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Comme toujours, Infos Locales au Japon et Infos Kyushu mettent ces documents à titre d’information. Nous pouvons avoir mal compris ou traduit l'information, ou celle-ci peut avoir évolué depuis l'écriture de cet article. Nous mettons également à jour nos articles si la situation le demande, mais cela peut parfois prendre du temps. Nous encourageons donc chacun à vérifier les informations à la source, et de se tenir régulièrement informés par NHK Japon ou NHK World.

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2022-07-14 Premier ministre (conférence télévisée) sur la COVID,

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Lors de sa conférence de presse, le 15 juin 2022, le Premier ministre japonais présentait sa politique pour les mois à venir. Les questions de la presse ajoutaient également beaucoup d’informations importantes. Face à l’incertitude actuelle, ces informations sont précieuses.

Sujets abordés

  • La gestion de la COVID, dont la vaccination, les frontières, les mesures à prendre, etc.
  • L’augmentation des prix des denrées et de l’énergie,
  • Le budget,
  • Les salaires,
  • Les funérailles nationales pour l’ancien Premier ministre Shinzo Abe.
  • etc.

(Infos Locales au Japon n’a pas traduit ce qui concerne la campagne électorale.)

Pendant les questions de la presse, le Premier ministre répondait également sur la question de l’ouverture du Japon au tourisme.

Discours du Premier ministre

Suite aux élections de la Chambre des conseillers de dimanche dernier, le parti au pouvoir a pu s’assurer une base politique stable. Avec le nouveau coronavirus, l’invasion de l’Ukraine, la hausse mondiale des prix, le monde et le Japon sont confrontés à une combinaison d’événements qui ne se produisent qu’une fois toutes les quelques décennies. Je valide ces résultats, qui signifient que le peuple japonais souhaite que l’on protège le pays des plus grandes difficultés qui nous accablent depuis la fin de la Deuxième Guerre mondiale, et qu’il désire se tourner vers l’avenir. En cela, je me sens investi d’une importante responsabilité à cet égard.

Sur la disparition de l’ancien Premier ministre Abe

La campagne électorale a été marquée par un acte choquant d’une violence inouïe, au cours duquel l’ancien Premier ministre Shinzo Abe a perdu la vie. Une fois encore, je souhaite exprimer ici lui mes sincères condoléances.

M. Abe avait tenu le poste de Premier ministre pendant huit ans et huit mois, ce qui correspond au mandat le plus long depuis l’établissement de notre Constitution. Il avait montré un leadership et des capacités exécutives exceptionnelles en assumant la lourde responsabilité de mener notre pays face à des défis nationaux et internationaux difficiles. Ses réalisations sont vraiment remarquables. Elles concernent divers domaines, tels que la reconstruction du Japon après le grand tremblement de terre du Tohoku, la revitalisation de l’économie japonaise et le développement d’une diplomatie axée sur les relations entre le Japon et les États-Unis.

M. Abe était extrêmement respecté par la communauté internationale, y compris par les dirigeants étrangers. Sa mort soudaine et barbare est survenue au moment alors que devaient se tenir des élections, qui sont le fondement même de la démocratie. Le Japon a depuis reçu les condoléances et des témoignages très variés de nombreuses personnes se trouvant autant à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays.

Sur des funérailles nationales

Compte tenu de ces considérations, nous avons décidé d’organiser des funérailles nationales cet automne, en mémoire de l’ancien Premier ministre Abe. L’organisation de ces funérailles nationales a pour but de lui rendre hommage à l’ancien et de démontrer la détermination de notre pays à défendre résolument la démocratie sans céder à la violence. Dans le même temps, je souhaite ainsi montrer au monde combien le Japon est déterminé à continuer à faire preuve de dynamisme et à devenir un pionnier de l’avenir.

Sur la politique post-électorale

J’ai exposé ma position de base sur l’administration, la réforme constitutionnelle et la question des enlèvements (NdT. de ressortissants japonais par la Corée du Nord) lors de ma récente conférence de presse après les élections pour la présidence du LDP.

Aujourd’hui, je souhaite expliquer les développements politiques futurs sur les questions les plus pressantes qui affectent directement la vie et les moyens de subsistance de la population.

Sur la propagation des infections

Le premier point concerne notre gestion de la COVID-19.

Mes explications tiennent compte de l’avis des experts, qu’ils m’ont formulé cette semaine.

La COVID-19 se propage dans tout le pays, avec un nombre croissant de personnes infectées dans toutes les tranches d’âge, en particulier les jeunes. Le nouveau sous-variant BA.5 remplace progressivement les autres variants, et il convient de maintenir une vigilance maximale.

D’autre part, le gouvernement et les autorités locales avaient maintenu un système de santé renforcé en prévision de telles situations. Le nombre de personnes infectées augmente, mais pour le moment, nombre de cas gravement malades et le nombre de décès reste à un niveau faible. Les taux d’occupation des lits d’hôpitaux ont tendance à augmenter, mais restent également faibles.

Gestion de la COVID

Le gouvernement continuera à maintenir et à renforcer le système de santé en sécurisant les lits d’hôpitaux, en soutenant le système de traitement dans les établissements de soins pour personnes âgées, en renforçant le système d’examen et en sécurisant les médicaments thérapeutiques, tout en maintenant une vigilance maximale et en prenant des mesures pour restaurer l’activité socio-économique.

Nous avons survécu à six vagues d’infection jusqu’à présent. Dans ce contexte, le Japon dans son ensemble renforcera sa capacité à faire face à la maladie. Cela sera possible notamment grâce à ses mesures de prévention des infections dans la vie quotidienne et les activités économiques, l’accumulation de connaissances scientifiques et à ses efforts du gouvernement et ceux des autorités locales, y compris au niveau du système médical. Notre première étape consiste à déployer pleinement nos capacités renforcées, ce qui évite d’envisager de nouvelles restrictions de comportement pour le moment.

En revanche, afin de maintenir à la fois les activités socio-économiques tout en appliquant les mesures de prévention la propagation du virus, nous devons appliquer encore plus rigoureusement une politique de prévention des infections qui tienne compte de chaque tranche d’âge.

Quatrième inoculation

Il est particulièrement important de protéger les personnes âgées qui risquent de contracter des symptômes graves de la maladie. Les vaccinations jouent un rôle est déterminant, et la quatrième inoculation progresse.

Pour recevoir cette quatrième dose, il est nécessaire d’attendre que 5 mois s’écoulent depuis la dernière vaccination. Aussi, une bonne partie de la population devrait pouvoir recevoir ce vaccin entre les mois de juillet et d’août. Des initiatives seront prises pour que la population cible soit vaccinée le plus tôt possible, par exemple, en promouvant la vaccination dans les établissements de soins pour personnes âgées.

En attendant, il s’agit de protéger les personnes à risque, telles que les personnes âgées, et de sécuriser le personnel dans le système de fourniture de soins médicaux. Aussi, après avoir consulté les comités concernés, nous procéderons à la quatrième inoculation d’environ 8 millions de professionnels de la Santé, ce qui correspond à tous les travailleurs des établissements médicaux et des établissements de soins pour personnes âgées. Les préparatifs commenceront demain en coopération avec les autorités locales et la vaccination se débutera rapidement à partir de la semaine prochaine.

Troisième inoculation

Nous appelons les jeunes générations à recevoir leur troisième dose du vaccin. Elles peuvent se faire inoculer aussi bien près de leur lieu de résidence actuel ou à l’occasion d’un retour au pays. Aussi, nous les encourageons à l’envisager de manière proactive.

Actuellement, les infections se répandent rapidement parmi les jeunes générations, telles que les personnes de 10 à 30 ans. Environ 80 % des jeunes générations ont déjà reçu 2 doses du vaccin, mais le taux de vaccinations de rappel (troisième inoculation) piétine à environ 30 à 50 %. Même les jeunes peuvent développer des symptômes graves, et les symptômes de fatigue, etc. peuvent durer longtemps. La troisième inoculation sert non seulement à protéger la personne vaccinée, mais encore les personnes qui lui sont chères, telles que les membres de la famille, les amis et les personnes âgées. Merci à tous pour votre compréhension et votre coopération.

Prévention

Les vacances d’été approchent et les rencontres intergénérationnelles vont aussi augmenter. Les personnes qui prévoient de rentrer au pays (etc.) peuvent se faire dépister dans approximativement 13 000 centres de dépistage gratuit (approximativement) et plus de 100 gares et aéroports majeurs, etc., disséminés dans tout le pays. Ceux-ci seront temporairement ouverts pour ces tests.

Je souhaite remercier toute la population pour ses efforts pour appliquer les mesures de base de contrôle du virus, telles que la désinfection des mains, ou le port du masque lorsqu’on discute dans un bâtiment. Néanmoins, nous devons rappeler le besoin de bien aérer les pièces, y compris dans les établissements de restauration (et de boisson), notamment cet été, alors que l’air conditionné amène les gens à garder les fenêtres fermées avec l’air conditionné.

Demain, les quartiers généraux du gouvernement décideront de telles mesures de gestion pour la prévention de la propagation récente des infections. Avec la coopération du public, nous répondrons fermement, en gardant à l’esprit la nécessité d’équilibrer la prévention des infections et les activités socio-économiques.

Approvisionnement stable en énergie

Le second point concerne les mesures contre la hausse des prix de l’énergie et des denrées, dont l’impact sur la vie de la population est important.

Tout d’abord, il s’agit de garantir un approvisionnement stable en énergie. À la demande du gouvernement, et grâce à la coopération des opérateurs concernés, plus de 10 centrales thermiques ont repris leurs activités, et la perspective de sécuriser une fourniture stable d’électricité cet été est désormais claire.

Cet été, le risque d’insolation est préoccupant, et nous espérons que chacun pourra surmonter cette chaleur en utilisant correctement la climatisation sans avoir besoin de faire trop d’économies d’électricité.

Redémarrage des centrales nucléaires

Néanmoins, il faut aussi craindre que l’offre soit insuffisante pour répondre à la demande cet hiver. Nous devons éviter à tout prix d’en arriver là. J’ai chargé le ministre de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie de veiller à relancer le plus de centrales nucléaires possibles. Aussi, en prévision de cet hiver, nous relancerons un maximum de 9 centrales, afin de sécuriser environ 10 % de la consommation en électricité de tout le pays et de garantir un approvisionnement stable avec une marge de sécurité pendant les périodes de pointe. De plus, je lui ai donné des instructions pour garantir la capacité de production d’énergie thermique supplémentaire des 10 centrales.

Si nous concrétisons tous ces points, nous devrions pouvoir garantir une fourniture plus importante que celle de ces trois dernières années. Le gouvernement se charge de prendre toutes les mesures possibles et fera tout son possible pour garantir un approvisionnement stable en électricité, non seulement cet hiver, mais encore à l’avenir.

Envolée des prix des denrées

Je passe à l’envolée des prix des denrées.

Le problème de l’envolée des prix des denrées est mondial et provient de l’agression de l’Ukraine par la Russie et chaque pays fait face à des prix nettement plus élevés.

Dans ce contexte, lors du récent sommet du G7, tous les membres ont partagé leur détermination de surmonter cette difficulté en collaborant. À cette occasion, nous avons convenu d’établir un mécanisme pour refuser et empêcher l’achat de pétrole russe au-delà d’un prix maximum défini. Nous avons également convenu de mesures d’aide variées afin de reprendre les exportations de blé depuis l’Ukraine, connue comme le « panier alimentaire du monde ».

Ces évolutions au sein de la communauté internationale commencent à avoir un impact positif sur les marchés internationaux des produits. Par exemple, les prix à terme du blé ont récemment chuté d’environ 40 % par rapport à leur pic après l’invasion de l’Ukraine.

Sur le plan national, le gouvernement prend également au sérieux le fait que les augmentations de prix ont un impact majeur sur la vie de la population. En conséquence, il se concentre sur des mesures dont le but est de fournir un soutien détaillé adapté aux conditions locales et de lutter contre la hausse des prix des denrées essentiellement initiées dans les domaines de l’énergie et de l’alimentation.

Soutien aux particuliers

Nous continuerons à protéger la vie de nos concitoyens en mettant en œuvre des mesures solides et transparentes, aussi bien au niveau mondial que régional. La seconde réunion du quartier général des mesures globales pour les prix, les salaires et le style de vie se tiendra demain pour discuter de l’état actuel de l’économie et des prix, et des mesures à prendre.

Il est d’abord important de fournir un soutien détaillé et adapté aux conditions locales. Nous utiliserons le budget de 1 000 milliards de la subvention extraordinaire pour la revitalisation régionale, afin d’implémenter des mesures pour les particuliers et pour les entreprises.

Pour les particuliers, cela se traduira par des prestations supplémentaires pour les personnes à faible revenu, une allocation pour les frais de repas scolaires et une prestation de redistribution pour les jeunes aidants.

Soutien aux entreprises

Pour les entreprises, nous prévoyons notamment des subventions de soutien à l’industrie locale et une aide à la gestion pour les industries de la pêche, l’horticulture institutionnelle et l’élevage afin de faire face à la hausse des coûts de l’électricité, etc. Le gouvernement continuera d’assurer le suivi de ces diverses initiatives et à déployer horizontalement des réponses efficaces dans tout le pays. Une fois mises en place, nous tiendrons compte de l’état d’avancement de la mise en œuvre par les autorités locales. Selon les besoins, nous augmenterons de nouveau le budget de la subvention extraordinaire pour la revitalisation régionale afin de renforcer encore les mesures.

Ensuite, nous allons maintenant concrétiser rapidement les mesures que j’avais ordonnées lors de notre dernière réunion concernant l’énergie et les denrées alimentaires.

Tout d’abord, un nouveau cadre sera établi afin d’atténuer la crise de l’offre et de la demande d’électricité et de réduire la charge réelle des factures d’électricité. Ensuite, il y aura des mesures de contrôle de la hausse des prix des denrées alimentaires. Nous actionnerons un nouveau mécanisme de paiement de soutien qui couvrira 70 % de l’augmentation des coûts des engrais. Il sera rétroactif jusqu’au mois de juin, afin d’aider à gérer les conséquences sur les engrais que l’on utilise durant l’automne. Nous créerons un fonds de réserve à cet effet ce mois-ci, et l’aide devrait rapidement parvenir aux agriculteurs.

Salaires

Le taux d’augmentation des salaires décidé lors des négociations salariales de printemps cette année est le second plus élevé de ces 20 dernières années. Les discussions ont également commencé sur l’augmentation du salaire minimum pour cette année. Il est important de maintenir les augmentations de salaire tant que les prix continuent d’augmenter. Nous déploierons des efforts globaux pour garantir que la tendance à la hausse des salaires soit plus solide et durable.

Le groupe de travail sous ma direction évaluera la situation conjoncturelle et le marché des denrées, et utilisera avec souplesse le fonds de réserve de 5 500 milliards de yens pour déployer rapidement des solutions adaptées à la situation, de manière globale et ininterrompue.

Je viens de présenter ici les points qui se concentrent sur les questions les plus urgentes.

Diplomatie et sécurité

Bien sûr, il faut également aborder beaucoup d’autres questions sans attendre. Je veux notamment parler ici de la diplomatie et de la sécurité dans une situation internationale qui change radicalement, la réalisation d’un nouveau capitalisme visant à revitaliser l’économie japonaise et la construction d’un système de Sécurité sociale pour toutes les générations.

Dans le domaine de la diplomatie et de la sécurité, le calendrier diplomatique sera riche en événements à partir du 1ᵉʳ août. Il y aura notamment la Conférence d’examen du Traité de non-prolifération nucléaire (TNP), qui débutera le 1ᵉʳ août, et la Conférence africaine sur le développement (TICAD) se tiendra en Tunisie. J’utiliserai activement ces opportunités pour ouvrir la voie et promouvoir une « diplomate réaliste pour la nouvelle ère ».

Ensuite, nous accélérerons également les discussions sur la formulation d’une nouvelle stratégie de sécurité et d’autres mesures visant à concrétiser un renforcement fondamental des capacités de défense du pays dans un délai de cinq ans. Demain, nous lancerons un secrétariat pour l’organisation du sommet du G7 qui se tiendra dans notre pays, à Hiroshima, l’an prochaine. Nous nous préparerons sans relâche, afin d’assumer la lourde responsabilité de la présidence du G7.

Vers le nouveau capitalisme

En ce qui concerne le nouveau capitalisme, nous allons notamment élaborer un plan quinquennal en vue de décupler en cinq ans les créations d’entreprises. Nous accélérerons aussi l’examen de mesures concrètes. Par exemple, nous formulerons une feuille de route pour les dix prochaines années, afin d’attirer des investissements continus de la part des secteurs public et privé et de développer un programme de transformation verte (GX).

Le Japon est confronté à de nombreux défis qui se chevauchent, tant en matière de politique intérieure que de politique étrangère. Avec ces élections, la population nous a donné le pouvoir d’atteindre la stabilité politique, de prendre des décisions politiques audacieuses et de les mettre en œuvre, et de faire face à ces défis. Nous allons en tirer le meilleur parti et relever chaque défi de front. Afin de surmonter cette situation difficile, nous poursuivrons notre travail, en gardant à l’esprit que la confiance et la sympathie du public sont de la plus haute importance. Je vous remercie donc encore une fois pour votre compréhension et votre coopération à cet égard.

Questions de la presse

Augmenter les salaires réels et financement des dépenses

Bonjour. Ma question concerne l’augmentation des prix. Monsieur le Premier Ministre, vous avez déclaré que, comparativement à l’Europe et aux États-Unis, les augmentations de prix sont limitées. Cependant, la croissance des salaires nominaux au Japon est également faible. Par conséquent, en termes de salaires réels, cela ne signifie pas nécessairement une grande différence entre le Japon et l’Europe ou les États-Unis. Certains s’attendent à ce que l’inflation dure longtemps. Dans ce cas, étant donné que les salaires réels sont la référence essentielle, dans quels délais et quelles mesures prévoyez-vous, pour inverser la tendance et en faire une hausse positive des salaires réels ?

En outre, le gouvernement répond à la hausse des prix en mobilisant les finances publiques, mais là encore, si la situation se prolonge, la charge sur les finances publiques augmentera radicalement. Monsieur le Premier Ministre, vous avez exprimé l’avis que les finances publiques dépendent de l’économie, mais les ressources financières sont limitées. C’est dans ce contexte que l’on parle de politiques entraînant une augmentation des dépenses pour gérer la hausse récente des prix des denrées et la hausse des dépenses de défense dont il avait aussi été question durant les dernières élections de la Chambre haute. Dans quel ordre envisagez-vous de procéder ? Merci pour votre réponse.

Efforts passés pour renverser la tendance déflationniste

Je réponds d’abord à votre question sur les salaires. L’économie de notre pays s’est maintenue, depuis la fin de la bulle économique, dans une longue période déflationniste. C’est pourquoi les salaires nominaux, entre autres, stagnaient. Ensuite, depuis 10 ans, le Japon est passé une politique combinant les mesures financières, budgétaires et de croissance, connue sous le nom d’Abenomics. En conséquence, l’économie japonaise a pu se libérer de la déflation, ce qui a débouché, au minimum, sur une amélioration de son PIB (produit intérieur brut) et de l’emploi, etc. C’est ce qui s’est passé.

Maintenant, si la question importante est de savoir comment relier ces résultats aux salaires et à la répartition des richesses aux personnes. Dans la perspective que cela conduise à une économie durable, j’ai effectivement parlé de croissance et de redistribution.

Depuis l’année dernière, nous avons mis en œuvre diverses politiques visant à stimuler les salaires. Par exemple, nous avons créé un système d’imposition pour favoriser leur hausse, augmenté les tarifs des services publics, donné un traitement préférentiel et des subventions aux entreprises qui s’efforcent d’augmenter les salaires, ou les répercuter sur les prix, etc. C’est ainsi que, comme je l’ai mentionné précédemment, nous avons été en mesure d’afficher la seconde plus forte augmentation salariale de ces 20 dernières années, et cela tient à ces politiques variées de simulation.

Augmenter les salaires de manière durable

Le problème est de savoir comment maintenir cette tendance. Nous devons donc veiller à établir de nouvelles politiques à l’avenir, par exemple, en encourageant les efforts visant à porter le salaire horaire minimum à au moins 1 000 yens. Ensuite, il faut surtout sécuriser les fruits de la croissance, qui seront la source des augmentations de salaires, y compris pour les petites et moyennes entreprises (PME). Donc cette croissance, la croissance conventionnelle, bien sûr, a été importante. Cependant, j’ai dit qu’il était aussi important d’attirer les investissements publics et privés pour faire de cette croissance un moteur de croissance dans les défis auxquels nous faisons déjà face, tels que ceux dans les domaines du changement climatique et du numérique.

Nous pensons que la promotion d’une politique qui combine ces augmentations salariales et la croissance économique conduira à des augmentations salariales durables. Les débats économiques traditionnels cherchaient à définir s’il fallait d’abord promouvoir la croissance ou la redistribution. Ce dont je parle, c’est de promouvoir à la fois croissance et distribution.

« L’économie est la clé des finances publiques »

Ensuite, dans votre question, vous soulignez les priorités politiques. Comme vous l’avez souligné, j’ai toujours dit que l’économie est la clé des finances publiques. Par conséquent, je pense que nous ne pouvons pas nous permettre de retarder le lancement des mesures de relance budgétaire nécessaires pour faire face à la crise actuelle, dont celles de lutte contre la hausse de prix.

J’ai également dit par le passé qu’aucune contradiction n’existe entre répondre à ces défis immédiats par la mobilisation fiscale, etc. et stabiliser les finances publiques, qui sont le fondement de la confiance à moyen et long terme dans l’avenir de notre pays.

Définir des priorités

Tout d’abord, afin de protéger les moyens de subsistance de la population, nous allons fermement promouvoir les mesures que j’ai mentionnées précédemment pour faire face à la flambée des prix. Nous répondrons fermement aux besoins, grâce à une utilisation flexible du fonds de réserve de 5,5 trillions de yens.

Et, comme nous l’avons dit dans le passé, pour la défense et les autres dépenses, d’ici à la fin de l’année, nous sécuriserons un budget qui soutiendra ce qui est nécessaire dans l’environnement sécuritaire difficile actuel. Et, nous préparerons les ressources financières à cet égard. Nous maintenons fermement notre politique consistant à discuter à la fois du contenu, du budget et des ressources financières d’ici à la fin de l’année, ce qui est la politique dont j’ai déjà parlé.

Nous répondrons ainsi fermement aux défis qui nous incombent. Et, nous encadrerons également les finances et l’économie du pays de manière que les places financières et les marchés internationaux n’aient aucune inquiétude quant à la confiance dans les finances à moyen et long terme de notre pays. 

Merci.

Sur l’augmentation des dépenses pour la Défense nationale

Bonjour. Monsieur le Premier Ministre, puisqu’il y aura un débat sur l’augmentation des dépenses de défense, quels domaines spécifiques souhaiteriez-vous renforcer ? Par exemple, s’agira-t-il de renforcer les effectifs ou d’accélérer le développement de missiles et d’autres équipements afin de disposer d’une capacité de contre-attaque ?

Comme je l’ai dit précédemment, la discussion sur les dépenses de défense portera simultanément sur trois sujets : le contenu, le budget et le financement. Nous clarifierons ces points lors des discussions sur la stratégie de sécurité nationale, en vue de sa finalisation à la fin de l’année.

Maintenant, votre question concerne le contenu, et ce que je souhaiterais renforcer, par exemple. Néanmoins, contre toute attente, je devrais m’abstenir de toute déclaration alors que le gouvernement est encore en train d’y réfléchir en détail. En revanche, si l’on se réfère aux discussions qui ont déjà eu lieu au sein du Parti libéral démocrate, par exemple, le gouvernement a également fait des recommandations pour la formulation de la nouvelle stratégie de sécurité nationale.

Parmi elles, il y a le maintien des capacités de lutte par la sécurisation de munitions, etc. Il est aussi question de la concrétisation précoce de technologies de pointe telles que l’IA (Intelligence artificielle), de drones, de la technologie quantique, et de renforcer la production pour la défense et la base technologique, de renforcer les fondations humaines, et de surcroît détenir une capacité de contre-attaque. J’envisage des discussions autour des trois points que je viens de mentionner, tout en se référant à ces points. C’est ce que je pense.

Sur les restrictions d’activité en raison de la COVID

Bonjour. Ma question porte sur les restrictions des activités en raison de la COVID-19. Monsieur le Premier Ministre, vous venez de déclarer que vous n’envisagiez pas immédiatement des restrictions des activités. Une partie des experts prévoient que le virus se propagera largement vers le mois d’août. Pensez-vous, en qualité de premier ministre, que l’on pourra surmonter cette septième vague sans imposer de restriction des activités ?

Ensuite, dans le cas où des préfectures demanderaient à appliquer les mesures pour la prévention des pandémies et autres mesures prioritaires, doit-on comprendre que selon votre façon de penser, le gouvernement refusera ces demandes ? Nous aimerions connaître votre point de vue sur la manière dont les restrictions des activités devraient fonctionner à moyen et long terme, et pas seulement à l’heure actuelle.

Pour le moment, il n’est pas question d’en mettre en place

Tout d’abord, dans le cas de la COVID-19, nous luttons contre un la nature, si l’on peut dire. Par conséquent, il me semble difficile de faire, à ce stade, des déclarations définitives sur ce que nous ferions dans le futur. En revanche, j’ai moi-même rencontré et demandé l’opinion des experts cette semaine, et lors de diverses réunions au sein du gouvernement, nous avons discuté de divers aspects de la situation actuelle et des perspectives. Dans ce contexte, nous devons réagir à la situation en déployant pleinement les différents systèmes de prestation de soins de santé que nous avons préparés depuis l’année dernière, en sécurisant au maximum les lits d’hôpitaux, les vaccins, les médicaments thérapeutiques et les tests. En d’autres termes, nous ne pensons pas à des restrictions des activités dans l’immédiat. Nous partageons aussi notre réflexion sur ces questions avec les experts. C’est la situation actuelle.

La gestion doit se faire de manière équilibrée pour la vie socio-économique

Pour ce qui est de l’avenir, nous devrons surveiller de près l’évolution du nombre de personnes nouvellement infectées. C’est via le système disponible et renforcé de surveillance de la COVID, que nous maintenons le système de fourniture de soins médicaux, etc. Au stade actuel, comme je viens de le mentionner, le nombre de personnes gravement malades et le taux de mortalité se maintiennent à un niveau bas.

Toutefois, le taux d’occupation des lits d’hôpital a tendance à augmenter. En revanche, il reste lui aussi à un niveau faible actuellement. Nous devons réfléchir à notre réponse en gardant un œil sur ce qui touche à ce domaine. En d’autres termes, la question est d’établir un système équilibré qui cohabite avec la COVID. Nous en sommes maintenant conscients et nous surveillerons attentivement la situation avec le système que nous avons préparé en cas de nouveaux cas d’infections à venir. C’est ce que je pense.

Par contre, à la base, je pense qu’il est important de maintenir un équilibre entre les mesures contre les infections et les activités socio-économiques. Sur la base de cette idée, nous allons suivre de près les points que je viens de mentionner.

J’ai dit ce que je pensais sur ce point pour le moment.

Quelles priorités absolues pour le Premier ministre Kishida

Bonjour. Ma question porte sur l’héritage que vous nous laisserez. Il me semble que les défis politiques sont variés, aussi bien à court terme qu’à long terme, notamment concernant les mesures de lutte contre l’envolée des prix et le nouveau coronavirus. Dans ce contexte, quelles sont, selon vous, les questions politiques et stratégiques que vous souhaiteriez le plus réaliser au cours de votre mandat et que vous aimeriez laisser en héritage ? Merci de ne donner qu’un seul point. Merci pour votre réponse.

Si je devais avoir un projet, en fait, j’aimerais en réaliser deux : une sur le plan intérieur et l’autre en matière de sécurité nationale et diplomatique. Le premier, il va sans dire, c’est de surmonter la COVID-19 et la hausse des prix des denrées actuelles. Je souhaite relancer l’économie japonaise et que cela puisse être durable. La relance de l’économie japonaise, c’est mon premier point.

Pour ce qui concerne les aspects internationaux, l’ordre et la pays de la communauté internationale sont mis à l’épreuve. Dans cette situation, je souhaite que le Japon travaille dur pour maintenir la paix dans cette communauté internationale, et pour construire un ordre international pour que nous puissions fermement répondre à la situation. Ce sont les deux projets que je souhaite vraiment réaliser.

Redémarrer les centrales nucléaires alors que la population est divisée sur ce point

Tout à l’heure, vous avez mentionné que vous aviez l’intention de redémarrer au plus 9 centrales nucléaires cet hiver, mais l’opinion du public est encore divisée sur ce point. Il y a aussi la question de savoir ce qu’il faut faire du site de stockage définitif des déchets nucléaires. Dans ce contexte, comment entendez-vous faire comprendre au public le redémarrage des centrales nucléaires ? Merci pour votre réponse.

Tout d’abord, lorsque nous pensons à l’énergie dans notre pays, je crois que la situation, à la base, est qu’il n’existe pas de source d’énergie unique et parfaite, puisqu’en principe, le Japon manque de ressources naturelles. Dans ce contexte, la seule façon de trouver une telle énergie à bon marché, stable et compatible avec la sortie du carbone est, en conclusion, de disposer d’un mélange équilibré de sources d’énergie diverses.

La garantie de la sécurité reste une priorité

De plus, dans ce contexte, ainsi que vous le soulignez, pour l’énergie nucléaire, la garantie de la sécurité est et doit rester le principe qui nous guide, comme ce fut le cas dans le passé. Nous procéderons alors à la reprise des opérations tout en écoutant l’avis des riverains, et nous continuerons à maintenir cette politique de maximisation de l’utilisation des installations.

Je viens d’annoncer que nous mettrons en œuvre des mesures pour redémarrer au plus neuf centrales nucléaires cet hiver. Néanmoins, cela sera aussi conditionnel à leur niveau de sécurité. C’est pourquoi j’ai dit au plus. Je vous remercie de comprendre que la promotion de telles initiatives vise à de sécuriser au moins 10 % de la consommation nationale d’électricité. Ensuite, la Commission de réglementation nucléaire mettra régulièrement en œuvre des mesures visant à améliorer l’efficacité du processus d’examen afin que cette reprise des opérations puisse se faire sans heurts. Je pense également qu’il est important que le gouvernement national prenne l’initiative et travaille avec persévérance pour gagner la compréhension et la coopération des gouvernements locaux et des autres parties concernées.

Merci.

Le budget pour la Défense sera-t-il de 2 % du PIB ?

Je souhaite d’abord présenter mes condoléances pour le décès de l’ancien Premier ministre Abe.

Ma question est la suivante. Monsieur le Premier ministre, lundi dernier et aujourd’hui, vous venez de dire que la capacité de défense du Japon sera radicalement renforcée d’ici cinq ans. Cela signifie-t-il spécifiquement que les dépenses de défense devraient représenter 2 % du PIB ? Que signifie exactement « renforcement radical »

Tout d’abord, le gouvernement a déclaré qu’il ne discuterait pas de la question en termes de chiffres. Bien entendu, nous devons également garder à l’esprit le chiffre de 2 % du PIB de l’OTAN (Organisation du traité de l’Atlantique Nord). Nous avons déclaré que nous renforcerions fondamentalement notre capacité de défense au cours des cinq prochaines années, en gardant à l’esprit ce chiffre. À cet effet, comme je viens de l’énoncer, il nous faut dresser un tableau concret et réaliste de ce dont nous avons besoin pour protéger la vie et les moyens de subsistance de la population.

Lors de la réalisation de ce travail, nous sécuriserons le budget nécessaire et les ressources financières dans ce but. Nous envisageons des discussions sur le contenu, le budget et les ressources financières. Ces thèmes seront abordés ensemble. Il ne s’agit pas seulement de chiffres. Néanmoins, inversement, il faudra en discuter de manière réaliste et précise. C’est ce dont nous devrons nous souvenir lorsque nous progresserons en vue d’une coopération aux discussions de fin d’année. Merci.

Situation infectieuse et mesures aux frontières

Merci pour votre réponse. Quelle est votre position concernant un renforcement des mesures aux frontières dans un contexte de tendance à la hausse du nombre de nouveaux patients infectés par le nouveau coronavirus ? En particulier, est-il probable que des changements soient apportés, comme l’abaissement des quotas actuel de 20 000 personnes par jour ou la suspension de l’entrée des touristes étrangers dans le cadre de voyages organisés ?

Tout d’abord, comme je l’ai mentionné précédemment, nous maintiendrons la plus grande vigilance afin de prévenir la propagation du virus. Parallèlement, nous mettrons en œuvre des mesures en vue de la reprise des activités socio-économiques. C’est ce que nous faisons étape par étape. C’est également le cas concernant les mesures aux frontières de votre question. Nous allons vers un assouplissement progressif, en cherchant un équilibre. C’est la situation actuelle.

Ensuite, pour ce qui est des mesures précises aux frontières à l’avenir, y compris en matière de quotas et de nombre de touristes étrangers, nous tiendrons compte des besoins dans et hors du pays, du système de tests de dépistage, etc., et nous prendrons nos décisions selon la situation infectieuse dans et hors du pays, ainsi que son les mesures aux frontières des principaux pays. C’est là notre façon de penser de base.

Nous ne pensons pas concrètement à renforcer immédiatement nos mesures, mais nous suivrons de près la situation avec l’attitude que je viens de décrire.

Autour de l’aide humanitaire envers l’Ukraine et la vaccination du personnel médical

À cette occasion, je tiens à exprimer mes condoléances concernant le décès de l’ancien Premier ministre Abe.

Ma question est la suivante. En 2014, l’ancien Premier ministre Abe avait fait des déclarations devant l’ONU (etc.), lors de l’annexion de la péninsule ukrainienne de Crimée par les soi-disant Lougansk et Donbass. Depuis, le Japon a soutenu le programme de l’ONU, et coopéré avec le gouvernement ukrainien afin de fournir une assistance, en particulier aux personnes âgées, aux orphelins, aux handicapés, aux malades et à ceux qui sont considérés comme vulnérables en raison de la guerre. Monsieur le Premier Ministre, pensez-vous que vous ferez, par exemple, une autre déclaration à ce sujet dans un forum international et soutiendrez-vous l’ensemble de ceux que l’on dit vulnérables du fait de la guerre en Ukraine ?

Ensuite, ma seconde question porte sur ce que vous venez de dire sur la COVID-19. Vous avez annoncé que 8 millions de professionnels de la santé seraient inoculés. Néanmoins, les utilisateurs d’établissements pour personnes en situation de déficience intellectuelle, etc. continuent à avoir des difficultés à utiliser des masques. Aussi, prévoyez-vous la possibilité d’élargir ces vaccinations au personnel des centres d’aide sociale, en leur proposant des vaccinations prioritaires, etc ? Merci.

Le contenu évolue, mais l’aide continue

Tout d’abord, jusqu’à présent le gouvernement avait implémenté diverses mesures d’aide en Ukraine, mais la situation change progressivement. Par conséquent, le contenu de l’aide à l’Ukraine doit faire l’objet d’une analyse détaillée des besoins de ce pays et des personnes déplacées.

Toutefois, le gouvernement continuera à fournir une assistance, compte tenu de la situation de l’Ukraine et des personnes déplacées, qui se trouvent toujours dans une situation difficile.

Ensuite, j’ai mentionné plus tôt que des vaccinations supplémentaires seront administrées aux travailleurs de la santé, etc. Toutefois, je pense qu’il est également important d’étendre la quatrième vaccination à tous les travailleurs des établissements pour personnes handicapées. Nous souhaitons préciser les cibles de la vaccination tout en vérifiant attentivement la situation sur le terrain, mais fondamentalement, nous devons envisager les vaccinations nécessaires pour soutenir ceux qui s’occupent de personnes vulnérables, y compris celles qui se trouvent dans des institutions pour handicapés.

Autour du décès de l’ancien Premier ministre Abe

Ma question n’est pas nouvelle, mais concerne l’assassinat de l’ancien Premier Ministre Abe la semaine dernière. Monsieur le Premier Ministre, pensez-vous que le système de sécurité laissait à désirer ? Merci de nous dire ce que vous en pensez.

Ensuite, mon autre question porte sur les funérailles nationales dont vous avez parlé en introduction. Si l’on organise des funérailles nationales, je suppose que l’État les financera. Dans ce cas, je suppose que le Cabinet décidera des mesures budgétaires. Ne serait-il pas nécessaire de soumettre cela à l’approbation de la Diète ? Quelle est votre position sur ce point ?

Le système de sécurité était-il défaillant ?

Tout d’abord, sur le premier point, nous prenons très au sérieux les graves conséquences de la fusillade qui a donné la mort à l’ancien Premier ministre Abe pendant sa campagne électorale. Pour être franc, je pense qu’il y avait un problème dans le système de sécurité. Maintenant, la Commission nationale de la sécurité publique et l’Agence nationale de police auraient identifié des problèmes et envisagent des contre-mesures spécifiques dans les plus brefs délais. Je souhaite qu’elles vérifient et corrigent au plus vite ce qui doit l’être dans les plus brefs délais, en se référant aussi à la manière dont les dignitaires sont protégés ailleurs dans le monde.

Sur les funérailles nationales

Ensuite, sur le second point, des funérailles nationales sont des funérailles dont les frais sont complètement pris en charge par l’État au titre de cérémonies organisées par l’État.

Ensuite, je réponds à votre question sur la nécessité de soumettre la décision à l’approbation de la Diète, etc. La loi sur la création du Cabinet, entrée en vigueur depuis le 6 janvier 2001, stipule que les affaires liées aux cérémonies nationales relèvent de la compétence du Cabinet. Par conséquent, nous pensons que le rite des funérailles nationales, exécuté comme une cérémonie d’État, peut être exécuté par l’administration au nom de l’État sur la base d’une décision du Cabinet. Nous avons pris nos décisions à ce sujet après une coordination minutieuse avec le Bureau législatif du Cabinet. C’est de cette manière que le gouvernement a décidé qu’il pouvait organiser des funérailles nationales, sur la base de la décision du Cabinet.

Merci.

Sur Sakhaline II

Monsieur le Premier Ministre, vous avez mentionné l’électricité tout à l’heure, et j’aimerais vous interroger sur la stabilité de l’approvisionnement en gaz.
Le mois dernier, le président russe Vladimir Poutine a signé un décret présidentiel prévoyant le transfert des actifs de Sakhaline II et d’autres actifs à une nouvelle société d’exploitation. Je souhaiterais vous interroger sur l’impact que cela aura sur la vie du peuple japonais.

Tout d’abord, nous pensons que la réponse russe est imprévisible. Quant au Japon, il ne cédera pas aux menaces de la Russie et répondra fermement afin de protéger la liberté, la paix et l’ordre dans le monde. Nous considérons que ces principes originels ne sont pas négociables.

Sur cette base, si je dois dire un mot sur Sakhaline II, c’est qu’il s’agit d’un projet important du point de vue de la stabilité de l’approvisionnement en électricité et en gaz du Japon. Le décret présidentiel ne mettra pas immédiatement un terme aux importations de gaz naturel liquéfié (GNL) en provenance de Sakhaline II. Toutefois, les secteurs public et privé continueront à collaborer pour protéger les intérêts des entreprises japonaises et assurer un approvisionnement stable en GNL.

En outre, les compagnies d’électricité et de gaz disposent déjà de deux à trois semaines de GNL en stock pour parer à toute éventualité. Cependant, nous envisageons aussi d’autres mesures, telles que la promotion de la flexibilité inter-opérateurs.

Enfin, actuellement, l’offre et la demande de gaz de ville ne sont pas actuellement tendues, et nous ne sommes pas en situation de demander au public d’économiser du gaz, etc. Cependant, le gouvernement envisage toutes les mesures nécessaires pour se préparer à toute situation d’urgence.

Merci.

Source : 岸田内閣総理大臣記者会見-令和4年7月14日|政府インターネットテレビ (gov-online.go.jp)

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