mise en congés pour le temps de la mise en observation et pour le temps du traitement.

Si vous êtes inquiets, ce point a été développé dans un article précédent disponible sur Infos Locales au Japon. Ci-dessous un extrait.

En matière de travail

Un bon moyen de savoir ce qui va se passer, c’est de parler avec son employeur.

Cependant, si cela n’est pas possible, les étrangers peuvent se renseigner dans un des bureaux du travail suivants.

相談機関のご紹介(Advisor for Foreign Workers Section)|確かめよう労働条件:労働条件に関する総合情報サイト|厚生労働省労働条件に関する相談機関について紹介しています。Advisor for Foreign Workers Section

On peut aussi poser la question auprès de l’association des syndicats suivante. Elle répond aussi à d’autres questions sur le sujet : http://roudou-bengodan.org/covid_19/.

Se renseigner quand on est travailleur étranger :

  • Union générale nationale de Tokyo (Syndicat du travail de Tozen) :
    090-9363-6580
  • Consultations en plusieurs langues (Syndicat du travail de Tozen) :
    050-5532-4405 (12: 00-20: 00 en semaine).
  • Réseau national de solidarité avec les migrants NPO (Fédération des migrants)
    03-3837-2316
Pour tout ce qui n’est pas travail

Infos Locales au Japon a compilé les aides disponibles et mises dans la section « Aides aux particuliers » du site. Lorsque cela s’applique, ils expliquent comment sont couvertes les personnes atteintes de COVID-19 et où se renseigner.
Si ces informations ne suffisent pas, le service d’assistance sociale de l’hôpital dans lequel on est ou a été hospitalisé peut répondre aux questions.

Q : Je ne souhaite pas me faire tester. J’ai peur du bizutage que cela entraînera

De manière générale, les gens mal informés réagissent par peur de l’inconnu. Le gouvernement en est très conscient et redouble d’efforts pour surmonter cela.

Par précaution, Infos Locales au Japon souhaite néanmoins recommander à chacun de ne pas diffuser d’informations personnelles sur les cas d’infection autour de soi. De même, les personnes qui sont infectées ou cas contact ont probablement intérêt à n’informer que les personnes qui ont besoin de le savoir.

Les hokenjos peuvent et doivent contacter les cas contacts potentiels dont ils ont connaissance. Si vous avez peur des conséquences, informez-en les hokenjos. Ils se chargeront de l’information.

Questions sur les médicaments et vaccins

Q : Est-ce que le Japon aussi, comme la France, empêche les médecins de ville japonais de prescrire des médicaments susceptibles de guérir de la COVID dans la première phase de la maladie ?

Les traitements sont à l’essai

La COVID fait l’objet de traitements à l’essai, et il n’y a donc pas de médicament homologué pour la guérir. Le 11 janvier 2020, des experts internationaux ont reconnu, à l’étranger, que les traitements développés au Japon pourraient faire baisser le taux de mortalité. Ce sont des résultats intermédiaires prometteurs.

Le problème de la contagiosité

Le problème reste néanmoins bien réel concernant la contagiosité de cette maladie. Aussi, en cas de COVID, il faut se faire soigner dans un hôpital désigné pour ce traitement, pour plusieurs raisons.

Le virus est très contagieux chez certains et peu ou pas contagieux chez d’autres. C’est la roulette russe. On ne sait pas qui pourrait contaminer qui, et on ne le découvre qu’au moins 3 à 14 jours après la contamination.

On ne peut donc pas examiner une personne avec des symptômes comme pour la grippe. Le médecin doit être habillé, la salle d’examens protégée, etc.

Les professionnels de la santé formés pour gérer les traitements et symptômes ne sont pas en nombre suffisants

De plus, l’administration de médicaments est le résultat des consultations. Avant de faire l’ordonnance, il faut examiner le patient, et dans le cas de la COVID-19, il faut être équipé avec le bon matériel pour examiner le patient. Même s’il y a eu des améliorations, le nombre de masques, lunettes, etc. pour les examens ne sont probablement suffisants.

Les aménagements pour les cas bénins

Néanmoins, une fois que l’on a été diagnostiqué dans un hôpital spécialisé, on peut recevoir un traitement à domicile si les symptômes sont bénins et si les hokenjos décident que c’est possible ou que l’on ne peut plus hospitaliser les patients, faute de place. C’est ce qui semble se passer à Tokyo en ce moment.

Il faut néanmoins être conscients que ces médicaments peuvent tous entraîner des effets secondaires. Ils ne peuvent pas être donnés sans un suivi médical quotidien. Même si on se trouve chez soi, il faut que les spécialistes de la COVID-19 suivent le patient.

Les inconnues

Ensuite, nous ne savons toujours pas si ces médicaments ont des effets durables. Nous ne savons pas non plus comment le virus pourrait changer en raison de ces médicaments. Il faut attendre encore un peu.

Si le patient réagit mal au médicament, il faut pouvoir aussi intervenir en étant physiquement bien équipé pour cela.

La stratégie de séparation des services médicaux

Par ailleurs, toute la stratégie actuelle concernant la séparation des hôpitaux, etc. a été expliquée au tout début de la première vague d’épidémie. Les curieux peuvent revoir toutes les traductions des conférences de presse disponibles sur

Celles-ci précisent que les personnes inquiètes d’être infectées, mais qui ne le sont pas, pourraient se précipiter et encombrer les cliniques et hôpitaux pour des tests ou pour des médicaments dont elles n’ont pas besoin… juste par inquiétude.

Les médecins seraient encore plus débordés, et les traitements nécessaires et réguliers ne pourraient plus avoir lieu. Ce serait un deuxième Wuhan, avec des gens qui se font infecter dans une salle d’attente, en attendant le médecin local.

Le gouvernement japonais a choisi de faire ainsi parce qu’il y a eu des cas comme cela pour la H1N1 au Japon, et c’est dans ce but que, pour le moment, nous devons passer par des hôpitaux spécialisés.

Comme pour la tuberculose, les maladies contagieuses ont droit au traitement « tapis rouge »

Ensuite, il faut savoir que, comme pour la tuberculose, chaque personne infectée est déclarée aux hokenjos pour un suivi.

Ce suivi sert à s’assurer qu’elle ne va pas se promener partout et infecter d’autres personnes avec une maladie particulièrement contagieuse, dont on n’a pas de traitement 100% efficace. Il faut protéger le patient et son environnement.

Tant que nous n’arrivons pas à une immunité collective, il nous faut malheureusement accepter toutes ces contraintes.

Q : La vaccination est-elle ou sera-t-elle obligatoire ?

Pour le moment, la vaccination n’est pas obligatoire au Japon. Nous n’avons pas encore les résultats des examens cliniques, et nous ne connaissons pas tous les effets secondaires.

C’est un point à suivre.

Q : Le Japon vaccinera-t-il les étrangers ?

Le virus ne choisit pas les gens par leur nationalité.

De plus, Infos Locales au Japon ne pense pas qu’il y ait des douaniers parmi les variantes du virus (c’est une blague bien sûr).

Plus sérieusement, la vaccination a pour but d’éradiquer le virus, et surtout d’éviter de contaminer d’autres personnes. Aussi, le Premier Ministre a dit qu’il vaccinerait toute la population, et cela comprend donc les étrangers.

Q : L’Ambassade envisage-t-elle de vacciner les Français du Japon ?

La vaccination au Japon sera prise en charge par l’État. Par conséquent, les étrangers au Japon qui souhaiteront ou devront se faire vacciner ne devraient pas avoir besoin de l’Ambassade pour cela.

En revanche, il faut savoir que chaque pays a ses critères d’homologation et décidera des plans de vaccination en fonction de ses résultats de test. Cela veut dire que la campagne de vaccination pourrait commencer plus tard ou plus tôt que d’autres pays.

Pour le Japon, normalement, les vaccinations commenceront à partir de fin février, début mars, SI le vaccin est approuvé. Tout le monde ne sera pas vacciné en même temps et cela pourra prendre un peu de temps avant que des jeunes personnes sans antécédant médical puissent se faire vacciner.

Nous sommes une communauté

Ensuite, personne ne devrait avoir à gérer la maladie seul. N’importe qui peut attraper ce virus. Nous sommes tous vulnérables devant ce virus.

Là aussi, tout le monde n’a pas besoin de tout savoir, mais en cas de COVID-19, un support communautaire peut aider. Au besoin, on peut contacter son consulat, l’ambassade, les îlotiers, les conseillers consulaires, l’OLES, etc. Infos Locales au Japon peut aussi aider à déterminer qui contacter. Tous ces volontaires, associations, gouvernements sont prêts à réfléchir ensemble à la meilleure façon d’aider.

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