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2020-09-25 – Ministre de la reconstruction économique

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Après la réunion du comité des experts, le ministre de la reconstruction économique a tenu une conférence de presse dans laquelle il explique les mesures du gouvernement à partir de maintenant.

Le discours

Le Dr. Omi a fait une présentation pour expliquer les délibérations du comité des experts. J’en parlerai aussi un peu. Ensuite, nous avons tenu la 43ème réunion des quartiers généraux de lutte contre le nouveau coronavirus.

De notre part, si nous incluons le comité des experts, nous avons parlé de l’assouplissement des limitations concernant la tenue d’événements, de la politique de mise en oeuvre de la campagne Go To. Le premier ministre a également fait une déclaration en fin de réunion. Je ne vais pas en parler, mais je peux dire qu’il a donné des directives concernant la gestion de la propagation du virus, de l’activité socio-économique en parallèle à la prévention du virus, en utilisant les informations issues des analyses des données obtenues jusqu’à présent.

Cluster à Hiroshima

Je parlerai du comité des experts plus tard. J’ai aussi parlé aujourd’hui avec le gouverneur Yuzaki de la préfecture de Hiroshima. Un super sento (bain public) a été identifié au centre d’un cluster. Nous avons échangé sur ce point. La ville de Hiroshima s’en occupait en principe, mais de ma part, j’ai demandé à ce que l’on fasse des tests de dépistage PCR sur un groupe élargi de personnes. Jusqu’à présent, dans chaque région, on a trouvé des groupes de 20 ou 30 personnes infectées. Mais presqu’à chaque fois, quand on a testé les personnes concernées au sens large, on a pu contenir le virus rapidement.

Au moment où on découvre une épidémie, il faut tester un nombre important de personnes, et j’ai donc donné ces instructions.

Parallèlement, j’ai demandé que la ville et la préfecture de Hiroshima travaillent ensemble. Jusqu’à présent, une grande partie des gouvernements métropolitains et préfectoraux ne travaillaient pas ensemble. Je souhaite mettre des mesures en place pour que ceux-ci partagent leurs informations.

Cluster à Kobe

En liaison avec cela, un cluster de plus de vingt personnes a été trouvé dans une école primaire de Kobe. Nous avons très peu de cas d’enfants infectés qui transmettent le virus à la communauté. Là aussi, si on fait des tests de dépistage sur toutes les personnes concernées au sens large, je suppose que nous pourrons contenir le virus. Demain, je prévois de rencontrer le maire de Kobe sur place pour échanger sur la situation.

Par ailleurs, je participerai au lancement du “Bateau réservoir d’hydrogène liquéfié pour le transport maritime” de Kawasaki Heavy Industries. Je vais également visiter un laboratoire de recherche sur le sang qui fabrique des vaccins. De plus, je prévois d’échanger avec le gouverneur de la préfecture et le maire de la ville.

Le gouverneur de Hyogo m’a annoncé qu’un gros assez cluster de ressortissants étrangers, et je pense que nous pourrons échanger sur les mesures pour les étrangers.

En août 2020, on a trouvé une série de clusters dans les quartiers d’amusement de Kumamoto. On m’a dit que beaucoup de tests de dépistage avaient eu lieu. J’espère échanger sur ce point également.

Informations liées au comité des experts

Nous avions déjà parlé pendant le comité consultation, et le comité a confirmé ces informations aujourd’hui.

Courbes épidémiologiques à la date de déclaration des symptômes

Selon la courbe épidémiologique basée sur la date de déclaration des symptômes dans tout le pays, le pic des infections reste à la fin du mois de juillet. Depuis, la tendance générale n’a pas changé et est à la baisse. Cependant, depuis le début du mois de septembre, cette décroissance a ralenti.

Comme expliqué auparavant, lorsqu’on parle de courbe en date de déclaration des symptômes, les chiffres exacts d’il y a 14 jours ne seront pas considérés complets avant que 14 jours ne se soient écoulés. Et si on regarde la courbe, elle semble un peu plus haute pour ces 14 derniers jours. Aussi, nous devons savoir dans quel sens elle risque de progresser.

Aujourd’hui, nous sommes le 25. Donc toutes les barres qui précèdent le 10 septembre ne changeront pas. Il faut considérer que jusqu’au 15, les chiffres sont probablement stables.

NdT : Explication – Les symptômes apparaissent en général des symptômes dans les 10 premiers jours après la période d’incubation. La période d’incubation est considérée en moyenne entre 3 et 5 jours.

Donc, si on a été contaminé il y a 15 jours, pendant les 5 premiers jours, on n’a pas de symptômes puisqu’il s’agit de la période d’incubation. L’incubation est le moment où le virus s’attache au corps mais ne fait pas encore de mal.
Ce qui fait que si une personne a été contaminée le 10 septembre, les symptômes devraient apparaître autour du 14, 15 septembre. Les experts considèreront que si aucun symptôme n’est apparu pendant les 10 jours, du 14 et 24 septembre, il y a peu de risque qu’une personne soit malade. Donc, arrivés au 25 septembre, le nombre de cas avant le 15 septembre ne devrait plus changer.

En revanche, après cette date, ils risquent de changer.

On peut dire la même chose pour Tokyo. Il va falloir surveiller ce qui se passe.

Ensuite, on m’a fait la remarque que les nombres sont un peu élevé en raison du pont de 4 jours. Nous surveillerons et agirons en conséquence.

Pour Osaka, c’est un peu pareil. Autour du 10 septembre, il y a un petit pic, mais il est retombé depuis. C’est à surveiller.

Courbes d’évolution des taux de reproduction effectives

NdT – Rappel : ce taux représente le nombre de personnes qu’une personne contaminée infecterait en moyenne.

L’autre jour, pendant le comité consultatif, le Pr. Suzuki a annoncé que selon son analyse, le taux de reproduction effective tourne autour de 1. (NdT : il s’agit de combien de personnes sont contaminées par une personne)

En fait, pour Fukuoka, il est descendu à environ 0,6, ce qui veut dire qu’il a beaucoup baissé. Dans la région du Kantô, du Chubu et de Osaka, il est d’environ 1.

Le fait est que si le nombre de cas augmente, ce taux augmente aussi. Si le nombre augmente brutalement, ce taux augmente aussi brutalement.

Dans le cas de Tokyo, le taux est à 0,55, qui est faible. Là aussi, si le nombre de cas augmente, le taux remonte. Quand le taux est faible, une hausse du nombre de cas une grosse variation de ce taux. Au contraire, si le taux est déjà élevé, une augmentation du nombre de cas n’entraîne pas une grosse variation. Comme ces derniers temps, on a trouvé un cluster, ce taux a augmenté. Mais sachant cela, nous évaluons que ce taux reste encore autour de 0,55.

Dans le cas de Aichi, c’est la même chose. Le taux est autour de 0,66. À Osaka, le taux est de 0,47. Ce taux a considérablement baissé.

Nous avons donc besoin de bien regarder l’évolution du taux de reproduction effective.

Courbe concernant le confinement volontaire

IMG - Analyse du comportement de la population
Analyse du comportement de la population

J’ai reçu ce document du Pr. Watanabe de l’université de Tokyo, et j’ai participé au débat sur ce sujet. Je ne redis pas ce que le Dr. Omi a expliqué. Pour résumé, il s’agit d’un indicateur de “Stay at home”. Plus la courbe monte, plus le nombre de personnes restent chez elles et limitent leurs activités.

Pendant la déclaration de l’état d’urgence, le taux de confinement était monté jusqu’à 60%. Avant le virus, on était à 0. Donc 60% des gens environ se sont confinés. On voit que la raison est :

  • la déclaration de l’état d’urgence (rouge) dans environ 5 à 6 % des cas
  • la fermeture des écoles (bleu foncé) dans environ 5 à 6 % des cas
  • l’augmentation du nombre de cas (gris). Les gens ont entendu que cela avait augmenté et se sont confinés d’eux-mêmes. Cela représente environ 10% des cas.
  • en bleu ciel, toutes les autres informations qui ont entraîné les gens à se confiner chez eux.

On peut attribuer cette dernière catégorie aux messages des gouverneurs, aux publications télévisées, mes messages ou ceux du Dr. Omi. Toutes ces informations ont eu un effet.

Si les informations liées à l’état d’urgence et les fermetures ont représenté 15% environ, les différentes informations ont eu un effet particulièrement important. Inversement, alors que le nombre de cas augmentait, on a pu voir que les gens ont choisi de se confiner.

Les motivations pour rester chez soi et la progression du nombre de cas

Le Pr. Watanabe est en train d’approfondir son analyse, et nous ne montrons pas les graphes qui restent confidentiels pour le moment. J’ai pour ma part ajouté le nombre de cas à ce graphe. Et ce que l’on peut voir, c’est que quand le nombre de personnes augmente, les gens limitent leurs déplacements de manière spontanée. Quand le nombre de cas descend, ils recommencent à sortir. Et de nouveau, si on annonce de nouveaux cas, ils se confinent à nouveau.

Pour la partie suivante, nous nous dépêchons d’analyser les raisons. Ce que l’on remarche, c’est qu’à partir du mois de juillet-août, cet indicateur “Stay at home” ne change pas et pourtant le nombre de cas augmente puis redescend. Quand il descend, l’indicateur descend (plus de personnes sortent). Ce que nous cherchons à savoir, c’est pourquoi le nombre de cas a augmenté puis diminué. Nous nous dépêchons de chercher les raisons.

Ce que nous savons, c’est qu’en juillet-août, le virus avait touché les quartiers de vie nocturne dans les tavernes, les restaurants avec service de contact. Donc cela ne devrait pas être lié au confinement, et encore moins être lié à une augmentation à cause du confinement.

Ensuite, nous avons utilisé les données de NTT pour savoir environ combien de personnes étaient concernées. Et donc on sait ainsi combien étaient en confinement. Nous n’avons constaté pratiquement aucun déplacement sur de grandes distances. Et bien sûr, on peut séparer les chiffres de Tokyo et des autres préfectures, mais on ne peut savoir si les gens viennent des environs ou pas.

Donc ce que nous cherchons à savoir, c’est quel est l’effet des déplacements. Ensuite, le nombre de cas a augmenté, mais nous avions augmenté de manière ciblée le nombre de tests PCR aussi à Osaka et Nagoya, et Hiroshima. Et ensuite, le nombre de cas a diminué brusquement.

On va donc évaluer l’efficacité de l’élargissement des critères de test PCR. Ensuite, autour de Obon, je souhaite que nous analysions l’effet des demandes de fermetures temporaires, les restrictions d’horaires. Ce n’est pas une nouvelle demande de ma part. Mais pendant ces mois de septembre et octobre, nous allons étudier les 2 expériences. Dans un premier cas, le nombre de cas a baissé alors qu’on avait déclaré l’état d’urgence. Dans le deuxième cas, on n’a juste mis les mesures de fermeture et réductions d’horaires et le nombre de cas a baissé. Nous avons agi sans faire de déclaration de l’état d’urgence.

Je souhaite avoir ces informations pour nous préparer pour la saison automnale et hivernale de grippe. Mon but est de faire évoluer les mesures. Je souhaite savoir ce qui marche quand le nombre de cas augmente. Nous utilisons l’intelligence artificielle pour cela, et le Pr. Watanabe travaille avec les scientifiques de tout le pays pour analyser cela.

Concernant les vaccins

L’explication a été donnée, et nous avons publié le rapport intermédiaire. Maintenant nous devons parler en détail de la façon de vacciner etc. La discussion va continuer et nous travaillerons avec le conseil du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires Sociales.

Je prévois de présenter les conclusions finales cet automne pendant le comité des experts.

Go To Event

Comme vous le voyez, la campagne Go To Event concerne les différents événements sportifs, culturels et artistiques. Il s’agit d’une allocation d’un maximum de 2000 yens de réduction.

Go To Shôtengai (Go To the shopping center)

La campagne Go To shôtengai va donner directement aux clients des avantages financiers etc., qui ne sont pas des points. Nous donnerons un budget d’un maximum 3 millions de yens pour qu’ils tiennent toutes sortes d’événements. Si les quartiers commerciaux s’associent pour cela, nous donnerons 5 millions. À chaque événement qui aura lieu, les consommateurs bénéficieront d’avantages. L’idée est de revitaliser les activités des régions.

Définir les comportements dangereux

Le point suivant a fait partie des discussions du comité des experts. Trois facteurs sont importants :

  • Le nombre de cas par rapport à la population. Lorsque le nombre de cas atteint un certain niveau, que devons-nous faire ?
  • Les comportements dangereux. Le nombre augmente avec le nombre de comportements dangereux, bien entendu.
  • Le nombre de voyageurs. Si les voyages augmentent, le nombre de cas risque d’augmenter.

En simplifiant, c’est une multiplication. Mais si par exemple, si le nombre de personnes malades est faible, même si le nombre total de cas augmente, tant que les gens n’ont pas de comportement à risque, le virus ne se propagera pas.

Aujourd’hui, on m’a pointé qu’il fallait tenir compte de ces facteurs.

Sur ce point, ce que l’on appelle comportement à risque correspond à

  • ne pas porter de masque,
  • ne pas désinfecter,
  • aller dans un endroit de type “Trois F”.

L’équipe de lutte contre les clusters est en train de rechercher les attitudes qui comportent un risque.

Pour le moment, tous les comportements à risque n’ont pas été identifiés, mais les experts m’ont donné la liste suivante, que nous connaissons pour le moment.

  • Les pots et partys avec de l’alcool, Les repas, banquets etc. dans lesquels il y a beaucoup de monde.
  • Lorsqu’on boit le soir, le risque d’infection est plus élevé. Des cas ont été recensés.
  • Les conversations sans masque avec beaucoup de personnes.
  • Lorsqu’on travaille, le risque est moindre car tous gardent une distance et sont silencieux, mais les conversations pendant les moments de pause ou après le travail.
  • La vie communautaire
  • Les mouvements qui font accélérer la respiration fortement.
  • Pendant les activités de plein air

Ce sont les points qui m’ont été donnés.

Il faut être vigilants à ne pas avoir ces comportements.

Les recommandations des experts au ministre

  1. Conditions à remplir nécessairement pour prévenir le virus tout en continuant les activités socio-économiques
    1. Bien informer la population des points à surveiller.
    2. Amener la population à s’habituer au “nouveau style de vie”.
    3. Analyser plus en profondeur les clusters.
  2. Promouvoir encore plus les voyages de petite taille et les répartir dans le temps
    1. Définir des motivations qui permettront de réaliser les voyages d’un nouveau genre.
    2. Se préparer au plus tôt pour les fêtes de fin d’année. C’est ce à quoi vont servir Go To Travel, Go To Eat et Go To Event. Il faudra le faire en utilisant ces campagnes.
  3. Se préparer pour le risque d’une épidémie. Ce point concerne le gouvernement.
    1. Si le virus se propage en épidémie, il ne faudra ralentir les activités économiques. Il faut suivre à la lettre les instructions. Nous devons prendre l’habitude et il faut que cela devienne normal de suivre les gestes barrière.
    2. Il est essentiel de faire en ce qu’il faut pour maintenir le niveau épidémique dans tout le pays en dessous de 2.
    3. Le pays et les gouvernements locaux doivent surveiller la situation. Si la situation se dégrade, les experts demandent de ne pas hésiter à prendre des mesures.

Réunion avec les gouverneurs

Aujourd’hui, nous avons commencé à travailler ensemble avec les gouverneurs sur ce point, en regardant les chiffres. Personnellement, je regarde les chiffres, la situation des hôpitaux, et j’analyse l’orientation de la situation. Je fais ce travail tous les matins. Tous les matins, je travaille avec les experts pendant 1 heure environ. Je me demande pourquoi la situation a changé dans un sens ou l’autre. J’essaie d’expliquer pourquoi cela monte ou descend, quelles sont les mesures possibles, quelles sont les raisons, quel type de cluster est-ce etc.

Je fais ces analyses quotidiennement. Et je continue à travailler avec les gouverneurs et métropoles. Nous surveillons et naturellement, nous prévoyons d’agir si nous passons en stade 3 ou 4.

Restrictions sur les événements

Nous avions prévu d’annuler les limites sur les événements début août 2020. Mais en raison de la situations infectieuse quotidiennement, les experts nous ont recommandé de maintenir les restrictions jusqu’à fin septembre. Depuis, nous prévoyons d’assouplir les restrictions le 1er octobre.

Ouverture progressive des frontières

Je ne précise pas puisque le Premier ministre a fait un discours.

Le ministre a terminé son discours sur les statistiques. Néanmoins, le temps passant, Infos Locales au Japon ne les traduit pas cette fois-ci, pour gagner du temps. Le Q & R n’est pas non plus traduit par faute de temps.

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