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2020/07/22 – Ministre de la reconstruction & les experts sur le risque de pandémie

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Le ministre Nishimura de la reconstruction économique et le Dr. Omi, président du comité des experts ont pris la parole pour expliquer la situation et la stratégie à partir de maintenant. Cette conférence du 22 juillet 2020 vient au moment où Tokyo, Fukuoka, Osaka, et Nagoya ont annoncé une croissance du nombre de cas.

Les discours

Présentation par le Ministre Nishimura.

Nous avons tenu aujourd’hui le troisième comité des experts concernant le nouveau coronavirus. Les quartiers généraux du gouvernement se sont ensuite réunis.Le comité des experts a débattu autour de 3 thèmes. Le premier concerne l’analyse augmentation du nombre de cas dans la capitale et ses préfectures limitrophes. Le Dr. Omi a fait cette analyse, et il en parlera.

Plus particulièrement, les données concernant les dates de début de symptômes sont maintenant disponibles. La discussion a donc porté sur ces données.Le premier débat concerne la stratégie dans la situation actuelle.À l’heure actuelle, nous savons que dans beaucoup de cas, l’infection à lieu dans des endroits qui correspondent à un ou plusieurs des “Trois F” dont nous parlons depuis le début.

Ensuite, nous ne sommes pas arrivés à un stade de croissance explosive du nombre de cas, mais le comité considère que le virus se propage de manière régulière. Le Dr. Omi va préciser tout cela par la suite.

En outre, nous avons parlé de la façon de limiter dans la mesure du possible la propagation du virus, le nombre de patients graves et de décès, du point de vue des traitements, des mesures d’hygiène, et des mesures économiques. Il s’agit d’un objectif qui est inscrit dans notre politique de base. Les experts nous ont proposé des mesures à mettre en place en ce moment afin d’atteindre nos objectifs. Nous en parlerons tout à l’heure.Le deuxième débat a porté sur la tenue d’événements de grande envergure.

Jusqu’à présent, nous avions prévu d’annuler en août la limite 5000 personnes. Les experts ont de nouveau débattu sur cette éventualité. Ils conseillent de rester extrêmement prudents dans le contexte de propagation du virus actuel. En conséquence, la limite actuelle restera en place jusqu’à la fin août, et nous surveillerons la situation pour prendre une décision entre temps.Comme vous pouvez le constater sur ce tableau, depuis le 10 juillet 2020, nous avions limité le nombre de participant à 5000 personne ou un maximum de 50% de la capacité d’accueil des lieux. Normalement, nous avions prévu de supprimer cette limite le 1er août.

Nous avons décidé de ne pas permettre de lever cette limite.Je ne détaille pas les risques ici, ils sont présentés dans les documents à l’attention de la presse.Du point de vue des préfectures, on peut voir que le stadium de Nissan peut accepter 72 000 personnes. L’hippodrome national peut accepter 80 000 personnes, le Tokyo Dôme 45 000 personnes. En fait, dans chaque stadium, les événements peuvent réunir de nombreuses personnes.

On peut imaginer les différentes occasions de se trouver en contact rapproché avant et après leur tenue. Aussi, les experts ont recommandé de continuer les limites dans la configuration actuelle.Dans le Kansai aussi, Koshien accueille 46 000 personnes, le dôme Kyocera 55 000 personnes. De nombreux événements y sont prévus. Mais les experts maintiennent également les limites pour ceux-ci.

Pour référence, à l’étranger, il en est de même. De manière générale, on peut voir que dans de nombreux pays, ceux-ci sont limités à 1000 personnes jusqu’à fin août. La configuration en France ressemble beaucoup à celle du Japon. Ils prévoient à partir du 1er août des limites à 5000 personnes. Cette mesure est maintenue en ce moment.

Même à Taiwan, où le nombre de cas et de décès est très faible, les rencontres de Baseball professionnel sont limitées à 2000 personnes maximum. Les stadiums doivent être pleins à moins de 40%. En Australie, il faut dégager un espace de 4 mètres carrés par spectateur. C’est extrêmement strict, puisque les spectateurs sont séparés dans un carré de deux mètres de côté.

La discussion a tenu compte de ces informations et a débouché sur les conclusions données précédemment.Je laisserai le Dr. Omi parler de la situation infectieuse par la suite.Le troisième débat concernait la vaccination.Les experts ont débattu sur le cadre de vaccination, et sur l’ordre de priorité des personnes qui doivent se faire vacciner. Plusieurs experts ont l’expérience de ces discussions pendant l’épidémie de grippe H1N1 en 2009. À l’époque, les discussions avaient été particulièrement détaillées. Le Dr. Omi a aussi cette expérience.

Il y a plusieurs types de vaccins. Parmi ceux-ci, les chercheurs évaluent leurs effets et leur niveau de sécurité. Il faudra distinguer chaque caractéristique et définir un cadre d’utilisation et des priorités en fonction de cela.

Dans tous les cas de figure, nous avons un historique de longs débats pendant la grippe H1N1 de 2009, et les résultats, effets et points à considérer ont été compilés. Les experts ont exprimé leur souhait d’en tenir également compte.Je souhaite un débat sur ce sujet à partir de la prochaine réunion des experts.Les diapositives concernant les événements régionaux sont disponibles donc je reviens dessus.Les événements dans les régions.

Nous avons vu que les événements de plus de 5000 personnes continueront à être interdits pour le moment. En ce qui concerne les événements régionaux, Le gouverneur de Chiba m’a demandé si on ne pourrait pas être un peu plus souple pour les événements régionaux.En fait, dans certaines régions précises, les événements peuvent avoir lieu s’il est possible de gérer le nombre de participants. Il ne s’agit pas d’événements qui impliquent un déplacement de personnes de l’ensemble du pays. Les personnes de cette région se déplacent, et d’un point de vue de la juridiction, ces rassemblements sont gérables. Si ceux-ci suivent les directives de prévention et les appliquent systématiquement, ils ne sont pas limités en taille.

Pour ce qui est des événements à l’extérieur, les rassemblements de personnes en provenance de tout le pays sont possible si on préserve une distance suffisante de 2 mètres, Ces ordres de grandeur sont indicatifs et peuvent servir de critères de base.Je souhaite montrer la simulation suivante. Certains l’ont probablement déjà vue. Nous avons utilisé le super computer Fugaku pour la faire.Si on n’utilise pas de masque, les postillons se déplacent comme ceci.

Cela va se propager sur une grande superficie.Si on porte un masque, les postillons restent autour de la personne malade. Si la pièce est bien aérée, elles se diffusent au dessus d’elle. Si on porte un masque, cela se passe sur une superficie particulièrement étroite.

Sachant cela, on pourrait envisager un assouplissement des restrictions si tous portent un masque et si l’aération est suffisante.En fait, le débat a également porté sur la limite à 50% de la capacité. En conclusion, les experts ont décidé d’étudier en détail cette solution en parallèle.Je laisse la parole au Dr. Omi.

Présentation du Dr. Omi

Bonjour, comme l’a expliqué le ministre, aujourd’hui les experts ont débattu pendant 3 heures sur la façon dont il fallait évaluer le niveau d’infection actuel. Pour cette discussion, et il me semble que c’est la première fois que nous les rendons publiques, nous avions réuni un certain nombre de données.Tout le monde peut lire dans le journal ou voir à la télévision les annonces de cas sur la base de la date d’enregistrement du cas. Il y a également le jour de diagnostic des cas. Jusqu’à présent, ce sont les dates qui ont été publiées chaque jour dans la presse.

Outre ces dates, il existe aussi des courbes d’épidémie par jour de déclaration des symptômes. Cette fois-ci, nous en avons débattu. Bien entendu, il s’agit de décider ce que l’on doit faire en ce qui concerne le virus. Dans ce cas, il ne faut pas baser nos décisions sur la date de publication d’un cas, mais sur la date d’infection. Il s’agit de la base la plus élémentaire en matière de lutte contre les virus.

Nous avons enfin suffisamment de données, et aujourd’hui, nous nous sommes basés sur celles-ci pour évaluer la situation à Tokyo et dans tout le pays, en vue d’une décision. Cette discussion a été la plus longue.

Quelle est la situation actuelle.Comme vous pouvez le voir sur le graphe suivant, si nous devons l’expliquer simplement,

La courbe du haut représente les dates de publication des cas. La courbe du bas représente la date de déclaration des symptômes. Comme vous pouvez le voir, il y a une grande différence entre ces deux courbes. Le jour de déclaration des symptômes commence à une date réelle. Mais dans le cas de la date de publication, cela dépend du temps de gestion des données par le personnel. La courbe varie en fonction du nombre de personnes travaillant à un moment donné.

Aussi, quand on voit chaque jour que le nombre de cas augmente brusquement, ou descend brusquement, la plupart des gens ne peut pas vraiment savoir si la courbe a tendance à augmenter, descendre, rester au même niveau ou augmenter brusquement.Je pense que la plupart des gens souhaitent savoir s’il y a une forte tendance.

Le problème est que si on se base sur la date de publication du cas, cela dépend de la façon dont le dossier est géré, de l’évolution du virus, Ces informations sont influencées par des facteurs extérieurs.

Aussi, il vaut mieux se baser sur la date début des symptômes, mais pas seulement de ceux-ci. Il faut aussi tenir d’autres critères également, naturellement. Mais cette date de déclaration des symptômes est vraiment le critère le plus basique.

Ainsi que vous le voyez, l’image que l’on en tire est particulièrement différente.Vous savez maintenant beaucoup de ce dont je vais parler maintenant, donc je présente un nombre limité de points. Le graphe suivant représente le graphe de transition du nombre de patients au moment de la déclaration de l’état d’urgence et en ce moment.

Comme vous pouvez le voir, par tranche d’âge, en jaune, les personnes de moins de 20 ans, en vers de 20 à 39 ans, en rouge de 40 à 60 ans, en blanc de 60 à 79 ans, et en gris de plus de 80 ans. Il s’agit de chiffres absolus.

Ainsi que vous le savez. Au moment où on a déclaré l’état d’urgence, on peut voir qu’une grande partie de la courbe est en blanc ou en gris. Le nombre d’infection chez les jeunes est comparativement plus petit. En ce moment, le nombre de personnes entre 20 et 39 ans est en croissance constante, et les personnes dans la soixantaine et soixante-dizaine reste faible. Le nombre de jeunes personnes infectées représente la plus grande différence entre la courbe au moment de la déclaration de l’état d’urgence.

La courbe suivante montre la proportion de personnes infectées par tranche d’âge et par date.

Comme on peut le voir, les personnes âgées sont en noir, les personnes dans la soixantaine et soixante-dizaine sont en blanc. Il est évident que le nombre de jeunes augmentent beaucoup. Les chiffres concernant les gens la force de l’âge continuent à être relativement importants. Ce que l’on peut voir, c’est que le nombre de personnes de plus de 60 ans a de moins en nombreux mais qu’il y a une reprise de ce nombre. Les risques sont particulièrement pour les lignes en rouge et en vert. Bien entendu, la répartition par tranche d’âge change quotidiennement. Ce qu’il faut retenir que ce qui a changé, c’est le nombre de cas chez les jeunes, et il s’agit de groupes d’âge avec un fort risque d’attraper le virus.

Le graphe suivant présente la courbe épidémique à Tokyo. Nous surveillons la situation à Tokyo. Et chaque jour, nous nous disons, « aujourd’hui il y en avait beaucoup » ou « il y en a moins ». J’en fais moi-même partie. En tant que Tokyoite, je me sens rassuré quand il y a moins de cas. Et plus il y en a, plus je m’inquiète. Donc, la question est de savoir quelle est la tendance.

Les courbes épidémiques montrent de petites variations, mais en général, elles montrent s’il y a une tendance à la hausse ou à la baisse. Naturellement, il peut y avoir des différences mais en général, on pouvait aussi le voir avec le SRAS, la courbe montait progressivement et retombait ensuite.Dans le cas de Tokyo, on peut voir en haut la date de publication du cas par date.

Comme on peut le voir, cela monte, redescend etc. Cela rend difficile l’analyse de la tendance. En dessous, on peut voir les dates de déclaration des symptômes.On voit que l’impression est différente entre ces deux graphes.

La date de déclaration des symptômes est devenue particulièrement importante, et à partir de maintenant aussi, nous allons parler en nous basant sur les données de début de symptômes.

La diapo suivante montre les informations de Tokyo avec un peu plus de précision.

Le premier graphe en haut à droite montre le nombre de cas par date de publication dans les hokenjos. Celui juste en dessous montre le nombre de cas par date de déclaration des symptômes. On voit bien que le graphe du haut montre des hauts et des bas impressionnants. Nous avons d’ailleurs trouvé que le nombre était particulièrement plus important le jeudi.

Dans la conférence de presse précédente, j’avais mentionné le bateau de croisière. Les passagers étaient à bord pendant un mois. Et à la fin, on avait l’impression qu’un nombre énorme de cas était annoncé tous les jours. L’impression était que le jour où on annonçait les cas, ils commençaient à s’accroître. Mais en fait, il s’agissait de nombres de cas qui avaient été infectés bien avant. La date de publication et la date de déclaration des symptômes sont deux choses dates différentes. Il faut compter environ 5 ou 6 jours d’écart et ce nombre de jours dépend d’un cas à l’autre.

Le graphe en bas à gauche est la courbe épidémique des déclarations de symptômes par jour à Tokyo. La ligne en pointillés sur ce graphe sépare les 6 ou 7 jours du reste des barres. Tout ce qui se trouve à gauche de cette ligne en pointillés donne un chiffre à peu près confirmé du nombre de cas. Cela signifie que l’on n’a pas pratiquement plus de variations du nombre. Comme vous le savez, il y a des cas pour lesquels nous n’arrivons pas à connaître la date d’infection. Donc cette courbe ne peut pas décrire 100% des cas. On peut toutefois considérer que l’on a pu confirmer la plupart des dates de déclaration des symptômes pour tout ce qui se trouve à gauche de cette ligne en pointillés.

Ce qui se trouve à droite donne l’impression que le nombre de cas a diminué. On voudrait pouvoir se réjouir, mais en fait, ce n’est pas le cas. Pour toutes les barres qui se trouvent à droite, on commence à identifier ces personnes (via les tests PCR etc.) et ce nombre continue à évoluer. Ce nombre va progresser rapidement.

(NDR : ce qui est expliqué ici, c’est que les tests PCR vont détecter les gens qui ont été infectés pendant cette période de 6 ou 7 jours. Les hokenjos publieront les résultats plus tard, et les barres qui se trouvent à droite des pointillés grandiront avec ces nouvelles informations.

Par exemple, si, pour le moment, on pourra dire qu’il y 10 personnes qui se sont senties mal le 21 juillet. Mais en fait, tout le monde ne va pas immédiatement à l’hôpital. On va chercher leurs contacts étroits. D’autres personnes vont se présenter avec des symptômes. Elles ne viennent pas toutes le même jour. On ne saura qu’elles ont des symptômes liés à la COVID-19, que si on les trouve, teste, et reçoit les confirmations des examens.

Cela peut prendre plusieurs jours. Pendant ce temps, la barre du 21 juillet restera basse. Mais après avoir vérifié la présence de la maladie, on ajoutera la date de déclaration des symptômes aux barres de droite… et elle grandira comme sur la partie à gauche des pointillés).

Donc, à Tokyo, ce que l’on voit, c’est que le niveau de contamination augmente progressivement. On a un peu l’impression que la courbe est plate en haut. Mais est-ce que cela va rester plat ? En fait, on n’a pas encore les informations complètes de la droite de la courbe. Il faudra les analyser plus tard quand on les aura.

Pendant la réunion des experts, le docteur Suzuki, expert analyste du suivi de la progression du virus a présenté les données d’aujourd’hui. Il a fait une simulation de la partie à droite du trait en pointillés. Ce n’est pas moi qui ai fait l’analyse du graphe de droite, mais le docteur Suzuki.J’explique le modèle mathématique SIR. Le nombre de reproductions effectives (le nombre de personnes infectées par une seule personne) était environ de 1,17 personnes en date du 9 juillet. Cela a été calculé par simulations.

Cependant, cette fois, par prudence, les calculs sur ce graphe se basent sur un nombre de reproductions effectives de 1,3 personnes. Si on connait le nombre de reproductions effectives, on peut calculer comment la courbe évoluera. Si on se base sur un taux de reproductions effectives de 1,3, la partie à droite des pointillés sur la courbe du nombre de cas par date de déclaration des symptômes continuera d’augmenter. C’est ce que l’on voit sur le graphe de droite de cette diapo (NdR : en d’autres termes, la partie orange sera ajoutée aux chiffres existants).

Si je saute à la conclusion de nos débats sur ce thème, le comité des experts évalue que le nombre de cas ne baisse pas, malheureusement. Nous pensons avec un certain niveau de certitude que pour Tokyo, la progression du nombre de cas n’a pas atteint un plateau et qu’il est plutôt en train de monter progressivement. Nous ne sommes pas des dieux, donc nous ne pouvons pas tout savoir. Mais nous pensons que la croissance du nombre de cas à Tokyo n’est pas de type explosif, et qu’il ne s’agit pas d’un tsunami de cas. Cette fois, nous sommes d’accord pour dire que plutôt que cela, le taux de croissance est relativement lent.

Les suggestions du comité des experts.

Après cette analyse, nous avons donc dû proposer des solutions au gouvernement. Nous en avons beaucoup débattu. Et ce que nous disons maintenant est notre opinion ferme. Les prochaines 5 minutes vont servir à expliquer quels sont nos propositions finales.Pour commencer, il y a la situation dans chaque préfecture.

  • Le nombre de personnes pour lesquels on ne peut pas expliquer l’origine de la contamination est un critère que tout le monde connait. Ici, en ce qui concerne Tokyo, les infections ont lieu dans des endroits très variés.
  • Par exemple, les restaurants qui implique un service de contact, des pots entre amis. Il y a des infections parmi les tranches d’âges les plus jeunes, mais aussi parmi d’autres groupes de personnes.
  • Sur ce sujet, nous n’avons à peu près aucun doute sur les raisons.
  • Ensuite, il y a la tendance en matière d’hospitalisation. Le nombre de patients augmente, et il faut mesurer la proportion de lits vides prêts à accueillir de nouvelles personnes.
  • Après cela, un point important. Le nombre de cas grave est en progression. Elle est lente, mais c’est une source d’inquiétude.
  • Finalement, pour les systèmes de tests, il n’y a aucun doute sur le fait qu’il est bien plus opérationnel qu’avant. De même, le nombre de cas positifs en proportion du nombre d’examens reste faible. Mais il progresse néanmoins, ce qui est un peu préoccupant.
  • Ensuite, il y a ce qui concerne le nombre de jours avant qu’une personne puisse être examinée. Cela a diminué et nous sommes arrivés à un seuil.

Évaluation de la situation infectieuse récente.Ensuite, comme vous le savez tous, les hokenjos sont sous tension. Le nombre de patients augmente avec un décalage par rapport au moment du diagnostic. Nous aimerions éviter qu’il y ait des décès. Mais dans la réalité, les patients graves arrivent après la publication des cas.

Un autre point important ici explique que pour le moment, on voit une augmentation du nombre de personnes hospitalisées, mais que peut d’entre elles sont dans un état grave. Cela fait que le système médical n’est pas encore en situation de stress. Mais, comme je l’ai mentionné, les plus jeunes ont des symptômes bénins. Des problèmes surviendront quand ce nombre de cas bénins augmentera. De plus, il y a des personnes avec des symptômes bénins mais relativement importants. Si ces personnes doivent être hospitalisées, les hôpitaux seront pleins très rapidement, ce qui est une source de soucis.Il faut donc que les personnes avec des symptômes bénins soient mises en observation dans un hôtel etc. Je sais que les gouvernements locaux font beaucoup d’efforts dans ce sens, mais cela n’est pas suffisant.

Comme vous le savez, les gouvernements locaux essaient de sécuriser un nombre de lits suffisant. Je pense qu’il est urgent de prévoir et sécuriser les lieux d’hébergement.Le point suivant est aussi important. Tout le monde sait maintenant que le virus s’est propagé dans les restaurants avec service de contact.

Mais le deuxième point est important. Dans la situation actuelle, les infections dans les endroits correspondent aux « Trois F », dans les familles et les dispensaires. De manière générale, il arrive que l’infection arrive qu’un cluster entraîne un autre cluster dans la famille, ou dans les hôpitaux.

Néanmoins, si on applique les gestes barrière, qui sont les mesures de base de prévention, il y a peu de risque de se faire infecter dans les supermarchés de quartier, les transports en commun pour se rendre au travail, au bureau etc.

Ce que l’on sait à partir de ce qui s’est passé jusqu’à présent, c’est que la plupart des infections ont eu lieu lorsque les mesures de prévention et gestes barrière n’étaient pas suivis. Par exemple, il s’agissait de lieux « Trois F », on y criait ou levait la voix… Les endroits dans lesquels les gens se font infecter sont variés. L’autre jour on a parlé d’un théâtre, de live house, et les gens sont allés dans de nombreux types d’endroits, ainsi que les restaurants.

Les endroits sont différents, mais la façon dont les gens se sont fait infecter n’ont pratiquement jamais varié. Il s’agit des « Trois F », des endroits où on élève la voix, les restaurants avec service de contact… Ce qui veut dire qu’il faut éviter les « Trois F », les réunions où les gens crient ou doivent parler fort, il faut que les restaurants et lieux avec service de contact prennent des mesures strictes de prévention contre les postillons et projections de salive.

En fait, c’est ce que nous disons depuis le début, et qui est toujours aussi important. Il est évident que c’est un facteur de propagation du virus. Le gouvernement a besoin encore une fois de le faire savoir à la population. Les gens vont probablement dire que nous le répétons encore. Mais c’est ce que nous pouvons faire pour prévenir la propagation du virus. Et il faut intégrer cela en commençant à vivre à la nouvelle mode.

Ensuite, il faut se souvenir que 80% des cas ne contaminent pas d’autres personnes. Il faut néanmoins parler d’un point à ce sujet, car il a fait l’objet de discussions parmi les experts. Je ne sais si vous vous souvenez que quand le virus s’est propagé à Hokkaido, le gouverneur de la préfecture a déclaré un état d’urgence avant l’état d’urgence national. C’était au moment du festival de la neige.

À cette époque, le conseil des experts avait remarqué que les jeunes gens n’ont que des symptômes bénins et ne sont pas conscients d’être infectés. Dans le centre-ville, ils étaient entre eux et avaient peu d’occasions de se mettre en contact avec des personnes plus âgées. Mais pendant cette période, une partie d’entre eux est sortie du centre-ville pour se rendre à la campagne. Ces personnes ont été en contact avec des personnes plus âgées, et c’est ainsi que le virus s’est propagé. Nous avons compris cela plus tard.

Notre message est que, bien entendu, ce n’est pas la faute des jeunes. Il est inutile d’accuser qui que ce soit quand on attrape un virus… je pourrais attraper demain, et contaminer d’autre personnes. Ce n’est pas parce que j’ai transmis le virus que je suis à blâmer. Mais ce qui est important, c’est qu’il faut éviter de véhiculer le virus alors qu’on n’est pas conscient de l’avoir attrapé. C’est le message que nous avons transmis à l’époque.

Malheureusement, les jeunes ont exprimé une irritation, en disant « pourquoi vous nous accusez nous seulement ? » Des gens ont exprimé leur colère envers nous. Nous avons regretté de ne pas avoir été plus diplomatiques dans notre façon de dire les choses.Donc cette fois…

Les jeunes générations sont en pleine forme. Même si elles se font infecter, la plupart n’ont que des symptômes bénins. Il faut se demander comment faire passer le message aux gens pour leur faire comprendre et compatir, pour qu’ils finissent par dire « oui, j’ai compris ». Le gouvernement doit penser à une façon de le présenter.

Ensuite, ce qui est aussi important alors que le virus se propage, dans les régions où le nombre de personnes infectées augmente, il faut à la fois enseigner les bases, et mettre en place des solutions.

Le point suivant a fait l’objet de nombreux débats entre les experts, avant d’arriver à un consensus.

Propositions au gouvernement, afin de permettre une « cohabitation » du virus avec l’activité socio-économique.

De quoi s’agit-il ? Nous ne parlons pas d’une stratégie de manière générale ici. Il s’agit de ce que nous pouvons et devons faire maintenant dans tout le Japon, dans la situation actuelle.

Nous ne parlons pas de théorie générale. Je ne parle pas ici d’un manuel pour lutter contre les maladies infectieuses.

Nous présentons ici nos conclusions sur ce que nous devons faire ici et maintenant, dans la situation présente. Il s’agit des points suivants.Le but est de faire en même temps la prévention du virus et continuer une activité socio-économique. Nous avons discuté en tenant compte de ces contraintes. Il faut que, dans le cadre d’un maintien des activités médicales, d’hygiène publique, et des activités socio-économiques,

  1. On puisse contenir le virus à un niveau suffisamment bas. En d’autres termes, il faut que la vie sociale puisse coexister avec le virus. Mais si on dit cela, les gens le comprennent mal, et notre message ne passe pas. Nous devons pouvoir le virus à un niveau suffisamment bas, et nous devons faire baisser le plus possible le nombre de décès et de patients en état grave.
  2. Ensuite, comme je l’ai dit, il ne s’agit pas de théorie mais de ce que nous estimons doit être fait immédiatement. À Tokyo, nous estimons que le virus se propage peu à peu. Il faut donc que nous orientions au plus vite la progression du nombre de cas vers une croissance négative.Ce sont les objectifs que nous donnons au gouvernement.Pour y arriver, on peut agir sur trois axes :
    1. Il faut que les entreprises et les particuliers construisent une société qui rendent la propagation du virus difficile.
    2. D’un point de vue social, il faut contenir les clusters (infections groupées) le plus rapidement possible. Il vaut mieux considérer que malheureusement, il va y avoir des clusters. Il est impensable de dire qu’à partir de demain, il n’y aura plus de petits clusters. Nous savons, par expérience qu’il y aura des clusters. Donc, ce qu’il faut faire c’est débusquer et arrêter la propagation des clusters au plus tôt.
    3. Ensuite, il n’est pas possible d’arriver à un nombre de zéro patient. Mais nous pouvons prévenir les cas graves. Si des personnes subissent une aggravation de leurs symptômes, il faut intervenir au plus vite et les traiter.

Nous avons détaillé ce qu’il faut faire pour y arriver. Il ne faut pas attendre. Le gouvernement doit agir dès maintenant, au plus vite. Nos propositions tournent autour de quatre axes.

  • 1. Le gouvernement fait beaucoup d’efforts concernant le premier point. J’ai expliqué que les données épidémiologiques sont importantes. Il faut qu’elles nous soient transmises au plus vite.
  • 2. Détecter et contenir au plus vite les clusters.
  • 3. Appliquer systématiquement les mesures de prévention y compris éviter les « Trois F ».
  • 4. Renforcer l’aide pour les hokenjos et le système médical.

Enfin, le conseil des experts a évalué la situation actuelle comme suit. Nous ne sommes pas au stade de croissance explosive 爆発的な拡大. Le virus n’est pas en train de disparaître 大幅減. Nous nous demandions dans quelle zone nous nous trouvions entre ces trois. Maintenant, nous en sommes surs. Nous sommes au stade d’augmentation progressive 漸増. Nous n’avons plus de doute. Nous ne sommes ni à un stade de plateau ou de baisse légère.Nous sommes à ce stade, qui est le point de départ de nos débats, et cela justifie que nous fassions quelque chose rapidement.

Pour revenir en détail sur nos 4 axes,

  1. L’évaluation de la situation infectieuse doit être faite non seulement au niveau du gouvernement mais aussi au niveau des régions. Si les régions n’ont pas une idée de ce qui se passe, elles ne peuvent pas agir. Chaque gouvernement local est encouragé à mener l’action, et il faut qu’ils travaillent sur ce point. C’est essentiel pour définir les priorités.
  2. Ensuite, la politique de lutte contre les clusters. Ce n’est pas quelque chose qui peut faire l’objet de thèse scientifique. Mais, le fait est que, quand on analyse les infections nosocomiales qui ont eu lieu jusqu’à présent, les infections dans les hôpitaux arrivent. Ce que nous avons observé, c’est qu’il arrive qu’une personne qui est allée dans un restaurant avec service de contact etc. rentre chez elle, infecte sa famille, laquelle famille va à l’hôpital et devient la source d’infection. Cela veut dire que les infections dans les hôpitaux et maisons de retraite peuvent arriver. Si c’est le cas, il faut les trouver au plus tôt. L’autre jour, nous avons présenté nos propositions concernant les examens de dépistage (1, 2a, 2b). Dans ce genre de cas, il faut immédiatement tester tout le monde dès le premier cas confirmé. Plus on agit vite, plus il devient facile de contenir le virus. Une deuxième mesure concerne les clusters autour des clubs, restaurants et services de contact. Les régions limitrophes, ou en relation avec ces endroits… par exemple, les cas ne sont pas qu’à Tokyo, ils se propagent dans plusieurs régions. Il faut que les différents gouvernements locaux analysent la situation et agissent rapidement.
    1. Et sur ce point, nous avons beaucoup débattu aujourd’hui. Jusqu’à présent, par exemple à Toshima ou Shinjuku, les gouverneurs n’ont pas imposé par autorité mais ont rassemblé les municipalités, les associations de quartier, les propriétaires d’entreprises, les employés etc. pour créer ensemble un quartier qui puisse lutter contre les infections. Un mouvement est né pour que l’on puisse profiter de ces lieux malgré tout. Nous souhaitons que cela marche. Mais il y a aussi des endroits où cela ne se passe pas comme on le souhaite. Il peut aussi arriver qu’il faille que le gouvernement intervienne plus fortement. Il ne faut pas se méprendre. Il faut continuer ce qui a été fait jusqu’à présent. Il faut continuer à faire les choses ensemble, et surtout avec les employés, car c’est une bonne méthode que l’ensemble des experts considèrent bonne. Cependant, il faut aussi agir en parallèle, dans certains cas. Par exemple, si on ne réduit pas les horaires de fermeture dans certains endroits, on risque d’avoir une multiplication excessive du nombre de cas. Nous demandons au gouvernement de bien étudier cette possibilité.
  3. En ce qui concerne la prévention de base du virus, comme je l’ai dit précédemment, les clusters apparaissent dans de nombreuses situations. Il existe néanmoins un point commun à tous ces clusters. Je souhaite que la population en soit informée. Il faut éviter les « Trois F etc. ». J’ai écrit « etc. » car le fait de lever la voix et chanter doivent être inclus.
    1. Les lignes directrices ont été créées mais certaines ont besoin d’être mises à jour et implémentées. Si les gens ne l’implémentent pas, comme tout à l’heure, il faut considérer la possibilité que le gouvernement intervienne avec un peu plus de force.
    2. Vis-à-vis des particuliers, il leur faut éviter les « Trois F etc. » et rentrer dans une nouvelle façon de vivre. Il est très difficile de trouver un moyen de faire comprendre les risques aux jeunes générations. Nous ne parlons pas de tous (car il y en a qui comprennent et suivent les instructions). Il faut que nous trouvions une façon efficace de communiquer les risques aux personnes qui ont des comportements dangereux. Pendant nos débats, nous avons tous trouvé la proposition suivante intéressante et la suggérons au gouvernement. Par exemple, on pourrait responsabiliser les jeunes pour leur faire comprendre qu’en protégeant les personnes plus âgées, ils protègent aussi leur vie. Nous pensons que ces personnes comprendront plus facilement de tels messages.
  4. Concernant les hokenjos, nous en avons déjà parlé. En revanche, il faut tenir compte de la gestion des nouveaux cas bénins. Si on fait comme jusqu’à présent, les hôpitaux vont être incapables de gérer la situation pendant un long moment. Il faut au plus tôt et dès maintenant que le gouvernement organise ses institutions publiques pour les accueillir.
  5. Après, il y a les contrôles aux frontières. Nous en parlons continuellement, mais cette fois-ci, nous l’avons ajouté dans ce rapport.

Pour terminer, un point important. En ce moment le virus progresse doucement. Mais cela ne veut pas dire que cela va continuer en pente douce. Si jamais le nombre de cas augmente rapidement vers une croissance explosive, ce sera terrible, n’est-ce pas. C’est pour cela que nous avons donné une liste d’actions à mettre en place au plus tôt. Il va le faire, et ce serait parfait si la courbe de propagation pouvait changer de sens rapidement.

Mais en fait, ces résultats pourraient ne pas apparaître immédiatement, ou le nombre de cas pourrait continuer à augmenter doucement. Et même ainsi, le système médical pourrait devenir surchargé.

Dans la situation présente, à partir de maintenant, de demain, il faut considérer dès maintenant que la situation puisse devenir explosive. Cela fait partie de la gestion du risque. Dans ce but, il faut dès maintenant définir des critères qui détermine à quel moment nous serons dans une situation critique. Ce n’est pas seulement sur la base d’un nombre de cas. Il faut se demander dès maintenant à quel moment le système médical sera en situation critique. Quand cela pourrait arriver au système de tests. À partir de quel moment cela devient-il dangereux en termes de cas graves. Il faut pouvoir dire, « si nous arrivons à ce point », la situation sera critique. Encore une fois, il faut définir ces critères le plus rapidement possible.

Le gouvernement doit le faire et réfléchir à ce qu’il prévoit de faire quand cela arrivera. Il ne faut plus perdre de temps.

Ajout du Ministre Nishimura.

Je souhaite juste répondre à un point concernant les régions. Mes explications ne sont peut-être pas suffisantes. Depuis le 10 juillet jusqu’à présent, les rassemblements autorisés étaient limités à 5000 yens et 50% de la capacité des salles. Cela concernait les événements en intérieur, y compris le sport professionnel. Après le 1er août, nous avions prévu de maintenir la limite de remplissage des salles à 50% et supprimer le plafond des 5000 personnes.

Pour les régions, nous avons déjà autorisé les événements régionaux qui ne sont pas à grande échelle. C’est-à-dire les événements qui ne concernent que les gens de la région, qui ne rassemblent pas des gens en provenance de l’ensemble du pays.

Nous avons confirmé cela avec les gouverneurs. Je prévois de le faire savoir aux régions.Là où je pense que mes explications étaient insuffisantes, c’est que jusqu’à présent, nous nous demandons d’éviter de lancer des événements à caractère national ou à grande échelle. Normalement, le 1er août, nous avions prévu de les autoriser conditionnellement, si on pouvait permettre une distance suffisante d’au moins 2 mètres entre les participants. Cependant, comme nous maintenant les règles valables depuis le 10 juillet, nous continuer à demander de ne pas tenir ces événements, même s’il n’y a pas eu de grands débats sur ce point. Nous parlons ici d’événements comme les feux d’artifice et les fêtes en plein air.

Par conséquent, les règles ne changent pas depuis le 10 juillet 2020. Je prévois d’envoyer une notice à chaque préfecture sur ce point.Dans les régions, il y aura surement des bon-odori (danses pour la fête des morts) en petit comités. On peut le faire si les gens se connaissent de vue et si tous suivent les mesures de prévention du virus. Mais tout ce qui implique de grands mouvements de foule ou déplacement sur le plan national ne doit pas se tenir.

Merci de votre compréhension.


Le Q&R sera synthétisé en fonction du temps de Infos Locales au Japon.


https://www.infoslocalesaujapon.org/docs/conference-de-presse-de-la-jma-29-juillet-2020/
https://www.infoslocalesaujapon.org/docs/extreme-vigilance-pour-tokyo-le-30-juillet-2020-resume-de-la-conference-de-presse/
https://www.infoslocalesaujapon.org/docs/31-juillet-2020-deuxieme-partie-ministre-de-la-reconstruction-et-les-experts/
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