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Comme toujours, Infos Locales au Japon et Infos Kyushu mettent ces documents à titre d’information. Nous pouvons avoir mal compris ou traduit l’information, ou celle-ci peut avoir évolué depuis l’écriture de cet article. Nous mettons également à jour nos articles si la situation le demande, mais cela peut parfois prendre du temps. Nous encourageons donc chacun à vérifier les informations à la source, et de se tenir régulièrement informés par NHK Japon ou NHK World.

En cas d’urgence COVID

En cas d’urgence non-COVID

IMG - Numéros de téléphone en cas d'urgence
Numéros de téléphone en cas d’urgence (non COVID). Ce document contient aussi les informations pour contacter une ambassade etc. en urgence.

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IMG - Ambassade & consulats

…lorsqu’on vit ou voyage à l’étranger, c’est important parce que… (lire la suite)

 

Immigration – Témoignage

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Infos Locales au Japon reçoit beaucoup de témoignages de personnes qui ont pu revenir au Japon ou qui essaient d’y (re)venir. Tous sont aussi émouvants les uns que les autres. Aujourd’hui, Infos Locales au Japon a décidé de publier, à titre exceptionnel, ce témoignage, qui contient des informations importantes et utiles pour tous. Le texte original n’a pas été modifié.

Il y a un peu partout dans le monde des couples et des familles qui sont séparées pour les mêmes raisons. Des jeunes mariés français se retrouvent dans l’impossibilité de revoir leur épouse aux États-Unis, en Thaïlande, au Vietnam etc. Certains de ces couples sont heureux de pouvoir se retrouver après de longs mois de cauchemar. Tel ce couple de Français qui nous permet de publier son témoignage encourageant pour les autres.

Témoignage d’une lectrice de cette page

“Mon mari (de nationalité française) a obtenu son visa de travail en janvier 2020 et est parti s’installer au Japon fin janvier.

Avant le Covid, j’avais prévu de le rejoindre en juillet, grâce à un visa de dépendant.

J’ai demandé mon COE en mars, je l’ai obtenu fin juillet.

J’ai alors contacté les conseillers consulaires et l’ambassade de France au Japon en août afin d’essayer d’obtenir mon visa pour circonstances exceptionnelles.

Puisqu’il s’agissait pour nous de nous installer pour du long terme au Japon, j’ai vendu notre maison, nos véhicules, tout nos biens, j’ai quitté mon emploi (mise en disponibilité d’enseignante). Début septembre, je me suis donc retrouvée SDF en fin de compte, heureusement hébergée par ma famille.

Malgré ma situation, il ne m’a pas été possible de déposer ma demande de visa avant fin septembre au consulat du Japon à Marseille, lorsque le Japon a annoncé reprendre la délivrance de visa pour les détenteurs de COE. La personne qui a pris ma demande m’a dit qu’il fallait compter environ 3 semaines / 1 mois pour mon visa.

Au bout de 3 semaines, je leur téléphone, ils me disent qu’il ne devrait pas tarder car la personne l’ayant demandé avant moi l’avait obtenu depuis 1 semaine. Une semaine plus tard je rappelle, là on me dit de demander à l’entreprise de mon mari de remplir le « written pledge », ce document pourrait permettre à mon dossier d’aller plus vite.

Mon mari contacte l’immigration japonaise, une personne parlant anglais / français lui explique que mon visa est passé par le circuit standard de demande de visa dépendant, que c’était normal que ça soit long, mais qu’elle ne pouvait pas nous donner de date approximative de délivrance.  Elle lui explique que si on annule la demande et qu’on redépose une demande avec le « written pledge », cela irait beaucoup plus vite (environ 2 semaines). Dilemme : annuler alors qu’on était déjà à un mois d’attente, ou redéposer mais être assurés que dans les 2 – 3 semaines mon visa soit délivré. Mon mari envoie le formulaire de « written pledge » à son entreprise (une très grande entreprise japonaise qui à ce jour n’a toujours pas donné suite à sa demande), nous disant que nous déciderions quoi faire une fois le « written pledge » obtenu.

Ironie du sort, mon visa est finalement arrivé le vendredi 30 octobre, le jour du re-confinement en France, 1 mois et 1 semaine après le dépôt de la demande. Je ne pensais pas pouvoir partir et me résignais à attendre la fin du confinement.

J’ai à nouveau contacté l’ambassade de France au Japon, que j’ai contacté à plusieurs reprises depuis août, et qui a assurer faire tout ce qu’elle a pu pour accélérer mon dossier.

Finalement, habitant dans le même département que le consulat du Japon, je me rends le mercredi d’après pour récupérer mon visa à Marseille, où ils m’expliquent que je n’aurai pas besoin du « written pledge » pour le contrôle aux frontières japonaises, que je pouvais partir malgré le confinement. Je leur demande si le test antigénique déployé à l’aéroport de Marseille il y a peu (avec résultats en 20 min) pouvait suffire (les tests antigéniques étant notés sur l’attestation en anglais / japonais à faire remplir). Ils me répondent qu’a priori le Japon n’accepte que les tests PCR.

Je me rends immédiatement dans un centre de dépistage temporaire effectuer mon test PCR, je passe en moins d’une heure. Je réserve mon billet sur un vol Japan Air Lines pour le vendredi même. Le lendemain matin, résultat négatif au test en poche, je me rends au laboratoire local associé au centre de dépistage qui accepte de me remplir l’attestation de test que le gouvernement japonais demande.

L’ambassade de France au Japon m’a également répondu qu’après plusieurs relances de leur part, mon visa était enfin arrivé à Marseille et que je pouvais quitter la France.

Décollage vendredi 6 novembre  matin pour Charles-de-Gaule, puis Haneda.

A Marseille, ils vérifient mon test COVID, ainsi que mon Visa. A Paris, je suis appelée 1h avant, ainsi que 4 autres passagers, pour vérifier que je possède bien tout les documents nécessaires pour entrer au Japon. L’avion est très peu rempli, principalement des japonais.

On nous distribue dans l’avion un questionnaire de santé à remplir pour l’arrivée : dans quels pays nous sommes nous rendus dans les 14 jours précédant, avons-nous de la fièvre, est-ce que nous nous sentons bien, avons-nous été au contact de personnes malades, numéro de téléphone à renseigner pour utiliser LINE si nous le souhaitons, l’endroit où nous comptons faire notre quatorzaine.

A l’arrivée à l’aéroport d’Haneda, ils vérifient 2 fois le questionnaire santé dans une pièce, puis dans une 2è pièce ils le vérifient à nouveau, nous donnent le tube d’échantillon pour le test PCR salivaire et nous invitent à nous placer dans des sortes d’isoloirs où une notice explique très bien ce qu’il faut faire (salivaire si la quantité de salive est suffisante, sinon nasopharyngé). Je donne mon échantillon, ils me remettent un document où se trouve mon numéro de dossier pour le résultat du test, m’indiquent un numéro de guichet où je dois me rendre pour attendre et me demandent si je me sens bien. Je passe donc dans une 3è pièce, avec plusieurs espaces numérotés où nous devons attendre que notre numéro s’affiche à l’écran pour récupérer le résultat du test. J’attends 40 min. Vérification à nouveau du questionnaire santé, remise de mon résultat négatif et d’une petite carte rose attestant que j’ai passé le test. Je me rends dans la 4è et dernière salle où nous devons à nouveau présenter le questionnaire, le résultat du test, la personne vérifie avec moi les informations que j’ai noté, me demande par quel moyen je prévois de rentrer à mon domicile pour faire ma  quatorzaine.

Je passe ensuite à l’immigration, après vérification de tout mes documents, la personne me demande de la suivre jusqu’à un espace où attendent 6 autres personnes. Je lui demande si tout va bien, il me répond que mes documents sont bons mais qu’on va me poser des questions.

Inquiète, j’attends environ 40 min, finalement une personne me donne ma carte de résidente sans autre commentaire.

Je passe ensuite la douane en 2 min, mon bagage à main à peine vérifié.

Je retrouve enfin mon mari que je n’ai pas vu depuis 9 mois.

Tout au long de ces étapes à Haneda, le personnel a été très bienveillant, efficace, parlant anglais. Nous avons eu des documents expliquant les 4 pièces traduit en anglais, les panneaux indicateurs étaient également traduits en anglais.

Sur le plan émotionnel, le Covid a transformé ce qui devait déjà être une épreuve pour nous, qui n’avions jamais été séparés plus de 3 jours en 13 ans de vie commune, en véritable cauchemar qui semblait n’en plus finir. Les 3 derniers mois furent les plus éprouvants mentalement, mon état de santé a commencé à sa dégrader également, j’avais l’impression qu’à chaque fois que je faisais un pas en avant, quelque chose venait à nouveau m’empêcher de partir, je nous voyais atteindre les 1 an de séparation, me sentant totalement impuissante.

Nous voilà enfin réunis, nous pouvons désormais reconstruire une vie commune, à défaut d’une vie normale avec le Covid.”

En conclusion

Le vrai coupable de cette situation est le virus.

Il est triste à dire qu’il n’existe, pour le moment, nulle part dans le monde, de solution miracle ou de modèle de gestion qui permette la mise en oeuvre d’une solution qui préserve la vie et existence de tous. Comme nous le voyons tous, sans modèle, les gouvernements du monde entier font des essais, avec ou sans succès, maladroitement ou pas. Les décisions changent rapidement, et en fonction de la situation épidémique.

Dans cette situation, chacun de nous est poussé à prendre des décisions particulièrement difficiles. Comme il s’agit de décisions qui impliquent, dans presque tous les cas, une perte de contrôle sur notre vie, elles sont particulièrement douloureuses.

Ce virus a permis de montrer qu’il y avait des dysfonctionnements dans nos sociétés, et nous donne une chance inespérée de les changer, et de réparer ce qui ne va pas.

Infos Locales au Japon tient à remercier les différents gouvernements, représentants officiels ou moins officiels, organismes et organisations qui essaient de trouver des solutions malgré cette situation tellement inhabituelle pour aider et continuer à aider tous ces couples, futurs et anciens immigrants.

Infos Locales au Japon souhaite de tout cœur que des solutions soient trouvées pour tous rapidement, et que chacun retrouvera un sentiment de paix et de sécurité.

Courage à tous.

Infos Locales au Japon n’a aucune vocation en matière de journalisme. Cette page n’a que pour but d’informer sur ce qui existe et est possible, et le but est de parler uniquement des outils qui existent. Aussi, normalement, Infos Locales au Japon ne publie pas sur ce sujet parce que la page a seulement pour objectif de transmettre des traductions et des résumés.

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