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2021-09-04 Comité des Experts sur l’après vaccination (Part 1)

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Le Dr. Omi expliquait le 4 septembre 2021, comment le Comité des experts envisageait le futur une fois que les vaccinations auront progressé suffisamment. Il propose un débat national sur le sujet. Parmi les questions, s’il fallait considérer un système de “pass vaccinal + PCR”, que souhaiterait la population ? La population du Japon le souhaite-t-elle ? Les experts proposent ici des sujets de réflexion sur le sujet.

Dr. Omi

Bonjour.

Les discussions du Comité des experts ont enfin débouché sur des conclusions. Je vais donc les présenter en utilisant des diapositives. 

Le sujet principal est “Comment la vie quotidienne changera-t-elle au fur et à mesure que les vaccinations progressent”.

Il s’agit d’un des “exercices” qui nous ont été assignés par l’État, mais surtout à la demande de l’ensemble de la Société jusqu’au 20 août 2021. La question est de savoir comment la vie des gens va changer, une fois que la plupart des gens qui le souhaitent auront été vaccinés. Il y avait une demande de ’État, et je dirais plutôt de la Société. Par conséquent, l’État nous a permis d’y réfléchir et aujourd’hui, nous allons utiliser le contenu de nos discussions comme point de départ. 

En introduction, avant de rentrer dans le vif du sujet, il faut être clairs sur le point suivant. La campagne de vaccination devrait prendre fin en novembre, mais ce sujet n’a rien à voir avec le sujet de savoir si la déclaration actuelle de l’état d’urgence peut ou sera levée. Il s’agit d’un sujet complètement différent. 

Par conséquent, pour ce qui est de savoir quand on peut lever l’état d’urgence, en l’occurrence, à propos des conditions, n’est-ce pas, c’est la semaine prochaine. Je ne peux pas donner de jour exact, mais bien entendu, le Comité des experts a besoin de donner ses recommandations avant la fin de la période d’état d’urgence. Par conséquent, dès le début de la semaine prochaine, je ne sais pas quel jour exactement, nous proposerons sans faute nos recommandations.

Dans ce cadre, en plus de cela, il faudra aussi tenir une réunion du Conseil consultatif (des experts du ministère de la Santé, du Travail et des Affaires sociales). Ce Conseil se tiendra pour décider s’il faut ou ne faut pas lever l’état d’urgence. C’est là que l’on décidera si les conditions sont remplies, et on prendra alors des décisions. 

J’ai donc bien vérifié ce point avant de commencer cette réunion.

Dans ce cadre, je commence donc ma présentation.

Situation actuelle

Dans la situation actuelle, la situation perdure et les restrictions ont des conséquences sur notre quotidien. Ne sachant pas ce qui va se passer, les gens se sentent incertains et anxieux. Leur coopération aux mesures de prévention du virus a tendance à baisser si on compare cela à l’an dernier. 

Quels défis

Si on devait définir le défi, ce serait, afin de revenir progressivement à une vie sans restrictions, de trouver un moyen de contrôle des infections cohérent, efficace et convainquant. 

Cette fois, l’opinion de tous les experts, je pense, c’est qu’il ne sera pas possible de contenir le virus seulement par la vaccination. Il faut aussi utiliser, ce dont j’ai déjà parlé, d’autres outils technologiques et scientifiques. Je l’ai déjà dit de nombreuses fois.

On a besoin 

  • Des applis de suivi de l’état de santé, de kits de tests de dépistage, des capteurs de CO₂, des codes QR, un système de surveillance des eaux usagées, etc. 
  • Et, on a aussi besoin du système de certification des établissements de restauration et de boisson. 

Il ne s’agit pas seulement d’avoir la vaccination, mais d’utiliser pleinement  tous ces outils. En les utilisant tous ensemble, j’insiste sur le terme “ensemble” et pas séparément, et avec la vaccination,  c’est un paquet de solutions qui s’ajoutent mutuellement.

Cette fois, il a été dit avec insistance que ce sont toutes ces choses ensemble. Jusqu’à présent, le Comité des experts donnait des recommandations à l’État et l’État donnait ses ordres aux gouvernements locaux qui les transmettaient à la population. Comparativement, il s’agissait de messages qui allaient toujours dans le même sens. 

Néanmoins, il nous faut tenir compte de la situation actuelle. Celle dont je viens de parler, n’est-ce pas. 

Nous allons avoir besoin d’un débat national, qui inclut les particuliers et les entrepreneurs. 

Quelle en est la raison ? C’est le thème du jour, en tenant compte de la situation actuelle. Chaque personne a le droit de choisir la façon dont il vit, et chacun a besoin de rencontrer d’autres personnes. Nous pensons que les décisions unilatérales ne nous permettraient pas de réussir à mettre en œuvre ce qu’il faut à partir de maintenant. Sur ce sujet, nous avons un sentiment très fort, et il va falloir définir la façon dont on décidera. 

Cette réunion peut servir de lancement (quick off) d’un débat national. Aujourd’hui, le mot final de notre réunion, je dirais plutôt le sentiment commun était que nous souhaitions utiliser cette conférence comme un lancement du débat national. 

Cette fois, comme point de départ de la discussion, la question est de savoir comment la vie des gens changera lorsque la plupart de ceux qui voulaient se faire vacciner l’auront fait. 

Cette fois, notre réunion portait sur ce sujet. 

Efficacité et limitations de la vaccination

Dans ce cas, la question est de savoir quels sont les effets des vaccins et leurs limitations. 

Il semble naturel de pointer cela. 

Comme vous le savez, comme c’est le cas pour les variants, nous apprenons de nouvelles choses tous les jours. Néanmoins, nous pensons que ce virus est toujours en train de se développer et de se transformer. Aussi, pour tout ce que nous décidons aujourd’hui, nous ne savons pas si cela pourra être la même chose dans une semaine ou dans un mois. Il y aura donc des mises à jour au fur et à mesure. 

Efficacité des vaccins contre le nouveau coronavirus

Pour le moment, du point de vue des effets du vaccin, nous pensons que les effets clairs et importants de la vaccination sont de prévenir l’aggravation des symptômes et les décès. 

Actuellement, même certains se demandent si les effets positifs de la vaccination ne seraient pas en train de diminuer avec les souches variantes, pour le moment, ils ne disparaissent pas complétement. 

On peut vraiment dire qu’il est clair qu’ils permettent d’empêcher une aggravation et les décès. 

Ensuite, les vaccins sont aussi efficaces pour empêcher l’apparition des symptômes. Ils empêchent, dans une certaine mesure, l’apparition des symptômes, et c’est un autre aspect. 

Pour ce qui est des infections secondaires, une fois vaccinés, même si c’est moins efficace, ces vaccins diminuent jusqu’à un certain niveau le risque d’attraper le virus ou de le transmettre à d’autres, ce que l’on appelle des infections secondaires.

En revanche, vis-à-vis du variant Delta et des variants actuels, il ne fait aucun doute que les effets (de la vaccination) sont plus faibles. 

Ensuite, il y a les nouvelles souches mutantes. Comme vous le savez, le virus mute au quotidien. Cela pourrait être à l’origine d’une baisse des effets positifs. Aussi, parce qu’il nous faut constamment réévaluer l’efficacité des vaccins, nous souhaitons continuer à partager ces informations avec chacun. 

Les limites des vaccins contre le nouveau coronavirus

Pour ce qui est des limites, malheureusement, les vaccins n’empêchent pas complètement de développer des symptômes ou d’avoir des symptômes plus graves quand on est infecté par la souche Delta. Malheureusement, cela n’est pas une protection totale. Tout le monde le sait et c’est publié. De même, il peut arriver que des personnes vaccinées transmettent le virus à d’autres personnes (infection secondaire). 

Ensuite, le troisième point, c’est comme vous le savez, que quelques mois plus tard, dans cinq mois, dans six mois, les défenses immunitaires, ou je dirais plutôt la capacité des anticorps s’estompe. Nous ne savons pas encore si les défenses immunitaires diminuent vraiment. Il y a des différences entre l’immunité cellulaire et l’immunité humorale et sur ce point nous n’avons pas d’informations certaines. 

Néanmoins, il y a un risque que cela diminue. Aussi, nous pensons que le Japon devrait commencer à considérer la possibilité d’avoir à faire une troisième inoculation, cette fameuse inoculation de rappel.

C’est parce qu’il y a tous ces facteurs que même si tout le monde est vacciné, ce qui devrait être autour du mois de novembre, on ne pourra pas se rassurer en pensant que l’on pourra protéger la société parce que tout le monde est vacciné. En d’autres termes, pour le moment, on ne peut pas s’attendre à une immunité collective. 

Ce n’est pas parce qu’on aura vacciné de nombreuses personnes que le virus sera complètement sous contrôle. Il ne faut pas compter sur une protection complète de la société, ce que l’on appelle immunité collective dans un futur proche. Les experts de notre comité sont tous d’accord pour dire que cela n’arrivera pas dans un futur proche. 

Mesures possibles en fonction des taux de vaccination

Des experts du comité, dont principalement les Pr. Wada et Otake, ont mené une étude pour évaluer la situation en fonction du nombre de personnes vaccinées. Les conclusions sont données par le Pr. Furuse.

Les trois scénarios de vaccination et les conséquences sur le quotidien

Ils ont considéré 3 scénarios. 

  • Le scénario A correspond au taux de vaccination idéal. Considérez que cela correspondrait à ce qui serait souhaitable. 
  • Le scénario B correspond aux gens qui auront décidément choisi de se faire vacciner, y compris les gens qui hésitent à le faire. Il s’agit d’un taux de vaccination qui pourrait arriver si on fait des efforts. Ce scénario B correspond à ce qui pourrait le plus vraisemblablement se passer. 
  • Le scénario C ne correspond qu’aux personnes qui souhaitent se faire vacciner en ce moment. C’est ce que l’on aimerait éviter.
 Taux de vaccination
60 ans et plus40 à 59 ans20 à 39 ans
Scénario A : taux idéal90%80%75%
Scénario B : taux de vaccination que l’on peut obtenir en faisant des efforts85%70%60%
Scénario C : taux de vaccination que l’on souhaite éviter80%60%45%

Bref, il y a plusieurs scénarios. M. Furuse a étudié plusieurs scénarios. Néanmoins, aujourd’hui, nous nous concentrerons sur le scénario B.

Les conclusions du Pr. Furuse sont les suivantes. Il les a résumées simplement.

Scénario A

Dans le scénario A, qui correspondrait à un taux de vaccination idéal, 90% des personnes de 60 ans et plus, 75% des personnes dans la 20aine et la 30aine seraient vaccinées. Cela semble idéal, n’est-ce pas. 

Dans ce scénario A, nous pensons qu’il serait possible de se concentrer sur les personnes non vaccinées. Si ce groupe de personnes diminuait les contacts en présentiel de 40%, il se pourrait que l’on puisse contenir le virus à un certain niveau. Dans ce cas, le nombre d’hospitalisations pourrait probablement diminuer. Cela signifie que les tensions dans le milieu médical arriveraient moins facilement, et il pourrait être inutile de déclarer des mesures d’état d’urgence, etc. 

C’est le scénario A.

Scénario B

Par contre, le scénario B, qui est le plus vraisemblable, qui considère 85, 79 et 60% de vaccinations, ces taux semblent un peu élevés.  

Dans ce cas, il faut une limitation de 50% les occasions de contact en présentiel essentiellement pour les personnes non vaccinées…

Ce que veut dire 50%, c’est la chose suivante. 

D’abord, diminuer de 40% les contacts équivaudrait à faire ce que l’on fait habituellement, à savoir porter un masque et éviter les “Trois F” (Lieux Fermés, de Foule, où l’on se Frôle et parle Fort). Même sans déclarer un état d’urgence, on demande de suivre ces consignes. 

Dans le cas de 50%, c’est un peu plus fort. (Sur la diapositive : en plus du port du masque et d’éviter les “Trois F”, il est demandé de limiter le nombre de personnes qui mangent ensemble, de tenir des réunions en ligne, de faire du télétravail, etc. pour arriver à contrôler le virus).

Scénario C

Si on passe à 60%, il faut des mesures comparativement plus fortes, y compris des déclarations de l’état d’urgence, etc. 

Donc, une solution médiane serait donc de porter un masque, de limiter les nombres de personnes pendant les repas, de passer au télétravail, etc. 

Cela donne une image, de ce que cela signifie. Je ne peux pas donner des détails précis, mais c’est ce qui se passerait avec 50%. 

Effet des scénarios sur les restrictions

Dans ce scénario B, si on ne limite pas les contacts de 50%, il sera difficile de contenir le virus, et dans certains cas, il pourrait devenir nécessaire de déclarer l’état d’urgence ou d’autres mesures, pas une seule fois, mais plusieurs.

Ici, je viens de parler des conditions selon les simulations. Je parlerai après de ce qui touche au caractère obligatoire, et des préventions par les vaccins.

En fait, il faut penser un peu comme un troc.

Niveau de liberté en fonction des choix d’application des mesures

À droite de ce graphe, on peut voir ce qui se passe quand on fait les choses consciencieusement (la barre marron étant le niveau de liberté). Quand on fait les choses scrupuleusement, on a moins besoin de restreindre les déplacements des gens. 

En ce moment, nous sommes en situation de déclaration de l’état d’urgence, donc, comparativement, dans la réalité des faits, les restrictions sont importantes (partie gauche du graphe). 

À droite, ce que l’on voit, c’est le paquet global de mesures. Pas seulement les vaccinations. C’est particulièrement important de raisonner de manière globale. Donc, améliorer le taux de vaccination… comme je le disais tout à l’heure, il y a le scénario A et le scénario B, n’est-ce pas. Nous voulons tendre le plus possible vers le scénario A. 

Outils qui permettraient de passer au scénario A ou B

Ensuite, j’en parlais tout à l’heure, utiliser la science et la technologie, les capteurs de CO₂, etc. Ces derniers temps, il y a aussi les nouveaux traitements médicamenteux. Ceux-ci vont progressivement apparaître. 

Ensuite, il y a une chose qui n’a pas fait l’objet de discussions jusqu’à présent dans le paquet. Par exemple, il y a ce que l’on appelle à l’étranger un certificat de négativité. On ne parle pas de quelque chose d’isolé, mais d’une partie de ce paquet. Ensuite, un petit plus aux enquêtes épidémiologiques que les hokenjos font. En ce moment, ils ont du mal à les faire, par contre.

Bref,  nous supposons que si on pouvait mettre en place toutes ces choses, nous pourrions nous passer de trop limiter notre liberté. 

Ensuite, j’ai parlé encore et encore des mesures épidémiologiques proactives, des codes QR, etc. Donc aujourd’hui, je vais surtout parler du paquet “vaccin et test de dépistage”, dont on n’a pas beaucoup parlé jusqu’à présent.

J’aimerais expliquer ce que cela signifie, et il s’agit d’un lancement de thème, n’est-ce pas. Ce n’est pas quelque chose qui a été décidé, mais juste la présentation d’une façon de penser.

Après cela, il faudra un grand débat national, ce serait ensuite bien que nous arrivions ensuite à un consensus.

Qu’appelle-t-on le paquet “Vaccin + tests de dépistage” ?


Ce qu’on appelle paquet “Vaccin + tests de dépistage”, c’est un mécanisme qui montre qu’un individu a un faible risque d’infecter une autre personne (infection secondaire) à une autre personne sur la base des antécédents de vaccination et des résultats de tests PCR, etc.

Plutôt que de ne rien faire, c’est un mécanisme qui permet de pointer que le risque est faible. En revanche, ce système ne peut pas garantir qu’il n’y aura pas d’infection secondaire. Il ne peut pas offrir de garantie absolue. Même si on utilise le paquet “vaccin + test de dépistage”, cela ne garantit pas que tout ira bien. Aujourd’hui, ce point a été fortement souligné pendant nos discussions.

On a parlé ici de définition. Ensuite, il faut parler des précautions concernant le paquet “Vaccin + tests de dépistage”.

Précautions concernant le paquet “Vaccin + tests de dépistage”

Au Japon, il y a un devoir de faire ce qui est possible pour se faire vacciner. Toutefois, dans les lieux professionnels à fort risque infectieux, le problème est de savoir jusqu’où on peut limiter la liberté des gens qui ne sont pas vaccinés. Nous pensons qu’il faut en discuter en tenant compte des antécédents dans les pays étrangers. 

Sur ce sujet, les gens ont des valeurs différentes. À l’étranger, cela change aussi. 

Devrait-on interdire complètement l’accès de ces lieux aux personnes qui ne sont pas vaccinées ? Ou bien faudrait-il tenir un peu plus compte du contexte ?

Il faut en discuter, et ne pas conclure que c’est déjà décidé. Nous suggérons d’en débattre d’abord. Pendant ces discussions, il faut voir les exemples qui marchent et ceux qui n’ont pas marché, parce qu’il y en surement, et les utiliser comme référence.

Ensuite, la population a besoin de discuter des grandes lignes du cadre, des bases de la façon d’y penser. Il sera nécessaire d’impliquer le gouvernement, les gouvernements locaux, les experts et les particuliers. Le comité a émis la forte opinion qu’une fois que l’on aura l’idée globale, il serait bon d’en laisser la gestion précise à l’ingéniosité du secteur privé. Cette opinion a été exprimée fortement en particulier par les spécialistes du secteur économique. 

Faut-il parler de passeport vaccinal ?

Après, il y a eu un autre consensus. Pour les voyages, en tant que voyages à l’étranger, on utilise le vocabulaire de “passeport vaccinal”, n’est-ce pas. Cependant, selon notre comité, quand on dit que c’est un passeport, on comprend que l’on ne peut pas entrer (sans l’avoir). C’est une interprétation, et par conséquent, nous pensons qu’il vaut mieux ne pas l’utiliser. Si on devait l’utiliser, il vaudrait mieux l’utiliser de la manière dont je viens de parler (vaccin + tests de dépistage).

NdT : sur la diapositive de la conférence de presse : ワクチンパスポート”という言葉が海外渡航に関して使用されているが、国内でこの言葉を用いると、“パ スポート”という言葉がそれを保持しない人が社会活動に参加できないことを想起させ、社会の分断に繋が る懸念がある。したがって、国内では“ワクチンパスポート”という言葉は使用すべきではないと考える。
Le mot « passeport vaccinal » est utilisé pour les voyages à l’étranger, mais lorsqu’il est utilisé au niveau national, le mot « passeport » rappelle aux personnes qui ne le détiennent pas qu’elles ne peuvent pas participer à des activités sociales et divise la société. Par conséquent, nous pensons que le mot « passeport pour les vaccins » ne devrait pas être utilisé au niveau national.

Dans la pratique, certains gouvernements locaux l’utilisent déjà. Par conséquent, ce que nous pointons, c’est qu’il y a cette façon de penser. 

Jusqu’où devrait-on appliquer le principe des paquets de “vaccin + tests de dépistage” ?

Maintenant, dans quels types d’endroits devrions-nous utiliser ces paquets de “vaccin + tests de dépistage” ?

Faut-il l’appliquer à tous les aspects de la société ? Bien entendu, les discussions portent aussi là-dessus. Par conséquent, si on ne définit pas de principes de base pour l’application des paquets de “vaccin + tests de dépistage”, on aura du mal à finaliser le système. 

Même si cette solution était adoptée, il faudrait continuer les mesures de prévention

Quoi qu’il en soit, nous avons lancé le débat, mais quelle que soit la décision, nous vous demanderons de continuer à porter un masque et à continuer à suivre les gestes barrières. Dans certains autres pays, une fois le passeport vaccinal en place, on ne porte plus de masque. Je pense que vous savez tous que c’est le cas dans certains endroits. 

Cependant, dans le contexte de notre pays, nous pensons qu’il est important de faire les choses progressivement. De plus, en ce qui concerne le port du masque et des autres mesures de base, nous savons que la souche Delta est de plus en plus contagieuse. Aussi, nous vous demandons de continuer à le porter. 

Par ailleurs, l’assouplissement des restrictions n’aura pas lieu en une seule fois. Tout cela dépendra du niveau infectieux, de l’état de tension sur le système médical, etc. et les mesures seront gérées progressivement.

Faudra-t-il appliquer ces mesures à tout ce que nous faisons au quotidien ?

Ensuite, il y a la question de l’étendue de l’application. Appliquer tout uniformément pose la question de l’efficacité, et cela n’est pas vraiment réaliste. 

On peut supposer qu’il serait nécessaire d’appliquer un tel mécanisme aux activités qui présentent un risque élevé de contagion et aux endroits dans lesquels il pourrait y avoir un impact géographique ou qui présentent un haut risque de cas graves en cas d’apparition de clusters.

C’est le cas des établissements médicaux, lorsque beaucoup de gens tombent gravement malades en même temps. Quand on parle d’impact géographique, cela pourrait être quand de nombreuses personnes pourraient être infectées en même temps. Cet impact géographique, c’est quand il y a une propagation (contagion du virus) sur une grande zone géographique. Donc, nous pensons qu’il pourrait être bien d’appliquer ces règles aux situations importantes. 

Ensuite, lorsqu’il faut faire intervenir l’État ou les gouvernements locaux, nous pensons qu’il pourrait être intéressant de demander l’opinion des entreprises, pas seulement de donner des instructions du haut vers le bas. 

Après, il y a toutes sortes d’événements. En ce moment, on conduit des tests sur le terrain dans plusieurs situations, n’est-ce pas. Nous pensons qu’il pourrait être utile de les utiliser aussi. 

Plus concrètement, de quoi s’agit-il ? C’est un point sur lequel je souhaite insister. Aujourd’hui, nous lançons le sujet, et nous présentons une piste de réflexion. Cela ne veut pas dire que nous avons décidé aujourd’hui quelque chose. Il s’agit d’un point pour lancer une des discussions qui pourrait servir de levier. 

À quel secteur d’activité devrions-nous limiter l’application du système ?

Nous allons diviser les points d’action en quatre parties. Tout à l’heure, je parlais d’appliquer un système aux lieux qui auraient un impact important. Aussi, nous pourrions penser que parmi eux, 

  • Il y aurait les institutions médicales et les établissements pour personnes âgées ou pour personnes handicapées. C’est une catégorie. Ensuite, on pourrait aussi considérer une catégorie pour le personnel qui y travaille.
  • Après, il y a quand nous particuliers, voyageons ou passons les frontières d’une préfecture.
  • Après, il y a les événements qui réunissent des gens de tout le pays, n’est-ce pas. Nous pensons que cela pourrait être utile d’appliquer ces règles à de tels endroits.
  • Ensuite, pour les universités, en ce moment, cela se passe en ligne pour les étudiants. Ils ne peuvent pas rencontrer leurs professeurs en personne. Pour beaucoup d’étudiants, cela devient frustrant. Donc si on pouvait appliquer un tel système, on pourrait tenir des cours en présentiel. De plus, pour les jeunes étudiants et les lycées, qui sont à très grand risque d’infection avec des cours qui impliquent des contacts rapprochés, on ne peut pas continuellement leur demander de ne pas les tenir. 

Encore une fois, pour que cela soit clair, il ne s’agit pas de quelque chose que l’on peut faire quand il y a une déclaration de l’état d’urgence. Nous parlons ici du cas où la déclaration de l’état d’urgence serait levée. C’est une condition préalable. 

Comment devrions-nous gérer les activités suivantes ?

Après cela, nous pensons qu’il pourrait utile que tout le monde réfléchisse aussi aux points suivants.

  • Que faire quand les gens se retrouvent après un long moment pour manger ensemble ou d’autres réunions / repas / pots avec beaucoup de monde, De même, il y a les cérémonies de mariage et d’enterrement, de remise de diplômes, etc. La question est de savoir s’il faudrait qu’ils suivent ces principes ou pas. 
  • Ensuite, on peut se poser aussi, de la même manière, la question de la nécessité d’appliquer ces mesures ou pas. Par exemple, en ce moment, les grands centres commerciaux et les grands magasins sont fermés, n’est-ce pas. Donc, la question est de savoir s’il faut encourager la vaccination dans de tels endroits. Ou faut-il considérer qu’il suffirait de vacciner seulement le personnel. On peut aussi y penser de cette manière. 
  • De même pour les karaokés, comme l’application des mesures de base y est importante, est-ce que les gens s’y habitueraient ?

Ces sujets sont des défis qui méritent d’y réfléchir.

Jusqu’où faut-il être stricte ?

Pour finir, au bout du compte, c’est aussi dans l’autre sens qu’il faut aussi se poser la question. Pour ces endroits, ne vaudrait-il pas mieux ne pas être trop exigeants ? 

Par exemple, pour les élections, les examens d’entrée aux écoles, pour tous ces événements important de la vie. Par exemple, si on ne le permet pas, les gens pourraient décider de ne pas se rendre aux examens, d’autres pourraient penser qu’ils ne peuvent pas voter. C’est pareil pour les écoles primaires et secondaires. 

Sinon, pourrait-on faire comme pour les autres 4 catégories ? C’est l’idée.

Comment vérifier qu’une personne a été vaccinée

Là aussi, nous ne faisons que lancer des débats. Cependant, pour la vérification de la vaccination, il faudra un intervalle de deux semaines environ après la deuxième inoculation. Les résultats de tests devraient être obtenus dans les 72 heures qui précèdent l’utilisation. 

Le point suivant est particulièrement important. Nous aimerions aussi que l’on parle de la façon de penser ce système.

Cette solution pourrait ne plus fonctionner si le virus évolue encore

En fait, même après la levée de la déclaration de l’état d’urgence, les souches mutantes pourraient muter encore plus et être encore plus virulentes. Il pourrait y avoir des situations qui, pour différentes raisons, obligeraient à de nouveau mettre en place un état d’urgence. Si le virus venait à de nouveau se propager autant, on ne pourrait plus faire des voyages entre les préfectures, il ne serait plus possible d’appliquer le paquet “vaccin + tests de dépistage”. Il faudra aussi suspendre cette solution. 

Même si on mettait en place de telles solutions, on pourrait avoir besoin de les annuler selon les circonstances ou de les reporter. Ce paquet “vaccin + tests de dépistage” pourrait ne pas être applicable. C’est un problème réaliste.

Je souhaite vraiment que l’on n’ait pas ce problème, mais il faut envisager que cela pourrait arriver. Nous avons besoin de l’envisager dès le départ, car il s’agit de gestion des situations de crise. 

En prévision du débat national

En conclusion, nous parlons en vue d’un débat national. Il y a 5 points à retenir.

Pour le moment, nous devons tous nous demander quel mode de vie nous souhaitons. Chacun doit y réfléchir et il est temps que chacun commence à y penser. 

La façon de penser que je viens de présenter aujourd’hui doit être comprise comme le point de départ pour en discuter parmi la population. J’insiste sur le fait que rien n’a été décidé. 

Nous espérons un débat en profondeur entre les entreprises et la population, à partir des idées lancées aujourd’hui. L’État a donc besoin de faire ce qu’il peut pour qu’il puisse avoir lieu. Il ne s’agit pas d’attendre 1 mois ou 2. Le mois de novembre arrivera vite. Jusqu’à présent, l’État se reposait seulement sur le comité des experts. Cette fois, il ne doit pas se limiter à l’avis du Comité, et il a besoin de dialoguer avec d’autres personnes. Sur le format précis, je suppose que le gouvernement pensera à plusieurs formats. Cependant, cela nous semble particulièrement important. 

Pour finir, en fait, aujourd’hui, dans le principe, l’ensemble du Comité des experts soutient cette proposition de débat. En revanche, une partie de ses membres a émis de fortes réserves. C’est un fait. Sur le contenu de base, nous avons obtenu un consensus. Néanmoins, il faut comprendre que la situation infectieuse est sérieuse et le système  de soins médicaux est en crise. 

Ces discussions sont indépendantes de la levée de l’état d’urgence et il faut continuer les mesures de prévention

Les experts craignent que la présentation de notre document soit mal comprise et que les gens s’imaginent que la déclaration de l’état d’urgence sera levée. Ils ont donc demandé que l’on transmette l’information d’une manière qui ne prête pas à confusion. 

Comme je l’avais annoncé en introduction, ce sujet est complètement indépendant d’une déclaration de l’état d’urgence. Nous parlons du mois de novembre. Sur la levée de l’état d’urgence ou sur ses conditions, nous en discuterons au début de la semaine à venir. Nous ferons nécessairement des recommandations à ce moment. Par conséquent, pour ce qui est de continuer ou pas la déclaration de l’état d’urgence, on demande toujours à la population de suivre des mesures appropriées à la situation. 

Aussi, nous insistons pour que chacun comprenne que cette conférence de presse ne signifie pas que l’on n’a plus besoin d’appliquer toutes ces mesures. Je demande à tous de faire attention à bien faire cette distinction.

Que ce soit la presse ou les ministres, lorsque vous communiquerez ces informations, souvenez-vous que nous ne faisons que répondre à une question que tous nous posent sur ce qui se passera à partir de novembre environ. 

Par conséquent, ce sujet et la déclaration de l’état d’urgence sont deux sujets différents. Nous ferons notre possible pour éviter la confusion, mais il faut insister pour que tous le comprennent bien. 

Merci.

Support de la conférence : vaccine_nichijou.pdf (cas.go.jp)

Questions de la presse

Cet article représente la moitié de la conférence de presse. La partie concernant les réponses à la presse sera publiée séparément.

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