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2021-04-08 – Experts du gouvernement sur les critères d’évaluation

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Ce document est la traduction de la conférence du comité des experts du gouvernement du 8 avril 2021. Il s’agit de présenter les nouvelles normes d’évaluation de la situation infectieuse.

La première partie de cette conférence est traduite et se trouve dans le document suivant :

Dr. Omi

Aujourd’hui, nous avons tenu notre premier comité des experts “remodelé”. Nous y avons abordé plusieurs sujets, mais le sujet le plus important, dont j’avais parlé précédemment concerne la façon de concevoir les stades. Nous avons passé beaucoup de temps sur le sujet de nouveaux indicateurs.

Au bout du compte, nous nous sommes mis d’accord sur les grands indicateurs. C’est ce que je souhaite partager aujourd’hui. Pour les détails, il y a eu des commentaires. Ils seront édités et présentés la prochaine fois.

Pourquoi affiner les indicateurs et revoir le mode de fonctionnement ?

Pourquoi a-t-il fallu changer et affiner les indicateurs et changer les critères de décision de la déclaration de l’état d’urgence ? Je l’ai déjà dit, et c’est ressorti pendant les deux déclarations de l’état d’urgence. L’État, les gouvernements locaux et les experts ne partageaient pas toujours la même compréhension sur la façon d’utiliser les indicateurs et de prendre des décisions. Disons que cela n’était pas immédiat.

Ce mot “disjoncteur” = “Circuit Breaker” en anglais et en japonais est une analogie à une façon de penser. Je ne parle pas ici d’un disjoncteur qui fait passer du courant. Bref, la fonction de “disjoncteur” ne fonctionnait pas toujours.

De plus, avec les expériences que nous avons eues jusqu’à présent, nous avons pu identifier plus précisément les critères qui permettent d’identifier rapidement un début d’épidémie et d’évaluer à quel stade on se trouve.

La dernière fois, c’était au mois d’août 2020 que nous avions défini ces indicateurs, n’est-ce pas. Nous parlons donc d’une version révisée. Il n’est pas question de changer du tout au tout. Nous utilisons la base de la fois précédente, mais ajoutons ce que nous avons appris depuis. Il s’agit donc d’une version améliorée.

Sur quoi se concentrer pour faire fonctionner le “disjoncteur”

Quels sont les points que l’on a besoin de surveiller pour que le “disjoncteur” fonctionne ?

Il y en a plusieurs.

Indicateurs qui identifient rapidement les épidémies et le bon moment d’appliquer des mesures

Le premier consiste en des indicateurs qui identifient de manière précoce les épidémies et le moment auquel il faut frapper avec des mesures fortes qui serviraient de “disjoncteur”. Sur ce point, il y a deux concepts qui se rejoignent mais sont différents.

  1. Stabilité de la situation,

On peut le dire, ce virus ne disparaitra pas complètement, n’est-ce pas. Quand on applique des mesures, le nombre de cas descend. Nous aimerions arriver à un stade “zéro”, mais cela n’arrivera pas avec ce genre de maladie. Donc, il s’agit plutôt de définir un niveau infectieux de base.

À partir de ce niveau de base, le nombre de cas pourrait légèrement augmenter. Cela peut arriver, et c’est ce que nous souhaitons savoir rapidement. Il s’agit de notre première façon de penser.

2. Moment de faire fonctionner le “disjoncteur”, avant d’arriver à un stade 4

Le deuxième concept est un peu plus sophistiqué, je pense.

Cette fois, les mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires se décident au stade 3, en principe. Nous ne souhaitons pas arriver au niveau 4. Donc, dans ce sens, nous souhaitons faire jouer des mécanismes appropriés de “disjoncteur” avant d’arriver au stade 4.

La question est de savoir quand.

Ce qui est à surveiller en phase de montée et de descente

Il y a un phase de montée et une phase de descente de la présence du virus. Ces phases ont des points communs, mais ce que nous devons surveiller est différent.

Dans le cas d’un début de phase de propagation du virus, il vaut mieux surveiller la situation infectieuse. Il s’agit du nombre de cas d’infections, etc. La façon de penser est celle-ci à la base.

Ensuite, en phase de décroissance, par exemple, après la levée de la déclaration de l’état d’urgence ou après la fin, ou dirait-on, levée des mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires, ce que l’on regarde plus, c’est l’état du système de fourniture de soins médicaux.

Différences dans la gestion dans les zones urbaines et dans les zones rurales

Il y a ensuite une différence entre la façon de gérer la situation dans les zones urbaines et dans les zones rurales.

Dans le cas des zones rurales, le système de fourniture de soins médicaux est plus fragile que dans les régions urbaines. Le nombre d’hôpitaux, etc. y est beaucoup plus faible. Ces endroits peuvent passer à un stade 3 extrêmement rapidement. Aussi, il convient de considérer y appliquer des mesures même avant d’arriver au stade 3, bien plus encore que dans le cas des zones urbaines.

Sur les mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires

En ce qui concerne les mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires, il y a la période, les conditions et le contenu.

Période et conditions applicables

Pour ce qui est de la période, nous avons déjà discuté cela. On pourra les considérer quand on arrive au stade 3, et comme je viens de dire, éventuellement au stade 2, en fonction de la situation infectieuse.

Les conditions sont définies par des régions spécifiques et des groupes de personnes où le virus a tendance à se propager de manière continue.

Déplacements, sorties et test PCR

Ce sur quoi je souhaite insister, c’est le contenu de ces mesures prioritaires. En général, les gens ont l’impression que les réductions des horaires dans les établissements de restauration viennent en parallèle. En particulier en ce moment, les clusters se diversifient. Jusqu’à présent, c’est vrai qu’il y avait des clusters essentiellement dans les établissements de restauration. Cependant, maintenant, on les trouve un peu partout, et je pense que tout le monde le sait.

Dans ce sens, en plus des mesures de prévention dans les établissements de restauration… il n’est pas question d’arrêter complètement de prendre des mesures dans ces établissements. C’est toujours une mesure importante. Néanmoins, en plus de cela, par exemple, il y a le problème de la souche mutante, surtout dans le Kansai. Nous ne voulons pas que ce virus aille dans d’autres régions. De même, nous voulons éviter les contaminations des gens qui se trouvent dans le Kansai.

Dans ce sens, il est particulièrement important de ne pas se déplacer en dehors des limites des départements.

Ensuite, dans divers endroits, on assiste à des cérémonies, comme celles pour le lancement d’un centre commercial. Il y a un peu partout des endroits où les gens s’agglutinent, dont les événements, etc. Le virus ne se propage pas autant quand on marche dans la rue ou fait des courses dans un supermarché, mais plutôt quand on sort, et qu’un événement interpelle les gens. Cela peut être des soldes, ou d’autres endroits qui font que les gens se regroupent de manière compacte. Donc le virus ne se contente pas d’aller seulement dans les endroits dans lesquels on boit et mange.

Dans ce sens, il est particulièrement important d’éviter les endroits et heures où le gens sont nombreux.

De même, les mesures prioritaires comprennent des tests intensifs dans les établissements pour personnes âgées,

Comprendre la détermination du gouvernement

Ensuite, dans les établissements de restauration, on ajoute, même à Osaka, un système de patrouilles, demande aux usagers de porter un masque, etc. Ce sont des mesures un peu différentes de ce que l’on a fait jusqu’à présent, et elles sont toutes comprises dans les mesures prioritaires. Ces mesures ne sont pas que des réductions d’horaires. Donc toutes ces mesures et d’autres mesures sont indispensables pendant cette période… en tant que paquet de mesures.

Donc, avec l’émission de mesures de prévention des pandémies et autres mesures prioritaires, si la volonté des préfectures devient claire, les gens auront probablement moins de difficultés à coopérer aux consignes de prévention du virus. Il s’agit d’une attente.

Malheureusement, à l’heure actuelle, les gens se sont habitués à la situation, et ce qu’on leur dit ne les touche plus aussi facilement seulement avec les mots.

Avec les souches mutantes, nous avons demandé à l’État et les gouvernements locaux de “suer”. Nous leur demandons de créer un environnement approprié, n’est-ce pas, y compris avec les examens, etc. C’est le cas avec les déclarations des mesures.

Cela signifie que nous sommes arrivés à un stade qui devient vraiment difficile. Néanmoins, il faut vraiment que les gens, face aux efforts de l’État et des gouvernements locaux, ce qui est une condition aussi, se disent bien qu’on ne peut pas revenir au mode précédent de vie, mais face aux efforts, nous pensons que les gens pourraient plus facilement coopérer.

Comment se prendra la décision d’activer le “disjoncteur” ?

Le point suivant concerne la décision d’activer le disjoncteur.

Pour commencer, il faut savoir qui prendra cette décision. Naturellement, ce sont les préfectures qui prennent la décision en se basant sur leur appréciation de la situation dans la région. C’est déjà la même chose concernant la déclaration de l’état d’urgence. Il est naturel et important que les régions prennent cette décision.

Ensuite, l’État. Si la zone de propagation du virus est limitée, cela ne pose pas de problème. Cependant, quand il y aune probabilité de généralisation de la propagation du virus, l’État doit prendre une décision indépendante. Dans ce cas, il est naturel de vouloir que l’État prenne la direction.

Enfin, nous arrivons au rôle du comité des experts. La dernière fois, pendant le mois d’août 2020, le comité des experts a classé la situation en stades. Pour décider de cela, nous avons dû définir les “règles du jeu”. Cela donne une notion de “joueur”. Néanmoins, quand on nous posait des questions sur ce que chacun pensait dans le comité, chacun répondait que cela n’était pas sa place de répondre. Par rapport à cette question, il était vraiment très difficile de dire son opinion personnelle. Le problème venait de la façon dont le comité était construit.

Je le répète. En août, l’État et les gouvernements locaux étaient en position de tout décider, et le comité des experts n’était pas mentionné. Cela veut dire que nous ne pouvions rien dire de manière officielle.

Maintenant, s’il faut des mesures fortes, lorsque nous serons en situation de dire les choses en tant qu’experts, notre comité pourra émettre un avis. Bien entendu, cela se fera sur la base de l’évaluation du Conseil Consultatif. Cela devrait permettre aux gouvernements locaux d’agir plus rapidement. C’est ce que nous avons mis dans notre proposition, ce qui est naturel, et cela a été accepté.

Indicateurs pour une détection précoce et quand activer le disjoncteur

En ce qui concerne les indicateurs pour une détection précoce et quand activer le disjoncteur, comme je viens de le dire, nous souhaitons savoir dès le niveau de base et très rapidement, je dis bien depuis le niveau de base, quand le nombre de cas augmente.

Nous avons divers indicateurs pour cela, n’est-ce pas. Par exemple, il y a le nombre de reproductions effectives (NdT : nombre de personnes qu’une personne infectée infectera). Il y a aussi la proportion des cas inexpliqués.

Afin de savoir si une situation infectieuse stable a commencé à empirer

Dans le but de savoir si une situation infectieuse stable a commencé à empirer, il y a des indicateurs qui sont appropriés, et d’autres qui ne sont pas nécessaires. À partir de notre expérience des épidémies, nous avons revu la relation avec les indicateurs que nous avions et avons conclu que ce dont je vais parler est acceptable.

Nombre de cas par jour de déclaration des symptômes

Le premier est le “nombre de cas par jour de déclaration des symptômes”. En réalité, en temps normal, on a une épi-courbe qui donne le nombre de cas par jour de déclaration. Néanmoins, pour les experts qui regardent la situation, elle est différente de la courbe des cas par jour de déclaration des symptômes. Le “message” que l’on déduit est différent.

Nombre de nouveaux cas par tranche d’âge

Ensuite, il y a un indicateur que l’on appelle “nombre de nouveaux cas par tranche d’âge”. Bien entendu, il peut y avoir des exceptions, mais quand nous analysons la situation jusqu’à présent, au début des épidémies, les plus jeunes sont les premiers infectés. C’est la grande tendance. Ensuite, le virus atteint les personnes âgées.

Donc, plutôt que d’observer globalement le nombre de nouveaux cas, si on voit que ce sont surtout les jeunes qui sont infectés, l’information peut bien plus servir.

Taux de positivité

Le taux de positivité n’est pas absolu, mais si nous observons les épidémies passées, nous pouvons remarquer que le taux de positivité les reflète assez bien.

Vitesse de propagation du virus

Ensuite, la vitesse de propagation du virus, qui se calcule en comparant la différence du nombre de cas entre cette semaine et celle de la semaine dernière, est naturellement utile. Nous la suivons déjà, naturellement.

Population qui se rend dans les quartiers de divertissement nocturnes à des fins de loisirs

Ensuite, une étude récente d’un Pr. Nishida a été présentée pendant le Conseil Consultatif d’hier. Elle est donc maintenant accessible au public. Un des mots clefs est “quartiers de divertissement”.

Ensuite, quand on sort le soir, on peut avoir différents objectifs. Cela peut être pour se promener tout simplement. Donc, ici, nous parlons de la population qui se rend dans les quartiers de divertissement nocturne pour les loisirs. Au fur et à mesure que ce nombre augmente, on peut voir que le nombre de cas a tendance à augmenter au bout de trois semaines. C’est particulièrement vrai dans les zones urbaines.

Donc, tous ces indicateurs sont ceux qui permettent de mesurer quand la courbe des cas commence à augmenter à partir du niveau de base. C’est ce que nous souhaitons que chaque région surveille.

Définir le mont d’activer le “disjoncteur” avant d’arriver au stade 4

Le deuxième point est le “disjoncteur” avant d’arriver au stade 4. On ne souhaite pas qu’il y ait une déclaration de l’état d’urgence. L’an dernier, ce disjoncteur n’a pas fonctionné correctement au moment d’un stade 3. Aussi, tout en tenant compte des indicateurs précédents, quand activer le disjoncteur ?

Ce point mérite des explications. La compréhension que nous avons tous est la suivante.

Texte de la diapositive :

En ce moment, chaque préfecture est en train de calculer le nombre de personnes infectées qui occuperont le nombre maximum de lits pouvant être sécurisés tout en maintenant les activités normales de soin dans les autres services hospitaliers. Ce nombre sera confirmé d’ici la fin mai. Chaque préfecture utilisera différents indicateurs tels que le taux de propagation du virus et activera un disjoncteur lorsque les simulations indiqueront que ce nombre défini de cas sera atteint dans les 2 à 4 semaines à venir

On sait qu’il est possible de réserver un certains nombre de lits pour les cas COVID tout en continuant à traiter les autres patients normalement. C’est ce que l’État demande à chaque préfecture en ce moment.

Plus le virus se propage, plus les remplit, jusqu’à un certain niveau. C’est ce que l’on appelle le nombre maximum de lits pour fonctionner normalement. Donc, actuellement, chaque préfecture est en train de calculer le nombre maximum de patients COVID qu’il est possible de placer sans perturber le fonctionnement du système médical. Le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales a expliqué comment le calculer et a demandé aux préfectures de le faire.

Les résultats finaux seront finalisés à la fin du mois de mai. Cela n’est pas facile à faire, mais c’est le principe. C’est à partir de ce nombre que l’on prendra la décision d’activer le “disjoncteur”.

Les préfectures regarderont les informations sur la vitesse de propagation du virus. Naturellement, selon la situation infectieuse, la progression peut être lente. Il peut aussi y avoir une vitesse plus rapide. Donc en fonction de la progression de la propagation, si les prédictions du nombre de nouveaux cas indiquent que l’on va atteindre ce niveau maximum dans les 2, 3 à 4 semaines. C’est au moment où on sait que dans 2 à 4 semaines on atteindra ce nombre qu’il faudra activer le “disjoncteur”.

Sur ce point, si on n’agit pas rapidement, la situation empirera au fur et à mesure, et il faudra plus de temps pour en sortir. Donc, si on rate le bon moment, le virus se propage.

Ce qui change avec ce système, c’est que jusqu’à présent, il y avait le nombre de cas et le taux d’occupation des lits, mais on ne faisait pas de lien entre les deux indicateurs. Ces deux indicateurs de nombre de cas et de lits n’étaient pas toujours mis en relation. Nous avons décidé de les lier.

Ce qui est important est que cette corrélation empêche de remplir complètement les lits disponibles. En utilisant une autre formulation, ce que nous cherchons à faire, c’est éviter dans la mesure du possible les tensions sur les lits d’hôpitaux. Donc, nous parlons de définir quel est le nombre de cas d’infection maximum qui permet de l’éviter. C’est pourquoi nous avons relié les indicateurs.

Donc, pourquoi pouvons-nous faire ainsi ? Parce que, naturellement, chaque préfecture saura en mai quelles sont ses limites. Pour le moment, elles ne le savent pas, mais le sauront en mai.
Ensuite, nous savons à quelle vitesse le virus se propage. Nous savons la vitesse du passé, de cette semaine et de celle de la semaine dernière. Quand on l’agrège, on peut ne sait pas ce qui se passera dans le futur, mais cela permet déjà d’identifier s’il y a une progression abrupte. Il arrive qu’en raison de la souche mutante, il y ait un changement brusque.

Donc, quand on fait une courbe de progression du nombre de cas, on sait que si on continue à la même vitesse, on arrivera à un certain niveau dans les 2 ou 3 semaines à venir. Donc, dès que cela devient évident, il faut agir.

Naturellement, ces calculs doivent pouvoir être faits pour chaque région. Naturellement, il n’est pas facile pour chaque gouvernement local de décider du nombre de lits sécurisés. Néanmoins, à moins de se mettre d’accord sur ce point, chaque région va agir différemment, et on ne pourra plus faire de comparaisons.

Par conséquent, pour ce qui est des stades, nous avons changé les critères pour ces indices. Ce qui est en rouge est ce qui est nouveau.

Charge sur le système de fourniture de soins, etc.Situation infectieuse
Niveau de tension sur le système médicalNombre de personnes en observation / traitementTaux de positivitéNombre de nouveaux casProportion de cas non expliqués
Hospitalisations (tous niveaux de symptômes)Lits pour les patients gravement malades
Stade 3Taux d'occupation des lits que l'on peut sécuriser

>= 20%
Taux d'hospitalisation

<= 40%
Taux d'occupation des lits sécurisés

>= 20%
>= 20 cas par 100 000 habitants>= 5%>= 15 cas par 100 000 habitants / semaine>= 50%
Stade 4Taux d'occupation des lits que l'on peut sécuriser

>= 50%
Taux d'hospitalisation

<= 25%
Taux d'occupation des lits sécurisés

>= 50%
>= 30 cas par 100 000 habitants>= 10%>= 25 cas par 100 000 habitants / semaine>= 50%

Ensuite, il y avait des indicateurs tels que le taux hebdomadaire. Celui-ci est enlevé. C’est parce que les indicateurs dont nous venons de parler les reflètent déjà. On sait déjà cela par la vitesse de propagation. Nous l’avons enlevé parce que ce nombre était assez statique. Le nombre était décidé.

Les nouveaux indicateurs sont plus dynamiques et montrent la variation. Donc, la classification des stades se fera plus facilement avec ces indicateurs.

Il est à noter que le taux d’hospitalisations est un ajout, et que les autres points sont des changements de critères.

Pourquoi le critère “taux d’hospitalisation” ?

Jusqu’à présent, nous n’avions que le taux d’occupation des lits d’hôpitaux. On utilise au numérateur le nombre de patients hospitalisés. En dénominateur, on prend le nombre de lits sécurisés. Dans le cas présent, ce serait le nombre maximum de lits que l’on peut sécuriser sans entraver la bonne marche des hôpitaux.

Naturellement, ce nombre contient le nombre de personnes qui sont hospitalisées. Cependant, cette fois, le problème a été de gérer les gens qui sont en observation à domicile, ou ceux qui sont en établissements d’hébergement, et ceux qui sont en attente de placement pour une observation. Ce nombre ne les inclut pas du tout. Donc, le taux d’occupation des lits ne tenait pas compte de cette situation.

C’est pourquoi nous avons ajouté un taux d’hospitalisation qui vient en plus des autres indicateurs. Dans ce cas, le numérateur est le même : c’est le nombre de personnes hospitalisées. Le dénominateur change. Dans le taux d’occupation des lits, on parle de nombre de lits. Dans le cas du taux d’hospitalisation, cela inclut les gens en observation à domicile, ceux dans un établissement d’hébergement, ceux en attente de triage, ceux qui sont en soins, et ceux qui sont hospitalisés.

Cela permet de savoir plus exactement à quel niveau le système médical est sous tensions. C’est un pas en avant.

Naturellement, plus le niveau infectieux s’aggrave, plus ce taux d’occupation augmente, naturellement, le nombre de cas positifs en observation augmente. Notamment à domicile, ou en établissement d’hébergement. Naturellement, ce nombre empire, et dans ce cas, le taux d’hospitalisation baisse.

Ensuite, pour ce qui est des 40% et 25%, nous nous basons sur les observations faites jusqu’à présent. Nous pensons que ces chiffres sont un compromis acceptable.

Pourquoi le changement de critères concernant le nombre de personnes en soins / observation ?

Pourquoi changer les critères concernant le nombre de personnes en observation ? Avant, on mettait les mêmes limites pour le nombre de nouveaux cas et le nombre de patients en observation à plus de 15 cas par 100 000 personnes. En fait, quand nous avons créé ces critères, nous n’avions pas assez réfléchi. Pourquoi ? Simplement parce que nous mesurions le nombre de nouveaux cas par semaine, mais si nous disions cela pour les personnes en observation, cela voulait dire que le tous les nouveaux cas allaient mieux après une semaine d’hospitalisation, et ensuite, on voyait venir.

Dans la réalité, il y a beaucoup de nouveaux cas qui doivent rester hospitalisés plus longtemps. Comme la durée est plus longue, nous prenons 1,5 fois plus de personnes. Ce nombre correspond plus à ce que nous avons observé jusqu’à présent.

Ensuite, le taux de positivité n’est pas quelque chose de décidé arbitrairement. Nous nous basons sur notre expérience passée. Quand on regarde le lien entre le taux de positivité et les situations passées et le taux de positivité des tests PCR, on voit que dans chaque préfecture, il n’y a pas une corrélation évidente. Néanmoins, quand on regarde la tendance générale, lorsque les préfectures se trouvent au stade 3, le taux de positivité dépasse déjà 5%. Ensuite, une grande partie des préfectures qui entrent dans le stade 4 ont en général un taux de 10% ou plus. C’est ce que nous avons appris, et c’est ainsi que nous avons défini de nouveaux critères.

Ce sujet était le sujet le plus important de nos discussions. Ensuite, il a été question de ce que nous devrions faire à chaque stade.

Ensuite, nous avons défini ce qu’il fallait mettre en place au stade 3.

Que faire à chaque stade ?

Comme nous avons eu quelques commentaires aujourd’hui, je ne les ai pas encore ajoutés à notre document. Nous ferons une présentation pour ce sujet la prochaine fois (le 15 avril 2021).

Parmi les commentaires, il a été suggéré que nous inscrivions dans la liste de ces actions ce qu’il faut faire en cas de souche mutante. Ensuite, il faut faire plus que des tests intensifs tout simplement.

D’autres mesures qui devraient être proposées bientôt

Parmi les experts, nous pensons de plus en plus que des tests intensifs sur des personnes asymptomatiques sont une bonne chose, mais qu’il faudrait aussi penser aux gens qui ne se sentent pas parfaitement bien, mais qui vont quand même travailler. Ce n’est pas seulement en cas de fièvre, mais si les gens se sentent un peu fatigués, par exemple. On trouve ce genre de personnes, et nous voudrions leur faire passer des tests de dépistage.

On leur demandera de se faire tester, parce qu’en fait, ils font partie des personnes avec une forte probabilité d’être infectés. Cela a donc été proposé dans les mesures.

Ensuite, quand plus le stade est élevé, moins on peut faire des études épidémiologiques. Il ne faut pas considérer que c’est normal, en particulier dans les zones rurales. À Tokyo et dans une mégapole, faire ces études quand il y a tant de cas peut être plus “difficile”. Cependant, dans les zones de province, nous avons donc exprimé le souhait renforcer les fonctions des hokenjos de façon à mener des études épidémiologiques malgré tout.

Ensuite, parmi les choses qu’il faut faire, il faut aborder le problème des personnes qui ne sont pas attachées à des entreprises par des contrats d’embauche (les baitos). Ces personnes peuvent avoir des symptômes bénins, mais il leur arrive de se rendre au travail. Il faudrait que leurs employeurs leur fassent passer des tests, et s’ils s’avèrent positifs, que les employeurs ne les renvoient pas. Donc ces baitos ont besoin d’être rassurés sur ce point. Il a donc été suggéré de créer un tel système.

Parallèlement, l’application COCOA n’a pas toujours fonctionné correctement. On pourrait plus utiliser une application de suivi de la santé à la place. Comme certains ont émis cette opinion, nous allons explorer cette solution.

Sur ce qui est de la liste des tâches déjà présentées, personne ne s’y est opposé.

Au départ d’une nouvelle phase

Finalement, je souhaite présenter une discussion que j’ai amenée en tant que président du Comité des experts. Ce sujet est différent de ce dont nous venons de parler.

Pour les membres du Comité des experts et du Conseil consultatif, nous venons d’entrer dans une nouvelle phase. D’un côté, un vaccin de bonne qualité est disponible, mais en même temps, il faut faire face à un nouveau défi avec les souches mutantes.

Le virus se propage particulièrement rapidement dans le Kansai essentiellement. Je pense donc que nous sommes entrés dans une nouvelle phase. À ce point, il sera difficile de mettre en place les mesures de la même manière que nous l’avons fait jusqu’à présent, et nous n’arriverons pas facilement à obtenir la coopération des gens.

Le comité des experts peut utiliser l’occasion de la remise en question des critères, tout en définissant un autre sujet de travail, afin de construire une société qui résiste aux virus.

Nous en parlions déjà, mais je souhaiterais que nous reprenions nos ardoises pour réfléchir en profondeur, encore une fois, pour la construction d’une société qui résiste aux virus. Nous avons besoin de réfléchir sur comment faire jusqu’à ce que nous n’avons pas pu faire jusqu’à présent.

J’ai proposé ce sujet de travail pour qu’il rentre officiellement dans la liste des projets que nous avons à traiter, et il est accepté.

Grandes directions de ce projet

La question est donc de savoir ce que nous allons faire. J’ai donné principalement quatre directions cette fois-ci. Nous en verrons peut-être plus apparaître.

Résoudre les problèmes qui existent depuis un certain temps mais qui sont complexes à résoudre

Le premier point concerne des problèmes que nous avons évalués depuis longtemps, mais que nous avons du mal à résoudre. Par exemple, le renforcement du système des hokenjos est un de ces problèmes.

Le deuxième exemple concerne les données sur les clusters, qui existent dans les hokenjos, mais que l’État n’arrive pas à agréger. Il y a d’autres problèmes de ce genre, je pense.

Ensuite, il y a aussi le cas des tests de dépistage du secteur privé, que les gens font à leurs frais. Ces tests sont importants. Malgré tout, nous n’arrivons pas à établir une coopération mutuellement satisfaisante avec ces établissements de test. Nous ne parlons pas de qui est dans le tord et qui a raison. Simplement, cela peut arriver.

Pour résoudre de tels problèmes, cela prend du temps. En particulier dans le cas des deux premiers problèmes. Le troisième sur les tests est un problème récent. En revanche, déjà l’an dernier à un stade précoce, nous parlions déjà de ces deux premiers problèmes.

Pour résoudre ces problèmes, il ne suffit pas d’être des “professionnels des virus” ou “professionnels des traitements”. Pourquoi ? Parce que les fonctions des hokenjos pour l’agrégation sont associées à différents droits d’en disposer des gouverneurs. Cela pose aussi un problème de gestion des données personnelles, ce qui veut dire qu’il faudra une décision à caractère politique. C’est pourquoi il va falloir créer une nouvelle organisation.

Le deuxième point. J’ai dit qu’il y en avait quatre, et je passe au deuxième.

Trouver une réponse aux questions que l’on se pose pour pouvoir définir de meilleures mesures

Le deuxième point fait un peu peur, mais il s’agit entre nous d’une question qu’il faut creuser. Afin de créer une panoplie de mesures efficaces, il nous faut trouver une réponse à tout ce qui nous fait douter. Si nous pouvons répondre à nos questionnements, nous devrions pouvoir proposer des mesures beaucoup plus efficaces. Cela nous donne une espèce de coussin.

Nous avons beaucoup de questions. Néanmoins, beaucoup des personnes qui sont concernées sont trop occupées. Elles sont très occupées par leurs tâches quotidiennes et n’ont pas le temps de s’arrêter pour répondre à nos questionnements. La question est de savoir comment créer un protocole, une organisation pour étudier ces points afin de les résoudre.

Au Japon, les gens sont trop occupés pour s’arrêter et réfléchir à des moyens d’étudier ces choses.

Exemples de questionnements

Par exemple… je vous donne un exemple plus précis de questionnement pour la recherche. Depuis l’an dernier, il y a un problème que je souhaite résoudre, mais tout le monde est trop occupé et je n’arrive pas à réunir pour suffisamment de temps les gens.

Donc, si on parle des questionnements, par exemple, il y a la question de savoir qui est plus facilement infecté lors des contaminations secondaires. Nous aimerions savoir qui, parmi les personnes positif qui ont été soumises à test PCR, celles qui proviennent d’une contamination secondaire. Nous souhaitons trouver les personnes qui le sont. Il y a toute sorte de gens qui font des tests PCR.

Ensuite, comme tout le monde le sait, la contagiosité est la plus forte avant que les symptômes ne sortent. Il y a des symptômes typiques. Nous nous demandons si, juste avant d’avoir des symptômes, les gens ressentent que quelque chose ne va pas. Nous aimerions aussi étudier ce point.

Après, comme vous le savez, il y a ce qui s’appelle des tests qualitatifs d’antigènes. Nous aimerions savoir quelle est la meilleure façon de s’en servir. Il y a des choses qui sont bien, mais ce test a ses limites.

L’autre exemple est pourrait être utile, je pense. Nous aimerions savoir en quoi l’autre souche du virus, le E404K, est différent du variant du Royaume-Uni. Ce virus est-il plus susceptible d’entraîner une aggravation des cas ? Fait-il tomber le niveau d’immunité ?

Ces questions sont en quelque sorte toujours repoussées et si on faisait une analyse, cela donnerait d’autres résultats.

Bref, nous avons ces questionnements, et j’aimerais lancer une réflexion pour savoir comment y répondre.

Obtenir en temps réel les données sur les infections

Il y a encore 2 grands thèmes, et je passe au troisième. Nous sommes limités dans le temps, et il ne s’agit pas de faire une discussion à part. Donc, le troisième grand thème est le suivant.

Nous commençons les mesures prioritaires, et je pense qu’il s’agira d’un outil important dans le futur. Nous aimerions pouvoir récupérer les données épidémiologiques des régions pour mieux utiliser les mesures prioritaires. Il faut vraiment les récupérer et les analyser. Sur ce point, jusqu’à présent, cela n’a pas bien fonctionné,

En tout cas, c’est de ce genre de chose dont il s’agit.

Ensuite, nous avions prévu d’analyser les eaux usées pour savoir où faire des tests PCR. Ce sont aussi ce genre de projets sur lesquels nous devons réfléchir.

Comment augmenter l’efficacité des tests intensifs de dépistage

En dernier point, il s’agit des tests intensifs de dépistage. Ceux-ci ont commencé, mais la question est de savoir comment les rendre plus efficaces. Nous les avons déjà commencés, mais nous aimerions savoir comment nous pourrions faire.

Je conclus ici les explications en tant qu’expert du Comité des experts et de Conseil consultatif.

Ensuite, après avoir répondu aux questions de la presse sur ce point, je prévois de présenter un autre sujet. Nous venons de faire une déclaration de l’état d’urgence, et j’aimerais vous en présenter les résultats.

Source : 新しい「ステージ指標」案を提示 コロナ対策分科会後に会見(2021年4月8日) – YouTube

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