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2021-05-21 Ministre de la Reconstruction et les experts

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Le 21 mai 2021, le ministre de la Reconstruction et les experts tenaient une conférence de presse. Cette fois, il était question des stratégies possibles pour lever la déclaration de l’état d’urgence, pourquoi on ne peut peut-être pas la lever tout de suite, et jusqu’à quand il faudrait continuer ainsi. Il est également question des mesures aux frontières en raison de la souche mutante découverte en Inde. Finalement, le Dr. Omi explique en détail comment le virus se transmet en ce moment.

Cette conférence est importante et mérite d’être lue dans son entier (Courage, elle est longue !).

Ministre Nishimura

Aujourd’hui, le sous-comité pour la définition du plan stratégique de base a tenu une réunion et il a été décidé d’ajouter la préfecture d’Okinawa à la liste des régions sous déclaration de l’état d’urgence. Elle durera 29 jours, du 23 mai au 20 juin 2021. C’est donc environ un mois.

Ensuite, la préfecture d’Ehime avait mis en place des mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires. Elles seront levées à partir du 23 mai 2021. Le Premier ministre a déjà parlé de cela, et je vais donc me limiter aux points principaux.

Okinawa

Okinawa enregistrait 207 nouveaux cas et tous les jours, on annonce un nombre autour de 200. Jusqu’au pont de la Golden Week, le nombre de cas avait tendance à diminuer. Malheureusement, un nombre particulièrement important de personnes se sont rendues à Okinawa pendant les congés. Il faut supposer que c’est ce qui a influencé cette situation, mais nous souhaitons mener des études pour en savoir plus. Depuis, le virus s’y propage très rapidement.

Avant-hier, le gouverneur Tamaki a donc demandé d’appliquer la déclaration de l’état d’urgence. Nous l’avons décidé aujourd’hui.

La situation concernant les lits d’hôpitaux est également très tendue. Il faut mettre en place des mesures fortes.

Le gouverneur a déjà demandé de suspendre le service d’alcool et les karaokés. De plus, comme de nombreux établissements de restauration ne se plient pas aux demandes de réduction des horaires, nous renforcerons les demandes avec fermeté et respect. S’il le faut nous passerons à des procédures administratives pour leur ordonner de s’y conformer.

Ensuite, pour le moment, nous avons besoin que tous soient patients. Il faut d’abord contenir la propagation de ce virus pour que les gens puissent aller à Okinawa cet été. Alors qu’il s’agit de contenir le virus afin d’avancer les vaccinations, nous souhaitons que tous évitent de se rendre à Okinawa pour le moment. Nous espérons contenir la progression du virus avec de telles mesures.

Préfecture d’Ehime

Pour ce qui est d’Ehime, la préfecture est revenue à un stade équivalent à 2. C’est pourquoi il a été décidé d’en lever les mesures.

Vaccinations

Le ministre Kono a déjà fait une annonce sur ce point. Aujourd’hui, le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales a officiellement approuvé les vaccins Moderna et AstraZeneca.

Hier, 335 000 vaccinations ont eu lieu hier. Le 17 mai, près de 500 000 personnes ont été inoculées en une journée, ce qui représente le plus grand nombre d’inoculations. Il s’agit de presque 500 000 personnes, puisqu’on parle d’un peu plus que 492 000 vaccinations. Nous avons pour objectif de vacciner 1 million de personnes par jour et de terminer avant fin-juillet le rappel pour les personnes âgées qui souhaitent se faire vacciner.

Sécuriser suffisamment de médecins

Sur ce point, le Dr. Omi est président d’un système de support au changement de carrière (Second Carrier) des médecins. Celui-ci utilise le réseau de soutien des centres régionaux de soins. Le Dr. Omi en parlera tout à l’heure s’il en a le temps. Nous avons sécurisé de cette manière environ 2500 médecins qui se trouvent un peu partout dans le pays et qui sont enregistrés dans ce système.

En plus de cela, le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales a créé la page Key-net. Les médecins qui y sont inscrits sont mis en contact par un système de mise en relation. Plusieurs municipalités envisagent des vaccinations de groupe et elles pourront rechercher du personnel parmi ces 2500 médecins.

Je souhaite exprimer ma gratitude aux médecins qui se sont portés ainsi volontaires en s’inscrivant, et bien sûr au Dr. Omi et toutes les personnes qui ont décidé de monter cette opération. À partir de maintenant, nous pourrons mettre en relation les médecins et les gouvernements locaux qui en ont besoin.

Ensuite, il y aura un système de support pour ces médecins et infirmiers inscrits, qui augmentera le montant de leurs rémunérations lorsqu’ils travaillent la nuit ou les week-ends. Nous donnons aussi des aides aux collectivités locales qui emploient ces médecins pour les vaccinations, etc.

Former et sécuriser un nombre suffisant d’infirmiers

En outre, les centres préfectoraux des infirmiers permettent l’enregistrement des infirmiers en arrêt de travail. Il s’agit d’infirmiers de réserve qui ont un diplôme d’infirmier, mais ne travaillent pas en tant que tel. Il y en aurait environ 700 000. Pour ces personnes, il leur est possible de s’inscrire dans un de ces centres préfectoraux pour les infirmiers, de recevoir une formation, et de participer à la campagne de vaccination. Celles-ci recevront une allocation de préparation pour l’emploi d’un montant de 30 000 yens. Cela a fait l’objet d’une déclaration du ministre de la Santé, du Travail et des Affaires sociales. Le ministère devrait bientôt publier les détails de cette aide.

Quoi qu’il en soit, l’État fait son possible pour sécuriser suffisamment de médecins et d’infirmiers afin que l’on arrive à vacciner 1 million de personnes par jour. Le but est aussi d’arriver à vacciner toutes les personnes âgées avant fin-juillet. Les vaccinations du personnel médical ont déjà bien progressé. Nous avons commencé les inoculations des personnes âgées. Nous redoublons nos efforts pour que les rappels de vaccination se terminent fin juillet.

Dr. Omi

Bonjour.

Aujourd’hui, le ministre a expliqué pourquoi Okinawa doit appliquer l’état d’urgence. Je ne vais donc pas le répéter.

Aujourd’hui, le gouvernement a fait plusieurs propositions. Sur ce point, il y a quelques questions. Par exemple, pourquoi on n’inclut pas Gifu, etc. Après ces explications, l’ensemble des membres du comité sont arrivés à un consensus rapidement, et nous n’en avons pas discuté pendant longtemps.

En fait, la discussion n’a pas porté majoritairement sur l’ajout d’Okinawa à la liste des régions sous déclaration de l’état d’urgence.

Définir quand lever l’état d’urgence

Pour toutes ces préfectures, il faudra un jour lever les mesures et savoir quand. Il faudra le faire tôt ou tard. On ne peut pas continuer éternellement les mesures d’état d’urgence pendant un an ou deux ans. Il faudra bien que l’on finisse par lever les mesures.

Après la levée, la question est de vacciner les personnes âgées. Je parle des personnes âgées, qui sont à risque d’aggravation. Pendant que l’on vaccine la plupart des personnes âgées, pendant plusieurs mois, la question est de savoir quoi faire pour empêcher un grand rebond des infections.

Nous avons besoin de faire différemment de ce que nous faisions jusqu’à présent. Il faut faire différemment parce que la population en a assez. Il faut donc définir une nouvelle stratégie puissante. De plus, cela doit être compris rapidement par le grand public. Sur ce point, l’État et les gouvernements locaux vont devoir “suer”, expliquer ce qu’il faut faire.

Par exemple, demander de rester à la maison, de ne pas se déplacer entre les préfectures ne suffit pas. Il est important de définir une stratégie précise, de la prévoir et de la mettre en œuvre. Nous sommes arrivés à un moment particulièrement crucial. Des membres sont en train de réfléchir à la stratégie à partir de maintenant. L’État et les gouvernements locaux vont probablement avoir besoin de créer une stratégie qui donne un sentiment d’unité. Il faut une vision et des objectifs. C’est ce dont nous avons longuement débattu et avons décidé de faire ainsi. C’est ce sur quoi les membres du comité d’aujourd’hui se sont mis d’accord.

Changer de façon de faire

Pour ce qui est de quoi plus précisément, nous sommes encore au stade de l’ébauche de projet. Nous souhaitons finaliser les détails rapidement et le gouvernement nous aide dans ce sens.

Je vous donne un exemple de ce dont nous avons parlé.

Il y a le problème des tests de dépistage. Comme vous le savez, il y existe des kits de test PCR et la qualité s’est améliorée, y compris pour les tests de dépistage antigéniques. La capacité de test a considérablement augmenté en comparaison avec l’an dernier. On peut aussi faire des tests dans des établissements privés. On a donc un meilleur accès à ces tests.

La question est de savoir à quel moment on peut penser que la propagation du virus ne rebondira pas, en les utilisant correctement. Dans la situation présente, avec les mesures actuelles, nous sommes arrivés au consensus que cela serait difficile.

Les divisions administratives mettent des contraintes aux flux de données qui pourraient servir

Le point suivant n’intéresse peut-être pas la population générale.

Nous avons des mesures continuellement. Pendant toute cette période, les experts ressentent… ils se sentent frustrés depuis le début de cette histoire, depuis un an… parce que les relations, en particulier des grandes villes, les relations entre les gouvernements préfectoraux et les grandes villes désignées par ordonnance sont complexes.

Sur le terrain, il y a bien des informations épidémiologiques et sur les clusters. Cependant, quand les partager au delà des gouvernements locaux, de les analyser, nous ne savons pas comment faire. En d’autres termes, je parle des mesures sur la base des données, et ce n’est pas simple. Il est difficile de blâmer qui que ce soit. Il y a aussi le problème des informations personnelles. En raison de beaucoup de facteurs, cela ne remplit pas nos attentes. C’est un des défis qui restait à régler depuis longtemps.

Sur ce point, il y a des choses à surmonter. Il y a le problème des gouvernements locaux, des problèmes légaux. Il y a effectivement des problèmes de ce genre, mais si on ne les surmonte pas, même si la situation infectieuse en zone urbaine s’améliore, elle ne pourra pas s’améliorer plus que cela.

L’analyse approfondie des clusters n’avance pas bien. Il y a des clusters qui n’ont pas de liens visibles avec d’autres cas. Cela rend difficile l’application de mesures contre les clusters. C’est une des raisons pour lesquelles la courbe des cas reste à un niveau élevé. Il y a depuis le début cette division entre les préfectures et les villes désignées par ordonnance et la capitale. Il y a là une grande difficulté, il faut faire quelque chose. C’est une des frustrations commune à tous.

L’efficacité des mesures prioritaires

Un autre point concerne les mesures prioritaires. Maintenant, chaque préfecture les a appliqué, n’est-ce pas. Nous arrivons maintenant à une période d’évaluation de leur efficacité. La question est de savoir si nous aurions dû les mettre en place plus tôt. Ce sont des choses que nous ne savons qu’après coup. Si nous ne faisons pas cela, et si on attend trop pour appliquer les mesures prioritaires, au moment où on se rend compte de la situation, le virus s’est déjà propagé.

Jusqu’à présent, le gouvernement et les gouverneurs préfectoraux avaient tendance à se dire qu’il fallait observer ce qui se passe. Néanmoins, pour le comité des experts, le fait d’attendre et d’observer laisse le virus se propager. De nombreux experts ont exprimé l’opinion qu’il fallait agir beaucoup plus vite.

Comme beaucoup de préfectures les ont appliquées, il faut se dépêcher d’analyser ce qui s’est passé et définir le bon moment. Le comité des experts avait donné des indicateurs pour le bon moment. Nous en avions parlé quand nous mentionnions qu’il était d’avoir un disjoncteur puissant. Cette façon et la réalité sont un peu en décalage. Aussi, les experts et le gouvernement doivent mettre en œuvre la stratégie selon un consensus bien défini.

Ce sont donc ce genre de choses dont nous avons essentiellement parlé. Sur la question de savoir quoi faire pour Okinawa, il y avait un consensus. Personne ne s’y est opposé. C’est surtout parce qu’il faudra un jour lever l’état d’urgence. Si on attend qu’il soit levé, cela sera trop tard. C’est maintenant qu’il faut décider quoi faire dans le futur. Surtout pendant la période de vaccination de la plupart des personnes âgées. Sur la vitesse, nous ne savons pas combien de mois, mais il nous faut définir une stratégie solide, et la mettre en place. Nous pensons que nous sommes peut-être arrivés à ce moment. C’est le consensus des membres du comité des experts.

Merci.

Questions de la presse

Comment évaluer les mesures prioritaires par préfectures ?

Q : J’ai une question pour le ministre Nishimura. Cette fois, la préfecture d’Okinawa avait mis en place des mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires pour éviter de déclarer l’état d’urgence. Le gouvernement n’a-t-il pas eu assez de force pour qu’elles soient suivies ? Comme le Dr. Omi le dit, les mesures prioritaires n’ont pas toujours donné des résultats positifs. Le gouvernement prévoit-il de faire une synthèse ?

Ma deuxième question est pour le ministre et pour le Dr. Omi. Pouvez-vous nous en dire plus sur la levée de l’état d’urgence de Tokyo, Osaka et les autres de neuf préfectures ? Il reste 10 jours avant la date de fin qui est fixée au 31 mai. En particulier pour Tokyo et Osaka, peut-on espérer une levée ? Ensuite, il y a des inquiétudes à propos de la forte contagiosité du variant d’Inde. Quels pourraient en être les conséquences sur la levée ?

Ministre Nishimura

Je commence avec l’évaluation de l’efficacité des mesures, y compris dans la préfecture d’Okinawa.

Des bons résultats pour Ehime et Miyagi

Si je me base sur ce que j’ai compris, analysé et sur ce que j’ai déjà expliqué jusqu’à présent, mon résumé le plus court serait de dire que l’on a eu de bons résultats dans les préfectures de Miyagi et d’Ehime.

Lorsque le virus a commencé à s’y propager, les préfectures ont ordonné immédiatement leur propre version de réduction des horaires, et c’est comme cela qu’elles ont contenu le virus. Malgré tout, le virus a continué à progresser. C’est à ce moment qu’elles ont demandé l’application des mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires.

Comme il s’agit de la province, et dans ces régions, les quartiers de divertissements sont situés dans les environs des bâtiments préfectoraux. C’est dans ces endroits que les gouverneurs ont décidé d’agir pour contenir le virus avec les mesures prioritaires. Ces actions ont permis de faire baisser considérablement le niveau infectieux. Il leur était particulièrement facile de réduire les flux de déplacement des personnes. Cela a été efficace et c’est pourquoi les mesures sont levées.

Pourquoi elles limitent la progression du virus à Tokyo et Osaka, sans la faire baisser

En revanche, pour les métropoles, contrairement à la province, des villes comme Osaka et les 23 districts de Tokyo, on trouve un grand nombre de quartiers de divertissement autour des métropoles. Cela nous laisse penser que les mesures prioritaires ne sont pas aussi efficaces. Néanmoins, si on prend l’exemple d’Osaka, les flux de population ont baissé d’environ 30%. On peut penser que grâce à cela, la propagation du virus n’a pas été explosive et la courbe des cas s’est maintenue à l’horizontale.

Ensuite, pour la capitale et les trois préfectures (Kanagawa, Chiba, Saitama), le virus s’y est propagé de manière uniforme et il a fallu des mesures d’urgence. Nous analysons déjà la situation pour le Grand Tokyo. En tout cas, l’état d’urgence est déclaré à Tokyo. En même temps, les quartiers de divertissement limitrophes des trois préfectures appliquent des mesures équivalentes à une déclaration de l’état d’urgence, par le biais des mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires.

Ces mesures comprennent la suspension du service d’alcool et les karaokés. En conséquence, on peut penser que les mesures donnent un certain niveau de résultats. Chaque région semble maitriser la propagation et empêcher ainsi une propagation explosive. À partir de l’analyse que nous avons en ce moment, il semblerait que ces mesures sont efficaces.

Le variant britannique limite l’efficacité des mesures prioritaires, et…

En revanche, que cela soit pour Tokyo ou pour Osaka, il y a les variants. Le variant britannique est une nouvelle souche. Selon les études épidémiologistes, la contagiosité serait de 1,23. En revanche, si on regarde les données de la préfecture de Fukui, il se pourrait que cette contagiosité soit de 1,5 fois. Pour cette préfecture, le nombre de cas est faible. Néanmoins, même ainsi, on peut comprendre que les mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires ne permettent pas de faire baisser le nombre des cas.

On ne peut pas faire baisser le nombre de cas en faisant seulement baisser le flux de personnes de 30%. C’est dans ces cas qu’il faut mettre en œuvre des mesures fortes qui limitent les flux dans la journée aussi bien que le soir. C’est ainsi que les flux sont tombés de 80% pendant la période nocturne. Pour les flux dans la journée, les demandes de fermetures, les événements sans spectateurs, etc. ont permis de faire tomber les flux de 50 à 60%. Je pense que cela a permis de considérablement faire tomber les contacts en présentiel des gens.

Grâce à cela, nous commençons à voir une tendance à la baisse du nombre de nouveaux cas.

Dans le cas de Tokyo, nous ne savons pas encore si la courbe est plate ou va commencer à baisser. Cela a aussi fait partie d’une discussion pendant le comité des experts d’aujourd’hui. Nous pensons que c’est le genre de résultats que nous avons obtenus pendant les vacances.

Okinawa subit les conséquences du tourisme

À Okinawa également, en fait, il y avait une tendance à la baisse pendant la première moitié du grand pont. Aujourd’hui les discussions étaient très animées à propos d’Okinawa, et j’ai donc proposé des explications. Si on regarde la propagation entre la semaine dernière et celle d’avant… Pendant 3 ou 4 semaines, le nombre de cas diminuait clairement. Aussi, nous pensions que nous y arriverions avec les mesures de prévention et autres mesures prioritaires. Néanmoins, comme je l’ai expliqué tout à l’heure, même si leur nombre était inférieur aux autres années, un grand nombre de touristes a visité Okinawa.

C’est pour cela qu’après le pont, le nombre de nouveau cas a brusquement augmenté. C’est pour cela que nous avons un sentiment plus important de crise.

Aussi, selon nous également, les mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires étaient équivalentes et aussi fortes que les mesures de déclaration de l’état d’urgence, comme pour les trois préfectures et Tokyo. Comme pour la déclaration de l’état d’urgence, nous demandions que les mesures suspendent le service d’alcool et les karaokés. Lorsqu’il est venu me voir ici le 18 mai, il y a trois jours, je l’ai fortement demandé au gouverneur Tamaki.

À l’époque, il ne m’avait pas demandé de faire une déclaration de l’état d’urgence. Je lui avais demandé, indépendant de cela, de faire quelque chose dans le cadre des mesures de prévention des pandémies.

Après cela, la préfecture continuait à enregistrer environ 200 cas par jour, et elle est maintenant en état d’urgence.

Pour ce qui est du futur, plusieurs préfectures ont fait cette expérience.

Pourquoi le gouvernement a choisi de ne pas appliquer les mesures prioritaires dans certaines préfectures

Ensuite, bien que leur gouverneur l’ait demandé, le gouvernement n’a pas décidé d’appliquer ces mesures, même si nous comprenons la frustration des gouverneurs. J’ai pour cela demandé l’opinion de nombreuses personnes dans le comité des experts. Dans le futur, je souhaite analyser et décider comment faire.

Je ne préciserai pas de quelle préfecture il s’agit. Néanmoins, à un moment, le nombre de cas a augmenté en flèche dans une de ces préfectures. Comme les gouverneurs pensaient que cela serait dangereux, ils ont demandé l’application des mesures prioritaires. Néanmoins, quand on regardait les chiffres calmement, on pouvait se demander si avec ces clusters il y avait un risque de croissance du nombre de cas. Le Dr. Omi a même suggéré de mettre en place les mesures de prévention des pandémies.

Nous en avons parlé aujourd’hui pendant le comité des experts et le gouvernement va y réfléchir aussi.

Bref, autant pour les préfectures de Kagawa, Nagasaki et Tokushima, qui ont demandé ces mesures, le nombre de cas est inférieur à 10 ou à 100. Dans ce genre d’endroits, il faut se réjouir que le nombre ait baissé et qu’il n’ait pas été nécessaire de mettre les mesures prioritaires en œuvre, mais il faut aussi étudier comment cela s’est passé. J’ai été long pour répondre sur ce point, et je m’en excuse.

Les conditions pour lever l’état d’urgence

Pour ce qui est de la levée de l’état d’urgence, comme cela est écrit dans le plan stratégique de base, nous souhaitons nous assurer que la situation infectieuse tombe bien à un stade 3, et que l’on s’oriente vers un stade 2. Pendant que la tendance est à la baisse, il s’agira de relâcher les mesures par étapes. Il n’est pas question de tout arrêter d’un seul coup, et de viser le stade 2.

En plus de cela, il faudra gérer les variants. Il y a le variant britannique et en plus de cela, celui qui a été trouvé en Inde et qui est une mutation de mutation. Sa contagiosité est encore plus forte. Il serait au moins deux fois plus contagieux que la souche historique (la première souche, avant les mutations). Celui-ci se propagerait encore plus rapidement que ce qui s’est passé à Osaka. Nous devons craindre une croissance aussi forte que ce que l’on a vu en Inde.

Il nous faut donc se souvenir de cela et prendre des décisions avec beaucoup de prudence. C’est aussi ce qui est inscrit dans le plan de stratégie de base.

Il faut tout faire pour empêcher une propagation tant que les vaccinations ne progressent pas

C’est pourquoi, et je pense que le Dr. Omi va le dire, jusqu’à ce que les vaccinations des personnes âgées se terminent… Je pense qu’un nombre important de personnes pourra recevoir la première dose en juin. Il faut donc s’en souvenir et tout faire pour empêcher une grande propagation. Il faut rappeler qu’après la levée, il y aura une nouvelle propagation quelle qu’elle soit. Même ainsi, il faut vraiment créer une situation qui permette de gérer le rebond. C’est un des points importants.

Le critère le plus important concerne les lits d’hospitalisation

Ensuite, si je pouvais dire une deuxième chose, c’est que l’on commence à voir une tendance à la diminution des cas. C’est vrai à Osaka, et on peut voir que cela arrive jusqu’à un certain point. Néanmoins, le plus important, ce sont les lits d’hôpitaux. À Osaka et dans la préfecture de Hyogo, la situation est extrêmement tendue. Comme je l’ai déjà expliqué, le nombre de patients augmente d’abord, et c’est après cela, avec du retard, que la situation des lits d’hôpitaux se dégrade. Cette situation se résorbe plus tard, et ce n’est qu’à ce moment que la situation concernant les lits s’améliore.

C’est pourquoi je souhaite que nous fassions redescendre à un stade 3 ou moins les chiffres concernant les lits.

Autrefois, au moment de lever l’état d’urgence dans la métropole de Tokyo, ces nombres dans les préfectures de Chiba et Saitama tournaient autour de 50% et on n’arrivait pas à les améliorer. Nous devons surveiller la situation concernant les lits et partager l’information avec les experts. C’est en fonction de toutes cela que le gouvernement souhaite prendre des décisions.

Quelle stratégie de base pour pouvoir lever l’état d’urgence ?

Dr. Omi

Pour ma part, je dois répondre à deux questions, n’est-ce pas. La levée de l’état d’urgence et les variants.

En ce qui concerne la levée, nous avons discuté de cela à plusieurs niveaux. Le plus important est de déterminer quelle sera la stratégie de base pour décider de lever l’état d’urgence. Il s’agit de connaitre le but de cette levée.

Sur ce point, il faut que la population soit aussi d’accord.

2 stratégies pour lever l’état d’urgence

Par exemple, je reprends un des points de discussion. Imaginons que l’on lève la déclaration. Il y a de nouveau un rebond, et il faut de nouveau déclarer l’état d’urgence. La question est de savoir s’il vaut mieux le faire de cette manière. Une autre solution est, comme nous le disions tout à l’heure, de la maintenir jusqu’à ce que les vaccinations des personnes âgées aient progressé jusqu’à un certain point. Il faut se poser la question, sur chaque point, de savoir s’il faut de moins bonnes performances. La façon d’y réfléchir diffère selon les cas, n’est-ce pas.

La question est donc de savoir ce que les gens pensent sur ce point. Personnellement, et c’est un consensus parmi beaucoup des experts, au moins du comité des experts et du Conseil consultatif, cette fois, il pourrait y avoir un rebond et le système médical serait de nouveau sous tensions. C’est quelque chose que nous savons.

Les vaccinations des personnes âgées pour s’assurer une charge moindre du système médical, même en cas d’épidémie

Pour éviter cela, jusqu’à ce que l’on vaccine la majorité des personnes âgées… Pourquoi nous parlons des personnes âgées ? Les particuliers dans les jeunes tranches d’âge ne sont pas vaccinées, n’est-ce pas. Cependant, les tensions sur le système médical viennent principalement parce que les personnes âgées ont plus de risque d’aggravation des cas. Si on vaccine ces personnes… Les vaccins actuels sont vraiment bien, et nous pensons qu’ils peuvent diminuer considérablement le risque d’aggravation. Par conséquent, il faut faire ce que nous pouvons pour contenir le virus. Si notre société choisit cette voie, la façon de lever l’état d’urgence va être importante.

Il est écrit noir sur blanc dans le plan de stratégie de base de le faire avec prudence. En même temps, la question est de savoir dans quelle optique nous ferons cette levée. Il faut donc décider en même temps ces deux points.

Si au contraire on dit qu’on n’a pas besoin de faire ainsi et qu’on peut encore déclarer l’état d’urgence, c’est une autre affaire.

En tout cas, pour ma part et pour les membres du comité des experts, jusqu’en août, enfin, tout dépend de la vitesse concernant les personnes âgées. Ce que je veux dire, c’est qu’il faut faire en sorte que le Japon tienne le coup jusque-là. Il s’agit de sauver le système médical japonais et de s’assurer que l’on ne répète pas la situation de Tokyo et Osaka.

Pour cela, je pense que si on pense à cela avec philosophie, dire 100 ou 500… C’est vrai que les chiffres sont importants, mais il faut vraiment que tout le monde se mette d’accord sur la politique et les objectifs.

Anticiper pour gérer la souche indienne

Ensuite, en ce qui concerne le variant d’Inde, comme le ministre Nishimura vient de le dire, et comme vous le savez, cette souche est très contagieuse. Il n’y a pas de doutes là-dessus.

En tant qu’experts, nous pensons que la souche indienne pourrait remplacer la souche britannique. Nous réfléchissons donc à ce qui se passerait dans ce cas précis. Sur cette éventualité, nous n’avons pas de réponses. C’est parce que nous ne savons pas ce qui va se passer exactement.

De plus, il pourrait y avoir d’autres mutations.

Pourquoi y a-t-il des différences de croissance du virus selon les régions ?

Par contre, au moins, si nous revenons à l’évaluation des mesures prioritaires. En fait, dans le cas de la souche britannique, même si le taux de propagation est toujours le même, il y a des préfectures dans lesquelles la propagation est particulièrement abrupte et quelques autres dans lesquelles cela n’est pas le cas.

La question est de savoir ce qui fait cette différence. Nous faisons face à la même souche britannique, mais d’un côté, le virus se propage de plus en plus et la courbe des cas n’arrive pas à descendre. Pourtant, ailleurs, cela n’arrive pas aussi fortement. Donc qu’est-ce qui se passe ?

La question est de savoir s’il s’agit de facteurs extérieurs à la souche mutante. Est-ce que c’est un problème avec les mesures ? Quel est le mécanisme ?

Sur ce point, avec la souche indienne, pour les mesures à venir, ces informations sont particulièrement importantes. Est-ce qu’il faut demander à tous de rester à la maison ? Ou peut-on faire sans cette mesure ? Je pense que cette analyse est particulièrement importante.

Que prévoit le gouvernement concernant les voyageurs qui ne respectent pas la quatorzaine ?

Q : J’ai une question pour chacun de vous. Monsieur le ministre, cela n’est pas une demande de ma part, mais j’aimerais poser une question sur les mesures aux frontières. Depuis le 19 mai, les mesures de quatorzaine qui s’appliquent à toutes les personnes qui entrent au Japon, y compris aux Japonais, implique que l’on demande d’utiliser l’application de géolocalisation pendant leur quatorzaine. Parmi les 23 000 personnes concernées, environ 6 600 personnes ne s’y soumettent pas. En outre, plus 5 000 personnes n’ont pas répondu aux appels sur leur état de santé. On a tendance à l’oublier, mais au moment de l’apparition de la souche britannique, on disait qu’il serait possible de contenir le virus aux frontières, mais cela n’a pas du tout été le cas.


Alors que nous savons combien ce variant indien est très dangereux, de nombreux usagers pensent que ce relâchement des mesures aux frontières est difficilement pardonnable. Pouvez-vous développer sur ce point ?

Prendre conscience des risques liés à une propagation de la souche indienne



Ensuite, Dr. Omi, vous avez parlé de la souche indienne. Néanmoins, selon le Dr. Nishiura, le nombre de reproductions effectives de la souche indienne serait, selon les simulations, de 5,6625. (NdT : nombre de reproductions effectives = le nombre de personnes qu’une personne infectée pourrait infecter.) Je suppose que vous et tous les experts avez un fort sentiment de danger. Néanmoins, certains remarquent que les gens ne sont pas conscients du risque de la propagation du variant indien avant que les vaccinations n’aient pu progresser. Pouvez-vous commenter sur ce point ?

Le gouvernement étudie la possibilité de laisser les gens en quarantaine plus longtemps

Ministre Nishimura

Je commence par les mesures frontières. Je reçois des rapports sur les différentes situations. Il y a des personnes dont nous n’arrivons pas à identifier la géolocalisation. Il y en a qui ne répondent pas aux appels de visio-conférence. Sur ce point, le ministère va coordonner des mesures pour gérer cela. Il s’apprête à renforcer le système de patrouilles et opérer un renforcement des suivis.

En outre, les personnes qui arrivent ont fait une déclaration sur l’honneur. Le système est construit pour que le nom des personnes qui ont visiblement enfreint ces règles soit dénoncé publiquement, ou qu’elles soient renvoyées à l’étranger. Je suis conscient qu’il est nécessaire de gérer ces cas avec des mesures fortes.

De plus, le comité des experts, à commencer par le Dr. Omi nous ont recommandé de renforcer encore plus les mesures. En ce moment, c’est essentiellement le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales et le Secrétaire d’État qui réfléchissent sur la meilleure façon de gérer cela.

La question est de savoir s’il est possible de faire passer plus de temps dans les bâtiments de quarantaine. Si on le fait, il faut sécuriser suffisamment d’établissements d’hébergement et d’hôtels. Ils étudient ce qu’ils peuvent gérer, y compris pour sécuriser ces endroits, et ce qu’ils ont besoin de faire dès maintenant. Les experts ont exprimé une opinion très forte sur ce point, et c’est pour moi, personnellement, quelque choses que je considère particulièrement important. Je souhaite que l’on y réfléchisse et agisse rapidement.

Prendre des mesures à la fois aux frontières et dans le pays

Dr. Omi

Votre question porte sur ce que dit M. Nishiura. Je pense que cela a aussi des conséquences concernant les frontières.

Nous avons déjà formulé des demandes au gouvernement.

En fait, l’an dernier, nous avons appris un certain nombre de choses. Si les mesures aux frontières sont implémentées trop tard, le virus se propage dans le pays.

Néanmoins, le variant indien est déjà entré dans le pays. Cependant, à partir de maintenant, ce variant n’est pas encore… ce variant n’est pas seulement présent en Inde et les mesures ici seront prises autant que possible en parallèle avec les mesures nationales.

Il y a l’idéal, et il y a ce que l’on peut faire

J’ai expliqué cela pendant le comité des experts, et aussi pendant les sessions de la Diète. En fait, dans la pratique, la sécurisation d’hôtels, etc., serait assez difficile à mettre en place d’un point vue logistique. C’est facile de le dire, mais ce n’est pas quelque chose que le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales peut faire seul.

Cela ne serait pas impossible à faire si on mobilise tout le pays. En revanche, quand l’État devra l’expliquer, il va y avoir des oppositions de la part de la population. Ensuite, 14 jours, c’est difficile émotionnellement. Il y a divers défis à surmonter. Pour ma part, l’idéal serait de mettre les gens en quarantaine pendant 14 jours. Le problème, c’est qu’il faut être réaliste, et il convient de savoir jusqu’où cela serait possible. La question est de savoir jusqu’à combien de jours on peut augmenter la durée à partir des six jours (déjà en place).

Le gouvernement doit faire tout ce qui est possible, et il y a surement des obstacles variés. Néanmoins, c’est le moment de le faire et nous souhaitons qu’il le fasse.

L’idéal serait d’imposer 14 jours dans un hébergement en quarantaine, ce qui est à l’étude

Ensuite, cela va de pair avec les mesures nationales. Parmi les recherches sérieusement menées sur les infections, actuellement, il existe un plan d’essai d’identification des amorces par PCR (PCRプライマー : outil qui permet de définir la séquence génétique d’une courte séquence d’ARN ou d’ADN). Il s’agit d’une initiative du secteur privé. Nous souhaitons que cela se fasse rapidement et qu’avec le monitoring, on identifie les génome.

En même temps, il faut des mesures contre le virus. Tout à l’heure, nous parlions de faire des tests, accélérer les mesures intensives, etc. À moins de combiner tout cela… Il ne s’agit pas de simplement dire 14 jours. De fait, quand on parle de surveiller l’état de santé, les gens rentrent chez eux, et il y a un suivi de santé. Cependant, dans la pratique, on ne voit pas tout. Il n’y a personne sur place pour vérifier, et c’est une réalité.

De plus, les tests de dépistage manquent parfois de dépister des cas. C’est dans ce sens qu’il est préférable de renforcer ce qui se passe à la quarantaine, à Narita, etc. Donc, l’idéal serait, si c’est possible, d’y mettre en place 14 jours de quatorzaine.

Considérer réattribuer à la souche indienne les ressources que l’on utilisait pour le variant britannique

Ensuite, la souche britannique a déjà supplanté les autres souches. Cela signifie qu’il n’y a pratiquement plus de raisons de demander de rester en quarantaine en raison de la souche britannique. Dans ce cas, on peut considérer réattribuer à la souche indienne les ressources que l’on utilisait pour le variant britannique.

Le gouvernement fait vraiment tout son possible dans ce sens. Dans la réalité, il y a néanmoins des limites. Par conséquent, il faut répondre de manière réaliste par rapport à un idéal qui propose de déplacer les ressources utilisées pour la souche britannique. Plutôt que de dire “on ne peut pas le faire”, il faut faire tout ce qui est possible. Si le gouvernement ne le fait pas, nous risquons d’avoir à revivre ce qui s’est passé l’an dernier. C’est un risque, à mon avis.

La liste du METi sur les entreprises qui passent au télétravail

Q : Je pose ma question à monsieur le Ministre. En réponse au risque que présente le variant indien, vous préconisez encore et encore l’implémentation du télétravail. Cette semaine, le gouvernement (METI) a compilé et annoncé le statut du télétravail pour environ 300 entreprises. Comment évaluez-vous ces chiffres ? Ensuite, comment allez-vous vous organiser face aux propagations futures ? Ensuite, j’aimerais savoir quels sont les ordres de grandeur officiels concernant cette mise en place au sein du gouvernement ? Merci.

Votre question concerne le télétravail. Dans l’ordre, il y a d’abord les réductions des horaires pour ce qui concerne la nuit. Ensuite, dans les régions où le virus se propage beaucoup, les installations de grande taille, dont les grands magasins, etc. reçoivent une demande de fermer le week-end. Le but est de limiter les flux de personnes pendant la journée durant les jours de fériés (de repos).

Pour limiter les flux les jours ouvrés, c’est le télétravail, bien sûr. Actuellement, à commencer par le Dr. Omi, nous regardons ensemble comment, dans chaque préfecture, les clusters se forment à partir de souches mutantes. Nous interviewons aussi les gens.

Actuellement, il y a des clusters même quand le lieu de travail suit les directives

Même lorsque les bureaux ont effectivement mis des panneaux en acrylique et fait tout ce qu’il fallait, même quand les gens portent correctement leur masque, on trouve des cas de contamination simplement parce que les gens sont restés ensemble pendant longtemps. Naturellement, il faut aussi vérifier si pendant ce moment-là la circulation de l’air aurait pu être insuffisante. Nous avons besoin de faire une analyse encore plus détaillée.

Néanmoins, parmi les 60% de cas non expliqués, nous faisons face à un nombre de clusters pour lesquels nous n’arrivons pas à identifier la source d’infection et ceux-ci se diversifient. C’est particulièrement le cas sur le lieu de travail.

Aujourd’hui, le gouverneur d’Hokkaido tenait une conférence de presse dans laquelle il me semble qu’il insistait sur le fait que l’on ne trouvait pas d’où viennent les contaminations.

Dans cette situation, le télétravail dans la journée est une mesure particulièrement importante. Dans ce cadre, notre objectif est de faire tomber de 70% le nombre de personnes qui se rendent sur le lieu de travail. Nous sommes en train de demander aux différentes associations professionnelles de fixer et annoncer publiquement ces objectifs.

Qui est concerné par le télétravail ?

Comme vous l’avez pointé, mercredi 19 mai, nous avons publié les informations de 292 entreprises. Je souhaite exprimer ma reconnaissance à ces entreprises qui ont fait des efforts très rapidement. Néanmoins, nous comptons environ 3800 entreprises cotées en Bourse, et 132 sont enregistrées dans cette liste. Parmi les 292 entreprises, y compris celles cotées en Bourse, il manque parfois des mesures quantitatives.

Aussi, nous pensons qu’il faudrait probablement en changer le format général, pour obtenir plus de détails. Je pense refaire cela, et bien entendu, je souhaite que de nombreuses entreprises mettent en place ces mesures et l’affichent activement dans cette liste.

Naturellement, il y a aussi les travailleurs essentiels, ceux qui travaillent sur une ligne de fabrication, dans les transports, dans les supermarchés, dans les diverses professions pour la distribution et le déplacement des marchandises. Il y a aussi des travailleurs essentiels dans le milieu médical. Par conséquent, tout le monde ne peut pas forcément passer au télétravail.

Néanmoins, il est possible d’en tenir compte et de se poser la question de ce qui est possible, par exemple, que la partie qui concerne le siège social ou un département spécifique de l’entreprise. On peut aussi réfléchir par succursale. S’il est possible de mettre en place ces mesures, je souhaite que ces entreprises le fassent savoir.

Pourquoi publier la liste des entreprises qui passent au télétravail ?

En particulier, je souhaite que les grandes entreprises cotées en Bourse adoptent le télétravail. Notamment, une partie des étudiants cherche à se faire embaucher par des industries qui permettent de travailler à distance et de faire du télétravail. Il s’agit d’un point important de sélection. Naturellement, ils regardent aussi si le salaire est intéressant, s’ils peuvent obtenir des congés, comment les femmes y travaillent, etc. Le télétravail est devenu l’un des critères importants de sélection.

À partir de maintenant, les vaccinations progresseront et l’économie devrait reprendre, jusqu’à un certain point. Dans ce contexte, les entreprises manqueront de personnel. En outre, pour les entreprises, le recrutement d’un personnel compétent est particulièrement important, et je souhaite que les entreprises avancent aussi dans ce domaine.

Le souhait du gouvernement est de diffuser largement les informations publiées sur le site du METI afin qu’en collaboration avec les professionnels du soutien à l’emploi, elles soient également transmises aux étudiants.

En outre, comme tout cela est difficile pour le PME, il y a la subvention pour les TI (IT 補助金), la subvention pour le télétravail, du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales. En ce moment, on peut demander ces aides. J’encourage vivement les PME à utiliser ces aides et à mettre en place les mesures.

Les entreprises qui souhaitent croître ont besoin de passer au télétravail

Pour terminer, si je devais ajouter quelque chose, le télétravail, le travail à distance est un symbole du nouveau style de vie. La société va se numériser, et cela va se faire très rapidement. Par conséquent, si les entreprises veulent croître, elles ont besoin de se demander si elles ne pourraient pas passer au télétravail.

Sur ce point, mon équipe, le gouvernement également, mon département, le secrétariat économique a mis plus de 50% des employés au télétravail actuellement. Même pour la gestion difficile du quotidien concernant le coronavirus, nous mettons environ 10 personnes au télétravail.

Nous devons naturellement tenir compte des sections et équipes qui doivent absolument se rendre sur le terrain. Néanmoins, j’insiste vraiment pour que l’on passe au télétravail ou au travail à distance, parce que c’est un facteur de croissance.

Le télétravail est naturellement nécessaire pour maintenir l’entreprise la situation actuelle, mais je souhaite que les entreprises l’intègre dans l’optique de leur croissance future.

Pour la façon dont l’ensemble du gouvernement gère cela, le Secrétaire du Cabinet ministériel gère cela. J’ai cru comprendre qu’il prévoit de l’annoncer quand cela sera possible.

Le gouvernement doit-il revoir la façon de communiquer avec les régions ?

Q : J’ai une question pour le ministre Nishimura et une autre pour le Dr. Omi. Tout à l’heure, vous disiez que les mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires étaient en cours d’analyse et d’évaluation. En tenant compte des problèmes de communication entre les gouvernements locaux et métropoles, pensez-vous qu’il faille revoir votre gestion ? Dr. Omi, à propos de la souche indienne, faut-il changer quelque chose à la façon dont nous gérons notre quotidien ?

Ministre Nishimura

Je parle personnellement et très régulièrement avec chaque gouverneur. Nous parlons souvent au téléphone. Je reçois aussi beaucoup de messages par courriel. J’en envoie aussi. Du point de vue administratif, mon équipe et les personnes qui travaillent dans la section de lutte contre le coronavirus travaillent et échangent avec les services des gouvernements locaux des préfectures, tout en faisant leurs analyses. Le comité des experts nous donne aussi son avis sur les différents sujets.

Ensuite, il y a les cas des préfectures dans lesquelles les mesures se passent bien et celles dans lesquelles elles se passent moins bien. En fait, je dirais plutôt les préfectures dans lesquelles les mesures ne donnent que des résultats limités. Nous analysons et trions les informations sur les zones rurales, les zones urbaines, le moment d’appliquer les mesures. Une fois que ce tri est fait, nous les partageons avec les gouverneurs ou à l’assemblée des gouverneurs. C’est à ce moment que nous décidons ensemble comment et quand l’application des mesures serait efficace. Je souhaite intégrer encore plus cette façon de faire, afin d’améliorer encore les analyses.

Je prévois de continuer à rester en contact étroit avec les gouverneurs, de rester à l’écoute de leurs souhaits et intentions, de faire face à la situation que l’analyse des données nous décrit et d’agir en partageant les données.

IMPORTANT – Comment devrons-nous faire en cas de souche indienne ?

Dr. Omi.

Votre question est de savoir ce que les particuliers peuvent faire lorsqu’on trouve une souche mutante, y compris la souche indienne.

C’est un point important. Actuellement, même si nous, humains, nous faisons beaucoup d’efforts, nous ne pouvons pas savoir tout ce qui se passe exactement. Par contre, nous pouvons vous dire ce que nous pensons, et cela peut peut-être servir. Attention, ce n’est qu’une façon de penser. Si nous avons d’autres informations, il faudra peut-être réévaluer cela. Si on pense de la manière suivante, il se pourrait qu’on arrive à expliquer ce qui se passe en ce moment.

La première chose que je souhaite dire aux particuliers est la suivante.

En fait, avec ce virus, il y a de types de personnes. Celles qui infectent et celles qui n’infectent pas. C’est ce que l’on aimerait penser. Plus simplement dit, si je suis infecté par ce virus, je le transmets à d’autres personnes. La quantité de virus que j’émets par mes expirations, ma toux, etc. semble être très en rapport avec la contamination.

Toutes les mesures que nous avons prises jusqu’à présent sont très corrélées à la quantité. Par exemple, il y a un an, quand notre comité avait un autre format, j’avais parlé de cela au ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales.

L’exemple de l’hépatite B

Le virus de l’hépatite B, par exemple, se transmet de la mère au nourrisson ou par des piqures, mais ne se transmet pas dans l’air. C’est de l’ordre du bon sens, n’est-ce pas.

Or il se trouve que… et ce que je vais dire c’est vraiment passé. En laboratoire, ils manipulaient des fortes concentrations du virus, qui se trouvait dans une centrifugeuse. L’endroit où se trouvait la centrifugeuse a explosé, à la suite d’un accident. À ce moment, le virus qui se trouvait dans le laboratoire a tourné dans l’air. Il y avait cette quantité énorme de virus de l’hépatite B, qui avait été concentrée pour faire des tests. Ce qui s’est passé, c’est que le virus ne se propage pas dans l’air, mais les gens qui se trouvaient là, même sans avoir touché quoi que ce soit ont été infectés. Ce que je veux dire c’est qu’en matière de virus, tout dépend de la quantité.

Par contre, dans le cas du coronavirus…

Actuellement, quand on se demande ce qui se passe… Tout à l’heure, le ministre Nishimura disait… c’était l’autre jour, n’est-ce pas. Nous sommes en contact avec plusieurs préfectures se battent quotidiennement pour gérer le virus et il y a des échanges continuels entre eux et nous, y compris avec le ministre. Nous parlions des clusters qu’on a trouvés jusqu’à présent, des panneaux en acrylique, du fait que même quand l’air circule comparativement bien, et nous en sommes arrivés à nous demander si le simple fait d’être en présence pendant une longue durée n’était pas une cause d’infection.

Dans un autre exemple, lors de barbecues, dehors, nous nous demandons ce qui se passe. Jusqu’à présent, il n’y avait pratiquement pas de cas de ce genre et nous parlions de “Trois F”.

Maintenant, actuellement, ce qui se passe, c’est qu’en fait, l’expiration… si je suis infecté, même sans avoir de symptômes, c’est quand j’expire, et même sans parler fort, avec le simple fait de parler, le virus sort de ma bouche.

Par contre, les souches mutantes prolifèrent plus facilement. Le mode de transport du virus est le même que pour les souches historiques, mais ces souches prolifèrent plus et les quantités que nous expirons sont plus importantes. C’est comme cela qu’autrefois, on n’attrapait pas le virus, mais maintenant, on peut l’attraper.

L’aération est encore plus importante

Ce que je veux dire, c’est que l’aération est aussi importante qu’avant. Je l’avais déjà dit auparavant, n’est-ce pas. Dans les établissements de restauration et de boisson, il faut contrôler la concentration de CO2. Ce contrôle est devenu encore plus important que ce que nous faisions jusqu’à présent.

Le virus se véhicule par l’air que l’on expire

Parallèlement, ce qui est important, c’est que même si la quantité de virus est faible, même si je n’expire pas de grandes quantités de virus lorsque j’expire une seule fois, plus je le fais fréquemment plus la quantité totale que j’expire s’accumule. C’est pourquoi, si les contacts sont courts, il n’y a pas d’infection, mais si on reste longtemps ensemble, tout va dépendre de la quantité du virus.

Ensuite, une fois que l’on est infecté, il faut se souvenir que la quantité de virus que nous expirons est plus importante qu’autrefois.

C’est donc ce que nous supposons qu’il se passe. Quand nous demandons aux gens de faire attention, c’est ce que cela veut dire. Nous avions parlé d’aération quand nous parlions de micro-gouttelettes.

C’est dans ce contexte que nous demandons de ne pas mettre des masques en uréthane, mais de prendre des masques non tissés (不織布 = masques blancs jetables du commerce).

C’est ainsi que les gens ont besoin de le comprendre. En comparaison avec ce qu’il y avait jusqu’à présent, la quantité de virus que nous expirons…

Par contre, il n’y a probablement pas de contamination par l’air

Néanmoins, ce que je dis à ce stade, c’est qu’il n’y a pas de contamination par l’air, par exemple, comme dans le cas de la rougeole, ou juste en marchant un peu, ou dans le train. Ce n’est pas une contamination par l’air.

C’est un fait que la quantité que nous expirons est plus importante ce qui fait qu’il est plus facile d’infecter. Nous pensons être sûrs de cela. Par contre, nous ne pensons pas que le virus quand on marche et croise simplement une personne. Si jamais c’est ce qui se passait, nous n’aurions pas le niveau infectieux actuel.

En conséquence, sur ce point, nous pensons que c’est de cette manière qu’il faut raisonner. Par conséquent, ce sur quoi il faut mettre l’emphase ne change pas.

Il est important d’éviter les “Trois F”. Pour les distances, il faut peut-être en prendre encore plus en comparaison avec ce que nous faisions jusqu’à présent.

Le fait que la quantité de virus est plus importante maintenant est problème l’essence du problème au stade actuel. Si on n’y réfléchit de cette manière, il faut éviter de rester longtemps ensemble, éviter les endroits mal aérés. Je pense que chacun peut sentir cela. J’insiste sur ce point.

Bien entendu, nous évaluons la situation ainsi pour le moment, et nous pourrions découvrir que nous nous trompons. Néanmoins, si on explique la situation de cette manière, on arrive à expliquer pratiquement tout. C’est quelque chose comme cela qui se passe. Par contre, si c’était une transmission par l’air, qui avait lieu quand on prend le train, ou quand on marche un peu et croise quelqu’un, nous ne serions pas dans la situation actuelle. Dans ce cas, nous ne pourrions pas arrêter la croissance de la courbe des nouveaux cas à Tokyo. Toutes les courbes ne feraient que monter.

Contenir le virus parce que nous ne savons pas ce qui se passera avec la souche indienne

En revanche, nous ne savons pas ce qui va se passer avec la souche indienne. Il faut en tout cas, y compris par des mesures aux frontières… Quand on parle de souche mutante, la prolifération s’intensifie à chaque fois. C’est pourquoi, en tout cas, jusqu’à ce que les vaccinations avancent, il faut contenir le virus sous le niveau actuel. Je parlais tout à l’heure de philosophie, et c’est la même priorité.

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