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IMG - Numéros de téléphone en cas d'urgence
Numéros de téléphone en cas d’urgence (non COVID). Ce document contient aussi les informations pour contacter une ambassade etc. en urgence.

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2020-11-10 Ministre de la reconstruction

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Ceci est un extrait de la conférence de presse du ministre japonais de la reconstruction économique. Ce discours précédait la conférence de presse en urgence des experts.

À propos des recommandations urgentes

Après que le Dr. Omi ait présenté les recommandations urgentes du comité des experts, j’ai expliqué en détail au Premier ministre les actions que je comptais mettre en place. 

Je souhaite présenter les points principaux.

Une des actions est d’intervenir encore plus concernant les clusters.

Les experts pointent qu’il y a des clusters difficiles à trouver et d’autres qui sont difficiles à contenir. Ceux-ci ont été divisés en 4 genres. Les mesures seront différentes en fonction de leurs caractéristiques.

Dans le cas des restaurants avec service de contact, dans les quartiers de divertissements, nous en avons beaucoup parlé. Il faut faire des examens de dépistages ciblés et systématiques, et réduire les heures d’ouverture.

En ce qui concerne la communauté étrangère, il y a des clusters dans un peu toutes les régions ces derniers temps. Il y a un problème de langue, ce qui rend la communication des informations difficile. Pour cela, il faut prévoir la transmission en plusieurs langues. Les documents sur la page du Cabinet ministériel sont en 17 langues. Nous demanderons à chaque ambassade de les télécharger (en anglais, en français) et de les distribuer. 

Les japonais, même au primaire, comprennent les mesures contre les “Trois F”. Mais quand on parle de “三密 (sanmitsu – Trois F)”, ils ne comprennent apparemment pas. Il y en a qui ne mettent pas de masques. Certains n’ont pas l’habitude de nettoyer. Il y a aussi les embrassades, et toutes ces habitudes de se toucher physiquement. Nous devons leur transmettre correctement toutes ces informations. 

Nous pensons le faire par les réseaux sociaux. 

Il est aussi question de créer un endroit unique pour pouvoir poser des questions (consulter). Il y a dans chaque préfecture des centres “one stop pour l’aide”. Nous envisageons de les faire travailler avec les hokenjos. 

Ensuite, il y a aussi des clusters dans les établissements d’études supérieures, les écoles et écoles professionnelles. Il faut promouvoir les mesures correctement auprès des étudiants, permettre rapidement des examens. Les jeunes générations ont tendance à dire qu’ils se sentent bien et que donc tout va bien. Ils ne se font donc pas examiner. C’est à ce moment que le virus se propage. Je souhaite m’assurer qu’ils ont accès aux informations correctement. Et il faut aussi s’assurer qu’ils aèrent bien pendant les pots et autres rassemblements. Nous allons aussi promouvoir les informations sur les 5 situations.

Cela comprend aussi la vie en dortoir.

Sur le lieu de travail aussi, nous allons promouvoir la compréhension des 5 situations. Ensuite, il nous faut transmettre les instructions concernant l’hiver.

La détection rapide des cluster est particulièrement importante. Chaque gouvernement local doit travailler avec les institutions médicales pour faire une surveillance basée sur les événements (SBE). Il s’agit d’un suivi qui permet d’identifié qu’il se passe quelque chose d’anormal. Par exemple, il s’agit de détecter dans un établissement de soins s’il y a quelque chose qui sort de l’ordinaire parmi les données. Le nombre de cas bizarres a augmenté. Certains symptômes semblent apparaître plus rapidement. Dans ce cas, il y a un système qui permet de les détecter, et je souhaite que cela soit utilisé au plus vite.

Ensuite, il y a un système d’information sur les cas d’infection dans les écoles. Cela existe dans tout le pays, et nous allons l’utiliser de manière systématique.

Par ailleurs, il y a beaucoup de messages qui passent par les réseaux sociaux. Nous allons utiliser l’intelligence artificielle pour les analyser. Toutes ces mesures vont être incluses parmi la liste des mesures qui permettront d’approfondir la lutte contre les clusters.

La deuxième action concerne la diffusion d’informations tout en permettant des échanges et discussions.

J’ai parlé plus tôt de la page corona.go.jp. Nous la publions en plusieurs langues, mais nous allons la faire vivre encore plus. Nous allons créer des pages spécifiques pour chaque mission, y compris les mesures concernant les fêtes de fin d’année. Il y a aussi les réseaux sociaux. Nous y ferons passer les dépliants etc. Pour la fin d’année, nous allons lancé des publicités et annonces télévisées, et par les réseaux sociaux. Je vais demander une autorisation pour cela.

Ensuite, nous allons créer une équipe d’intervention d’experts en risk-communication. Plutôt que de faire une synthèse de ce que l’on pense comme dans les groupes de travail, cette équipe se concentrera sur les applications sur le terrain. J’aimerais qu’elle complète ce que nous ne faisons pas encore.

3ème action.

La prévention dans les succursales et sur le lieu de travail. Nous allons appliquer plus de mesures. Les directives devront encore plus être appliquées. Et quand nos analyses et savoir faire concernant augmentera, nous les améliorerons. Nous devons créer un sorte de roue de Deming.

Il y a aussi à aérer correctement, informer de la qualité de l’air, en utilisant les appareils de détection des niveaux (senseurs) de CO2.

Concernant les zones dans lesquelles il fait froid, j’en ai parlé hier. Quand on aère, il faut utiliser les senseurs, ouvrir les fenêtres et composer avec le grand froid. L’humidité doit aussi être préservée dans les pièces. Bref, de telles tâches doivent être systématisées.

L’action 4 concerne le renforcement des déplacements internationaux. La quarantaine va afficher les informations concernant les tests. Elle le fait déjà, mais cela arrive un peu en retard. Nous allons faire en sorte que cela arrive plus vite, et que les informations soient effectivement données. L’idée est d’accélérer le processus.

Nous allons systématiser et améliorer le suivi des personnes qui se trouvent en quatorzaine. Cette tâche a besoin d’être améliorée.

Ensuite, pour les étrangers, nous allons mettre en place un système d’interprétariat multilingue, par téléphone pour les établissements médicaux et les hokenjos. Ces services seront mis en place ou étendus. Il y a des établissements de soins médicaux qui les utilisent déjà, mais il faut encore plus les étendre, à mon avis.

Le 5ème point est lié aux routes de propagation. Nous allons envoyer des kits de tests pour analyser la séquence génique du virus. Cela nous permettra de savoir d’où vient le virus, s’il est arrivé de l’étranger, etc. Nous allons faire une analyse sérieuse avec l’aide du super ordinateur Fugaku. Et je pense demander aux laboratoires privés de nous aider.

J’ai envoyé ces informations à chaque ministère. Le Premier ministre demande que nous utilisions obtenues pour continuer à mettre en oeuvre à la fois la prévention du virus et la reprise des activités socio-économiques.

Je souhaite mettre en place rapidement et correctement les mesures recommandées cette fois-ci. En outre, il faut considérer qu’elles sont aussi un des piliers de l’économie, et il faut donc absolument les renforcer.

Situation infectieuse en date du 10 novembre

Si on regarde l’épicourbe, on peut voir que le jour de confirmation des cas passe à des ordres de 200 ou 300 ou plus de cas par jour, à Tokyo et Osaka. Au niveau du pays, ce nombre dépasse les 1000 cas. Si on regarde la progression sur le plan national, le pic de juillet à septembre a commencé à bien baisser depuis septembre, mais il y a une augmentation légère depuis, et la courbe semble remonter de nouveau. C’est ce qui a justifié les recommandations urgentes d’hier.

Comme vous le voyez, on voit qu’il y a 1000 cas annoncé dans une journée, mais en fait, il faut revoir cela sur la courbe du jour de déclaration des symptômes. Si on regarde le nombre 293 cas pour Tokyo en date du 10 octobre, cela ne signifie pas qu’aujourd’hui 293 ont été contaminées. Il faut revenir sur le premier jour des symptômes et recalculer la courbe. Et c’est sur la base de cette courbe que nous analysons les informations sur le virus.

Si on la regarde, on voit que vers la fin du mois d’octobre, il y a eu une petite vague, et qu’en ce moment, le nombre de cas est en train de s’accumuler. Nous sommes le 10 aujourd’hui. Pendant les 10 prochains jours, ces nombres pourraient de nouveau s’accumuler.

À Tokyo aussi, les chiffres tournent autour de 300 cas. On pourrait avoir l’impression que la courbe des annonces de cas est horizontale. Mais si on regarde la courbe de l’apparition des symptômes, on peut voir qu’après avoir baissé début septembre, la courbe est irrégulière mais semble montrer un direction horizontale ou légèrement à l’augmentation.

Pour Osaka, il n’y a aucun doute que la courbe augmente. Même si on ne regarde qu ela courbe de début des symptômes, depuis la fin octobre, il y a une claire augmentation.

Aichi a le même problème. À un moment, la courbe était stable et il y avait moins de 10 cas au début d’octobre, mais depuis la fin du mois d’octobre, il y a des petites montagnes. Aujourd’hui, la préfecture annonce 129 cas. Cela s’accumulera encore ce mois-ci.

À Hokkaido, c’est très clair. C’était assez calme mais depuis la mi-octobre, il y a une forte croissance. La courbe par jour de début des symptômes c’est très clair. Aujourd’hui, il y avait 166 nouveaux cas. Cela va encore augmenter. C’est beaucoup.

Fukuoka semble en revanche assez stable (NdTr : depuis, Fukuoka a de nouveau beaucoup de cas). Okinawa nous a inquiété mais il semblerait que cela se soit calmé.

Aujourd’hui j’ai échangé avec le gouverneur de Aichi et le gouverneur Imamura. Pour le gouverneur Omura, sa préfecture n’a pas d’augmentation de cas, mais nous avons parlé d’ajustements, du tourisme etc.

Avec le gouverneur Omura, un des sujets a concerné l’augmentation du nombre de ressortissants étrangers infectés. Je lui ai expliqué le contenu de ce que je viens de dire. Et je lui ai annoncé que nous allions renforcer les actions. Le sujet des étrangers va être adressé pendant la prochaine conférence des experts, y compris les actions que je viens d’annoncer. La préfecture de Aichi prévoit aussi de faire des examens systématiques et ciblés.

Comme il s’agit de quartiers de divertissement, si le virus se propage, on considèrera une réduction des horaires d’ouvertures etc. Il sera possible d’utiliser les mesures du gouvernement central, y compris d’aide pour le loyer des établissements etc.

Rappel des 5 situations

IMG - 5 situations qui augmentent le risque d'infection

Encore une fois, l’alcool augmente le risque dans les établissements de restauration etc. Il en de même quand on invite des gens chez soi. Ne pas porter un masque quand on parle avec les gens de cette manière, les risques augmentent.

Les gouverneurs de Hokkaido et Kanazawa encouragent à se mettre à table en gardant le masque. Enlever brièvement le masque pour mettre la nourriture dans la bouche et le remettre pour parler.

Ensuite, hier j’ai parlé des détecteurs de CO2, et il devient nécessaire de surveiller le niveau d’aération pour mieux aérer.

Pour les étudiants, la vie dans des endroits confinés, les activités parascolaires augmentent les risques puisqu’on se parle à faible distance et enlève souvent son masque. Je l’ai aussi répété de nombreuses fois. Le changement de lieu est aussi un problème. Quand on travail, on porte un masque, et parle sans lever la voix. Mais pendant les pauses, on est plus bruyant, on fume, on se dit que le travail est fini donc on se relâche. On a pu détecter ce genre de cas.

Donc, je demande à tous de rester particulièrement vigilants dans les salles pour les pauses, les pièces individuelles et les fumoirs. En faisant même qu’un peu plus attention, on diminue le risque de se faire infecter. C’est ennuyeux d’avoir à le faire, mais pour le moment, c’est nécessaire.

Demande aux entreprises

De nouveau, je demande aux entreprises d’implémenter le télétravail. Le mois de novembre est le mois du télétravail. Cela fait partie du nouveau mode de vie, du nouveau quotidien. On peut organiser son télétravail de plusieurs manières. On peut mettre des espèces de coins pour le télétravail (booth), on peut faire des réunions en ligne, ce qui devient fréquent. C’est le mois du télétravail, et nous offrons toutes sortes d’aides pour cela.

Pour les entreprises et catégories de travail pour lesquelles c’est possible, je demande de faire cela pour cet hiver. Les entreprises qui ne l’ont pas encore fois cet hiver peuvent profiter de ce mois du télétravail. Des aides sont disponibles.

Naturellement, il y a des professionnels qui doivent travailler sur le lieu de travail, comme les employés de compagnie électrique, de transports en commun, de supermarché, etc. Pour eux, le télétravail n’est pas possible. Mais pour ceux qui le peuvent, il est important de le faire.

J’ai parlé avec le gouverneur de Aichi aujourd’hui et j’espère parler avec ceux de Osaka et de Tokyo. Nous devons parler de la situation récente, et des mesures. Le nombre de cas augmente à Hokkaido, et dans les préfectures de Aichi, Osaka et Tokyo. Les cas augmentent aussi dans la proximité d’Osaka. Tokyo ne donne pas l’impression d’une augmentation abrupte, mais on peut la voir quand on regarde l’occupation des lits. Ce n’est pas encore en tension, mais dans les différents endroits, le taux de positivité augmente. Et si le taux de cas grave augmentera avec un peu de retard.

C’est la même chose à Hokkaido. Pour le moment, le système médical n’a pas encore de problèmes, mais le taux de positivité est à 9% ce qui est élevé. Il est à 10% dans la préfecture de Aichi. Osaka a un taux autour de 6 %.

Les personnes âgées infectées sont au nombre de 250. Il faut donc être particulièrement attentifs.

Pour les lits, si on regarde les taux d’occupation des lits sur le plan national, on se dit que 10% n’est pas si mal. Mais à Tokyo, il s’agit de 27%, à Hokkaido, 20%, Osaka 33%, Hyogo 33%. Au niveau du pays, dans le pire des cas, il s’agit de 1/3. Le Premier ministre l’a d’ailleurs pointé tout à l’heure. Mais les aggravations de cas arrivent avec du retard. Le nombre de lits disponibles pour les personnes en état grave est encore important. Mais il faut faire attention.

À Okinawa, le taux d’occupation des lits est de 33% mais la situation est en cours d’amélioration. Même sans stress, il faut suivre la situation. Le nombre de nouveaux cas y est de 17, il s’agit d’une zone jaune.

Le nombre d’examens de dépistage a beaucoup augmenté. Il est donc normal que le nombre de cas découverts augmente. Nous pensons, au travers de nos analyses que la situation pourrait se calmer dans 2 ou 3 semaines. Pour commencer, il faut que nous fassions un dépistage parmi toutes les personnes concernées.


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