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2021-09-28 Premier ministre Suga sur la levée des mesures

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La conférence de presse qui suit était la dernière grande conférence de presse du Premier ministre Suga, avant les élections du 4 octobre 2021. Elle était longue et touchait à des sujets très variés. Pour cette raison, Infos Locales au Japon a choisi de ne traduire que les questions de la presse qui touchent aux préoccupations actuelles dans le quotidien de notre communauté. À compter du 1er octobre, il lève les mesures d’urgence et les mesures prioritaires, tout en assouplissant légèrement les restrictions pour les restaurants, les événements et les frontières.

Cette conférence parle également d’un assouplissement potentiel pour les mesures aux frontières.

Il est possible d’écouter le discours ici : 新型コロナウイルス感染症に関する菅内閣総理大臣記者会見-令和3年9月28日|政府インターネットテレビ (gov-online.go.jp)

Discours du Premier Ministre Suga

Je viens de tenir une réunion des quartiers généraux du gouvernement pour la lutte contre le nouveau coronavirus, pendant laquelle j’ai décidé de mettre fin à compter du 30 septembre, la déclaration de l’état d’urgence pour 19 préfectures, et les mesures de prévention des pandémies et autres prioritaires pour 8 préfectures.

Depuis le mois de juillet, la particulièrement contagieuse souche Delta s’est propagée à l’ensemble des régions de notre pays. Cela a amené des tensions très importantes concernant la gestion des lits d’hôpitaux. Dans ce contexte, c’est grâce à la coopération des particuliers et des entreprises, y compris des professionnels en relation avec les soins médicaux et infirmiers, et des établissements de restauration, que nous avons pu aménager le système médical et mettre en œuvre ces mesures de prévention des infections et la vaccination.

Alors qu’il y avait 25 000 nouveaux patients infectés par jour dans tout le pays pendant la mi-août, les efforts de la plupart des gens ont permis de continuer à faire baisser ces chiffres et hier, on n’en enregistrait que 1 128. Tokyo enregistrait 5 773 cas par jour, et aujourd’hui, ce chiffre est tombé à 248. Le taux d’occupation des lits d’hôpitaux est tombé sous la barre des 50 % dans toutes les préfectures. Le pic de patients en état grave de début septembre a également tendance à se résorber. À un moment, le pays enregistrait plus de 130 000 personnes en observation à domicile. Celui-ci est tombé à 30 000, et continue à baisser. 

Par conséquent, dans la situation présente, pour les experts les critères de levée de l’état d’urgence sont remplis et le gouvernement a donc décidé de lever les mesures.

Je tiens à remercier du fond du cœur chacun de vous pour la coopération apportée jusqu’à présent. Merci.

Par ailleurs, nous avons décidé d’assouplir les restrictions concernant les repas et la boisson tout en restant très vigilants face au virus. À partir de maintenant, nous entrons dans un nouveau stade de la lutte contre ce nouveau coronavirus. À mesure que la vaccination progresse à un rythme rapide, le nombre de personnes infectées a considérablement diminué parce que nous contrôlons les situations où le risque d’infection est élevé.

De plus, nous arrivons à prévenir l’aggravation des symptômes avec la vaccination et les anticorps neutralisants. Comme on peut le voir sur ce graphe, le ratio des décès aux nouvelles infections cumulées était de 2,4 % sur les trois mois de janvier à mars et de 1,7 % d’avril à juin. Durant les trois mois de juillet à septembre, ce qui correspond à cette période de propagation de l’infection, il n’était que de 0,3 %.

IMG - 2021-09-28 Progression des cas et vaccinations
2021-09-28 Progression des cas et vaccinations

Avec la construction d’un système médical qui pourra gérer de tels grands changements, même si l’on fait face à un niveau infectieux conséquent, nous devrions pouvoir fournir des soins médicaux de manière stable. Nous partons du principe que le virus restera parmi nous à l’avenir. Aussi, il est important d’améliorer la réactivité de la société dans son ensemble et de se préparer à la prochaine vague, tout en maintenant un équilibre entre le contrôle des infections et la vie quotidienne. Pour y arriver, je pense que nous avons besoin de procéder sur la base des trois politiques suivantes.

Premièrement, un aménagement plus poussé du système médical. Depuis le mois de juillet, nous avons sécurisé, dans tout le pays, 4 800 lits d’hôpitaux et 14 000 chambres d’hôtel pour les cas d’infection bénins. À cela, nous avons ajouté un total de 80 installations, sous la forme d’installations médicales temporaires ou de stations d’oxygène, et ce nombre continue à croître. Des cliniques familiales et des médecins spécialistes des traitements à domicile font le suivi de l’état de santé des patients en observation à domicile. Ce sont eux qui prennent les décisions d’hospitalisation, et nous avons maintenant un système qui permet de recevoir les soins médicaux nécessaires dans chaque région.

J’ai rencontré une des équipes de soins à domicile qui effectue des visites médicales à domicile par rotation de médecins en activité. Cette initiative bénéficie à la fois d’un financement participatif et des dons des entreprises. 

En outre, 34 000 patients ont reçu les anticorps neutralisants dont l’efficacité est indéniable. Les rémunérations pour les traitements médicaux ont aussi augmenté afin de couvrir les visites à domicile et les consultations médicales en ambulatoire sans entraîner une hospitalisation. J’ai aussi entendu la communauté médicale sur le terrain dire « C’est un privilège d’être médecin, et de pouvoir utiliser un médicament révolutionnaire efficace dès le lendemain. ».

Nous devons utiliser pleinement ces ressources développées en utilisant toutes nos compétences, et nous devons construire un système qui fonctionnera de manière satisfaisante même si le virus doit de nouveau se propager dans le futur. Les institutions médicales et chaque préfecture sont en cours de discussions et sont en train de formuler une charte pour sécuriser des lits d’hôpitaux et du personnel opérationnel immédiatement en cas d’urgence.

Ensuite, je demande à tous de continuer, comme auparavant, les mesures de prévention de base, qui consistent à porter un masque, se laver les mains, éviter les « Trois F » et à éviter tout comportement à fort risque infectieux. Depuis hier, il est maintenant possible d’acheter des kits de test d’antigènes. En cas d’inquiétude pour sa santé, ils permettent de faire le test de soi-même, ce qui devrait ensuite déboucher sur des consultations en institutions médicales.

La deuxième politique est la poursuite consistante de la campagne de vaccination. Ce mois-ci, nous avons effectué 1,1 million d’inoculations par jour et le nombre total d’injections a dépassé 160 millions. 69 % de la population du pays a déjà reçu une première dose du vaccin, et 58 % a reçu deux doses. Le taux de vaccination dépasse celui des États-Unis alors que nous trainions derrière eux jusqu’au mois dernier. Le taux de vaccination des personnes âgées atteint maintenant 90 %, et beaucoup de gens se font vacciner.

Les simulations du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales montrent l’efficacité du vaccin, puisque pendant cette dernière propagation du virus, nous avons pu faire baisser de 100 000 le nombre de cas d’infections parmi les personnes de 65 ans ou plus, et de 8 000 le nombre de décès. Parmi les gens dans la 50aine, le taux de primo-vaccinations se rapproche de 80 %, et plus de 60 % ont reçu deux doses du vaccin. Nous pensons que c’est ce qui a grandement contribué à la réduction du nombre de personnes infectées et à la prévention de son aggravation.

Les inoculations progresseront pour que l’on finisse le plus rapidement entre octobre et novembre l’injection de la deuxième dose pour toutes les personnes qui souhaitent se faire vacciner. De nombreux gouvernements locaux ont pour rehaussé leur objectif vaccinal à 80 %, et si nous continuons ainsi, le Japon pourrait figurer parmi les pays qui ont le plus fort taux de vaccination. Je suis très reconnaissant et fier de chacun d’entre vous pour votre coopération.

Nous venons de passer un contrat pour 200 millions de doses pour la troisième inoculation. Le Conseil (des experts) préconise d’attendre au moins huit mois après la deuxième inoculation. Aussi, nous nous préparons pour commencer les rappels dans le courant de l’année.

La troisième politique concerne la reprise des activités de la vie quotidienne. La vaccination a augmenté l’effet de prévention du virus dans la société dans son ensemble et le nombre de personnes infectées a aussi considérablement diminué. Il est donc enfin possible de concevoir une normalisation des activités socio-économiques. Je lèverai progressivement les restrictions pour le retour au quotidien fourmillant et sûr que je vous avais promis.

À partir du 1ᵉʳ octobre, et pour le moment, si les préfectures le décident, les établissements de restauration et de boisson seront autorisés à servir de l’alcool et ouvrir jusqu’à 21:00 à condition de suivre les mesures telles que l’installation de panneaux en acrylique et l’aération, de recevoir leur certification. Les événements pourront rassembler un maximum de 10 000 personnes. Après ces assouplissements progressifs, nous envisageons des mesures supplémentaires qui appuieront sur l’utilisation d’une formule « certificat de vaccination et résultats de test ». 

Nous travaillons également sur des mesures pour assouplir les restrictions concernant les déplacements internationaux nécessaires aux affaires. À compter du 1ᵉʳ du mois prochain, la quarantaine à domicile pourra en principe passer de 2 semaines à 10 jours pour les personnes qui rentrent au Japon avec un certificat de vaccination. Nous prévoyons des mesures supplémentaires à l’avenir.

Cela fait plus d’un an que j’ai pris mes fonctions de Premier ministre et mes journées étaient consacrées à la lutte contre le nouveau coronavirus. Depuis que je suis devenu politicien, j’ai toujours demandé l’avis d’un large éventail de personnes, et j’ai travaillé sur le terrain, afin que les projets avancent et les gens restent dynamiques. Il m’est arrivé de penser et de m’inquiéter pendant des jours pour les traitements des personnes en observation à domicile, le mode de vie des entrepreneurs de l’industrie alimentaire, les enfants scolarisés, les personnes en situation de solitude ou de précarité.

C’est dans ce contexte que sont apparus les vaccins et nouveaux traitements. Même quand les gens affirmaient que cela serait impossible, non seulement le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales, mais tout le gouvernement japonais, avec la coopération de toutes les préfectures, sous la direction du ministère de l’Intérieur et des Communications n’a ménagé aucun effort. Nous ne nous sommes pas basés sur les conventions et quand nous avons manqué de personnes pour vacciner, nous avons demandé la coopération des dentistes, des ambulanciers, des médecins de laboratoires cliniques. Nous avons sécurisé le personnel pour la vaccination et nous avons introduit les vaccinations sur le lieu de travail. Finalement, tout le monde tout le monde travaille dans le même sens.

J’avais déclaré qu’alors que les vaccins et traitements se profilent à l’horizon, on commencerait à avoir une lueur d’espoir apparaît au milieu de cette longue lutte contre le nouveau coronavirus. Beaucoup m’ont reproché ces mots, mais maintenant, les résultats sont clairs, et j’ai l’impression que cette lueur se fait de plus en plus lumineuse. En outre, des médicaments que l’on pourra administrer aux patients à domicile avec des symptômes bénins sont en cours de développement pour la fin de l’année, au plus tôt. Nous sommes actuellement en négociations pour qu’ils puissent être administrés dès leur homologation.

Nous tenons à exprimer notre sincère gratitude à tous ceux qui ont coopéré. Merci encore.

Cela fait un an que j’ai pris mes fonctions de Premier ministre, une année pendant laquelle je n’ai pas arrêté de courir. Le temps était trop court pour tout faire parfaitement. Néanmoins, j’ai pu relever des défis posés pendant de nombreuses années et ouvrir la voie vers diverses réformes. Lors de ma visite officielle aux États-Unis au mois d’avril, j’ai moi-même demandé et j’ai récemment obtenu du Président Biden la suppression totale des restrictions à l’importation des produits japonais à base de riz ou de viande de Fukushima. Je pense que ce sera un grand encouragement pour la reconstruction de Tohoku, qui est une mission importante du Cabinet.

En termes de diplomatie et de sécurité, je pense avoir montré la voie que le Japon doit suivre. L’alliance américano-japonaise, qui en est la pierre angulaire n’a jamais été aussi forte. La semaine dernière, le Japon, les États-Unis, l’Australie et l’Inde ont tenu leur premier sommet en face à face. Pendant celui-ci, nous avons pu faire de grands progrès vers la création, à l’initiative du Japon, d’une zone Indo-Pacifique libre et ouverte.

Je pense qu’actuellement, le Japon est vraiment parvenu à un moment critique. Il est évident qu’il doit faire face à des problèmes. Parmi eux, il y a le vieillissement de la population avec la baisse du taux de natalité, un changement drastique de son environnement concernant sa sécurité nationale et le retard de sa numérisation, lié au nouveau coronavirus. Pour le futur du Japon, il deviendra de plus en plus important de favoriser la croissance, créer des emplois et d’expliquer puis entamer des réformes, même douloureuses.

Pour terminer, je souhaite remercier ici tous les journalistes qui m’ont accompagné pendant cette année.

Enfin, chers concitoyens. Je pense que je n’aurais jamais pu réaliser quoi que ce soit sans votre coopération. Je tiens à exprimer ma sincère gratitude et mes remerciements pour votre soutien du gouvernement, qui travaille pour vous. Merci à tous.

Questions de la presse

Journaliste

Monsieur le Premier Ministre, la conférence de presse que vous venez de tenir, vous avez déclaré qu’il faudra encore plus équiper le système de fourniture de soins médicaux dans le futur. En même temps, vous avez déclaré que les préfectures et les institutions médicales discutaient et définissaient en ce moment une ligne de conduite pour sécuriser des lits d’hôpitaux et du personnel. Néanmoins, il me semble que c’est parce qu’il est très difficile de sécuriser les lits d’hôpitaux que l’on n’y est pas arrivé jusqu’à présent. Lors d’une précédente conférence de presse, vous avez vous-même révélé qu’un de vos regrets était de ne pas avoir pu sécuriser le système de fourniture de soins médicaux. Alors, aujourd’hui, puisque c’est votre dernière conférence, pourriez-vous nous en donner les raisons et ce qui pourrait être amélioré ?

Ensuite, avec l’approche de l’hiver, il faut s’inquiéter d’une sixième vague. Une fois que le nouveau gouvernement sera constitué, que devra-t-il préparer pour cette sixième vague ? Pourriez-vous nous donner des explications précises ?

Quels conseils pour améliorer le problème des lits d’hôpitaux ?

Premier ministre

D’abord, nous étions en situation continuelle de propagation du virus, ce qui ne permettait pas de sécuriser les lits d’hôpitaux à temps. Sur le terrain, on nous affirmait que normalement, il faut beaucoup plus de personnel que d’habitude pour traiter des patients atteints de nouveau coronavirus, mais il avait une pénurie de médecins et d’infirmiers. Malgré cette situation, depuis le début de cette année, nous avons pu sécuriser 13 000 lits d’hôpitaux, 26 000 lits pour les sanatoriums hôteliers, et nous avons demandé de coopérer en vertu de la révision de la Loi sur les maladies infectieuses. 

Par contre, à moins de travailler régulièrement sur un système qui permette de sécuriser des lits d’hôpitaux et les ressources humaines, il est difficile pour les gens sur le terrain d’utiliser immédiatement un système d’équipes médicales d’urgence. Il y a beaucoup de raisons pour cela. Notamment, même s’il y a beaucoup d’infirmiers, peu travaillent sur le terrain pour ce coronavirus. C’est pourquoi je pense, qu’il faudra vraiment que le gouvernement apporte un soutien afin que les préfectures et les hôpitaux puissent gérer ensemble ces problèmes.

Pour ma part, comme je l’ai dit récemment, beaucoup de personnes m’ont pointé qu’elles n’avaient pas pu créer un système solide et que cela n’est pas seulement un problème de trouver des lits vides. Maintenant, je pense que la situation sera très différente, y compris sur ces points, même quand on fera face à une 6ᵉ vague, puisque cette fois, nous avons les vaccinations. Néanmoins, je pense qu’il est important de créer un système solide pour les lits d’hôpitaux, en même temps que l’on s’applique à faire baisser nombre de personnes infectées.

Dr. Omi, pouvez-vous dire quelques mots ?

Pourquoi le nombre de cas a baissé brusquement

Dr. Omi

Il me semble que votre question est de savoir comment se préparer pour la sixième vague. Sur ce point, je pense qu’il est particulièrement important d’analyser pourquoi le virus s’est brusquement propagé et pourquoi il a ensuite brutalement perdu du terrain.

Je pense qu’il y a plusieurs raisons à cela. Avant tout, en prémisse, ces fameuses vacances d’été, quatre jours fériés consécutifs et les vacances de l’Obon se sont chevauchées. C’est ainsi que les facteurs qui font augmenter rapidement les infections se sont trouvés réunis simultanément. Je pense que le premier point a fait tomber le facteur d’augmentation du nombre de cas.

À cela, il est trop tôt pour donner des conclusions définitives, par manque de données. Néanmoins, à l’heure actuelle, nous pensons qu’il y a en gros cinq grands groupes de raisons à la baisse du niveau infectieux. En revanche, il est trop tôt pour dire quelle est la part de chacun de ces cinq facteurs dans la baisse du niveau infectieux. Leur analyse quantitative et qualitative sera un des enjeux à venir.

La raison ne tient pas seulement à la vaccination

Donc, parmi les cinq facteurs, les deux premiers sont liés à la coopération des gens. Le premier est la coopération de la population. Sur ce point, on peut dire que cette fois, la population a pris plus conscience des dangers grâce à la diffusion dans les médias sur la propagation brutale du virus et sur la gravité des tensions sur le système médical, c’est pourquoi je pense qu’elle a beaucoup plus coopéré aux mesures contre les infections.

Ensuite, je pense que le deuxième facteur est la baisse des flux de personnes, et surtout la diminution de la population qui sortait le soir. Le 12 août, nous avions demandé de diminuer de moitié les sorties nocturnes dans les quartiers de divertissement. Bien que nous n’ayons pas atteint cet objectif de 50 %, pendant les 6 dernières semaines, la baisse des flux de personnes dans les quartiers de divertissement nocturnes s’est maintenue entre 20 à 30 %. Ensuite, nous avons maintenant une hypothèse qui n’a pas encore été vérifiée. Il se pourrait que les gens qui ne sont pas vaccinés aient évité de se rendre dans les centres de vie nocturne, et cela pourrait correspondre à la baisse des cas. C’était donc le 2ᵉ facteur.

Le troisième facteur, comme l’a mentionné par Monsieur le Premier Ministre, c’est que les vaccins sont efficaces, et je pense que c’est un fait. En observant la progression du taux de reproductions effectives, on peut penser qu’il est possible que l’amélioration du taux de vaccination ait contribué à réduire le niveau infectieux. Une analyse détaillée et significative ne peut pas se limiter aux vaccins et doit aussi tenir compte d’un certain nombre de personnes qui attrapent le virus naturellement. En ce sens, nous attendons beaucoup d’études approfondies sur la prévalence d’anticorps.

Ensuite, le 4ᵉ facteur. Il s’agit de quelque chose dont nous avons peu parlé. Il y a une diminution du nombre de cas d’infection dans les institutions médicales et les installations pour personnes âgées. Jusqu’à présent, le virus circulait principalement parmi les jeunes, qui devenaient le point de départ. C’est ensuite que le virus atteignait les personnes âgées. Cependant, cette fois, il y a les vaccinations et les mesures de prévention des infections dans ces établissements ont comparativement progressé. Comme le nombre de personnes infectées n’a pas beaucoup augmenté parmi les personnes âgées, on peut penser que c’est pourquoi la baisse ne traîne pas.

Ensuite, il y a un facteur difficile à démontrer. Nous pensons que les conditions météorologiques telles que la température et l’humidité pourraient aussi jouer un rôle.

Bref, en qualité d’experts, nous souhaitons continuer à analyser plus en profondeur les raisons de cette baisse brutale.

À quand l’ouverture des frontières pour les étudiants étrangers ?

Journaliste

水際対策について質問させていただきます。 1年半前から多くの外国人の留学生は日本に来られなくて、入国の許可をもらえません。 感染拡大を防ぐために水際対策の必要性は誰でも分かりますが、その間に芸能人や多くのスポーツ選手らが入国できました。 なぜ留学生の入国を認めませんか。 いつから留学生は入国できるようになるのでしょうか。

Ma question concerne les mesures aux frontières. Depuis un an et demi de nombreux étudiants étrangers ne peuvent pas venir au Japon, ne pouvant recevoir de visa. Pour lutter contre le développement de la pandémie, chacun peut comprendre que des mesures aux frontières soient nécessaires. Néanmoins, pendant la même période, des artistes et de nombreux athlètes ont été autorisés à entrer au Japon. Pourquoi ne permettez-vous pas l’entrée des étudiants au Japon ? Quand les étudiants seront-ils de nouveau autorisés à venir au Japon ?

Premier ministre

外国人留学生の新規入国については、現在、原則一時停止にしておりますが、外国人留学生の受入れについては、大学などの国際化や、教育・研究力を向上させる観点から、重要だと考えています。 そういう中で、国際的な人の往来については、制限を緩和していく方策を、積極的にこれから検討していきたいと思います。 留学生の入国についても、国内におけるワクチン接種の進展や国内外の感染状況を踏まえながら、前向きに検討していきたいと思っています。

À l’heure actuelle, l’accueil de nouveaux étudiants étrangers est en principe suspendu. Cependant, je pense que l’accueil d’étudiants étrangers est très important pour l’internationalisation des universités et pour faire progresser la recherche et l’éducation. Sur le même sujet, je souhaite qu’on envisage dès maintenant et sérieusement des mesures qui permettent un assouplissement des règles limitant les déplacements internationaux. Cela concerne aussi la réouverture des frontières aux nouveaux étudiants. Je pense qu’il faut l’envisager positivement en tenant compte des progrès de la vaccination dans notre pays, et de l’évolution de la situation sanitaire dans le monde.

Troisième vaccination pour le personnel des établissements pour personnes avec un handicap cognitif

Journaliste

Je continue à visiter lieux de vaccination dans les établissements pour personnes avec un handicap cognitif. Même quand leurs parents ont déjà reçu deux doses actuellement, s’il leur en faudra une troisième pour voir leurs enfants, serait-il possible d’envisager une troisième inoculation prioritaire pour le personnel des services sociaux, ces parents, et ces familles ? Dans la situation actuelle, si je dois être franc, leurs usagers ne sont pas encore vaccinés parce qu’ils sont jeunes et leurs coupons de vaccination ne sont pas encore arrivés.

Ensuite, j’ai une autre question. Les Jeux Olympiques et les Jeux Paralympiques ont eu lieu. Après cela, Monsieur le Premier Ministre, vous avez assuré que vous continuerez à soutenir les sports pour les personnes souffrant de déficience intellectuelle ou de retard de développement, y compris les Olympiades spéciales. De fait, vous aviez dit vouloir voir la “Berthas Global Competition”, qui est une compétition internationale pour les personnes avec retard de développement ou des déficiences intellectuelles, se tenir à Yokohama dans l’avenir. Dans ce cas, quand vous affirmez qu’on ne peut le faire sans la coopération et le soutien de l’État et des gouvernements locaux. Que suggérez-vous pour faire connaître la diversité du Japon dans le monde à l’avenir ?

Le taux de vaccination est élevé dans 90 % des installations

Premier ministre

Je réponds d’abord sur la vaccination. Nous avons mené des enquêtes concernant les vaccinations du personnel et des usagers des installations pour personnes handicapées. C’est parce que vous nous aviez posé la question l’autre fois. Les résultats ont montré qu’à fin août, 90 % des installations avaient vacciné avec une première dose leurs résidents, et que 70 % avaient terminé l’administration de la deuxième dose. Pour ce qui est de leur personnel, dans 90 % des installations, la première dose a été administrée, et pour 80 % des installations, ils sont complètement vaccinés. Je pense que cela ne diffère pas de beaucoup d’endroits, et j’affirmerais même que la situation y est meilleure. Dans tous les cas, je souhaite gérer en tenant suffisamment compte de ces informations.

Ensuite, je passe à la question sur Berthas à Yokohama.

Compétitions internationales pour les personnes avec une déficience intellectuelle ou un trouble du développement

Journaliste

La Berthas Global Competition est une compétition sportive destinée aux personnes souffrant de déficiences intellectuelles et de troubles du développement. Elle est liée aux Jeux paralympiques, afin que ces personnes puissent aussi participer aux Jeux paralympiques à l’avenir.

Premier ministre

Je n’en connais pas les détails exacts, donc je vais me renseigner et vous répondrai dans le futur.

Journaliste

Merci.

La décision de procéder à 1 million de vaccination était-elle politique ?

Journaliste

Merci pour votre travail pendant cette année. J’ai une question pour vous, Monsieur le Premier Ministre. Vous aviez décidé que 1 million de vaccinations/jour serait un pilier des mesures contre la COVID-19. À l’époque, actuellement, ce nombre avait été atteint fin juin de cette année. À l’époque, mais j’aimerais savoir si vous aviez pris une décision politique quand vous aviez décidé de ce niveau de 1 million d’inoculations par jour.

Ensuite, Dr. Omi, comment évaluez-vous, en qualité d’expert médical, les résultats de la proposition d’un million de doses par jour. Merci.

Comment le Japon a fait évoluer les vaccinations

Premier ministre

Pour ma part, j’ai défini cette barre de 1 million parce que je pensais vraiment que le vaccin jouait un rôle décisif contre le nouveau coronavirus. C’est pourquoi lorsque nous avons fixé que les vaccinations prioritaires des plus de 65 ans devraient finir fin juillet, en refaisant les calculs, cela n’aurait pas été possible à moins de faire plus d’1 million d’inoculations par jour. À ce point, nous avons vérifié diverses choses et avons découvert que l’on avait inoculé jusqu’à 600 000 doses. C’est pourquoi j’ai pensé que si l’État le faisait pour l’ensemble du pays, on pourrait dépasser 1 million de doses.

J’ai eu raison de l’annoncer, mais après cela, cela a été un véritable casse-tête. Malgré tout, connaissant bien le fonctionnement du ministère des Affaires intérieures et des Communications et les gouvernements locaux, j’ai commencé par impliquer le ministère des Affaires intérieures et des Communications. 

Ensuite, pour y arriver, les membres des associations médicales ne suffisaient pas. Donc comme je l’ai dit précédemment, j’ai parlé avec le ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales pour créer un système qui face participer les dentistes et différentes associations. En outre, on nous a aussi parlé des médecins du travail qui exercent dans le monde industriel et des entreprises, et nous pensions les faire participer. 

Là aussi, nous pensions leur demander et commencions à préparer une infrastructure dans ce sens. La population japonaise a été très sérieuse et coopérative. Aussi quand j’ai annoncé les grands objectifs, nous faisions déjà en moyenne 1,1 million d’inoculations par jour en juin. En juillet, nous en faisions 1,5 million. Aussi, les gens se plaignaient qu’il n’y avait pas assez de vaccins quand on a commencé en juin, et en fait, il n’y en avait pas assez dans une partie des villes. Néanmoins, même ainsi, on continuait à vacciner. En ce sens, nous avions défini un objectif, et il n’était pas question de le lâcher. Je ne le regrette pas, et je souhaite remercier du fond du cœur tous ceux qui ont supporté cette initiative.

Le taux de vaccination pourrait atteindre environ 80 % en octobre

Ensuite, pour la situation actuelle, je pense qu’environ 80 % de la population sera vaccinée. En incluant ces 80 %, nous arrivons à une situation dans laquelle nous devrions pouvoir terminer les deuxièmes inoculations fin octobre à début novembre.

Dr. Omi

Pour ce qui est de l’évaluation médicale, je pense qu’il y a deux aspects.

Le premier, c’est que l’effet de prévention du virus par ces vaccins n’est pas garanti à 100 %. Actuellement, il a un peu baissé. Néanmoins, c’est vrai qu’il est efficace pour prévenir l’aggravation des symptômes, et il permet, jusqu’à un certain point de prévenir l’infection. Par conséquent, cette fois, comme je l’ai déjà dit, c’est un facteur de la baisse brutale du nombre d’infections.

C’est le premier point. Ensuite, pour ce qui est de la rapidité à laquelle on a amélioré le processus vaccinations, n’est-ce pas ? Sur ce point, pour être franc, le Japon a commencé les vaccinations avec du retard. Néanmoins, la vitesse de vaccination a été considérablement plus rapide qu’à l’étranger. De plus, comme vous le savez, dans beaucoup de pays, une fois que les vaccinations ont atteint un certain seuil, cela n’a plus avancé. En qualité de président du comité des experts, et comme particulier, je pense que le Japon devrait arriver à un niveau plus élevé que les autres pays. Quelle que soit ma position, je souhaite que la majorité des gens se fassent vacciner.

Comment obtenir la coopération des gens sans mesures d’état d’urgence ou de mesures prioritaires ?

Journaliste

Je pense qu’il faut vraiment se réjouir d’être parvenus à une situation qui permette de lever toutes les mesures. En revanche, je m’interroge sur un point. Vous avez déclaré qu’il y aurait un assouplissement progressif des restrictions sur la nourriture et les boissons, et sur les événements. Je suppose que c’est nécessaire pour éviter un rebond. Dans ce cas, pourquoi n’avez-vous pas instauré des mesures pour la prévention des pandémies et autres mesures prioritaires ? 

Ensuite, quand on lève toutes les mesures de cette manière, on revient à une situation de liberté d’entreprendre, qui fait partie des droits de propriété garantis par la Constitution, je pense. Dans ce cas, je souhaite savoir comment vous pourrez formuler des demandes et imposer des restrictions. Il me semble qu’en matière de politique nationale, si on doit limiter la liberté des gens, il faut un support légal solide. Ne pensez-vous pas qu’il aurait mieux valu déposer un projet de loi correctement et le soumettre à la Diète ? Que pensez-vous de la nécessité de créer une telle loi ? J’aimerais aussi les recommandations du Dr. Omi sur les mesures pour la prévention des pandémies et autres mesures prioritaires.

Il y a quand même un cadre légal

Premier ministre

 Cette fois, nous avons pris cette décision en collaboration avec les gouvernements locaux. Dans ce contexte, aucun n’a signalé qu’il fallait absolument instaurer des mesures pour la prévention des pandémies et autres mesures prioritaires. En revanche, dans le cas de la capitale et sa région, les 4 préfectures ont décidé d’agir à l’unisson, et le gouvernement a tenu compte de leur opinion pour décider d’un assouplissement progressif.

Journaliste

Sur les justifications légales ?

Premier ministre

Il me semble qu’on peut déjà légalement formuler des demandes sur ce point.

Dr. Omi

À vrai dire, la question que vous posez maintenant sur les mesures pour la prévention des pandémies et autres mesures prioritaires a en fait été discutée aujourd’hui pendant le comité des experts sur la politique de réponse de base. Un ou deux membres du comité ont suggéré qu’il serait peut-être mieux de passer à des mesures pour la prévention des pandémies et autres mesures prioritaires après la déclaration de l’état d’urgence, et de continuer les mesures prioritaires déjà en cours.

Pourquoi le comité des experts n’a pas demandé l’application des mesures prioritaires

Il y avait à mon avis deux raisons pour cette opinion.

La première, c’est qu’actuellement, comme vous venez de le dire, les mesures pour la prévention des pandémies et autres mesures prioritaires fournissent un appui légal. C’est la première raison. La deuxième, qui est liée, c’est que sans ces mesures, le message ne serait pas assez fort et les gens pourraient mal le comprendre. C’est le deuxième point, je pense. Ensuite, pour résumer.

Pour les personnes qui soutenaient le premier point, qui avait été émis par des membres du comité, c’est effectivement exact. Néanmoins, un gouverneur peut en principe utiliser l’Article 24, paragraphe 9 de la Loi sur les mesures spéciales, en fonction de la situation locale. De fait, cela revient donc, dans la pratique, à utiliser des mesures équivalentes. C’est le premier point.

Ensuite, le deuxième point, sur le risque que le message manque de clarté, et qu’à partir d’aujourd’hui, de demain ou du 1er octobre, les gens s’imaginent que cela veut signifie qu’ils ont “carte verte” pour être moins vigilants. C’est une chose sur laquelle l’ensemble du comité des experts ne veut pas faire de compromis. Et, à vrai dire, c’est pourquoi aujourd’hui, le comité est arrivé à un consensus sur 5 points.

5 conditions pour que ces mesures soient levées

Les deux premiers points concernent des demandes aux citoyens. Je ne vais pas rentrer dans les détails, mais ils correspondent à une demande de continuer les mesures de prévention de base. Ensuite, il y a encore des organisations et écoles où le taux de vaccination n’est pas assez élevé. Sur ce point, il faut respecter dans la mesure du possible le libre arbitre de chacun. C’est une condition nécessaire, mais, en même temps, nous demandons aux particuliers, à l’État et aux gouvernements locaux d’y bien faire monter le taux de vaccination. Il s’agit d’un avis fortement exprimé, et sur ce point, nous atteignons un consensus ici aussi. C’est une chose. Maintenant, il faut le faire étape par étape, pas à pas, et avec prudence. Dans ce contexte, on a parlé du fameux Article 24, paragraphe 9.

Ensuite, les points suivants sont particulièrement importants, je pense. Il faut mettre l’accent sur le fait que la loi n’est pas seulement un outil. Elle fait partie de l’ensemble des mesures essentielles contre les infections. Je parle ici des vaccins, des tests de dépistage, et entre autres, de l’utilisation des outils technologiques et scientifiques dont nous parlions avec les QR Codes, le suivi des niveaux de CO₂, les applications de suivi de la santé, l’analyse des eaux usagées, etc. Si nous n’appliquons pas ces mesures globalement, en n’utilisant qu’un seul outil, ce sera difficile. Il faut comprendre que, comme on lève la déclaration de l’état d’urgence maintenant, il faudra que, jusqu’au moins de novembre environ, l’État et les gouvernements locaux… et c’est vrai qu’ils ont déjà beaucoup fait d’efforts, mais… Il faudra qu’ils utilisent cette période pour se préparer rigoureusement pour l’arrivée de l’hiver.

Enfin, bien entendu, je viens de parler de QR codes, etc., mais, en même temps, il va sans dire qu’il faudra renforcer le système médical.

Se préparer pour l’hiver

Finalement, et c’est aussi un point particulièrement important, sur lequel nous avons un consensus : il pourrait arriver une multitude de choses, à partir de maintenant. Notamment, avec l’arrivée de l’hiver, ou encore quand on arrivera au mois de décembre, ou avec les soi-disant événements annuels, il y aura un risque d’une propagation du virus. 

Comme c’est quelque chose que nous avons déjà connu jusqu’à présent, si jamais il devait y avoir des signes de reprise infectieuse et si on ne fait rien, le système médical sera de nouveau sous pression. Par conséquent, dès que nous détecterons de tels signes, cette fois, il faudra agir vite. C’est vrai que jusqu’à présent, les réactions étaient rapides, mais elles étaient un peu en retard. Cette fois, nous demandons que les mesures s’appliquent rapidement et au bon moment, et nous avons vérifié ces 5 points. 

Aussi, même si cette fois il n’y a pas de mesures pour la prévention des pandémies et autres mesures prioritaires, le gouvernement prévoit d’implémenter des mesures globales bien plus importantes. Je pense que c’est pourquoi, cette fois, tout le comité a donné son accord sur la proposition de l’État.

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